Il y a sans aucun doute un mystère d’iniquité lié aux quatre chevaux du chapitre 6 de l’Apocalypse. Peut-être ne comprendrons-nous pas tout à fait ce qui se passera à leur arrivée sur terre ! Le chapitre 6 n’est pas le dernier de l’Apocalypse. Car dans le chapitre 19, Jean nous dirige vers un autre cheval et son cavalier – celui qui chevauche pour amener sur la terre le royaume de Dieu dans toute sa plénitude. Comme le premier cheval du chapitre 6, ce cheval est blanc. Mais là se termine la ressemblance, car le cavalier de ce cheval est Jésus-Christ lui-même, venant sur la terre dans la gloire et la puissance.
Voyons ce que le vieil apôtre essaie de nous dire dans le récit du cavalier au cheval blanc dans ce 19ème chapitre. Les chapitres 7 à 18 traitent de cette saga désastreuse de l’histoire, qui nous attend peut-être, au sujet de laquelle Jésus nous recommanda de ne pas nous leurrer : « la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais plus. Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais à cause des élus, ces jours seront abrégés ». Ce sera un temps de conflagration nucléaire, d’holocaustes biologiques et d’apocalypses chimiques déferlant sur la terre et amenant l’homme au bord du précipice. L’Histoire touchera à sa fin lors de la bataille d’Harmaguédon. Nous voyons déjà son ombre avancer lentement sur la terre.
L’homme s’exterminera-t-il lui-même ? Il le fera presque, comme l’affirmait Jésus. Mais, juste avant cela, Christ reviendra ! Les chefs sataniques « du monde entier », se seront mobilisés, antagonistes et protagonistes à la fois de cet imminent système mondial anti-Dieu, amené sans doute par l’Antéchrist. Ils se rassembleront, nous dit-on, « dans un lieu appelé en hébreu Harmaguédon ».
Franklin D. Roosevelt parla de « la guerre qui mettra fin à toutes les guerres », et maintenant Ellen Goodman, la journaliste, parle de l’éventualité d’une guerre inquiétante, « qui mettra fin à toute vie ». Cela n’arrivera pas. Dieu a d’autres plans pour l’humanité. La vie n’aboutira pas à une catastrophe. Dieu interviendra dans ce sens.
Où que j’aille, on me demande « êtes-vous optimiste ou pessimiste ? ». Je réponds que je suis un optimiste convaincu. Robert Browning a dit : « Le meilleur est encore à venir », c’est aussi mon avis, et je désire l’expliciter dans les dernières pages de ce livre.
On estime qu’à tout moment, quarante guerres se déroulent quelque part dans le monde. N’importe laquelle de celles-ci pourrait être le début du « commencement de la fin » !
Une question se pose donc : le paradis peut-il être rétabli ? Y a-t-il de la lumière au bout du tunnel ? A l’instar de Winston Churchill, demandant à un jeune pasteur américain il y a trente ans : « Jeune homme, pouvez-vous me donner une raison d’espérer ? ».
Pour répondre à la question de Churchill, allons dans le futur en sondant la Bible.
L’apôtre écrivit autrefois : « Le témoignage de Jésus est l’esprit de la prophétie… Je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes ; il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n’est lui-même ; et il était revêtu d’un vêtement teint de sang. Son nom est : la Parole de Dieu ».
