Une heure d’éternité, un moment avec le Seigneur nous fera totalement oublier toute une vie de souffrances.Horatius Bonar
Il n’était qu’un petit garçon de dix ans seulement, mais Russell Davis savait ce que c’était qu’une vie de souffrances. Pendant quatre années, il se battit contre le cancer. Un samedi, en revenant de l’hôpital, il écrivit à son meilleur ami :
Cher Brian,
Comment vas-tu ? Je me trouve bien à l’hôpital mais un peu endormi. Je sais que tu t’inquiètes un peu pour moi mais ne t’en fais pas trop. Aussi si ça peut te rassurer, tu peux venir me voir si tu as le temps.
Quand je mourrai, si ça m’arrive bientôt, ne t’inquiète pas parce que je serai à un endroit super au ciel. Et pas longtemps après, toi aussi tu seras avec moi au ciel, parce qu’un millier d’années sur terre est une minute au ciel.
Je sais que je te manquerai quand je serai parti, mais accepte-le comme tu as fait pour la mort de ton oncle. Ma maman te donnera quelque chose de moi pour que tu te souviennes toujours. Alors ne t’en fais pas trop.Amitiés, Russell.
Trois jours plus tard, Russell demanda une gorgée d’eau et dit : “Je t’aime, maman. Je t’aime, papa.” Et il partit vers son vrai chez lui auprès du Seigneur. Certains écrivent de meilleurs sermons au moment de mourir que d’autres pendant toute une vie de prédication.
Nous regardons souvent un enfant ou une jeune personne et nous demandons pourquoi il ne leur a pas été permis de vivre une vie normale sur terre. Je crois que Dieu prépare certains de ces jeunes à avoir une influence sur leurs pairs à l’âge où ils orientent leur vie. La Bible dit : “Elle a du prix aux yeux de l’Eternel, la mort de ceux qui l’aiment” (Psaume 116.15).
Nous nous demandons comment la mort peut avoir du prix ? Dieu sait qu’après avoir accompli notre service sur terre, nous aurons quelque chose de plus glorieux qui nous attend dans les cieux. Plus Dieu prend ses enfants jeunes, plus cela pousse les gens à regarder la réalité de Christ.
Le Ciel est un endroit et non pas seulement une expérience. Nous entendons parler de bien des choses qui sont célestes, depuis un soufflé au chocolat jusqu’à une île exotique. Mais le vrai ciel est notre demeure éternelle.
Jésus dit : “Je vais vous préparer une place… je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis” (Jean 14.2-3). Ce lieu dépasse tout ce que nous pouvons avoir sur terre ou que l’homme peut construire. Le Ciel est la “maison de mon Père.” Avant d’aller à la croix, Jésus rassembla ses disciples dans la chambre haute et parla d’une maison. Il dit : “Il y a beaucoup d’endroits où demeurer dans la maison de mon Père” (Jean 14.2). Dans la Segond, on dit plusieurs “demeures”. Cela ne signifie pas une maison imposante mais un lieu de repos. Le ciel est un lieu de repos. Si je dis au Seigneur que je suis fatigué en arrivant dans sa maison, il répondra : “Repose-toi, Billy.” Dieu se reposa le septième jour de la Création, aussi peut-il nous dire de nous reposer. Mais il y aura de l’action, aussi. Mon idée du ciel est de toujours travailler sans jamais être fatigué. Le ciel ne sera pas une éternelle sieste du dimanche après-midi.
Quand nous sommes jeunes, nous avons hâte de partir de la maison et de vivre notre propre vie. Nous voulons notre liberté sans les restrictions parentales. Mais lorsque les tempêtes de la vie nous frappent, nous devons bien nous ennuyer du climat de sécurité de la maison. La maison de nos souvenirs peut ne plus exister, ou la sécurité que nous avons connue autrefois dans cette maison peut être disparue. Le ciel nous procurera confort et sécurité pour toujours.
