Un monde en flammes

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LA PERSONNE DU CHRIST

Une Hindoue qui avait appris qu’elle était pécheresse et que Dieu, puisqu’il était saint, ne pouvait passer par-dessus le péché, disait fréquemment : « J’ai besoin d’un grand prince qui puisse se tenir entre mon âme et Dieu. » On lui avait dit par la suite que la Bible parlait d’un Sauveur qui était mort pour les pécheurs. Elle demanda qu’un pandit la lui lise : il commença au premier chapitre de l’Evangile de Matthieu, et pendant la lecture de la généalogie de Jésus, cette femme pensa : « Quel prince merveilleux ce Jésus doit être, pour avoir une telle ascendance ! » Quand le pandit parvint à ce verset : « Tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1.21) la femme s’écria : « Voilà le prince que je veux ! Voilà le prince que je veux ! Un prince qui soit aussi le Sauveur ! »

Une des questions les plus cruciales que se posent les étudiants est celle-ci : « Qu’en est-il de Jésus-Christ ? » L’étudiant moderne ne peut pas Lui échapper, il doit décider si oui ou non le Christ et l’Evangile comptent, et s’Ils sont valables pour les temps modernes. Jésus-Christ est soit un sujet de controverses soit un objet de dévotion et d’adoration. Notre opinion sur Lui influence notre pensée et affecte notre manière d’agir.

On étudie l’histoire, la philosophie, la théologie et même la science dans l’intention de savoir ce qu’elles ont à dire sur Jésus-Christ. Les témoignages de l’Eglise primitive sont réexaminés avec un soin minutieux et les archéologues travaillent pour trouver de nouveaux faits concernant Jésus-Christ. Cette déclaration de D. S. Cairus faite dans la première moitié du siècle demeure vraie encore aujourd’hui : « La personnalité historique de Jésus-Christ s’est dressée devant l’Eglise presque avec la force d’une nouvelle révélation, dont les résultats finals sont encore très éloignés dans l’avenir. Nous pouvons affirmer que notre siècle est mis face à face avec Christ comme aucun autre siècle ne l’a été ».1

1 « Christianity and the Modern World » (New-York : George H. Doran, 1906).

Certaines personnes disent que Jésus-Christ est un. mythe et qu’il n’a jamais vraiment historiquement existé. D’autres prétendent qu’il était simplement un homme, que sa naissance n’eut rien de miraculeux et que sa résurrection ne fut qu’une hallucination de ses disciples. D’autres encore parlent d’un christianisme sans Christ et affirment que ce que l’on pense de Christ n’affecte pas le christianisme. Elles ont tort.

Le christianisme est pour toujours étroitement lié à la personne du Christ. Carlyle l’exprimait en ces termes : « Si la doctrine de la divinité de Christ s’était perdue, le christianisme se serait dissipé comme un rêve. » Et Lecky a fait cette remarque : « Le christianisme n’est pas un système moral, c’est l’adoration d’une personne. »

Maintenant que plusieurs leaders religieux cherchent des points de contact entre le christianisme et les religions non chrétiennes, tout ce qui se rapporte à la personne de Jésus-Christ doit devenir excessivement important pour l’Eglise. Le christianisme, comme jamais auparavant, est comparé aux autres religions, et des leaders chrétiens en vue approuvent même l’idée d’un synchrétisme, de l’élaboration d’un système de morale, d’éthique et de religion qui unirait toutes les religions du monde. Plusieurs de ces hommes sont prêts à abandonner certains enseignements de la Bible afin d’accorder le christianisme aux autres religions.

Christ est unique

Pourquoi devons-nous insister sur le fait que le christianisme est unique ? Qu’est-ce qui fait que le christianisme est seul en son genre ? Qu’est-ce que le christianisme a apporté de nouveau au monde ? La réponse chrétienne est celle-ci : Christ est unique, la manifestation suprême de Dieu. « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même. » (2 Corinthiens 5.19.) C’est là le noyau de notre foi chrétienne.

