Soudain, quelque part dans le ciel, au-dessus de Patmos, la vision change. L’Agneau ouvre le cinquième sceau et Jean est le témoin d’un spectacle si poignant qu’il frappe les lecteurs de l’Apocalypse depuis presque 2000 ans. Imaginez la scène : les quatre cavaliers au galop sont passés près de Jean, dans leur voyage de mise en garde pour la planète entière. L’ouverture du cinquième sceau a déclenché la clameur d’innombrables voix.
Jean resta sans doute bouche-bée à la vision que Dieu lui révéla alors. Dans un endroit que l’auteur appelle simplement « sous l’autel », il vit « les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu ». D’une voix forte, ils implorent : « Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ? ».
L’Abbaye de Westminster à Londres et la Basilique St Pierre de Rome possèdent des cryptes en marbre sous de grands autels. Imaginez-vous dans une telle église, il est minuit, tout est calme. Soudain, des cercueils s’ouvrent, des sceaux se brisent, des pierres roulent et des centaines, peut-être des milliers d’âmes entrent dans la cathédrale, criant toutes d’une même voix : « Jusques à quand Maître ? Jusques à quand tardes-tu à tirer vengeance de notre sang ? ». Jean fut le témoin de cette vision. La scène était alors remplie d’âmes d’hommes et de femmes morts parce que fidèles. Ils posaient la question logique : quand justice serait-elle faite ? quand seraient-ils délivrés ? quand leur foi serait-elle récompensée ?
Chacun pose cette question, et pourtant, personne, si ce n’est Dieu lui-même, ne peut y répondre. A l’époque, comme aujourd’hui, Dieu gardait le silence. Si Jean avait pu voir le visage de Dieu à cet instant, qu’aurait-il vu ? Que se passa-t-il dans les yeux des saints et des martyrs pendant ce pénible temps d’arrêt où la question demeurait sans réponse ? Nous l’ignorons, il ne serait pas judicieux de le deviner. Une fois la commotion passée, chaque martyr reçut une robe blanche et « il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux ».
Ce moment mystérieux nous apprend deux choses importantes : d’abord à la fin des temps, Dieu jugera les habitants de la terre, deuxièmement, avant que ce temps ne puisse venir, d’autres hommes et femmes également consacrés à Dieu et à son royaume seront martyrisés à cause de la Parole de Dieu, et du témoignage rendu et maintenu.
« Que devient le monde ? ». C’est une autre façon de poser la question qui hante des milliers de gens aujourd’hui. Dans leurs journaux du matin, ils lisent les titres et s’interrogent : « Que devient le monde ? ». Qu’ils lisent Jean pour savoir la réponse de Dieu. Les années 60 furent appelées « la décennie de l’activisme », les années 70, « la décennie du ‘moi’ », et les années 80 « la décennie de la survie ». Comme dit précédemment, de nombreux experts prévoient que l’homme ne vivra pas jusqu’à l’an 2000. Des milliers de personnes veulent désespérément savoir ce que l’avenir leur réserve. On remarque une augmentation phénoménale de la vente des boules de cristal et des jeux magiques. Partout, on étudie les signes du zodiaque passionnément. Les médiums prospèrent. On se sert des ordinateurs à une grande échelle pour essayer de prédire l’avenir.
Un seul livre fait autorité ici-bas et annonce précisément ce qui va arriver : ce livre, c’est la Bible. Cette brève vision dans l’Apocalypse résume la promesse biblique pour l’avenir et quelle doit être notre attitude en l’attendant.
Laissez-moi vous rappeler cette promesse. Au milieu du pessimisme, de la mélancolie et de la frustration actuels, la promesse du Christ est un espoir réel : « Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai. ». Il est mort sur la croix pour nos péchés, il est ressuscité, il est monté au ciel ; la Bible prédit ensuite qu’un jour prochain, il reviendra triomphant.