Certains croyants sont couchés dans des lits d’hôpital aujourd’hui. Certains peuvent souffrir de terribles maladies ou être en prison ou dans des camps de concentration. Ils s’ennuient de la maison, où ils peuvent trouver du soulagement à leurs souffrances et renouveler le sentiment d’amour dans leur vie. La maison et l’amour qui les attendent, c’est Jésus-Christ, et grâce à lui, le Ciel enfin et pour toujours !
Quand la mort nous regarde droit dans les yeux, notre vie après la mort prend une nouvelle importance. Phil Manly, l’aumônier du Centre Médical de Los Angeles, a des centaines d’histoires à raconter sur la moisson des âmes dans les hôpitaux. Il relate : “Une dame de cinquante-huit ans qui avait un cancer et qui faillit perdre la vie à deux reprises pendant une crise, demanda au Seigneur de la transformer à son image ; un jeune homme, terrifié d’apprendre qu’il avait le sida, demanda à parler à l’aumônier et reçut le Seigneur ce même soir ; un jeune homme et sa femme reçurent le Seigneur dans le département des soins aux brûlés. Il avait essayé de mettre le feu à une voiture pour se venger et finit par se brûler assez gravement.”
Chacun de nous doit se préparer à rencontrer Dieu pendant qu’il est vivant. Un jour chacun se tiendra devant son trône et rendra compte pour lui-même. Les paroles les plus tristes que je puisse imaginer seraient celles que le Seigneur a dites : “Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi” (Matthieu 7.23).
Quand le printemps arrivait à notre maison de montagne, ma femme se dirigeait vers le jardin. Elle a toujours tenu une maison qui respire le confort et la beauté pour notre famille. Quand je suis dans une chambre d’hôtel dans quelque ville de par le monde, je pense souvent à notre maison dans les montagnes, remplie de toute une vie de souvenirs et d’amour.
Imaginez-vous quelques-uns des plus beaux endroits du monde. La Suisse, lorsque le soleil brise ses rayons sur les sommets enneigés des montagnes et les déverse sur les flancs jonchés de fleurs sauvages. Un lac dont l’eau est pure comme du cristal, niché entre les hauts pins. Une plage de sable blanc et le doux clapotis des chaudes mers des Caraïbes. Une nuit dans l’ouest désertique avec un million d’étoiles sur fond de velours. Un jour d’automne sur une route déserte de Nouvelle-Angleterre. Un fauteuil confortable, un bon livre, une tasse de chocolat chaud et un bon feu de foyer pendant que la neige tombe dehors.
Le Ciel sera beaucoup plus que cela, parce que c’est la maison du Père, et c’est le Dieu de la Beauté. La même main qui a façonné la beauté de ce monde a préparé un plus bel endroit encore pour nous.
L’homme a presque tout pollué sur notre terre, mais au ciel il n’y aura plus de soucis écologiques. L’eau sera pure, l’air propre, et on n’aura plus besoin de dépotoirs ou de papier et de boîtes de conserve recyclés.
Dans l’Apocalypse, lorsque Jean aperçut le ciel, la seule chose à laquelle il put le comparer était une fiancée à son jour de noces. J’ai trois filles et deux brus, et chacune fut une magnifique mariée, mais leur beauté n’était qu’un pâle reflet du Ciel.
Si nous sommes émerveillés et réjouis devant les beautés que le Seigneur a mis sur cette terre, je suis certain que des surprises autrement plus merveilleuses nous attendent au ciel.
Je connais beaucoup de beaux foyers qui ne sont pas heureux. Si nous regardons autour de nous, ou à l’intérieur de nous, nous savons que nous vivons sur une planète fondamentalement triste. Tenez-vous sur un coin de rue dans n’importe quelle grande ville de ce monde et regardez les visages. Quand nous arriverons au ciel, tous les éléments qui causaient la tristesse sur terre auront disparu. Pensez à un endroit où il n’y a ni péché, ni tristesse, ni insécurité, ni querelles, ni égoïsme, ni racisme, ni malentendus, ni sentiments froissés, ni inquiétudes, ni douleurs, ni maladies, ni souffrances, ni mort.
