La réponse à nos problèmes

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TOUT VA MAL

J’ai un enfant mongolien et trois autres enfants normaux. Notre médecin m’a conseillé de mettre cet enfant anormal dans une maison spécialisée, afin que ses frères et sa sœur reçoivent une éducation normale et ne soient pas marqués par cette tare. Que pensez-vous de cela ?

Je ne voudrais pas m’opposer au conseil de votre médecin, mais l’expérience a montré que les enfants mongoliens, pour autant qu’ils vivent dans un milieu compréhensif et qu’ils reçoivent beaucoup d’affection, peuvent être réadaptés à la société. Ces enfants sont très affectueux et ils ont certainement un grand besoin d’amour et de compréhension. Vous parlez de tare. Je ne vois pas quels reproches on pourrait vous faire d’avoir eu cet enfant. Des enfants normalement constitués physiquement ont parfois des défauts de caractère qui, par certains côtés, sont pires.

La tendance aujourd’hui est de rechercher la solution de facilité. Souvenez-vous que vous devez vivre avec vous-même. Si le sentiment de culpabilité que vous aurez en vous séparant de cet enfant qui a besoin de vous l’emporte sur la détente de l’avoir confié à d’autres, la solution me semble peu sage.

Il y a plus de bonheur à aimer qu’à être aimé, car la Bible dit : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »1 Cet enfant anormal a autant, sinon plus, besoin de votre amour que vos autres enfants.

1 Actes 20.35.

Dieu vous a peut-être aussi envoyé cet enfant pour une raison spéciale, que Lui seul connaît. Il pourrait être ce que Dale Evans a appelé « l’Ange de l’innocence ».


Une récente opération a révélé que j’avais un cancer si avancé qu’aucun espoir de guérison ne m’est plus permis. Je suis chrétien et j’aimerais tellement le montrer durant ces derniers mois que j’ai à vivre !

Dieu vous donne une occasion magnifique, et j’ai la conviction que vous ne la laisserez pas passer. Nous devons tous, voyez-vous, envisager le fait inévitable de la mort. Seul le chrétien sait comment vivre et comment mourir. Vous savez que pour vous qui êtes chrétien, la mort sera le début de quelque chose de merveilleux, dont aucun humain ne peut se faire une idée, ni se figurer la gloire ; en fait, l’imagination humaine ne peut se représenter une telle chose. Puisque vous avez cette espérance extraordinaire, parlez-en à ceux qui vous entourent et demandez à Dieu de vous donner la force d’en faire part aux autres. Il se peut que votre témoignage pour Dieu soit le moyen qu’Il emploiera pour amener beaucoup de personnes à la même espérance. Souvenez-vous que l’avenir que vous vivrez avec Christ durera toute l’éternité. Les deux derniers chapitres de la Bible nous décrivent un peu le ciel. Christ est venu dans le monde pour nous racheter et pour nous rendre capables de vivre pour Lui. Il est aussi venu pour que nous puissions mourir avec l’assurance que nous serons avec Lui pour toujours.


Je souffre d’hypertension. Mon médecin m’a donné des calmants pour les nerfs, mais quand je les prends régulièrement je n’en ressens plus l’effet. Pensez-vous que des prières ou la religion pourraient m’aider ? Dans ce cas, que dois-je faire ?

Si dans la prière et la foi vous recherchez un soulagement immédiat à votre hypertension, vous serez certainement déçue et vous direz que la prière et la religion ne servent à rien. Une foi confiante et paisible est le résultat d’une communion vivante avec Dieu, mais Dieu ne vous donnera pas les effets d’une communion vivante tant que vous négligerez le problème du péché et du salut. Bien des personnes essaient d’employer la religion et la foi comme un sédatif ou un stimulant suivant leurs besoins. Ce qu’il nous faut à tous, c’est la foi en Christ qui résulte d’une prise de conscience honnête de nos péchés et de notre culpabilité. Je ne serais pas surpris de savoir que votre hypertension a une relation précise avec votre indifférence à l’égard de Dieu. Pourquoi ne pas commencer par le commencement en prenant Christ pour votre Sauveur et en faisant confiance à Dieu pour le reste ?