Un jour après sa résurrection, il parlait à ses disciples. Alors les apôtres réunis lui demandèrent : « Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ». Après ces paroles, ils le regardèrent s’élever dans le ciel et une nuée le déroba à leurs yeux. Je suppose que les larmes coulaient sur le visage des disciples. Leur foi était encore récente et certains pensaient sans doute ne jamais le revoir malgré ses promesses. Ils scrutaient probablement le ciel intensément, le cœur serré et tristes de le voir partir. Deux hommes apparurent alors près d’eux disant : « Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel ».
Le moment de son retour, leur avait assuré Jésus, était un secret connu de son Père seul. Cependant, des indications de temps éventuels sont données dans divers livres de la Bible. Le neuvième chapitre de Daniel relate qu’un ange apporta un message au prophète que Dieu avait assigné 70 semaines à son peuple et à leur ville sainte. On a écrit des dizaines de livres à propos de ces 70 semaines, et je n’ai pas l’intention de passer du temps ici à en donner une interprétation. Je ne peux que méditer, réfléchir et expliquer de mon mieux. Je crois que ce passage prophétique et d’autres ne font pas l’ombre d’un doute, maïs soyons plus prudents à l’égard de certains passages qui divisent des théologiens sincères et où Dieu choisit de ne pas se prononcer aussi clairement sur l’avenir. Virtuellement, les prophéties de la Bible annonçant la venue du Christ se sont toutes accomplies. Nous savons qu’il vient bientôt !
Ce qu’il faut noter ici, c’est le fait que l’ange a bien parlé à Daniel d’une chose se rapportant aux quatre cavaliers : « Jusqu’à sa mort, il mènera une guerre dévastatrice comme cela a été décidé ». Ceci nous donne une indication claire sur toute l’histoire du Moyen-Orient. Notre terre a été un grand champ de bataille, une scène de rêves stériles, d’espoirs détruits, de cœurs brisés, de corps mutilés ; des milliers de champs de bataille sur lesquels ont péri des foules.
Depuis des siècles, la venue du Seigneur promise par lui a été le grand espoir des vrais croyants. Emil Brunner a dit un jour : « Ce que l’oxygène est aux poumons, l’espoir l’est à la vie ». Lors d’un débat télévisé, il y a quelques années, Lord Montgomery demanda au Général Eisenhower : « Avez-vous une raison d’espérer ? » M. Eisenhower préconisa une solution « qui, si elle est un échec pour l’homme », dit-il, « mènerait à Harmaguédon. » Le chant américain préféré de Winston Churchill était l’Hymne de combat de la République (The Battle Hymn of the Republic) qui commence par cette phrase émouvante : « Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur ».
Les grands credos de l’Eglise enseignent que Christ revient. Le Concile de Nicée affirme que « ll reviendra dans la gloire pour juger et les vivants et les morts ». Charles Wesley écrivit sept mille cantiques, et il mentionna la venue du Christ dans cinq mille de ceux-ci. Lors du couronnement de la reine Elizabeth II, l’archevêque de Canterbury plaça la couronne sur sa tête en déclarant solennellement : «Je te donne, ô dame souveraine, cette couronne à porter jusqu’à ce que Lui, qui se réserve le droit de la porter, revienne ».
Dans l’attente de ce jour, un célèbre journaliste américain a résumé la situation en ces termes : « Pour nous tous, le monde est rempli de désordre et de dangers, ingouverné et apparemment ingouvernable ». Une question se pose : Qui rétablira l’ordre ? Qui peut neutraliser le péril de l’holocauste nucléaire ? Qui seul peut gouverner le monde ? La réponse est : Jésus-Christ.
Des siècles auparavant, le psalmiste s’était interrogé « Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples ? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l’Eternel et contre son oint ? Brisons leurs liens, délivrons-nous de leurs chaînes ! Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d’eux. Puis il leur parle dans sa colère, il les épouvante dans sa fureur : C’est moi qui ai oint mon roi… ». Il fait cette promesse à l’oint : « Je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession ; tu les briseras avec une verge de fer… et maintenant, rois, conduisez vous avec sagesse ! Juges de la terre, recevez instruction ! Servez l’Eternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement. » Il donne ensuite ce conseil à la terre entière : « Heureux tous ceux qui se confient en lui ! ».