Le ciel sera plein de musique et de cantiques. Ses habitants chanteront un cantique nouveau, rendant gloire à Jésus-Christ, qui fut immolé et racheta “pour Dieu des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation” (Apocalypse 5.9).
On nous dit qu’un puissant chœur chantera : “Louez Dieu ! Car le Seigneur, notre Dieu tout-puissant, a établi son règne” (Apocalypse 19.6). Le Messie de Handel, chanté par les plus célèbres chorales de la terre ne peuvent se comparer au chœur céleste. Quand Bev Shea chante à nos croisades, comme il le fait depuis le début, je suis béni d’une manière vraiment particulière. Le ciel résonnera de voix comme la sienne.
Le ciel sera un endroit où nous avons du travail à faire. Peut-être un genre de travail que nous n’avons jamais connu sur terre. Plus de frustrations, plus d’autoroutes, plus d’échecs ni de fatigue. Cliff Barrows, notre directeur de chant et Bev Shea, notre chanteur solo, m’accompagnent depuis des années. Ils me taquinent parfois en me disant qu’au ciel je n’aurai plus d’emploi alors qu’eux, si !
Avez-vous déjà fait quelque chose de si extraordinaire, de si gratifiant que vous espériez ne jamais finir ? On a dit qu’il n’y a rien de plus fatiguant que de ne rien faire. Au ciel notre travail sera stimulant et gratifiant.
Dans Apocalypse 22.3, Jean écrit : “Ses serviteurs le serviront.” Chacun de nous recevra une tâche qu’il se réjouira d’accomplir. Certains seront peut-être les cuisiniers qui prépareront les banquets célestes, d’autres joueront avec les enfants. Peut-être nous demandera-t-on de nous occuper des jardins ou de polir les arcs-en-ciel. Notre imagination est sans limite. Quoi que nous fassions, la Bible dit que nous le servirons. Pensez-y, vous aimerez le travail que vous ferez sans jamais vous fatiguer !
Avez-vous déjà éprouvé la joie de voir un visage familier dans un endroit étrange ? Personne qui entre dans la maison du Père ne se sentira mal à l’aise, parce que ses amis y seront. Nous aurons peut-être des surprises en voyant ceux qui y seront.
Ma femme aime beaucoup le petit poème qui suit qu’elle a déniché quelque part. Elle n’a aucune idée de l’auteur, ni de l’endroit d’où il vient.
Lorsqu’au ciel tu arriveras
Sans aucun doute tu verras
Plusieurs dont la présence, là,
Sera un choc pour toi.
Autour ne regarde pas
Et les yeux même ne fixe pas,
Car sans doute il y aura
Des gens surpris que toi aussi, tu y sois.
Si vous êtes croyant, vous verrez ces amis et familles qui ont accepté Christ. Notre réunion familiale comprendra tous les gens de la Bible que vous avez toujours voulu rencontrer. Les saints de l’Ancien et du Nouveau Testaments seront là pour vous accueillir et répondre à quelques-unes de ces questions que vous avez toujours voulu poser. Nous n’aurons plus besoin de nous dépêcher ni de nous mettre en ligne, car nous aurons toute l’éternité pour satisfaire notre curiosité.
La maison de Dieu sera joyeuse car Christ sera là. La vie avec Christ est un amour sans fin ; sans lui ce serait une fin sans amour. Dans Apocalypse 22, on nous dit que nous verrons son visage. Nous avons déjà vu des tableaux et des films qui ont essayé de représenter le visage et le corps de Jésus. Personne ne sait à quoi il ressemble, sauf ces croyants qui sont maintenant avec lui.
