La réponse à nos problèmes

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AMIS, PARENTS ET VOISINS

Mon mari et moi avons accueilli dans notre foyer un couple de nos amis qui passait par une épreuve. Nous les avons amenés au Sauveur et nous croyons qu’ils sont véritablement chrétiens. Mais maintenant, ils restent chez nous et nous n’avons plus réellement un foyer à nous. Le mari ne veut pas travailler et la femme m’aide juste un peu. Nous ne désirons pas les renvoyer de peur de faire du tort à leur vie spirituelle. Que pouvons-nous faire ?

Si la vie spirituelle est une chose aussi délicate que cela, elle n’est pas réellement le travail de Dieu. Ceux que Dieu a sauvés de leur ancienne manière de vivre et à qui Il a fait don du salut sont solides. Une des responsabilités fonda- mentales de chaque enfant de Dieu est de travailler. L’apôtre Paul écrit : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. »1

1 2 Thessaloniciens 3.10.

Il est convenable qu’un chrétien travaille, et vos amis doivent être placés devant ce fait. Dans une autre épître, l’apôtre Paul écrit : « Nous vous exhortons, frères, à abonder toujours plus dans cet amour, et à mettre votre honneur à vivre tranquilles, à vous occuper de vos propres affaires, et à travailler de vos mains, comme nous vous l’avons recommandé, en sorte que vous vous conduisiez honnêtement envers ceux du dehors, et que vous n’ayez besoin de personne. »2

2 1 Thessaloniciens 4.10-12.

Comme chrétiens, nous devons nous aider les uns les autres, mais si vos amis sont valides, vous devez leur fixer une date à partir de laquelle vous leur demanderez de reprendre leur indépendance.


Il y a quelques années, je me suis brouillée avec les gens de mon Eglise, à cause de la langue acérée d’une des paroissiennes. Je me suis complètement retirée de la communauté. Que faut-il faire avec des gens cancaniers et sarcastiques ?

La meilleure chose à faire est d’ignorer leurs remarques. La Bible dit : « L’amour est patient, il est plein de bonté. il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal. »3 Cela n’est pas facile, mais si nous désirons être les disciples de Jésus, nous devons essayer. Pendant deux longues années, vous avez empoisonné votre esprit et votre corps avec de la rancune. Arrêtez maintenant. Suivez l’exemple du Christ et priez pour la personne qui vous a causé du tort. Voyez-la comme Christ la voit. Lorsque vous la rencontrez, agissez comme si vous aviez oublié ses remarques caustiques. Mieux que cela, soyez si pleine d’amour que vous n’ayez plus de place pour la mauvaise humeur.

3 1 Corinthiens 13.4-5.

Allez de nouveau à l’église dimanche prochain. Retournez adorer Dieu là où vous le faisiez d’habitude. Quand vous entrerez dans l’église, fixez vos pensées sur Christ. Si vous pensez que quelques membres de la congrégation ne sont pas les imitateurs de Christ, souvenez-vous que vous aussi vous avez désobéi. Vous trouverez une joie nouvelle quand vous aurez obéi à la parole de Jésus : « Bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. »4

4 Luc 6.28.


Mon frère est sur le point d’épouser une jeune fille qui ne lui convient absolument bas. Comment puis-je lui montrer son erreur et le garder de ce pas fatal ? Je l’aime et c’est moi qui lui ai donné un foyer depuis la mort de nos parents.

Il est probable que vous ne trouverez jamais une jeune fille assez bien pour votre frère. Il est certainement un jeune homme admirable, mais puisque vous l’estimez tellement, pourquoi ne vous fiez-vous pas à son jugement dans ce cas ? En intervenant, vous feriez plus de mal que de bien. C’est en vous que le problème se situe, car ce mariage signifie la dissolution de votre foyer. Vous êtes une personne très dépendante et vous vous rendez compte que votre sécurité va vous être enlevée. Tout le monde recherche un appui et aime se sentir utile. Permettez-moi de vous dire que le sentiment d’abandon que vous ressentez est peut-être bon pour vous. Il pourrait vous apprendre que chaque fois que nous nous appuyons sur quelqu’un pour obtenir un soutien, nous risquons d’encourir une sérieuse déception. Dieu nous a donné à tous cet instinct de dépendance, afin que nous apprenions à dépendre de Lui. Changez en gain ce qui vous semble être une perte. Laissez Dieu prendre la part qui Lui revient dans votre vie. Vous aurez alors non seulement résolu votre problème, mais vous aurez découvert une joie nouvelle découlant de votre foi personnelle. Christ peut devenir un « ami plus attaché qu’un frère »5.