Chaque fois que je me décide à aller à l’église, ma femme se découvre un malaise, imaginaire à ce qu’il me semble. Cette attitude ne correspond pas à son caractère habituel ; c’est la raison pour laquelle cette réaction me laisse perplexe. Pourquoi agit-elle ainsi et comment puis-je l’aider ?

La maladie de votre femme peut être réelle ; elle ne cherche pas nécessairement à vous tromper. Les personnes ayant des problèmes spirituels réagissent d’une manière étrange sans savoir pourquoi. Le péché et le besoin qu’elle a de Dieu peuvent la tracasser et la résistance qu’il y a en elle peut bien provoquer une réaction nerveuse. Mettez-vous en rapport avec un pasteur qui pourra lui présenter le message de Christ et lui montrera que seule son opposition à l’Evangile est la cause de son état. Peut-être cela la rendra-t-elle consciente de sa faim spirituelle. Celle-ci pourrait bien être l’indice d’une conviction qui est le premier pas vers une rencontre avec Christ. Lorsqu’elle aura trouvé le pardon de Dieu, elle n’aura probablement plus cette attitude.


Mon mari et moi allons à l’église très régulièrement. Je suis étonnée qu’il sorte toujours de l’église peu après le début du sermon. Il va m’attendre dans la voiture. Il prétend ne pas pouvoir supporter la foule, et cependant il est en parfaite santé. Comment pouvez-vous expliquer une telle conduite ?

Je ne crois pas que l’attitude de votre mari vienne de ce qu’il s’ennuie pendant le sermon, car il est toujours possible de supporter pendant un laps de temps assez court le discours le plus ennuyeux qui soit. D’autre part vous semblez vous même jouir de ce sermon. Il est beaucoup plus probable que quelque chose le chiffonne dans ce qu’il entend chaque semaine. La Bible nous rapporte qu’après avoir entendu prêcher l’apôtre Pierre, les auditeurs « eurent le cœur vivement touché ».2 En général, les gens ne savent pas ce qui les trouble quand ils entendent prêcher la Parole de Dieu. Ils se sentent souvent mal à l’aise pendant le service : c’est un signe que le Saint-Esprit cherche à les convaincre. C’est une bonne chose que votre mari réagisse ainsi, car beaucoup trop de gens restent tout à fait indifférents devant le message de la Bible. Priez pour lui et encouragez-le patiemment à continuer. Dieu, en réponse à vos prières, peut le convaincre et il pourrait alors faire l’heureuse expérience d’une foi personnelle en Christ. Il jouira alors avec enthousiasme de ce qu’il entendra comme vous-même le faites maintenant.

2 Actes 2.37.


Pour quelle raison proposez-vous la religion comme une panacée alors que la psychiatrie moderne a tellement fait pour les gens atteints mentalement ?

La religion n’est pas une panacée, mais l’Evangile de Christ est sans contredit la seule réponse au problème du péché. Si la maladie dont souffre une personne est causée par le péché et ses conséquences, c’est Christ qui est la réponse et non la psychanalyse. Si le trouble est purement mental, un psychiatre compétent pourra apporter une aide satisfaisante. Seul un psychiatre ayant une connaissance spirituelle réelle serait capable de différencier un problème purement mental d’un problème spirituel. Sachez que le christianisme n’est pas opposé aux découvertes modernes, mais il désapprouve les moyens qui ne sont pas totalement vrais et qui font du tort au but que se propose l’Evangile. Mon désir serait que toutes les personnes qui ont des troubles mentaux soient conseillées par quelqu’un connaissant le fonctionnement du cerveau humain et connaissant également bien le message de délivrance de Jésus-Christ.


Récemment ma femme a commencé à montrer des troubles mentaux. Elle a même dû être internée dans un asile psychiatrique. Elle était une chrétienne magnifique, et c’est ce qui me pose un problème. Son état va-t-il affecter son salut personnel et ses rapports avec Dieu ?

