L’Histoire et l’archéologie ont aussi éclairé certaines paroles de l’Apocalypse, en particulier dans les lettres aux sept Eglises (Apocalypse 2-3).1
1 Les exemples suivants sont tirés de mon Introduction au Nouveau Testament : Apocalypse (Ed. Emmaüs) p. 39-64.
On trouvait à Pergame des temples dédiés aux principales divinités grecques et à l’empereur romain. « Ces divers cultes étaient alliés et plus ou moins fondus entre eux, et s’arrangeaient fort bien avec celui des Césars. Le prêtre de Zeus-Soter était aussi ‘prêtre du divin Auguste’. Dionysos-taureau fraternisait avec Asclépios-serpent ; les mystères phrygiens déclaraient que le taureau est père du serpent, et le serpent père du taureau » (Allo).2
2 Saint Jean : L’Apocalypse Paris, Gabalda 1933 p. 41.
Au-dessus de tous ces temples trônait celui de Zeus-Soter, visible du fond de la vallée, avec son autel de 12 m de haut, classé parmi les sept merveilles du monde antique. La base de l’autel mesurait 37 m sur 34, elle était entourée d’une frise représentant la lutte de Zeus et d’Athéna contre les géants. (Cet autel a été transporté et reconstruit à Berlin dans le musée Pergamentum).
Dans la ville se trouvait le temple d’Asclépios (l’Esculape des latins). C’était en même temps un centre médical avec une source curative s’épanchant dans un bassin de marbre. Ce centre était réputé dans le monde antique depuis le 4e siècle av. J.C. On soignait les malades par des bains d’eau et de soleil, par la musique, la suggestion, la prière et l’interprétation des rêves. L’auteur catholique Dallmayr écrit : « Ce n’est pas un blasphème que de penser à Lourdes… La source, les bains, le sanctuaire qui les domine, les nombreux miracles attestés — tout cela constitue bien des parallèles ».3 Le symbole d’Esculape, le serpent (qui est resté celui de toutes les branches médicales et para-médicales) figurait sur les pièces de monnaie de la ville. Le serpent était censé incarner le dieu Asclépios. Les malades étaient couchés dans le temple où l’on élevait des serpents inoffensifs ; on les lâchait la nuit et ils se répandaient parmi les malades. Leur toucher était interprété comme l’attouchement d’Asclépios en vue de la guérison.4
3 Die sieben Leuchter, Köln, 1962 p. 154 (cité Brütsch, Clarté de l’Apocalypse Genève, Labor & Fides 1966 p. 63).
4 Voir une représentation de l’Asclépion de Pergame dans Bible et archéologie p. 232, voir une représentation du temple d’Esculape dans Images du monde biblique p. 173.
Le culte d’Asclépios était une parodie occulte du christianisme par celui qu’on a appelé « le singe de Dieu » : Satan. Serait-ce à cause d’Asclépios, appelé « le dieu de Pergame » que le Christ dit que là « Satan a son trône » ? C’est l’une des solutions proposées. Car, dans la Bible, le serpent symbolise Satan (Genèse 3.1ss. ; Apocalypse 12.9 ; 22.2).
D’autres proposent comme trône de Satan l’autel gigantesque de Zeus-Soter qui dominait la ville. Or, pour les chrétiens, il n’y a qu’un seul Soter (Sauveur), c’est Jésus-Christ. Toute divinité qui usurpe la place du Sauveur est une création du diable.
