Ils sont nés deux fois

Rencontrer le Christ comme ami

Jack Martin

Jack Martin avait roulé sa bosse par ci, par là depuis l’âge de douze ans lorsque ses parents ont divorcé. Il travaillait avec des comédiens ambulants, lavant la vaisselle, faisant les commissions et engageant les badauds à entrer sous la tente. Peu à peu, il s’aperçut que quelques petits verres lui rendaient son travail plus facile et le faisaient mieux considérer par son entourage. Mais l’alcool prit progressivement possession de lui. Il fit la connaissance d’un fermier qui avait une plantation de marijuana et il devint accroc de la drogue.

Un jour il voulut prendre le bus pour Columbia, mais apprit qu’il devait attendre trois heures. Le bus suivant partait pour Chicago. « Echangez mon billet pour Chicago ! ». Mais il n’avait pris qu’un demi-litre d’alcool avec lui. Arrivé à destination au petit matin, il fut pris de terribles crampes d’estomac. Déambulant dans les rues, il entendit un homme dire qu’il avait le plus beau cadeau du monde à offrir. S’adressant au groupe qui s’était rassemblé, l’homme dit : « Si l’un de vous a des problèmes, qu’il lève la main, je vais prier pour lui ». Bien sûr qu’il avait des problèmes : comment être libéré de ces crampes ? Il leva timidement la main, mais l’homme l’avait remarqué. « J’ai prié pour vous. A présent j’aimerais prier avec vous ». Dès que Jack put s’échapper, il se sauva, mais derrière lui, l’homme lui cria : « Vous serez toujours le bienvenu à notre Centre ».

A la gare, il apprit que son train pour Macon où demeurait sa mère ne partait que la nuit prochaine. « Je vais me glisser dans la salle de réunion et attendre dans un coin que les heures passent ». Mais l’homme qui l’avait vu le matin le repéra. « Tu ne voudrais pas rester chez nous jusqu’à ce que tu ailles mieux ? Nous pourrions avoir besoin de ton aide. Notre cuisinier est parti ce matin, tu ne pourrais pas le remplacer deux ou trois jours ? ».

Pendant trois jours, Jack fit régulièrement les trois repas par jour, assista à tous les cultes, aux études bibliques et aux réunions de prière. L’un des orateurs dit : « Si tu n’as pas d’ami, pourquoi n’essaie-tu pas d’accepter l’amitié de Jésus-Christ ? Qu’as-tu à perdre ? ». « C’est vrai, je n’ai rien à perdre que mon alcoolisme et ma dépendance de la drogue, et tout le mal qui me colle au corps depuis mon passé ». Jack demanda au Christ de devenir son ami. « Les jours suivants furent pleins de miracles. Mon mal au ventre disparut, je perdis mon besoin d’alcool et de drogue et je restai comme collaborateur au Centre ». Il y fit la connaissance d’une jeune fille qui avait connu la même transformation de sa vie que lui. Ils se marièrent et consacrèrent leur vie commune au sauvetage de tous les paumés qu’ils pouvaient trouver.10

10 D’après Faith Coxe Bailey Auch sie wurden frei Konstanz, Christl. Verlagsanstalt 1963 p. 19-28.

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