Les troubles mentaux sont très souvent causés par des phénomènes physiques. Ce que vous me dites dans votre lettre et l’âge de votre femme me font penser que dans son cas il faut chercher là la raison de sa maladie. J’ai l’impression qu’elle s’en sortira dans un laps de temps raisonnable. En attendant, ne vous tracassez pas à propos de ses relations avec Dieu. Si elle marchait avec Lui avant sa maladie, vous pouvez avoir l’assurance que Dieu comprend pleinement la situation, mieux que nous. Nous ne perdons pas notre salut pendant nos plus grandes épreuves, car c’est dans des moments tels que ceux-là qu’il prend encore plus de signification pour nous. L’apôtre Paul a dit une fois : « J’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »3 Voilà l’espérance que vous pouvez avoir pour celle que vous aimez.

3 Romains 8.38-39.


Dernièrement un conseiller m’a dit que j’étais névrosé. Il fonde sa déclaration sur le fait que je suis perpétuellement déprimé par le sentiment d’être perdu. Parfois, j’ai l’impression que ces pensées pourraient me mener à la folie. Pouvez-vous m’expliquer ce problème ou m’aider ?

Tout d’abord, vous pouvez être sûr de ne pas être sur le chemin de la folie. Si vous étiez en danger de l’être, vous n’en seriez pas conscient. Les gens qui deviennent fous ne pensent pas que la chose soit possible et ne s’en préoccupent pas.

Votre conseiller a raison de donner le terme de névrose à votre état. Tout sentiment d’inadaptation ou d’infériorité est une forme de névrose. Par ailleurs, votre sentiment de perdition peut être un fait bien réel. Si, lorsque vous étiez très jeune, vous êtes allé à l’école du dimanche ou à l’église et que vous ayez entendu les enseignements de la Bible, vous pouvez encore suffisamment vous souvenir de ce qu’on vous y a dit pour vous sentir perdu pour toujours. La réponse à votre problème n’est pas de nier le fait, mais de trouver le salut. Dieu peut implanter dans votre esprit ce sentiment de perdition jusqu’à ce que vous vous tourniez vers Lui pour recevoir le pardon et la délivrance. Je suis sûr que si vous le faites, Dieu remplacera ce sentiment de perdition par un sentiment de dépendance envers Lui.


Je suis la mère d’un enfant retardé, victime d’un traumatisme crânien lors de sa naissance. Par moments, Dieu me paraît cruel et sans cœur, mais en fait je sais que Dieu est juste et que tous nos enfants retourneront un jour dans son sein.

Des centaines de milliers d’enfants retardés naissent chaque année dans le monde. Des millions de personnes doivent affronter ce problème: vous voyez que vous n’êtes pas seule.

Je compatis à votre peine, bien que je n’aie jamais expérimenté ce problème particulier. Je me rends compte que vous portez un lourd fardeau, dont le poids n’est pas allégé par la curiosité des gens qui souvent regardent de travers ceux qui sont dans le malheur et qui jugent les parents sur l’anomalie d’un enfant. Ces gens-là manquent de saine compréhension et d’amour.

Nous ne pouvons accuser Dieu de ce que nous appelons les accidents de la nature. Cela aigrirait nos vies et rendrait nos chagrins plus intenses encore. Permettez-moi de vous rappeler qu’aucune vie, qu’aucune situation et qu’aucun foyer n’est parfait. Si votre problème est plus visible que ceux des autres, sachez que la plupart des gens ont leur lot de chagrins et de déceptions. Ils vous sembleront peut-être avoir échappé aux difficultés, mais s’il vous était possible de voir derrière les décors, vous verriez qu’ils ont aussi leurs fardeaux.

Une foi absolue en Dieu vous donnera du courage, de l’espoir et le pouvoir d’accepter votre situation. La Bible dit : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. »4

4 1 Pierre 5.7.