Oui, Dieu a promis cette planète à son fils Jésus-Christ, et un jour elle lui appartiendra. Il mettra fin à toute l’injustice, à l’oppression, aux guerres, aux crimes, aux actes de terrorisme qui font la une de nos journaux, de nos petits écrans. Avant que ce temps ne vienne, quatre cavaliers vont traverser les pages de l’Histoire au galop.
Pour le croyant, le retour du Christ est réconfortant, car enfin les hommes et les femmes de foi seront justifiés, vengés. Le non-croyant verra et comprendra pourquoi les vrais croyants ont marché au son d’un autre tambour. Pour ce non-croyant pécheur, le retour triomphant du Christ s’avèrera désastreux – car le retour du Christ précède assurément le jugement dernier.
Considérez la suite de la vision de Jean au-dessus de Patmos ce jour-là. Elle vous donnera une idée de l’horreur dramatique de ce jugement dernier pour ceux qui ne croient pas. Voyez la scène : l’Agneau brise soigneusement le sixième sceau. Soudain, le chaos saisit l’univers. Un tremblement de terre secoue le monde entier, aucune échelle de Richter ne pourrait mesurer sa fureur. Il y a une éclipse totale du soleil. En fait, raconte Jean : « Le soleil devint noir… la lune entière devint comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre comme lorsqu’un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes ».
Le monde tremble de frayeur. Les grandes villes s’effondrent. Jean voit des rois, des princes, des généraux, les riches, les puissants, esclave et homme libre – chaque être humain resté sur la terre courant pour échapper à l’horreur du jugement dernier. Ils fuient vers les grottes des montagnes, se cachent derrière des rochers et des blocs de pierre, mais il n’y a pas d’issue. De désespoir, ils s’écrient : « Cachez-nous devant la face de Celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’Agneau ; car le grand jour de sa colère est venu et qui pourrait lui résister ? ».
Un des jours du jugement viendra où Dieu fermera ses livres sur le temps et jugera chaque créature, vivante et morte. Cette vision des jugements précédant le jugement final imprègne les 66 livres de l’Ecriture Sainte. Avant la vision de Jean, on l’appelait « un jour de colère ». Amos, le prophète de l’Ancien Testament, l’appela « le jour de l’Eternel » comme le fit Pierre, le disciple de Jésus. Maintes et maintes fois, Paul le nomma « le jour de notre Seigneur Jésus-Christ ». On associe souvent ce jour à la Grande Tribulation.
Des jours de jugement ont marqué l’histoire de l’humanité. Le premier jugement tomba sur Adam et Eve au commencement. Leur péché originel amena le « jour de colère » de Dieu et une malédiction permanente sur tous les descendants. Dieu jugea Caïn et sa descendance par le déluge dont Noé réchappa. Parmi d’autres jugements, on compte la confusion des langues à Babel, la destruction de Sodome et Gomorrhe par le feu, la captivité et la dispersion des Israélites.
Les écrits du Nouveau Testament donnent une claire vision du jugement dernier. Dans le désert, aux abords de Jérusalem, Jean-Baptiste prévenait ses auditeurs du jugement à venir. Il instruisait ceux qui acceptaient que, seule, la vraie repentance permet d’échapper au jour du jugement. Jésus, en personne, parla, lui aussi, du jugement dernier à plusieurs reprises, en empruntant des termes relatifs aux champs et à la moisson. « A l’époque de la moisson », avertit notre Seigneur, « je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord la mauvaise herbe et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier ».
Ailleurs, Jésus rencontra un docteur de la loi juif et lui expliqua le jugement. « Dieu, en effet, n’a pas envoyé son fils dans le monde pour condamner le monde », confia Jésus à l’homme, « mais pour que le monde soit sauvé par lui ». Il définit alors clairement comment on peut échapper à la colère du jugement de Dieu. « Celui qui croit au Fils n’est pas condamné ; mais celui qui ne croit pas est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au Fils unique de Dieu ». L’homme qui ne croit pas se condamne au jugement.