A l’époque de Jean, trois temples étaient consacrés à Pergame au culte impérial et, comme nous l’avons vu, le grand-prêtre de Zeus était aussi grand-prêtre du culte de l’empereur. « Pergame était une ville où le culte de César était le plus intense, une ville dévouée à la glorification du culte de César » (Barclay, Letters to Seven Churches p. 52). Un chrétien y avait déjà payé de sa vie sa loyauté à Jésus-Christ : Antipas (v. 13). Il fut un « témoin fidèle » jusqu’à la mort, comme le Christ lui-même (1.5 ; 3.14). « Il n’est pas difficile de reconstruire la scène de la mort d’Antipas, dit J. Stott. Connu comme chrétien, il fut convoqué devant le proconsul de la province dont la résidence se trouvait probablement à Pergame ». Devant un buste de l’empereur il suffisait à Antipas de jeter quelques grains d’encens sur le feu et de dire « César est Seigneur » et il était libre. Mais « il ne pouvait donner à César le titre qui appartenait au Christ, et Antipas rejoignit ‘la noble armée des martyrs’ ».5
5 What Christ thinks of the Church Milton Keys, Word Publ. 1990 p. 47.
« Si tu n’es pas vigilant, je viendrai comme un voleur et tu n’auras aucun moyen de savoir à quelle heure je viendrai te surprendre » (Apocalypse 3.3).
Autrefois, Sardes était établie sur un éperon rocheux du mont Tmolus, à quelque 350 mètres au-dessus de la vallée de l’Hermus. La citadelle, qui servait de refuge à toute la population en cas de danger, était considérée comme imprenable. En Grèce, « prendre l’acropole de Sardes » était une expression proverbiale signifiant : tenter quelque chose d’impossible. Sur trois côtés, les parois étaient presque verticales ; du côté sud, une mince crête y menait, elle était donc facile à défendre. Mais en 546, Cyrus s’avança jusqu’en Asie mineure. Il assiégea Sardes qui l’empêchait d’aller plus loin. Il promit une récompense spéciale à celui qui trouverait le moyen de vaincre cette forteresse inexpugnable. Hérodote nous raconte (1.84) comment un des hommes de Cyrus nommé Hyeroeades vit un soldat lydien de la citadelle perdre son casque en se penchant par-dessus le rempart. Tout à coup, ce soldat descendit par les rochers, récupéra son casque et remonta par le même chemin escarpé dans la forteresse. Hyeroeades se nota soigneusement cette piste et, la même nuit, il grimpa avec quelques hommes courageux dans la forteresse qu’ils trouvèrent sans aucune surveillance : personne ne s’imaginait que les ennemis pourraient découvrir le chemin dans les rochers pour pénétrer dans leur place forte. C’est ainsi que Sardes fut prise par le seul point faible de sa défense.
Ce qui est encore plus surprenant, c’est que le même manque de vigilance amena la même chute de la forteresse trois siècles plus tard, lorsqu’en 214 av. J.C., Antiochus III de Syrie, venant lui aussi « comme un voleur dans la nuit » (3.3), attaqua la ville. Polybe raconte l’incident en détail (7.15-18). Un soldat crétois nommé Lagoras trouva un endroit non gardé par lequel il put pénétrer par une échelle à l’intérieur de la forteresse et en ouvrir les portes.
« Je connais ta conduite et je sais que tu n’es ni froid, ni bouillant. Ah ! si seulement tu étais froid ou bouillant ! Mais puisque tu es tiède, puisque tu n’es ni froid, ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche » (Apocalypse 3.15-16).
Le premier reproche que le Seigneur fait à l’Eglise est qu’elle est tiède : ni froide ni bouillante. On a fait le rapprochement de cette mention de la tièdeur avec la condition des eaux potables de Laodicée. Celles de Colosses étaient froides, celles d’Hiérapolis bouillantes et celles de Laodicée tièdes.
La ville occupait une situation stratégique exceptionnelle, commandant l’accès à la Phrygie. Elle aurait pu jouer un rôle de premier plan dans la défense du pays, comme Thyatire, si un point faible ne l’en avait empêchée. Sa faiblesse provenait de son approvisionnement en eau potable sans lequel aucune ville ne pouvait soutenir un siège. En effet, il n’y avait aucune source dans la ville ni dans ses environs immédiats. Elle devait faire venir l’eau de 10 km par un aqueduc impossible à cacher. Or, si l’aqueduc était coupé, la ville devait se rendre. Ce caractère a dû déteindre sur l’Eglise.