Je me fais constamment du souci. En ce moment, je suis sur le point de faire une dépression nerveuse. Je sais que cela n’est pas normal pour une chrétienne. Tous ceux à qui j’ai demandé conseil me disent que je n’ai pas de souci à me faire, mais je sais, moi, que j’ai de quoi me tracasser. Un mari malade, un fils à l’armée, un travail incertain et d’autres choses encore. je ne peux m’empécher d’être abattue. Que me conseillez-vous ?

Ceux qui prétendent que vous n’avez pas à vous faire de soucis prouvent qu’ils ignorent votre situation. Vous avez certainement de quoi être préoccupée. Vos difficultés sont grandes, et sans l’aide de Dieu, vous ne pouvez pas les surmonter. Vous avez le droit de vous ronger de soucis si vous ne croyez pas en Dieu. La foi et l’inquiétude s’excluent l’une l’autre. Je ne vous dis pas qu’il n’y ait pas de quoi vous inquiéter, mais ce dont je voudrais vous assurer, c’est qu’il y a quelqu’un qui vous aime et qui prend soin de vous. Quelqu’un connaît vos difficultés, mieux encore, Il peut chasser vos angoisses, La Bible dit& : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. »5 Ainsi, bien que vous ayez de grandes difficultés, laissez Jésus s’en charger. S’Il peut porter le poids de votre péché et de celui du monde, Il peut aussi prendre sur Lui votre fardeau actuel, vous en enlever le poids et vous donner la force intérieure qui vous permettra de vivre victorieusement.

5 1 Pierre 5.7.


Bien que je sois chrétien et que je me confie dans le Seigneur, je trouve que je deviens nerveux et irritable — très souvent pour des peccadilles. Je me sens à bout de forces, je n’en puis plus. Que se passe-t-il ?

Il y a certainement plus d’une chose qui ne va pas, mais il me semble que physiquement vous êtes épuisé et que vous êtes dans un état nerveux déplorable. Vous avez besoin de vous reposer davantage et de trouver du temps pour vous détendre. Si cela vous est possible, prenez quelques jours de vacances.

Souvenez-vous que comme chrétien, vous avez le devoir de vous maintenir en aussi bonne forme que possible, spirituellement et physiquement. Vous ne pouvez être ce qu’il faut que vous soyez pour Dieu, si vous vous épuisez au point de tomber littéralement de fatigue ; vous ruinez votre santé.

Lorsque les apôtres sont rentrés de leur première mission, le Seigneur Jésus leur a dit : « Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. »6 Il se rendait compte qu’ils avaient des corps, et pas seulement des âmes. Il savait qu’ils avaient besoin de repos pour pouvoir continuer leur service pour Lui.

6 Marc 6.31.

Il y a une autre chose dont j’aimerais que vous vous souveniez. Quand Jésus a demandé à ses disciples d’aller à l’écart et de se reposer, Il les invitait à passer du temps en communion avec Lui. Je me demande dans quelle mesure cela ne vous concerne pas. Trouvez-vous chaque jour du temps pour être en communion avec le Seigneur ?

Rien ne restaure mieux l’équilibre mental que la prière régulière et journalière. Essayez la formule de l’Evangile : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »7

7 Philippiens 4.6-7.


Je souffre d’un trouble intestinal chronique causé, aux dires de mon médecin, par les soucis. Il me conseille de me détendre, mais comment le puis-je quand le succès de mon entreprise et le gagne-pain de cinq mille ouvriers dépendent de moi ?

Votre question montre que vous attachez de l’importance à votre travail. Vous avez raison, car c’est Dieu qui vous l’a imposé et donné, et c’est Lui qui vous aidera à l’accomplir si vous le Lui demandez.

Commencez vos journées en disant la prière dominicale. Lorsque vous déclarerez « donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien », souvenez-vous que Jésus nous a enseigné à ne demander que les besoins d’un seul jour. La plupart de nos soucis viennent de ce que nous nous préoccupons trop de l’avenir. Quand Christ était en Galilée, Il se donnait entièrement à sa tâche dans cette région. Il ne s’épuisait pas à la pensée de ce qui Lui arriverait à Jérusalem lorsqu’Il s’y rendrait. Il savait que quand les épreuves viendraient Il pourrait les affronter avec l’aide de son Père.