« Donc, les quatre chevaux des temps derniers de l’Apocalypse (chapitre 6) sont intervenus auparavant. D’autres jugements ont été prononcés. Dieu est, maintenant, sur le point de lancer son intervention finale. L’identité du cavalier au cheval blanc d’Apocalypse 19 est le Seigneur Jésus-Christ, le Messie d’Israël, la tête de l’Eglise, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Le cheval blanc de la séduction d’Apocalypse 6 devient gris-sale, comparé au cheval impeccable et immaculé d’Apocalypse 19. Tandis que le cheval roux d’Apocalypse 6 inflige la guerre pour tuer et dépouiller, ce cheval blanc, avec le « Roi des rois » en selle revêtu d’un vêtement teint de sang, déclare la guerre aux tueurs – pour établir son royaume de salut et de paix. Si le cheval noir d’Apocalypse 6 est porteur de famine et de maladie, le cheval blanc d’Apocalypse 19 est messager de guérison et du pain de la vie. Et si le cheval pâle d’Apocalypse 6 est synonyme de mort et d’enfer, le cheval d’Apocalypse 19 apporte la vie et le ciel à tous ceux qui placent leur foi en lui.
Quand paraîtra-t-il, l’Homme sur le cheval blanc, tel que le décrit l’Apocalypse ? La Parole de Dieu enseigne clairement que le Christ viendra lorsque la décadence de l’homme aura atteint son paroxysme de toute l’histoire – le moment où les quatre chevaux de l’Apocalypse et leurs cavaliers auront achevé leur course et poussé l’homme au bord du précipice. Un sentiment étrange agite la société actuelle, en accord avec le Dr Albert Schweitzer qui se lamentait, disant « l’homme a perdu la capacité de prévoir et de devancer les événements. Il finira par détruire la terre ». Livré à lui-même, c’est exactement ce qu’il ferait. Barbra Streisand a cerné le problème ; elle a déclaré dans « Esquire » : « Je crois vraiment que le monde touche à sa fin. Il me semble que la science, la technologie et l’esprit ont dépassé l’âme – le cœur. Sentiments et amitié pour son semblable ne sont plus équilibrés ! »
Qui est plus qualifié pour faire une déclaration sur ce sujet que le doyen des « Behavioristes » (étude du comportement), B. Skinner ? A 78 ans, Skinner a scandalisé la Convention de l’Association de Psychologie Américaine de 1982, en demandant d’un ton agressif et angoissé bien compréhensible : « Pourquoi ne faisons-nous rien pour sauver le monde ? L’Histoire va-t-elle s’arrêter là ? » A la question : « L’observateur du comportement social a-t-il perdu son optimisme ? », il répondit : « Oui… Lorsque j’ai écrit “Au-delà de la liberté et de la dignité”, j’étais optimiste au sujet de l’avenir. On espérait encore, il y a-dix ans ; mais aujourd’hui le monde est atteint d’une maladie fatale… C’est une façon très déprimante de finir sa vie… Avancer que nous avons toujours résolu nos problèmes dans le passé et que nous résoudrons donc celui-ci, c’est un peu comme si on réconfortait un mourant en lui disant qu’il s’est toujours rétabli de sa maladie ! » (Philadelphia Inquirer, 25 Sept. 1982).
Dans son article « psychologie et Harmaguédon », dans le magazine Psychology Today (mai 82), le Professeur de Psychiatrie d’Harvard, le Dr Robert Coles explique qu’un sentiment se répand partout dans le monde : l’humanité s’avance vers son Harmaguédon final. Le risque que l’homme aura pris sera le pire de toute l’Histoire. L’Antéchrist ou le système sera un imposteur monstrueux, l’incarnation de l’iniquité. Et tous penseront et diront : « On nous a eus ! ». Je redis qu’un temps viendra, proche ou lointain je l’ignore (puisque Jésus nous a recommandé de ne pas fixer de date), où, soit un système, soit un dirigeant factice, établira un règne utopique à l’échelle mondiale pendant une très courte période. Les problèmes économiques et politiques du monde sembleront être résolus. Mais après un bref règne, tout s’écroulera comme un château de cartes. Pendant cette domination satanique, les tensions monteront et une fois de plus, le monde connaîtra la violence et des conflits explosifs sans précédents. Même l’influence des grands de ce monde sera incapable d’empêcher ces choses. Cette agitation en masse sera la dernière guerre mondiale, la bataille d’Harmaguédon.