Ne se sentant jamais tout à fait en sécurité, les Laodicéens s’employèrent à rester en bonnes relations avec tout le monde, ce qui développa en eux un caractère accommodant et un esprit tolérant envers tout et tous : « ni froid ni bouillant » ; « ni pour ni contre, bien au contraire ».
L’aqueduc, dont quelques parties subsistent encore, amenait l’eau des sources chaudes de Hiérapolis où elle sortait du sol à 95°. Encore aujourd’hui, les habitants d’Ezirli, près d’Hiérapolis, sont obligés de laisser l’eau refroidir quelque temps dans des jarres avant qu’elle soit potable. Dans l’aqueduc, l’eau refroidissait quelque peu et déposait une partie de son calcaire, mais elle arrivait tiède à Laodicée. De plus, les habitants de ces contrées se plaignaient de la mauvaise qualité de toutes les eaux de la région. Indépendamment de sa température, l’eau de tout le district avait un caractère émétique (qui fait vomir). Selon Celse (1.3.22), l’eau tiède était parfois utilisée médicinalement comme émétique.
Il y a donc de fortes chances pour que l’allusion au caractère tiède de l’Eglise de Laodicée, que le Seigneur vomirait de sa bouche, se réfère à l’eau que les Laodicéens avaient l’habitude de boire.
Un autre reproche que le Seigneur fait à cette Eglise est sa suffisance : « Tu dis : Je suis riche ! J’ai amassé des trésors ! Je n’ai besoin de rien ». Cette attitude orgueilleuse reflétait celle des citoyens de Laodicée. Laodicée était une ville riche, grâce à son commerce et à ses industries. C’était une ville de banquiers. Lorsque Cicéron a voyagé vers l’Orient, c’est à Laodicée qu’il a encaissé ses lettres de crédit (Ad Fam. 3.5.4 ; Ad Att 5.15.2). Horace en fait la représentante du commerce avec l’Orient (Ep 1.6.32-33). Certains citoyens de la ville possédaient de grandes fortunes avec lesquelles ils contribuaient au bien public. Au 1er siècle av. J.C., un certain Hiéro a offert 2000 talents à la ville et l’a embellie d’œuvres d’art.
Laodicée subit aussi les contre-coups des tremblements de terre des années 17 et 60, mais elle répara ses ruines sans aide extérieure. Sous Néron, elle refusa même l’aide impériale. L’historien romain Tacite dit : « Laodicée se releva de ses ruines par ses propres ressources et sans aide de notre part » (Ann. 14.27.1). La fière assertion : « par nos propres (forces) » (ek tôn idiôn) se trouve plusieurs fois dans des inscriptions gravées sur les édifices reconstruits. Un vaste amphithéâtre de quelque 300 mètres de long, semi-circulaire aux deux extrémités, avec des sièges tout autour, a été construit en l’année 70 par un certain Nicostratus qui l’a édifié ek tôn idiôn. La même phrase ou son équivalent se retrouve sur d’autres édifices de la même période.
Cette même auto-suffisance se reflète dans la phrase que le Seigneur met dans la bouche de l’Eglise de Laodicée. « Je suis riche ! J’ai amassé des trésors ! Je n’ai besoin de rien » (v. 17). « Il y a de bonnes raisons de voir Apocalypse 3.17 avec cet arrière-plan de la richesse dont se targuait Laodicée, illustrée par son refus de l’aide romaine et la réalisation de sa reconstruction dans un esprit d’indépendance orgueilleuse. L’Eglise florissante risquait de partager les normes de la société dans laquelle elle vivait. Elle était auto-suffisante et ne voyait pas la nécessité d’une aide du Christ» (C.J. Hemer).6 Parce que l’Eglise ne voit pas son état réel, le Seigneur lui conseille « d’acheter 1. de l’or purifié au feu pour devenir réellement riche, 2. des vêtements blancs pour te couvrir afin qu’on ne voie pas ta honteuse nudité et 3. un collyre pour soigner tes yeux afin que tu puisses voir clair » (v. 18).