Vous est-il déjà arrivé d’être dans une foule et de vous étirer pour voir quelque important dignitaire ? Ou dans une réunion ou une retraite où vous espérer que le conférencier vous reconnaîtra ? Il y aura des millions de chrétiens au ciel, mais Jésus connaîtra chacun de nous personnellement, et nous le connaîtrons d’une manière plus profonde comme jamais auparavant. “A présent, ce que nous voyons est semblable à une image obscure reflétée par un miroir ; mais alors, nous verrons face à face. A présent, je ne connais qu’incomplètement ; mais alors, je connaîtrai complètement, comme Dieu me connaît” (1 Corinthiens 13.12).
Dieu connaît nos coeurs. Rien n’est caché devant lui. Nous sommes nus devant lui, mais souvent il nous semble si loin de nous. Il est le Dieu présent mais il ne nous semble pas réel. Au ciel nous le connaîtrons dans toute sa gloire.
Il n’est pas mal d’aimer la vie; en fait, nous devrions la vivre le plus pleinement possible. Au ciel, nous jouirons de tout beaucoup plus encore. Paul dit : “Pour moi, la vie c’est le Christ et la mort est un gain” (Philippiens 1.21).
Que gagnerons-nous ? je ne peux qu’imaginer que ce que nous aimons sur terre sera multiplié en plaisir au ciel.
Nous ne pourrons nous marier au ciel. Certains d’entre nous qui aimons beaucoup nos conjoints pouvons nous en attrister, mais plus je pense aux promesses de Dieu, plus je crois que ce que Dieu a en réserve pour nous sera infiniment plus joyeux, plus agréable et plus merveilleux que ce que nous connaissons maintenant.
Je fais confiance à Jésus pour mes lendemains éternels et je sais qu’il résoudra tous les problèmes que nous avons maintenant. Nous pourrons nous comprendre les uns les autres car il y aura un langage universel, le langage de l’amour, qui nous permettra de parler librement avec des gens qui vivaient dans d’autres pays sur terre. Le problème de communication sera terminé.
Les nuits viennent sur la terre, remplies d’obscurité et de dangers. Dans plusieurs villes de notre planète, on nous met en garde de ne pas sortir dans les rues la nuit. Mais au ciel, il n’y a pas de nuit. Nous n’aurons plus besoin de dormir. Sur terre le sommeil restaure nos forces, mais au ciel nous n’aurons plus de baisse d’énergie, alors le sommeil ne sera plus nécessaire.
La nuit est un temps où on commet bien des crimes. Au ciel, le mal ne sera plus et la lumière qui nous entourera sera un reflet de la lumière du monde, Jésus-Christ.
Notre vie sur la terre nous manquera-t-elle ? Nous ne nous en souviendrons même plus ! Esaïe dit : “Car je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, si bien qu’on n’évoquera plus le ciel ancien, la terre ancienne ; on n’y pensera plus” (65.17, italiques ajoutées).
Quand le livre de l’Apocalypse fut écrit, les villes étaient des lieux de refuge, de camaraderie et de sécurité. Aujourd’hui, on parle de surpopulation, de criminalité et de corruption. Le ciel décrit comme une ville se réfère aux villes d’autrefois et non à notre idée moderne de la ville.
L’Apocalypse présente le ciel comme une ville, la nouvelle Jérusalem. C’est la ville où nous habiterons pour toujours. Elle sera assez grande pour accueillir tous les croyants sans entassement.
Depuis des siècles les femmes aiment les bijoux. La Nouvelle Jérusalem aura des portes en perles, des rues en or, et les fondements des murs de la ville ressembleront à une vitrine de chez Tiffany, multipliée plusieurs fois en magnificence.
Dans la rue principale de la Nouvelle Jérusalem, l’Arbre de la Vie croîtra. Tous y auront accès. Jean décrit cet Arbre “qui donne du fruit douze mois par année, une fois chaque mois. Ses feuilles servent à la guérison des nations” (Apocalypse 22.2). L’Arbre de la vie accomplira ce que les Nations Unies, les chefs d’Etats, les ambassadeurs et les missions de paix n’ont jamais pu réussir. L’harmonie règnera au Ciel.