Selon les écrivains profanes et scientifiques, le rendez-vous de l’homme avec Harmaguédon est inévitable. « Tout le monde, et n’importe qui croit à l’imminence de cette guerre mondiale », estime Phil Surguy du magazine “Today”.
Si je ne croyais pas en Christ, à ce moment précis de l’Histoire, je deviendrais peut-être un pessimiste convaincu. Le 10 août 82, Ellen Goodman a écrit dans son éditorial qu’« avec Harmaguédon qui nous attend peut-être au prochain tournant, que doivent faire les gens intelligents ? Prendre le deuil et attendre la fin ? ». Devons-nous scruter le ciel et fixer cette inquiétante épée de Damoclès nucléaire, suspendue au-dessus de nos têtes comme une apocalypse sans la promesse de rédemption ?
Non, catégoriquement non ! Jésus a bien précisé ceci : lorsque l’holocauste universel commencera « à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche ». Au lieu de prendre le deuil, cherchons la rédemption en Christ. Travaillons également comme si ces événements étaient très lointains. Jésus a promis une bénédiction à ceux qui seraient à l’œuvre lors de son retour.
Harmaguédon : pourquoi, quand, comment, avec qui ? Je n’aborderai pas ce sujet, mais je sais qu’un grand nombre de passages bibliques affirment qu’Harmaguédon sera interrompu par le retour de Jésus-Christ sur le cheval blanc à la tête des armées célestes, comme le prédit clairement la Bible. Aucun passage n’est plus révélateur et spectaculaire qu’Apocalypse 19. Quand Jean vit « le ciel ouvert, et, voici parut un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable », il continua pour décrire le cavalier comme étant « la Parole de Dieu », suivi par les armées du ciel, « sur des chevaux blancs, revêtus d’un fin lin, blanc, pur ». En se concentrant de nouveau sur le Messie qui s’approche, Jean vit que « de sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations ; il les paîtra avec une verge de fer ». Et au cas où quelqu’un douterait de son identité ou de son autorité, Jean précise : « Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs ».
Pourquoi l’Homme était-il sur le cheval blanc ? Jean indique nettement que lui et son armée céleste affrontent l’Antéchrist et les forces militaires réunies pour faire la guerre, non seulement l’une à l’autre, mais contre les armées célestes. Mais la Bête (l’Antéchrist) est « prise et avec elle le faux prophète qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la Bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l’étang ardent de feu et de soufre ». Les collaborateurs et les acolytes de l’Antéchrist sont tous vaincus par Jésus-Christ.
La grande pensée du nazisme chez Adolphe Hitler était qu’il étendrait un empire immense à la terre entière et qu’il « durerait 1000 ans ». Cela n’est pas arrivé ! Le « Time » du 4 janvier 1982 rappelle comment la révolution « mondiale », de Mao Tse Tung, s’était répandue comme une vision obsédante « pour hâter le millénium communiste ». L’égide de Mao finie, la vision est déjà profondément changée.
On peut demander : Jean est-il le seul ayant si clairement annoncé l’avènement du Christ de cette façon ? Une des plus vieilles citations de toute la littérature concernant quelqu’un qui croit, dans la Bible doit être cet écrit de Jude : « Enoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes : voici le Seigneur est venu avec ses saintes myriades pour exercer un jugement contre tous les méchants, tous les impies ». Et l’homme ou le système le plus impie de tous les temps sera l’Antéchrist. Paul écrivit : « Le Seigneur Jésus détruira l’impie par le souffle de sa bouche, et il l’anéantira par l’éclat de son avènement ».
Le retour de Jésus-Christ est la grande assurance du chrétien. Seymour Siegel a fait cette remarque : « Le problème essentiel du christianisme est celui-ci : si le Messie est venu, pourquoi le monde est-il si pervers ? Celui du judaïsme est le suivant : si le monde est si pervers, pourquoi le Messie ne vient-il pas ? Le Messie vient pour résoudre ces deux dilemmes, et peut-être bientôt ! Chaque Juif orthodoxe fidèle et pieux prie chaque jour, en disant : je crois de toute ma foi à l’avènement du Messie. Même s’il tarde, je l’attendrai, néanmoins, chaque jour qui vient ».