Dans la vie de Christ, nous trouvons un exemple à suivre. Confiez-vous en Dieu. Chaque matin demandez-Lui de vous diriger dans les décisions que vous devrez prendre dans la journée. Chaque heure, trouvez un instant pour prier. Vous avez peut-être le sentiment d’être un plongeur des grandes profondeurs, suffoquant par pénurie d’air. La prière est la corde de communication qui apporte l’oxygène divin à vos poumons.

Quand vous quittez votre bureau, ne pensez plus à votre travail. Jouissez de votre famille et de vos amis. Prenez le temps de lire la Bible chaque jour. Accordez-vous un moment de détente chaque semaine.

Jésus à dit : « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même. »8 Faites cela, ne vivez qu’un jour à la fois, en vous confiant en Dieu : vous n’aurez plus de quoi vous faire du souci.

8 Matthieu 6.34.


Je me porte beaucoup mieux maintenant, mais j’ai été malade mentalement pendant plusieurs années. Durant ma maladie, j’ai fait des vœux sincères à Dieu, vœux qui se sont montrés un fardeau à porter. Maintenant je me rends malheureuse par mes efforts pour y rester fidèle. Je crains la colère de Dieu si je romps mes engagements. Dites-moi ce que je dois faire.

La Bible a beaucoup à nous apprendre à propos des vœux Dieu nous met en garde de ne pas faire des vœux à la légère. Il dit : « Lorsque tu as fait un vœu à Dieu, ne tarde pas de l’accomplir, car il n’aime pas les insensés : accomplis le vœu que tu as fait. Mieux vaut pour toi ne point faire de vœu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir. »9 Par une parole telle que celle-là, Dieu nous avertit de ne point faire de vœux à la légère, ou sans avoir l’intention de les accomplir.

9 Ecclésiaste 5.34.

Mais Dieu est éternellement un Dieu compréhensif. Il est prompt à discerner les intentions de ses enfants et à considérer les raisons qui les poussent à agir. Vous pouvez trouver votre réconfort dans ce verset qui dit : « Comme un père a compassion de ses enfants, l’Eternel a compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière. »10 Dieu ne demande pas des choses déraisonnables, et Il ne vous rendra pas responsable d’un vœu prononcé avec sincérité, mais fait peut-être alors que vous n’étiez pas mentalement responsable. La Bible dit que : « ses commandements ne sont pas pénibles ».11 Remettez votre problème à Dieu comme à un père qui vous aime et ne vous tourmentez plus à ce sujet.

10 Psaume 103.13.

11 1 Jean 5.3.


Je suis estropiée par de l’arthrite, et je suis donc inutile. A quoi bon vivre ?

Dieu ne considère pas que vous êtes inutile. Il a besoin de gens de toutes conditions pour faire son œuvre. Il a besoin de ceux qui sont rapides et de ceux qui sont lents, de ceux qui sont forts et de ceux qui sont faibles. Je connais un garçon qui n’a plus de bras et qui peint avec les orteils. Le courage de ce jeune garçon a aidé bien des gens à oublier ce qui les handicapait. Si dans la souffrance vous êtes gaie et patiente, vous témoignez pour Christ.

Un pasteur retraité passe trois heures par jour à écrire des messages amicaux à ceux qui sont dans la peine. Ses lettres apportent le courage et la consolation à des milliers de personnes chaque année.

Dieu veut que vous fassiez quelque chose de spécial. Ce travail ne sera naturellement pas le même que celui que vous accomplissiez autrefois. Demandez à Dieu comment vous pouvez Le servir, et Il vous le dira.

Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi la maladie nous frappe, mais quand nous souffrons nous devons encore avoir confiance en notre Père céleste. Nous avons alors davantage de temps pour prier. Priez pour les autres et pour vous-même. Priez pour ceux qui exercent l’autorité, priez pour la paix et la justice. Même quand vous êtes étendue sur votre lit, vous pouvez prier. Aucune prière ne se perd : voici une des manières de travailler pour Christ et pour son Royaume.