6 The Letters t0 the Seven Churches of Asia in their Local Serting Sheffield, J.O.T.S. 1986 p. 195.
En parlant d’acheter, le Christ « utilise un langage approprié aux Laodicéens à l’esprit commerçant. Il se compare lui-même à un marchand de passage dans la ville qui propose sa marchandise, en concurrence avec d’autres marchands » (J. Stott).7
7 What Christ thinks of the Church Milton Keys, Word Publ. 1990 p. 120.
1. Acheter de l’or : la valeur durable, inaltérable, symbole des vraies richesses.
2. Acheter des vêtements blancs. Laodicée était renommée pour la laine noire produite par une espèce particulière de moutons élevés dans la vallée du Lycus. « Les Laodicéens avaient inventé une méthode de tissage qui leur évitait de filer d’abord la laine » (F. Tatford).8 « La laine, dit W. Ramsay, était tissée en vue de la fabrication d’habits divers pour l’usage domestique ou l’exportation ». Ces habits étaient très recherchés à cause de la finesse de la laine et de la belle teinte noire appelée coraxine (noir de corbeau). Les inscriptions retrouvées dans la ville « attestent la présence d’une importante activité dans le domaine du textile, en particulier du travail de la laine : on relève la mention de foulons, de teinturiers de pourpre, de tisserands, de marchands de vêtements » (P. Prigent).9 En contraste avec ces habits noirs, le Christ offre des vêtements blancs (cf. Daniel 7.9 ; Apocalypse 1.14 ; 4.4 ; 19.14), symboles de pureté, de fête (cf. Apocalypse 3.4-5), de justice (Apocalypse 6.11 ; 19.8) accordée par la mort du Christ (Apocalypse 7.14).
8 Patmos Letters Eastbourne, Proph. Witness 1969 p. 139.
9 L’Apocalypse de Saint Jean Lausanne-Paris, Delachaux & Niestlé 1981 p. 73.
3. Il conseille aussi d’acheter un collyre pour oindre les yeux. Laodicée était réputée pour son école de médecine (on a même supposé que Luc a pu y faire ses études). Celle-ci fut fondée à l’époque de Strabon par un nommé Zeuxis mentionné sur des monnaies laodicéennes. Elle suivait, dans son enseignement, Hérophile de Chalcédoine, un célèbre professeur de médecine du 3e siècle av. J.C. qui a écrit un traité d’ophtalmologie. Elle fut illustrée, entre autres, par un médecin du 1er siècle nommé Démosthènes Philalèthes dont le traité d’ophtalmologie eut une grande influence dans l’antiquité et fut traduit jusqu’au Moyen-Age. Galien connaît deux spécialités pharmaceutiques qui ont vu le jour à Laodicée : un onguent pour les oreilles dont la réputation se répandit au loin et un collyre pour les yeux appelé pierre phrygienne (on se souvient que Laodicée se trouvait aux confins de la Phrygie).
Le pseudo-Aristote parlait déjà de la « poudre phrygienne » : c’était un cylindre d’une pierre particulière que l’on réduisait en poudre. « L’alun phrygien fut exporté dans tout l’empire romain pour la fabrication des collyres » (Mirandolle VI p. 430). Dans les recettes retrouvées, on mentionne des sels de cuivre et de zinc, de l’alun et beaucoup de plantes médicinales.
« Il y a donc suffisamment de raisons pour associer le collyre à Laodicée… L’Eglise de Laodicée, la ville qui prétendait guérir la myopie physique était aveugle quand à sa propre cécité spirituelle » (C.J. Hemer, op. cit. p. 199).
Mais le Seigneur donne sa chance à l’Eglise de Laodicée : « Voici: je me tiens devant la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je dînerai avec lui et lui avec moi » (v. 20).