La Bible dit : « La domination reposera sur son épaule ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu Puissant, Père éternel, Prince de la Paix. Donner à l’empire de l’accroissement, et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et à toujours ».
Arnold Toynbee, de Cambridge, préconisa que « seul un gouvernement mondial peut sauver l’homme du péril nucléaire ». C’est vrai ! Et Jésus-Christ sera le Roi de toute la terre dans son gouvernement mondial théocratique.
Le livre de Jonathan Schell « Le destin de la terre », que j’ai cité plusieurs fois, envisage un jour où « des institutions existantes laisseront obligatoirement la place à une souveraineté et sécurité d’un style transcendant, probablement par un gouvernement qui englobera toute l’humanité », en fait un gouvernement mondial. (Time, du 19 avril 82). Cela arrivera au retour du Christ.
Lors du retour de Jésus-Christ sur la terre, accompagné de ses saints pour établir son royaume, là où il règnera en Roi des rois et Seigneur des seigneurs, qu’arrivera-t-il au reste des armes sans nombre de destruction massive, à savoir les armes nucléaires et les armes biologiques, chimiques, laser et spatiales stockées toujours davantage aujourd’hui dans le monde ? J’ai déjà mentionné la citation sur une statue, face au Palais de l’O.N.U. à New York : « De leurs glaives, ils forgeront des hoyaux », d’où est donc tirée cette citation ? De la Bible ! Dans Michée 4, d’une des nombreuses prophéties traitant de cette catastrophe, nous apprenons que les nations du monde « s’y rendront en foule, et diront : « Venez, et montons à la montagne de l’Eternel, à la maison du vrai Dieu, afin qu’il nous enseigne ses voies ». Ce Roi du monde « sera le juge d’un grand nombre de peuples, l’arbitre de nations puissantes, lointaines. De leurs glaives, ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances, des serpes ; une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre. Ils habiteront chacun sous sa vigne et sous son figuier, et il n’y aura personne pour les troubler ; car la bouche de l’Eternel a parlé » (versets 2 à 4).
Mais, en fin de compte, forger des hoyaux de nos glaives, Jésus-Christ lui-même l’accomplira, lui, Roi de toute la terre.
Le chant de Bill et Gloria Gaither, mondialement connu, « Le Roi arrive ! », qui se conjuguait au futur pour Isaac Watts, sera au présent maintenant :
« Jésus règnera
où brille le soleil ;
son royaume s’étendra de rivage en rivage,
jusqu’à l’arrêt de la lune ».
Cette promesse précieuse rend chaque instant de la vie ici-bas passionnant, au-delà des circonstances.
La Nouvelle Encyclopédie Catholique note que la conséquence du triomphe du Christ sur l’Antéchrist et les forces du mal sera un règne de Jésus-Christ et de ses saints de toute époque sur une terre qui connaîtra la prospérité et la paix comme jamais auparavant. L’homme a, de tous temps, désiré ardemment la conjugaison d’un véritable ordre public, de la paix et la prospérité, de la liberté et la satisfaction, de la santé et du bonheur, de la piété et du prolongement de la vie sur cette terre. Nous verrons tout cela, quand Christ reviendra pour établir son royaume.
Un monde nouveau ne peut voir le jour dans les conditions présentes. Un événement dramatique doit avoir lieu pour changer l’homme et son milieu. Ce qui nous laisse une absolue certitude pour l’avenir : Christ, Prince de Paix, endossant toutes les responsabilités de gouvernement ! Les rêves et les utopies des Platon, Bellamy, Owens et philosophes et idéalistes semblables tout au long de l’histoire seront tous accomplis pendant son règne. Voilà le message du Dieu-homme sur le cheval blanc qui descend du ciel, vu par Jean l’apôtre dans Apocalypse 19.