Quelques années après mon mariage, j’ai succombé à la tentation et j’ai trompé ma femme pendant environ deux ans. Je reconnais que j’ai eu tort. Bien que depuis lors j’aie été fidèle à mes promesses de mariage, je crains que Dieu ne veuille pas me pardonner mon péché.

La Bible traite le péché d’adultère d’une manière spécialement sévère.

Le péché est une affaire sérieuse. Mais après en avoir envisagé la gravité, nous ne devons pas nous en tenir là et oublier que Dieu est un Dieu qui pardonne. Votre péché été tellement sérieux, qu’il a exigé les souffrances et la mort du Fils de Dieu. Mais sa mort a été si adéquate et si suffisante qu’à cause d’elle et de la résurrection dont elle a été suivie, Dieu peut offrir le pardon à tout pécheur qui se repent.

Mais il est des conditions sans lesquelles Dieu ne peut ni ne veut pardonner. Si votre repentance n’est pas véritable ou si vous désirez le pardon tout en continuant à vivre dans le péché, vous mettez Dieu dans l’impossibilité de vous offrir son pardon et de vous rétablir dans sa communion, car Il est un Dieu saint.


Avant notre mariage, j’ai vécu deux mois avec mon mari. J’ai demandé à Dieu de me pardonner, mais il ne me semble pas qu’Il l’ait fait. Y at-il quelque espoir pour moi de me sentir de nouveau bonne et propre ou le divorce est-il la solution ?

Oui, naturellement, il y a de l’espoir pour vous. Souvenez-vous de la tolérance et de la compréhension de Jésus envers la femme adultère à laquelle Il a dit : « Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus. »12 Il a pardonné à Marie-Madeleine et à la femme du puits de Jacob, qui toutes deux avaient enfreint le septième commandement.

12 Jean 8.11.

Le divorce dans votre cas est tout à fait hors de question, et il ne serait certainement pas la réponse à votre problème. Vous devez croire aux promesses de Dieu et vous les approprier. Il a dit : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. »13 Vous avez laissé ce péché vous ronger l’esprit. Maintenant vous devez détourner votre attention du passé et vous attacher aux promesses de Dieu. Il est prêt, non seulement à vous pardonner, mais à vous « purifier de votre iniquité ». Vous devez vous prévaloir de cette purification aussi fortement que vous vous êtes attardée sur votre culpabilité. Lorsque les pensées négatives et défaitistes seront chassées de votre esprit par des pensées positives et régénératrices engendrées par l’Esprit de Dieu, vous serez débarrassée de ce passé qui vous hante. Que Dieu vous donne la foi de vous confier en ses promesses qui sont certaines.

13 1 Jean 1.9.


Je m’inquiète pour mon avenir. J’ai quitté mon mari pour suivre un autre homme. Maintenant je sais que j’ai eu tort, mais c’est trop tard. Y a-t-il un espoir ou une échappatoire à ma situation ?

Vous n’êtes pas seule à avoir commis une erreur grave. Vous avez péché contre votre mari, contre cet autre homme, contre vous-même et contre Dieu. Mais Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs et Il est venu pour vous sauver. Je ne sais comment Il va démêler les fils embrouillés de votre vie, mais je sais qu’Il peut et veut le faire si vous vous repentez réellement et si vous Lui demandez son pardon et son aide. La Bible est pleine d’exemples de promesses de Dieu pour pardonner. C’est cela le message de l’Evangile — Christ est mort pour nos péchés. Dans le livre d’Esaïe, Dieu dit à Israël, et Il nous dit aujourd’hui : « Venez et plaidons ! dit l’Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. »14 Un jour, Jésus a parlé à une femme qui avait commis le même péché que vous. Il a vu le chagrin et la honte qu’elle ressentait, et Il savait que dans son cœur elle désirait le pardon et une vie propre. Il lui a dit : « Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus. »15 Tournez-vous vers Lui dans un repentir sincère et souvenez-vous qu’il vous a tant aimée qu’Il est mort pour vous. Il ne vous mettra pas dehors, mais Il vous pardonnera, Il blanchira et purifiera votre cœur. Il vous montrera également ce que vous devez faire à l’avenir.