Quelque sept cents ans avant la naissance de Christ, Esaïe le prophète avait dit : « Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils. » (Esaïe 7.14.) Ce fait n’a pas de parallèle dans l’histoire : seul Christ a pu dire que sa mère était vierge. Les Ecritures nous enseignent que Jésus-Christ n’a pas eu de père humain. S’il avait eu un père humain — « ce qui est né de la chair est chair » (Jean 3.6) — il aurait hérité tous les péchés et toutes les infirmités des hommes. Il aurait été conçu dans le péché et formé dans l’iniquité comme nous tous. Il n’a pas été conçu par les moyens naturels mais par le Saint-Esprit, qui couvrit la vierge Marie. Christ est donc le seul homme qui soit venu directement de la main de Dieu. Il put se tenir devant ses contemporains et leur dire : « Qui de vous me convaincra de péché ? » (Jean 8.46.) Il était le seul homme depuis Adam qui ait pu dire : « Je suis pur. »

Cette incarnation comporte des mystères qu’aucun de nous ne pourra jamais comprendre. L’apôtre Paul parle de Dieu « manifesté en chair » comme d’un « mystère » (1 Tim. 3.16.) Dans une autre épitre il déclare : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes. » (Philippiens 2.5, 7.)

La divinité de Christ

Jésus-Christ a été d’une manière unique, complète et divine, le seul Fils de Dieu. Personne n’a jamais atteint sa suprême grandeur, personne n’est jamais devenu ce qu’Il était car personne n’est jamais né ni mort comme Lui !

Du début à la fin du Nouveau Testament, la Bible rend témoignage de la divinité de Jésus-Christ. L’apôtre Thomas L’a appelé : « Mon Seigneur et mon Dieu. » (Jean 20.28.) Puisque Thomas n’a pas été contredit par Jésus cela équivaut à une affirmation de sa part sur sa divinité. Jésus possède en effet tous les attributs de Dieu Lui-même.

Il a une vie divine : « En lui était la vie. » (Jean 1.4.) « Je suis… la vie. » (Jean 14.6.)

Il ne change pas : « Jésus-Christ est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement. » (Hébreux 13.8.)

Il est la vérité : « Je suis… la vérité. » (Jean 14.6.)

Il est saint : « Le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. » (Luc 1.35.) « Nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu. » (Jean 6.69.) « Saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs. » (Héb. 7.26.)

Il a existé avant le temps. « Avant qu’Abraham fût, je suis. » (Jean 8.58.) « Il est avant toutes choses. » (Colossiens 1.17.) « Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. » (Apocalypse 21.6.)

Il connaissait toutes choses : « Jésus, connaissant leurs pensées. » (Matthieu 9.4.) « Il les connaissait tous… il savait lui-même ce qui était dans l’homme. » (Jean 2.24-25.) « Tu sais toutes choses. » (Jean 16.30.) « Christ… dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. » (Colossiens 2.3.)

Les œuvres de Dieu Lui sont attribuées. « Toutes choses ont été faites par elle » (elle : la Parole = Jésus) (Jean 1.3.) « Un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses. » (1 Corinthiens 8.6.) « Tout a été créé par lui et pour lui. » (Colossiens 1.16.) « Les cieux sont l’ouvrage de tes mains. » (Hébreux 1.10.) A Lui furent rendus l’adoration et l’honneur accordés seulement à la divinité. « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » (Jean 14.14.) « Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » (Héb. 1.16.) « Qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse… et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur. » (Philippiens 2.10, 11.) « Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité. » (2 Pierre 3.18.)

Quand Il pardonnait les péchés, Il accomplissait l’œuvre que seul Dieu peut faire. « Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : lève-toi... prends ton lit, et va dans ta maison. » (Matthieu 9.6.) « Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ? » (Marc 2.7.)