Ma femme et moi, nous sommes des parents. Lorsque nos enfants désobéissaient aux règles familiales, il était nécessaire de les corriger. Où il n’y a pas de jugement, il n’y a pas de justice non plus. Nous n’aimions pas les réprimander, au contraire, nous le détestions. Nous les aimions et cela nous faisait mal de les voir souffrir. Mais tolérer des actes d’auto-destruction à la longue n’aurait pas été une attitude de parents dignes, mais plutôt de parents laxistes et insouciants. Nous les menacions pour leur propre bien et nous appliquions le jugement pour la même raison.
Je connais une famille aisée dont le fils aîné fut exposé au milieu des drogués pendant sa terminale au lycée. Lors d’une soirée, le garçon et ses riches amis respirèrent l’odeur de la cocaïne. Le père eut vent de l’affaire et eut une conversation avec son fils, Il lui expliqua clairement les risques présentés par l’utilisation des drogues, surtout de la cocaïne. Il l’emmena à la bibliothèque et lui fit lire dans des magazines, les biographies de personnes dont la vie avait été gâchée par la drogue, d’abord essayée lors de soirées semblables entre lycéens. Dans l’espoir d’empêcher son fils d’aller plus loin avec la cocaïne, le père menaça son fils d’un jour de jugement. « Si tu recommences » a-t-il prévenu, « je t’interdirai de sortir, et ta voiture restera au garage ».
Le garçon persistait à désobéir à son père qui annonça alors un jour de jugement. Le fils ne pouvait plus sortir, était privé de voiture. Tout ceci était motivé par le désir d’aider le fils, afin d’éviter qu’il ne devienne esclave de la drogue. Rien ne fut efficace ; il prit encore de la cocaïne à l’université. Conscients d’avoir un fils qui se droguait de plus en plus, les parents refusèrent de financer son accoutumance. A la place, ils agirent, prièrent, téléphonèrent. Ils aimèrent leur fils de toutes leurs forces, le suppliant de revenir chez lui se soigner et proposant de payer tous les frais d’une cure de désintoxication dans un hôpital proche. Le fils s’est moqué de leurs craintes et n’a fait aucun cas de leurs avertissements. Il se mit à voler pour acheter des drogues chères. Un samedi soir, il fut tué par balle lors d’une tentative de vol dans un magasin de boissons alcoolisées ouvert toute la nuit.
Ce jeune homme a attiré un jugement sur lui-même. A l’exemple de Dieu, les parents l’ont menacé de jugement, non pour le condamner, mais pour le sauver. La désobéissance du fils a contrecarré les plans du père et a amené un jugement plus grave encore. La mort a frappé, non à cause du père, mais par le refus d’obéir du fils.
Pendant que Dieu, notre tendre Père, regarde du haut des cieux, ses enfants désobéissants ne changent pas d’attitude. Dans sa justice, il ne peut laisser nos péchés impunis. La justice appelle le jugement. Mais Dieu nous aime et agit pour nous sauver des conséquences de notre propre désobéissance. Dans sa Parole, Dieu nous a très souvent avertis du jugement à venir, et nous a offert le moyen d’en sortir par la repentance et la foi en Christ son Fils. Il a envoyé des messagers comme les quatre cavaliers pour sonner l’alarme, nous libérer de notre sommeil mortel, nous diriger dans la bonne direction et nous remettre sur le droit chemin. Le jugement dernier arrive mais Dieu déteste ce jour et persiste à le retarder afin de sauver les hommes.
Il est illusoire de penser que notre Dieu ne mettra jamais son jugement à exécution. Il le fera sans aucun doute. Dieu est vraiment un Dieu d’amour. Enfants, nous chantons « Jésus m’aime, je le sais, car la Bible me le dit ». Adultes, nous chantons « L’amour m’a transformé ». N’oublions pas que Dieu nous aime plus que nous ne pourrons jamais le réaliser. Dieu est un Dieu de grâce. Souvenons-nous aussi qu’il est un Dieu de justice. Il est un feu dévorant. Rien n’est comparable à la sainteté de Dieu. Il est absolument pur. Nos pensées les plus pures sont laides aux yeux de Dieu comparées à sa pureté. Comme une femme vêtue de blanc paraît grise et terne debout dans la neige fraîchement tombée, les tentatives de sainteté de l’homme ne sont que des haillons souillés en comparaison de la pureté de Dieu. Il ne changera jamais, il ne peut supporter le mal. Le mal est l’ennemi et ceux qui ignorent l’avertissement de Dieu et persistent à faire équipe avec le mal seront passibles du jugement.