14 Esaïe 1.18.

15 Jean 8.11.


Dieu peut-Il pardonner à une mère célibataire ?

Il le peut, naturellement, et Il le veut !

Le septième commandement n’est qu’un parmi dix. Le péché d’immoralité, bien que Dieu le haïsse comme tous les autres, n’est pas pire que le mensonge, la tromperie ou le vol. Tout au long de la Bible nous voyons des exemples où Dieu pardonne ce péché. Marie-Madeleine, la femme adultère et la Samaritaine l’avaient toutes trois commis, mais elles ont trouvé le pardon en Christ.

Plusieurs grands chrétiens de l’histoire ont eu un passé chargé. Saint Augustin, par exemple et une foule d’autres pouvaient parler le langage des pécheurs, car ils avaient transgressé ce commandement. A ceux qui ont violé le septième commandement, Christ dit : « Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus. »16

16 Jean 8.11.


Mon mari m’a avoué avoir eu des relations avec sa secrétaire. Depuis cela, il a accepté Christ et s’est joint à une Eglise. Mais je suis pleine de méfiance et de doutes à son égard. Comment puis-je vaincre ces pensées qui ne font que ruiner mon bonheur ?

Cette sorte de situation pose toujours des problèmes dont la solution n’est pas facile. L’aveu de votre mari vous a fait un choc, et à ce moment-là, naturellement, vous lui avez pardonné. Mais le pardon signifie l’oubli. Voici ce que Dieu déclare quand Il pardonne : « Je ne me souviendrai plus de tes péchés. »17 Il est impossible de pardonner véritablement et de garder rancune. Celui qui dit : « Je pardonne mais ne peux oublier » ne connaît pas la signification du pardon.

17 Esaïe 43.25.

Vous ne me dites pas que votre mari vous donne des raisons de douter de lui. L’aveu même de ses torts est la preuve de sa sincérité, car il lui a fallu beaucoup de courage pour faire cette confession. Priez pour obtenir la grâce du pardon. Un esprit rancunier peut ébranler votre vie spirituelle et ruiner votre foyer. Aussi longtemps que votre mari prouvera qu’il vit pour Christ, abandonnez toute méfiance, car douter de lui à cet égard, sans raison, pourrait le décourager et porter atteinte à votre union. Que Dieu vous donne sa grâce dans votre tâche difficile.


J’ai vécu avec un homme pendant quinze ans. Nous avons donc enfreint le septième commandement. J’aurais pu l’épouser il y a longtemps, mais je ne désirais pas quitter ma famille. Maintenant nous avons l’intention de nous marier. Quelles chances de bonheur avons-nous ?

Le départ que vous donnez à votre mariage et à votre bonheur conjugal n’est pas idéal, mais j’espère sincèrement que vous redresserez vos vies. Il me semble tout d’abord que vos relations avec cet homme se situaient à un niveau purement physique, et la sexualité n’est certainement pas le seul facteur de félicité conjugale. En fait, les mariages qui ne reposent que sur cela sont voués à l’échec. Les cours des tribunaux regorgent de gens déçus qui avaient pensé à tort que l’attirance physique était l’amour véritable.

Aimez-vous cet homme et désirez-vous tous deux prendre Dieu dans votre foyer ? La Bible dit : « Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. »18 Les seuls mariages solides sont ceux qui sont fondés sur le respect mutuel. En enfreignant le septième commandement, gagnez-vous le respect, l’admiration et l’amour l’un de l’autre ?

18 Matthieu 19.6.

Le mariage peut alléger un peu votre conscience, mais je vous conseille à tous deux de vous courber devant Dieu et de Lui demander son pardon pour avoir délibérément enfreint sa loi et compromis votre réputation. Dieu a dit : « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. »19 Avec Dieu il vous est possible d’être heureux.