John Milton aspirait au « Paradis Retrouvé ». Je suis sûr que pendant près de mille ans, Adam désirait vraiment retourner au jardin d’Eden dont le péché l’avait privé. Mais il ne pouvait pas ! Le Professeur John Walvoord l’exprime avec concision : « Le profond désir d’un gouvernement parfait, de droiture, de justice, de prospérité économique et de délivrance de l’insécurité et des craintes qui sont une source de tourments, trouve sa réponse dans le retour de Christ et l’établissement de son royaume ».
La Bible a beaucoup à nous enseigner sur le monde du Christ qui revient. Le Messie prendra totalement en charge les peuples de la terre. Il « sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure » assure Esaïe, « L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Eternel ». Notre monde est rempli de gens qui ont soif d’une société de paix et d’abondance, mais aussi de bonté et de justice. Christ, le Messie accomplira tous ces désirs, car « il jugera les pauvres avec équité, et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre », car « la justice sera la ceinture de ses flancs, et la fidélité la ceinture de ses reins ». Sera-ce efficace ? Oui : « il ne se fera ni tort ni dommage… car la terre sera remplie de connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent ».
L’ordre régnant sera tellement bouleversé que même le monde animal sera complètement apprivoisé : « Le loup habitera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau et le bétail qu’on engraisse seront ensemble, et un petit enfant les conduira. La vache et l’ourse auront un même pâturage, leurs petits un même gîte ; et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille. Le nourrisson s’ébattra sur l’antre de la vipère, et l’enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic. Il ne se fera ni tort ni dommage ». Voilà la promesse du Roi qui vient. Ceci contrastera totalement avec les bêtes sauvages, les charognards, les insectes dévastateurs et les maladies virulentes comptés parmi les ennemis les plus féroces de l’homme primitif à l’homme civilisé, depuis Adam jusqu’à l’âge atomique.
J’en viens donc à considérer cette ère future, à la lumière des Ecritures et sous le regard du Messie. Christ sera le remède à la maladie, il sera le grand médecin des nations. Et il fera disparaître toutes les difformités et tous les handicaps. A l’avenir, plus de places réservées sur les parkings, ou de rampes d’accès un peu partout pour les handicapés. Plus de cécité, de surdité, de mutisme, de paralysie – aucun besoin de lunettes, d’appareils auditifs, d’orthophonistes, de chaises roulantes, de béquilles ou de cannes blanches. « Aucun habitant », assure Esaïe, « ne dit : je suis malade ». « Je te guérirai, je panserai tes plaies, dit l’Eternel » à travers Jérémie. Et avec Ezéchiel, « Je panserai celle qui est blessée ! »… et encore, « prenez courage, ne craignez point, voici votre Dieu » et « alors s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds ; alors le boîteux sautera comme un cerf, et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, et des ruisseaux dans la solitude ; le mirage se changera en étang et la terre desséchée en sources d’eaux ; dans le repaire qui servait de gîte aux chacals croîtront des roseaux et des joncs. Il y aura là un chemin frayé, une route, qu’on appellera la Voie Sainte ».
« Car voici, le jour vient ! » a prophétisé Malachie dans le dernier chapitre de l’Ancien Testament, quand enfin les peuples du monde « craindront mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera dans ses rayons ». Et dans le dernier chapitre du Nouveau Testament, nous lisons qu’il y aura alors « un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, tendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. Il n’y aura plus d’anathèmes ». « Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu ».
Actuellement, comme Paul l’a écrit aux Romains, « jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement ». Mais, « des souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous », car la création entière « attend avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude, de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu ».