William E. Gladstone a dit : « Tout ce que j’écris, tout ce que je pense et tout ce que j’espère repose sur la divinité de notre Seigneur, l’espérance de notre pauvre race vagabonde. »

Jésus s’est appelé Lui-même le Fils de Dieu. Deux fois dans l’Evangile de Jean, Il s’identifie Lui-même comme le Fils de Dieu. « Jésus… l’ayant rencontré lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il répondit : Et qui est-il Seigneur, afin que je croie en lui ? Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui. » (Jean 9.35-37.) « Mon Père… est plus grand que tous… Moi et le Père nous sommes un. » (Jean 10.30.) Puis dans l’Evangile de Marc, Il le fait de nouveau : « Le souverain sacrificateur l’interrogea de nouveau, et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? Jésus répondit : Je le suis ». (Marc 14.61), ainsi que dans bien d’autres passages, soit par une déclaration directe soit par déduction. L’Evangile de Jean s’ouvre par cette déclaration magistrale qui fait un parallèle au premier verset de la Genèse : « Au commencement était la Parole (la Parole = Christ), et la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu. » Cette déclaration montre une égalité entre Christ et Dieu. L’apôtre Jean dit encore : « J’ai vu et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu. » (Jean 1.34.) Nathanaël déclara : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu. » (Jean 1.49.) On pourrait aussi citer Jean 3.16, 18 et 19.7. Il est clairement démontré que Jésus a prétendu être le Fils de Dieu, que cela Lui fut attribué par Dieu et que ses contemporains le reconnurent.

Quand le Nouveau Testament parle de la foi qui sauve, il identifie cette foi avec la divinité de Christ. A la fin de son Evangile, Jean déclare : « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. » (Jean 20.31.)

Deux choses sont maintenant très importantes. La première : l’objet de la foi est Jésus-Christ. « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu. » (Jean 20.31.)

Il est spécifié et précisé que « Jésus est le Christ, le Fils-de Dieu. » C’est là la grande révélation de Jésus. Tout ce qui n’atteint pas ce niveau de foi est inefficace en tant que foi salvatrice.

L’objet de la foi qui sauve n’est pas un ensemble de croyances — bien que les croyances soient importantes — mais une personne : Jésus-Christ. Cette personne n’est pas simplement la personne historique connue en tant que Jésus-Christ mais la personne préhistorique et posthistorique de Jésus-Christ connue comme le Fils de Dieu. Il est « le même hier, et aujourd’hui, et éternellement. » (Hébreux 13.8.)

Si la Bible est notre base d’autorité, nous devons « par la foi » L’accepter comme le Fils du Dieu vivant. Cela peut paraître étroit et intolérant et en un sens cela l’est ! Certains théologiens modernes ne vont pas jusque-là. Cependant, mes études de la Bible m’ont amené à la conclusion que les Ecritures enseignent que nous devons croire que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant.

Quand Jésus est retourné chez Lui à Nazareth, la Bible nous dit qu’« Il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité. » (Matthieu 13.58.) Quelle était donc l’incrédulité des gens de Nazareth ? Ils croyaient que Joseph était son père, qu’il n’était par conséquent pas le Fils de Dieu.

Le salut est une œuvre de Dieu. C’est Dieu qui en prend l’initiative, qui l’accomplit et qui le garantit. La foi qui sauve l’âme est la foi en Christ le Fils de Dieu — et non la foi en un homme bon ou grand — mais au Fils unique du Dieu vivant ! Ceci s’accorde avec le témoignage de tout le Nouveau Testament et avec les déclarations des premiers prédicateurs de l’Evangile. Tous ont proclamé la nécessité de croire à la divinité de Jésus-Christ.