Il a cependant fait et fait encore tout son possible pour nous délivrer de ce jour du jugement. J’ai déjà mentionné Jonas qui harangua le peuple de Ninive, un peuple idolâtre et pervers à l’excès. A l’exemple des quatre cavaliers, ce prophète réticent mit en garde le peuple contre le jour du jugement de Dieu. Le roi et tout le peuple obéirent, se repentirent en se couvrant de sacs et s’asseyant dans la cendre. On avance le chiffre de 300.000 à 2 millions et demi pour ceux qui confessèrent leurs péchés à cause de la prédication de Jonas. Ce fut sans doute le plus grand réveil spirituel de l’histoire.
A cause du repentir de Ninive, Dieu changea d’avis. Il les épargna, et retint sa main de jugement. En fait, le jugement ne tomba pas sur Ninive pendant 150 ans. En d’autres termes, le jugement fut retardé pendant plusieurs générations jusqu’au retour de la perversité. Ninive fut alors détruite par des armées d’invasion. Ce fut le jour du jugement de Dieu.
Le Seigneur dit à Hulda, la prophétesse, d’envoyer un message au peuple de Juda, annonçant un jugement prochain : « Ainsi parle l’Eternel : Voici, je vais faire venir des malheurs sur ce lieu et sur ses habitants »… Le roi eut un message différent : « parce que ton cœur a été touché, parce que tu t’es humilié devant l’Eternel en entendant ce que j’ai prononcé contre ce lieu et contre ses habitants, qui seront un objet d’épouvante et de malédiction, et parce que tu as déchiré tes vêtements et que tu as pleuré devant moi, moi aussi, j’ai entendu, dit l’Eternel. C’est pourquoi, voici, je te recueillerai auprès de tes pères, tu seras recueilli en paix dans ton sépulcre et tes yeux ne verront pas tous les malheurs que je ferai venir sur ce lieu ».
A mon avis le jugement de Dieu peut être retardé pour un temps. La repentance d’une ville entière n’est même pas nécessaire pour différer les jugements planifiés par Dieu. Il accordait un sursis à Abraham, si celui-ci réussissait à trouver, ne serait-ce que dix hommes justes à Sodome. Le jour du jugement approche à grands pas. Au loin, les quatre cavaliers et leurs coursiers deviennent de plus en plus bruyants. Pendant combien de temps Dieu ajournera-t-il le jugement ? Nous ne le savons pas. Dans l’expectative, cette merveilleuse vision de Jean montre le chemin à suivre aux croyants. Les morts en Christ doivent patiemment attendre ce jour-là. Les vivants en Christ doivent encore travailler en tant qu’alliés de Dieu au salut des perdus et à la justice sociale.
Revenons à la vision de Jean. Les saints « sous l’autel » ont reçu l’instruction d’attendre un peu plus, jusqu’à l’arrivée de leurs frères et sœurs dans la foi mis à mort. Les martyrs et les saints avaient péri à cause de la parole de Dieu et du témoignage fidèlement conservés. Si nous mettons l’accent sur cette parole, si nous témoignons fidèlement, nous serons amenés à souffrir également. Certains mourront.
Ne nous contentons pas de la facilité. Suivre le Christ n’est pas chose facile ; il est facile de recevoir le salut, mais la grâce ne sera jamais « bon marché ». Dieu a payé le prix pour notre rédemption par la croix de Jésus. Notre devoir : être prêts au renoncement, à nous charger d’une croix et à suivre le Christ. C’est tout un programme de le suivre. Complexe de choisir les tâches que vous pouvez accomplir et d’en laisser à d’autres impérativement. Complexe de prendre position, lorsque les problèmes sont délicats et à double-sens. Il est parfois difficile de témoigner, de lutter contre le mal afin de retarder le jugement, mais nous sommes tous appelés à accomplir cette tâche.