L’Eglise et le Monde ont été le théâtre de grandes polémiques : contrôle des naissances, avortement, euthanasie. Ces problèmes disparaîtront quand l’anathème sera enlevé, et à la place des épines, des chardons, de la sècheresse et du désert, se trouveront des fruits et des légumes, des fontaines et de la fertilité. Le rabbin Harvey Fields n’avait pas tort de s’exclamer, exaspéré maïs avant tout gardant l’espoir, « sans le Messie, l’entreprise humaine s’effondrerait dans les ténèbres à jamais ». Mais, Dieu merci, le Messie revient. Il sauve les individus aujourd’hui. Demain, grand jour prochain et fantastique, il recréera toute la création.
Un jour, ces choses arriveront. Le prophète Esaïe prédit : « Le désert et le pays aride se réjouiront ; la solitude s’égaiera et fleurira comme un narcisse ; elle se couvrira de fleurs, et tressaillira de joie, avec des chants d’allégresse ». Oui, le monde ressemblera à « la magnificence du Carmel et de Saron. Ils verront la gloire de l’Eternel, la magnificence de notre Dieu ».
Avec ce genre d’avenir pour les croyants et de plus l’éternité avec Christ et les croyants de tous les temps dans un nouveau ciel et une nouvelle terre, je ne pouvais terminer un livre comme celui-ci sans lancer un autre appel précis au lecteur, afin de m’assurer que vous appartenez au Christ. En cela, je partage tout à fait les sentiments de l’apôtre Jean : il était absolument incapable de conclure la Révélation de Jésus-Christ, l’Apocalypse, sans faire des dernières phrases de son livre l’un des appels les plus pressants de la Bible, appel à la repentance et à recevoir Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur.
« Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les églises », voici ce que nous lisons dans l’Apocalypse ! Jésus lui-même veut que Jean ne fasse pas d’erreur. Après avoir déroulé un panorama de scènes couvrant le passé, le présent et le futur ; après avoir scruté les cieux, la terre et l’enfer ; après avoir été présenté à Dieu, à l’homme dans ses moments les meilleurs et les pires, et à Satan lui-même – Jésus veut avoir le dernier mot ! Pourquoi ? Il est écrit de lui qu’il est celui « qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang » versé sur la croix, pour payer notre pardon et notre paix. Nous avons donc des comptes à lui rendre aujourd’hui et à la fin des temps. De même, il assure : « Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts » – de l’enfer lui-même.
Jésus fait encore un pas de plus et dit : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi ». Jésus vous le dit maintenant, et si vous ne l’avez jamais accepté dans votre vie comme Sauveur et Seigneur, non seulement il est vital de le faire, mais vous pouvez le faire à l’instant même ! Beaucoup disent : « Cela n’en vaut pas la peine ». Cependant la bonté de Dieu devrait aboutir à la repentance. D’ailleurs, lors des difficultés et des chagrins de votre vie, Dieu peut utiliser ces « coups durs » pour vous faire comprendre que vous avez besoin de Christ en toutes circonstances. Ce pourrait être une déception dans les affaires, un revers dans votre vie sentimentale, un mariage brisé, un deuil tragique, des relations difficiles ou même désespérées entre vous et un père, ou une mère, ou un enfant, ou peut-être la détérioration rapide ou progressive de votre propre santé. Quelle que soit votre déception, elle est inscrite dans son plan.
Je frappe donc à la porte de votre cœur, tel un visiteur à votre porte. Vous pouvez ouvrir la porte et inviter la personne sur le seuil à entrer pour partager votre hospitalité et votre amitié. Ou bien simplement ne pas répondre ! Même situation avec Jésus qui frappe à la porte de votre cœur. A cet instant précis, vous pouvez courber la tête, dans un avion, dans un train, dans une prison, dans un bureau, dans un hôtel, dans un hôpital, chez vous, et ouvrir votre cœur à Christ, dans une simple prière de foi.
