Selon les principes énoncés dans le chapitre précédent, cherchons le trait essentiel de cette parabole.
Les circonstances dans lesquelles la parabole a été prononcée nous aident à la découvrir.
Où se passe la scène (v. 25) ? Qui pose la question ? Pourquoi la pose-t-il (cf. Luc 20.20, 27 ; Mat. 22.35) ? Comment formule-t-il sa question ? (analyser chaque mot). Que laisse supposer cette question ? (Dieu n’a pas expliqué avec suffisamment de clarté ce qu’il faut faire si lui, docteur de la loi, ne l’a pas compris). Cet homme, devant les spectateurs, veut poser une question de controverse théologique pour éprouver Jésus (cf. Luc 18.18 ; Mat. 22.34).
La réponse de Jésus, (v. 26), pourquoi renvoie-t-il à l’Ecriture ? (un docteur de la loi devrait connaître la réponse). Si cet homme avait été sincère, que lui aurait répondu Jésus (cf. Jean 6.28) ?
Quelle question a directement motivé la parabole (v. 29) ? Quel sentiment inspirait le docteur de la loi ? (« Il voulait se justifier » devant qui ? Devant Jésus ou la galerie ?)
La parabole : Où se passe la scène ? (Gorges arides et resserrée, région sauvage et infestée de brigands). Quels en sont les personnages ?
L’action : que font les bandits ? Pourquoi le sacrificateur « ayant vu cet homme, passa outre » ? et le lévite ? Que savons-nous des Samaritains ? Que fait celui-ci ? Pourquoi (v. 33) ?
« Mais (cf. le « mais » de Rom. 3.21 et Eph. 2.4) un Samaritain (Esaïe 53.3 ; Jean 8.48) qui voyageait (Mat. 8.20) est ému de compassion (Mat. 9.36) ; il s’approche (Luc 10.9) et bande ses plaies (Esaïe 30.26) en y versant de l’huile et du vin (pour guérir ses blessures, Mat. 8.17 ; on peut aussi y voir des symboles de la mort de Christ (vin= sang) et de l’effusion de son Esprit, l’huile), puis il le met sur sa propre monture (Ps. 107.7) le conduit à une hôtellerie (Actes 2.47) et prend soin de lui (I Pierre 5.7). Le lendemain, il tire deux deniers (Eph. 4.8-11 ; I Cor. 12.7-10)… à mon retour (Jean 14.3, 28 ; Actes 1.11). « Ces vérités ne sont pas tirées de la parabole, elles sont affirmées clairement par le reste de l’Ecriture ; il y a simplement entre le récit de Jésus et son propre itinéraire un parallélisme frappant qui peut nous amener, par une avenue nouvelle, à louer Dieu pour l’amour que son Fils nous a témoigné.
Nous pouvons aussi, au lieu d’appliquer l’histoire à l’ensemble de l’humanité, la rapporter à chacun de nous personnellement, ou bien nous identifier au lévite, au pharisien, ou bien nous identifier à cet homme entre les mains des brigands. Christ s’approche de nous pour nous relever et nous guérir.