19 Esaïe 1.18.


Après plusieurs années de vie conjugale malheureuse, mon mari est décédé. Après sa mort, j’ai vécu une vie très dissipée, satisfaisant toutes mes passions physiques. Je savais que j’avais tort, mais il me semblait que je ne pouvais m’empêcher de vivre ainsi. Depuis plusieurs années je désire être chrétienne, mais j’ai l’impression que Dieu ne pourra jamais me pardonner tout ce mal. Y a-t-il une chose que je puisse faire pour être sauvée ?

Nous, les humains, faisons une différence entre les grands et les petits péchés. Dieu ne la fait pas. Pour Lui, le plus petit péché qui soit est si offensant qu’il doit être traité comme la faute la plus grave. Par exemple, dans l’épître de saint Paul aux Galates 5.19-21, vous remarquerez que la fornication et la jalousie sont considérées à peu près de la même manière. Lorsque Christ est mort, Il est mort pour expier tous les péchés. La Bible dit : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses. »20

20 2 Corinthiens 5.17-19.

Si vous croyez en Christ, votre passé est complètement effacé et oublié. Acceptez cela par la foi en Christ. Par cette acceptation, vous obtenez la nouvelle naissance et à partir de ce moment, toutes choses sont nouvelles.


Une de mes amies qui n’est pas croyante a souffert toute sa vie d’un mari alcoolique, d’enfants difficiles et de plusieurs accidents sérieux. Ne pensez-vous pas que certaines personnes ont leur enfer ici sur la terre ?

La Bible dit que Dieu « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes »21, Dieu ne protège pas les uns, abandonnant les autres aux circonstances et aux manifestations d’une puissance quelconque. Il a connaissance des événements et des détails de notre vie qui est faite de souffrances et de joies. Ce que l’avenir réserve pour chacun dépend de sa communion avec Jésus-Christ. La souffrance et la déception sont souvent des signes de Dieu pour nous rappeler notre condition. Si nous considérons ces choses à la lumière de la Bible, nous comprenons que nul ne vit son enfer ici-bas, mais qu’il y a un ciel pour ceux qui dans leur vie ont confessé Christ, et un enfer pour ceux qui L’ont refusé. « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »22 Peu importe ce que cette vie vous réserve, mais assurez-vous que pour l’éternité vous avez résolu le problème du péché et du salut par Jésus-Christ.

21 Matthieu 5.45.

22 Jean 3.36.


Ma fille, adolescente, a une maladie incurable. Dois-je continuer à l’envoyer à l’école ?

C’est une question qu’il vous faut poser à votre médecin. Si physiquement elle peut encore se rendre en classe, il me semble que la décision la plus sage serait de la laisser suivre cette école, afin qu’elle vive une vie aussi normale que possible ; je crois que c’est ce que votre médecin vous proposera. Comme chrétien, permettez-moi de vous conseiller de lui rendre la vie aussi belle et heureuse que possible, en lui faisant savoir que notre espérance à tous est en Christ seul et que par la foi que nous avons en Lui, nous sommes pardonnés de nos péchés et avons la vie éternelle. Essayez de lui parler du ciel comme d’un endroit glorieux vers lequel nous devrions tous nous réjouir d’aller. Apprenez-lui à lire sa Bible chaque jour, ainsi elle vivra l’expérience heureuse d’entendre Dieu lui parler. Rendez-lui vivant le quatorzième chapitre de l’Evangile de Jean ainsi que les deux derniers chapitres du livre de l’Apocalypse, et essayez de lui parler naturellement du fait que ceux qui connaissent et aiment Christ seront avec Lui un jour. Avec cette instruction chrétienne, faites tout ce que vous pouvez pour que la vie de votre foyer soit aussi heureuse et normale que possible, Invitez ses amis pour des repas ou pour jouer avec elle, lisez-lui des livres intéressants. Qu’il y ait le plus de rires possible dans votre maison. Dieu vous a chargée d’un pesant fardeau, mais Il vous donnera la grâce et la sagesse de le porter pour sa gloire si vous comptez sur Lui pour vous aider.

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