L’amour éternel de Christ et sa mort sur la croix ont rendu cette bonne nouvelle accessible à tous. Jésus frappe à la porte de notre cœur à cet instant, cherchant nos vies, non seulement au profit de notre éternité, mais — difficile à croire, pour le sien aussi. Il veut « nous mettre en valeur » vis-à-vis du reste de l’univers, comme un exemple de ce que sa grâce peut faire. L’avenir nous est ensuite montré. Par les yeux de Jean, nous sommes invités à regarder en avant : « Et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette, et qui me parlait, dit : « Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite ». Et Jésus nous donne une avant-première du ciel qu’il est allé préparer pour nous.
Vous demandez : Et si je rejette Jésus-Christ pour choisir à la place le chemin du péché ? Dans son amour, il se soucie de vous prévenir du danger de cette route. Il précise que « les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre ». Ensuite il affirme que « ceci est la seconde mort », donc « Moi, Jésus », je lance cette invitation finale. « Moi, Jésus. (je) vous atteste ces choses ».
Ajoutée au témoignage du Christ, la voix puissante du Saint-Esprit dit : « Viens ! » (30). Je prêcherais l’évangile en vain à de nombreuses personnes chaque année depuis une génération, si le Saint-Esprit ne donnait pas aux auditeurs la conviction de péché et ne les incitait à ouvrir leur cœur au Christ. Vous lisez ce livre en vain, si, en le faisant, le Saint-Esprit n’a pas suscité en vous une croissance spirituelle ou, dans le cas où vous n’êtes pas croyant, il ne vous a pas lancé un appel indéniable à donner votre vie à Jésus-Christ. Ici et maintenant, le Saint-Esprit vous dit une chose : « Viens ! » ; venez à Christ ! Ouvrez votre vie à son salut et à son autorité.
Nous avons donc lu que « l’Esprit et l’épouse disent : Viens ! ». L’épouse de Christ, c’est son Eglise. Elle est formée de ceux qui l’ont reçu comme Seigneur et Sauveur. Par cet acte, nous prenons son nom et devenons donc des « chrétiens ». Nous l’aimons et nous vivons avec lui, notre Seigneur, à l’exclusion de tous les autres. Il a promis de pourvoir à tous nos besoins. Nous sommes donc l’épouse ! Il est l’époux !
Jésus lance encore un appel : « Que celui qui entend dise : Viens ! ». On nous dit que « la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ ». Un de mes versets préférés pour amener les personnes à trouver le salut avec Jésus-Christ est : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie ». Cette promesse est l’une des plus claires de la Bible quant à la marche à suivre pour venir à Christ. Si nous venons à Christ, nous conseillerons à d’autres de faire de même. Si nous confessons Jésus comme Seigneur de nos vies, nous voudrons le confesser devant d’autres.
« Que celui qui a soif vienne ! », témoigne Jésus. Tant de gens ont vraiment soif de quelque chose mais restent incapables de discerner ce désir, ni comment le satisfaire. Pascal, grand physicien et philosophe français du XVIIème siècle remarqua que tout être humain a dans son cœur un vide, « en forme de Dieu », que seul Jésus-Christ peut remplir. Dans son évangile, Jean avait déjà décrit, des années auparavant, les paroles de Jésus à une femme de petite vertu, au puits de Jacob : « Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ».
Votre âme est-elle profondément assoiffée, à l’exemple de tout être humain et surtout des grands hommes et femmes célèbres de l’histoire ? Les richesses, la connaissance, l’alcool, la drogue, la sexualité ou les idylles ne pourront apaiser cette soif ! Mais Christ le peut ! Et il vous demande, où que vous soyez, de venir à lui. Croyez en lui ! Dites-lui que vous croyez en lui ! Priez-le de sauver votre âme, pour étancher votre soif avec l’eau de la vie éternelle.