Ma femme et moi, nous n’aimons pas la ville. Nous ne voulons pas d’un château. Nous aimons les maisons en rondins un peu primitives, confortables maïs sobres. Se peut-il que chacun voie à travers ses propres yeux, de façon différente des autres : ce qui paraîtra une ville en pierres précieuses à l’un semblera une maison en bois rond à l’autre, perdue dans les montagnes ?
La lutte pour soutenir sa famille est devenue de plus en plus difficile. L’inflation, les taxes, les primes d’assurances élevées, et bien d’autres factures qui augmentent notre fardeau financier nous ont placés dans des situations difficiles. L’argent ne sera plus un souci au Ciel ; en fait, il n’y en aura plus. La Bible nous dit qu’il nous donnera “à boire gratuitement à la source de l’eau de la vie” (Apocalypse 21.6). Nous ne travaillerons plus pour un salaire, mais pour la simple joie de créer et de produire.
L’une des plus grandes peurs de l’être humain est la peur de l’échec. La vie n’est pas une suite ininterrompue de succès, parce qu’il nous arrive des échecs au travail, dans les affaires, dans nos relations personnelles, et nos ambitions professionnelles. Au ciel nous ne pouvons plus échouer. Nous réussirons tout ce que nous entreprendrons, car “il ne s’y trouvera plus rien qui soit frappé par la malédiction de Dieu” (Apocalypse 22.3). La personne qui n’a jamais obtenu de note d’excellence sur son bulletin scolaire ni d’espace de stationnement réservé à son nom, sera aussi importante que le chef d’une grande entreprise ou qu’un grand musicien.
Spirituellement, nous serons près de Dieu, car son peuple vivra en sa présence et le louera continuellement. Il n’y aura pas de période de sécheresse dans notre expérience spirituelle, car nous vivrons dans le bonheur éternel avec le Seigneur.
Je pense que lorsque nous serons au paradis, notre potentiel sera pleinement réalisé. Quand Dieu obtiendra l’entière direction de notre vie, nous saurons tout ce que nous pouvons être. Sur terre nous ne nous servons que d’une infime partie de notre potentiel, mais au Ciel nous verrons tous nos dons s’épanouir.
Un poète inconnu a écrit :
Dans ce sombre univers de péché et de douleur
Nous ne nous rencontrons que pour nous quitter aussitôt ;
Mais lorsque nous serons enfin Là-Haut,
De toujours rester ensemble sera notre bonheur
La joie que nous connaîtrons ce jour-là
Toutes nos afflictions présentes chassera.
Toutes les gloires du Paradis seront multipliées à cause des gens que nous y connaîtrons. Sur terre, chaque fois que nous vivons une belle expérience, nous voulons la partager avec quelqu’un d’autre. Ne sera-t-il pas formidable de partager le Ciel avec nos enfants, nos parents, nos amis, et tous ces célèbres gens qui nous ont précédés ?
Dans ce monde présent, nous sommes au milieu d’un champ de bataille. Nous pouvons comprendre Paul lorsqu’il parle des difficultés qu’il rencontre de tous côtés : des luttes avec d’autres personnes, des craintes dans notre cœur (2 Corinthiens 7.5).
Dans ce champ de bataille, nous luttons, non seulement avec la chair et le sang, mais aussi avec les principautés et les puissances, avec les forces des ténèbres et les esprits méchants. Nous nous demandons si nous aurons jamais le dessus. A la fin, tous les enfants de Dieu chanteront le chant de la victoire. Tous les combattants fatigués pourront se reposer.