La seconde chose importante qui découle de Jean 20.31 est que la manifestation de la foi en Jésus-Christ, c’est la « vie ». « Afin… qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. » Le résultat d’une foi juste comme celle-ci est « la vie ». La Bible nous dit que l’homme est vivant physiquement mais mort spirituellement. Un homme mort a besoin de vie. Tous les êtres humains nous sont dépeints comme « morts par leurs offenses et par leurs péchés. » (Ephésiens 2.1.) Cela veut dire qu’ils sont morts aux yeux de Dieu, qu’ils sont incapables de produire une vie divine, ce qui ne peut être accompli que par Dieu seul. Les hommes sont capables seulement de croire et de recevoir. La vie dont il est question est celle avec laquelle Adam fut créé mais qu’il perdit lorsqu’il pécha, c’est la vie que Jésus avait comme Fils éternel de Dieu. C’est la vie qui, lors de la tentation dans le désert, a été soumise aux sollicitations de la convoitise de la chair, de la convoitise des yeux et de l’orgueil de la vie. C’est la vie qui a été éprouvée par la routine de la vie quotidienne telle que nous devons la vivre, et dans laquelle Christ « a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché ». (Hébreux 4.15.) Cette vie est rendue accessible à toute l’humanité par la mort de Christ sur la croix. Il a dit : « Je suis venu afin qu’ils aient la vie. » (Jean 10.10.) C’est la vie que vous pouvez obtenir — maintenant. « Christ en vous, l’espérance de la gloire. » (Colossiens 1.27.)

La réalité historique de Christ

L’exemple de la vie de Jésus a reçu les hommages des hommes les plus grands comme aussi des plus humbles. Les grands esprits, particulièrement, ont reconnu en Jésus le personnage le plus extraordinaire du monde. Leur appréciation a rendu témoignage à sa réalité historique et confirme que ce qu’il a été et ce qu’il a fait est basé sur des faits certains. Rousseau a dit qu’il faudrait un plus grand miracle pour inventer une vie comme celle de Christ que pour la vivre. On a dit aussi qu’il faudrait un Jésus pour faire un Jésus. Pascal a écrit : « Nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ. Sans ce Médiateur, est ôtée toute communication avec Dieu. Par Jésus-Christ nous connaissons Dieu1 ». Les hommes sont remplis de respect devant la vie du Sauveur, et leur appréciation instinctive est un témoignage significatif sur le caractère exceptionnel d’une vie qu’aucun autre être humain n’a jamais pu imiter ou égaler. Quand Sir Winston Churchill est mort, un journaliste londonien a déclaré : « On peut dire qu’il a été le plus grand homme depuis Jésus-Christ. » En d’autres termes, il reconnaissait que Jésus était le plus grand de tous les hommes. Aucune explication naturelle ne peut être donnée pour traduire la vie de Jésus. On ne peut le ranger ni parmi ceux qui ont reçu une grande instruction ni parmi ceux qui se sont formés eux-mêmes. Il a parlé comme quelqu’un qui non seulement connaissait la vérité mais qui était la vérité. Philipp Schaff, auteur d’un ouvrage sur Christ, a écrit : « Christ est seul et unique parmi tous les héros de l’histoire et nous pose un problème insoluble si nous ne L’acceptons pas comme étant plus qu’un homme, c’est-à-dire le Fils éternel de Dieu2 ».

1 Pascal : Les Pensées, 547.

2 The Person of Christ (London : James Nisbert & Company, 1880).

Ainsi, tout le christianisme repose sur une personne : Jésus-Christ. Christ Lui-même est l’incarnation de l’Evangile. Il prétend les choses les plus élevées sans la moindre trace d’orgueil, d’ambition ou de vanité, mais montre la simplicité et l’autorité d’une vérité évidente en elle-même. En parlant à ses contemporains, Jésus a dit : « Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. » (Jean 8.24.)

Christ se présente Lui-même comme « l’envoyé de Dieu », n’étant « pas de ce monde » mais « venant de Dieu ». Il déclare être « la lumière du monde », « le chemin, la vérité et la vie » et « la résurrection et la vie ». Il promet la vie éternelle à quiconque croit en Lui comme en son Sauveur. A l’approche de sa mort, un chef religieux lui lança ce défi, après avoir adressé un appel solennel au Dieu vivant : « Es-tu le Christ, le Fils de Dieu ? » Jésus répondit calmement et délibérément par l’affirmative. Plus encore, Il parla de son glorieux retour. Ainsi, au moment de sa plus profonde humiliation et devant le triomphe apparent des puissances des ténèbres, Il déclara qu’Il était Lui-même le souverain et le juge de l’humanité. (Matthieu 26.63, 65.)