Jésus réitère l’invitation une dernière fois en un appel plus fort et plus universel que tous les autres : « que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement ! ». Par ces paroles, Jésus affirme que – de notre point de vue humain – décider de suivre le Christ est uniquement une question de volonté. Dieu a fait tout en son pouvoir pour vous amener au salut ; vous ne pouvez rien ajouter à ce qu’il a fait. Si vous désirez être sauvé et aller au ciel, cela est possible, en croyant au Seigneur Jésus-Christ comme votre Sauveur. Si ne pas être sauvé et donc être perdu à jamais est votre désir, c’est aussi votre liberté. En ce qui concerne Jésus, il « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ».
Pierre, en terminant sa seconde lettre, atteste que Christ « ne veut assurément pas » qu’aucun périsse mais… que tous arrivent à la repentance ». Je ne peux concevoir comment Dieu pourrait ouvrir plus grande la porte pour vous faire entrer dans la famille de la foi ! Et pour s’assurer que personne ne considère le salut comme le fruit d’un achat, d’une participation ou d’un effort, il précise nettement : « Saisis ce don gratuit ! ».
Jésus-Christ est ressuscité des morts pour vivre éternellement. Et puisqu’il est vivant, et omniprésent, il est près de vous quand vous lisez. Le choisir, le recevoir, l’accepter personnellement dans votre vie comme votre Seigneur et Sauveur est à votre portée.
Vous pourriez répliquer : ma vie a été parsemée de rencontres qui n’ont pas duré, et je me demande ceci : « Jésus-Christ m’aimera-t-il pour me quitter ensuite ? Me prendra-t-il pour m’abandonner, voire même oublier que j’existe ? » Non ! Dans l’avant-dernier verset de la Bible, Jésus vous affirme : « Oui, je viens bientôt ! » Le vieil apôtre est si heureux de cette affirmation qu’il répond : « Viens, Seigneur Jésus ! » Quand votre engagement pour Christ sera vraiment sérieux, et non une relation passagère, mais une relation durable, alors Jésus-Christ sera votre Seigneur et votre Sauveur pour l’éternité. Vous pouvez choisir « toujours avec le Seigneur ».
Une dernière hésitation, une question peut-être : « Mais pourrai-je vivre la vie chrétienne tout seul ? Non, c’est impossible ! Mais vous ne serez pas seul. Christ vous donne de jour en jour et moment après moment ses grâces imméritées. Il fortifie, stimule et dirige votre vie. La Bible se termine par cette promesse : « Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! ». Que pourriez-vous désirer, demander ou espérer de plus, si ce n’est que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous pour toujours ?
Comment ai-je donné mon cœur à Christ, m’avez-vous demandé ?
Je ne le sais pas ;
Dans mon âme est né un ardent désir pour lui
Depuis si longtemps ;
J’ai réalisé que les fleurs de la terre se fanaient et disparaissaient,
J’ai pleuré recherchant de quoi me satisfaire
Et alors, et alors, je ne sais comment j’ai osé
Elever mon cœur à Dieu dans la prière.
Je ne sais pas, je ne puis vous dire comment ;
Je sais seulement qu’il est maintenant mon Sauveur.(Anonyme)
Permettez-moi une dernière suggestion. J’ai conduit des milliers de personnes à prendre une décision pour le Christ, aux quatre coins du monde, dans cette simple prière : « Oh ! Dieu, je suis un pécheur. Je regrette mes péchés. Je suis prêt à abandonner mes péchés. Je reçois Christ comme mon Sauveur. Je le confesse comme Seigneur. A partir de cet instant, je veux le suivre et le servir dans la communion de son église. Au nom de Jésus. Amen ! ».
Si vous avez prié cette prière, écrivez-moi, et racontez-le moi.
Billy Graham, 9 rue de la Gare 94230 CACHAN
ou
Billy Graham, Minneapolis, Minnesota 55403, U.S.A.
Nous vous répondrons personnellement, et vous enverrons de la documentation pour vous aider à renouveler, ou à commencer la vie chrétienne.
Que Dieu vous bénisse !