Chaque fois qu’un athlète qui a pris du retard finit par remporter la médaille d’or, ou qu’une équipe qui semblait au départ n’avoir aucune chance décroche la victoire à quelques secondes de la fin du match, je pense à ce que Paul dit : “J’ai combattu le bon combat, je suis allé jusqu’au bout de la course, j’ai gardé la foi. Et maintenant, le prix de la victoire m’attend ; c’est la couronne de justice que le Seigneur, le juste juge, me donnera au jour du Jugement” (2 Timothée 4.7-8).
On rapporte plusieurs histoires et on écrit plusieurs livres sur les extraterrestres qui visiteraient notre planète. Les chrétiens sont vraiment des “extraterrestres” qui font un séjour sur cette terre puis retournent à leur vraie demeure. Dans les jours qui précédèrent sa mort, Paul avait hâte au jour où il recevrait sa couronne de gloire. Nous devrions vivre comme Paul, servant fidèlement mais attendant le retour de Christ, que ce soit lorsqu’il reviendra nous enlever sur les nuées avec lui ou lorsque nous le verrons avant cela.
Encore quelques jours sombres et nous connaîtrons le jour éternel. Quelques années brèves, ou quelques courts instants, et nous entrerons dans la cité éternelle, nous nous assiérons à l’ombre de l’Arbre de la Vie et boirons de l’eau pure comme du cristal. Nous n’avons eu ici-bas qu’un avant-goût de ce que veut dire aimer et être aimé.
Etes-vous prêt ? Je sais que moi, je suis prêt à rencontrer le Maître, non parce que j’ai prêché ou écrit des livres, mais parce qu’un jour, il y a bien des années, j’ai avoué mes péchés et demandé au Seigneur d’entrer dans ma vie et de faire de moi ce qu’il voulait.
C’est une décision que personne ne regrettera, ni dans cette vie ni dans celle qui vient. “J’estime que ce que nous souffrons dans le temps présent ne peut pas se comparer à la gloire que Dieu nous révélera” (Romains 8.18).
Nous étions à Seattle pour une croisade d’évangélisation à la fin de la Guerre du Golfe. Le Président Bush avait proclamé le 7 mars 1991 jour de fête pour célébrer la libération du Koweït et la fin des hostilités dans le Golfe. Nous avions invité une dame à parler aux milliers de gens qui assistaient à la réunion. Je suis sûr qu’elle était nerveuse, mais elle raconta une histoire qui nous a tous émus.
Voici un extrait de ce que Mme Shirley Lansing raconta :
Je veux vous partager une histoire qui concerne mon fils, John Kendall Morgan, premier adjudant de l’armée des Etats-Unis, servant dans l’Opération “Desert Storm”. John donna sa vie à Jésus quand il était jeune… A cette époque ça ne lui semblait pas très important, mais ça l’était. Il y a quelques semaines, deux officiers vinrent à notre porte et nous informèrent qu’ils avaient le regret de nous apprendre que notre fils avait été tué au combat quand son hélicoptère fut abattu par l’artillerie ennemie.
Quand John monta dans l’avion qui l’emmenait en Arabie Saoudite, il donna à Lisa, sa fiancée, le livre de la mariée, pour qu’à son retour ils puissent préparer la noce. Je vous parle du fond de mon cœur et du fond de ma douleur, parce que Dieu seul peut me donner la force de me tenir devant vous et de dire ces paroles. Mais elles sont si importantes. Chacun de vous doit prendre la décision que mon fils a prise. Et c’est le moment où vous avez le choix et vous ne savez jamais combien de temps vous avez pour vous décider.
Trois semaines avant sa mort, John écrivit deux lettres, à n’ouvrir qu’au cas où… Après avoir appris la nouvelle, nous ouvrîmes notre lettre qui disait : “Au cas où auriez à ouvrir ceci, veuillez ne pas vous inquiéter pour moi. Je suis très bien… Maintenant je sais quelque chose que vous ne savez pas… à quoi ressemble le Paradis !”
Et, un jour, nous aussi nous le saurons !