Ecoutez ! Au loin, le bruit des cavaliers. Ils chevauchent dans notre direction. Nous, croyants, devons témoigner jusqu’au bout. Notre priorité : prendre position et être le peuple de Dieu, même jusqu’à la mort.
Voilà pourquoi les prophéties bibliques contrastent radicalement avec les prédictions synthétiques de l’ordinateur. La Bible tient compte de la nature humaine. Elle annonce une descente en flèche vers une anarchie et un chaos mondial si désastreux que, seul, Dieu en personne sera capable d’intervenir pour sauver l’humanité. Inspiré par le Saint-Esprit, l’apôtre Paul prédit que « dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil… ».
De telles personnes, dit-il, ne jouiront pas longtemps de leurs réalisations scientifiques, toutes fantastiques qu’elles soient. Il prophétise « qu’ils périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés ».
A la question des disciples : « Quel sera le signe de ta venue et de la fin de ce temps ? », Jésus répondit de façon explicite. Au lieu de décrire un avenir rempli de succès scientifiques dans une ère de paix éternelle, il prédit un temps illimité de désordre et de tragédie jusqu’à son retour. Il dit : « Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines ». La Bible enseigne que soucis et désastres se succèderont, affligeant la race humaine, jusqu’à ce qu’ils voient « le Fils de l’homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire ».
Avant le jugement en soi, Dieu prévient toujours. Il avertit le peuple de Sodome avant de le détruire. Il avertit le peuple de Ninive avant de le juger. Il avertit le peuple de Jérusalem avant de l’anéantir. Et il avertit les contemporains de Noé avant le déluge.
Or, les événements de l’époque de Noé se répèteront à la fin des temps. Jésus a dit : « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme ». Ces deux cas ont beaucoup de choses en commun – non seulement la folle montée de l’anarchie et des catastrophes, mais aussi l’ardeur de la mise en garde et l’éventualité d’une échappatoire. Sur l’ordre de Dieu, Noé prêcha pendant 120 ans. Pendant cette période, il invita le peuple à se repentir de ses péchés et à se tourner vers Dieu, mais il ne rencontra qu’ironie et moquerie. Vers les derniers jours, des choses étonnantes commencèrent à se manifester : des nuages dans le ciel, pour la première fois depuis longtemps, des animaux se rassemblèrent, la pluie vint. Jésus dit : « Le déluge vint et les fit tous périr ».
Un phénomène aussi dévastateur va encore se produire, à moins que l’homme ne se repente.
L’apôtre Pierre écrivit : « Dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant : Où est la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création ».
Mais Pierre lança cet avertissement : « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée ». Avant l’accomplissement de tous ces terribles événements, la Bible indique que des personnes professant le Christ se détourneront de la foi véritable et qu’une importante agitation sociale traversera le monde.
Jésus a prononcé une autre phrase intéressante que j’ai déjà exploitée, à savoir, « cette Bonne Nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin ». Aujourd’hui, pour la première fois de l’Histoire, nous sommes témoins de la prédication de l’évangile à une échelle mondiale, fait sans précédent, par les moyens de la radio, de la page imprimée et de la télévision. A l’approche du terme de l’Histoire, c’est l’un des signes que nous devons attendre. La Bible dit que ceux qui croient et qui se confient en Jésus-Christ seront délivrés des maux à venir.
Non par des produits chimiques, mais par le Christ. Non pas en avalant des drogues psychédéliques sur un morceau de sucre, mais en retrouvant l’harmonie du cœur et de l’esprit de Dieu, par la soumission à sa volonté, en acceptant son pardon offert à la croix. Seul le Christ peut délivrer l’homme de ses pensées douloureuses, guérir son esprit et son corps affaiblis, et le libérer des habitudes sordides et vaines qui détruisent.
Mais, fait important : l’espoir demeure pour l’avenir. La Bible enseigne que Dieu a prévu l’utopie. Une nouvelle société sera bien fondée, mais elle sera instaurée par Jésus-Christ lui-même à son retour. Jésus a déclaré : « C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas ». Etes-vous prêts ?