L’homme-Dieu

Que nous laisse un témoignage aussi magistral ? Il nous donne la conviction que Jésus n’a pas été simplement un homme bon ou un grand prophète, mais le Fils de Dieu, autant divin qu’humain, et qu’Il a révélé dans sa vie et par ses enseignements, l’esprit et le cœur de Dieu. En effet, si Jésus a été simplement un homme comme les autres, ou même meilleur, le christianisme n’est qu’une philosophie ou une éthique de plus. C’est en fait la divinité de Christ plus que toute autre chose qui donne au christianisme son autorité, sa puissance et sa vraie signification.

Archibald Rutledge a écrit : « Pendant plus de trente ans, l’occupation principale de ma vie a été d’étudier et d’essayer d’enseigner la littérature. A quelqu’un d’aussi sérieusement engagé, il vient naturellement une certaine habileté à distinguer le vrai du faux, l’authentique de l’inventé. Chaque fois que je lis les Evangiles, je suis plus convaincu que les récits concernant Christ n’appartiennent pas au domaine de l’imagination, de la tradition ou du folklore. Il y a en eux la réalité ingénue de la vie elle-même. Ils ne peuvent être, comme le dit aussi l’apôtre Pierre : « des fables habilement conçues ». (2 Pierre 1.16.) Les incidents sont tels qu’ils n’auraient jamais pu être inventés, et leurs effets sur le monde depuis deux mille ans ont été tels également qu’aucune imagination n’aurait pu les produire. Ces histoires possèdent ce brevet de transparente validité qui n’appartient qu’à la vérité1. »

1 Archibald Rutledge Christ is God (Westwood, N. J., Fleming H. Revell Company, 1941).

« En la divinité de Jésus-Christ, affirme Rutledge, j’ai une foi implicite, une confiance complète et raisonnée… Christ est Dieu1. »

Ce même auteur pose et répond à une question importante : « Pouvons-nous croire que Dieu nous proposerait une manière de vivre fondée sur une fraude ? Dieu nous offrirait-Il une religion que la raison nous obligerait à refuser ? La réponse est évidente, et plus l’intelligence humaine est grande, plus elle est certaine de sa capacité de reconnaître la vérité. L’acceptation des grands enseignements du christianisme est facile et naturelle au moment où nous acceptons la divinité de Christ. Qu’un esprit honnête ne puisse pas L’accepter comme Dieu dépasse ma compréhension.1 »

1 Archibald Rutledge Christ is God (Westwood, N. J., Fleming H. Revell Company, 1941).

En fin de compte, d’une manière ou d’une autre, et à un moment quelconque, nous serons devant cette question : Que penser de Christ ? De qui est-Il le Fils ? Si Jésus-Christ n’est pas Celui qu’Il prétend être, Il est un trompeur ou un « égomaniaque ».

Nous devons répondre à cette question par la foi et par des actes. Il ne nous faut pas seulement croire quelque chose sur Jésus, mais nous devons agir en conséquence. Il nous faut soit L’’accepter soit Le rejeter. Jésus a dit clairement qui Il était et pourquoi Il était venu dans le monde. Il a demandé à ses disciples : « Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? » (Matthieu 16.13) Ils lui donnèrent plusieurs réponses humaines. Alors Jésus s’est tourné vers eux et leur a demandé : « Et vous… qui dites-vous que je suis ? » A cela Pierre répondit par cette affirmation historique : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » C’est l’apogée de la foi, c’est le point culminant de la croyance. C’est là que la foi de chacun doit reposer pour avoir l’espérance du salut, On ne peut échapper à Christ ! Vous aussi vous devez décider de ce que vous allez faire de Christ.

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