Au cours de son histoire, Laodicée avait passablement souffert. Certains gouverneurs romains rapaces comme Sulla puis Lucullus lui avaient imposé un tribut de 20000 talents, plus l’obligation de loger et de nourrir des soldats et de leur payer journellement une certaine somme (Plutarque : Sulla 25.2). Cicéron a protesté contre ces mœurs militaires en demandant que les soldats acceptent seulement «quatre lits et un toit, et même, dans certains endroits, pas de toit ; dans la plupart des cas, nous sommes restés sous une tente » (ad Att. 5.16.3). Plutarque loue la probité de son administration disant qu’il tenait table ouverte pour les visiteurs et libérait les habitants de l’obligation de pourvoir aux dîners (deipna) des soldats (Plut. : Cic. 36.2-3). Mais les mauvaises habitudes reprirent dès son successeur Scipion.
Par contraste avec ces habitudes, le Christ refuse de s’imposer à l’hospitalité des Laodicéens. Il se tient devant la porte et frappe, attendant que volontairement on lui ouvre. Sa venue n’est pas un fardeau, c’est un privilège pour celui qui l’invite, le dîner (deipnon) qu’il promet n’est pas extorqué par des menaces et des insultes comme celui des soldats romains, mais c’est « le symbole d’une amitié durable » (Rudwick-Green).
L’allusion locale est peut-être encore plus précise : la cité était entourée d’une muraille carrée. A chaque côté, une porte s’ouvrait sur l’une des grandes routes commerciales. Récemment, on avait construit une triple entrée monumentale et des fortifications pour mettre les citoyens à l’abri des incursions indésirables. Les habitants devaient être habitués à l’image d’un voyageur tardif qui arrivait ‘devant la porte’ et frappait pour demander l’entrée. Mais on n’ouvrait pas à n’importe qui. Les Laodicéens étaient soucieux de protéger les richesses de la ville et de ses banques contre d’éventuels cambrioleurs. Des instructions précises étaient données aux officiers chargés du service nocturne et aux veilleurs de nuit au sujet des personnes auxquelles on pouvait ouvrir la porte.
Ce verset est « le verset-clé, qui est en même temps le plus simple et le plus bouleversant des sept lettres. Jésus n’est plus attendu dans une Eglise pleine d’assurance. La porte est close à l’heure où vient le roi. Va-t-il secouer la poussière des pieds ? Non, il attend. L’amour sait attendre. Nous l’y avons habitué, parce que les tièdes font toujours attendre les autres. Il ne force pas l’accès. Il frappe » (Ch. Brütsch).10
10 Clarté de l’Apocalypse Genève, Labor & Fides 1966 p. 88.
« Le vainqueur, je le ferai siéger avec moi sur mon trône, comme moi-même je suis allé siéger avec mon Père sur son trône après avoir remporté la victoire » (v. 21).
En l’an 40 av. J.-C. Labienus Parthicus envahit l’Asie et « aucune ville ne lui ferma ses portes jusqu’à ce qu’il atteigne Laodicée-sur-le-Lycus où l’orateur Zeno et son fils Polemo lui résistèrent» (Tarn-Charlesworth : Cambridge Ancient History X.47, se fondant sur Strabon 14.2.24). Pour récompenser ses deux vaillants défenseurs, Laodicée offrit un trône à Polemo. Antoine lui confia le gouvernement de la Cilicie en 39 av. J.C. et, en 36, il devint roi du Pont (Dio Cassius 49.25.4 : Plutarque : Antoine 38.3) et fondateur de la dynastie royale des Zénonides qui devint la plus puissante de la province. La promesse du Christ au vainqueur devait donc évoquer à Laodicée le souvenir très précis d’un homme qui avait reçu un trône parce qu’il avait résisté à l’envahisseur et qu’il a été vainqueur.
C’est un témoignage de la grâce de Dieu que le message à l’Eglise la plus décevante se termine par la promesse la plus belle.