5 Proverbes 18.24.


Nous sommes plusieurs enfants ; notre mère est morte récemment. Notre père a l’intention de se remarier et nous savons que nous ne supporterons jamais une belle-mère. Que vous est-il possible de faire pour nous aider ?

Il est regrettable que le mot belle-mère ait trop souvent pris un sens péjoratif. Quelques-unes des femmes les plus remarquables que je connaisse sont des belles-mères. Il est beaucoup plus difficile d’être belle-mère que d’être mère. L’amour qu’elle porte à son mari doit être partagé entre plusieurs personnes. De plus, elle doit souvent se livrer à une fastidieuse acrobatie pour ne pas commettre d’impairs, plaire à tout le monde et ne blesser personne.

Vous dites que vous ne pourrez jamais supporter une belle-mère. C’est cette sorte d’attitude préconçue qui ruine habituellement toute chance de bonheur dans une situation telle que la vôtre. Si vous avez une telle idée dans la tête, la meilleure femme du monde ne pourra pas s’entendre avec vous.

Je sympathise profondément avec vous, car vous avez subi une grande perte. Mais nous devons prendre la vie telle qu’elle se présente et aller de l’avant. Je vous conseille de penser au sacrifice que fait cette femme qui aime assez votre père pour partager son amour avec les enfants de sa première femme et qui accepte d’adapter ses désirs et sa liberté à votre situation de famille. Réfléchissez-y bien, et je suis persuadé que même si je ne puis rien faire pour vous aider, vous accomplirez beaucoup en changeant d’attitude vis-à-vis de votre future belle-mère.


Une femme membre de notre paroisse s’affiche ouvertement avec un homme marié. Elle a quarante ans et lui trente. Le dimanche elle va à l’église avec la prétention de se faire passer pour la meilleure des paroissiennes. Les gens commencent à être lassés de sa conduite. Ne pensez-vous pas que quelqu’un devrait lui parler ?

Je pense que Quelqu’un est en train de lui parler. Sa conscience la travaille certainement, son bon-sens la reprend et je suis sûr que Dieu lui parle. Le fait qu’elle aille à l’église témoigne de sa faim pour quelque chose de plus satisfaisant dans la vie que son hypocrisie. A votre place, j’hésiterais à parler comme vous le faites de cette femme, de peur de me trouver dans la position de ces pharisiens qui désiraient lapider la femme adultère. Jésus leur a dit : « Que celui de vous qui est sans péché jette la première pierre contre elle. »6 Et ils se sont tous retirés.

6 Jean 8.7.

Il est facile de se monter contre le péché de quelqu’un, c’est humain et naturel. Mais nous oublions que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu »7. Si vous parlez à cette femme, faites-le avec amour et dans l’Esprit de Christ. Elle n’est pas pire que la femme du puits de Jacob à qui Christ a donné l’eau de la vie8.

7 Romains 3.23.

8 Jean 4.

Avant toute autre chose, il faut que les membres de l’Eglise qui se préoccupent de cette pauvre femme se réunissent et prient pour elle.


Je joue au golf avec un ami, et je dois avouer qu’il triche. Il m’arrive rarement de gagner, et si j’y arrive c’est parce que j’enfreins quelques règles moi-même. Pourquoi des adultes recourent-ils à de telles astuces simplement pour gagner un jeu ?

Votre question serait amusante si elle n’était pas aussi tragiquement triste. Il m’arrive de jouer au golf, et j’aime à le faire, car le déroulement en est totalement imprévisible, Comme tout autre sport, le golf est un sport d’honneur. C’est un jeu pour gentlemen, et si les règles n’en sont pas observées il perd son charme pour tout le monde.

Quand quelqu’un désire gagner et qu’il recourt à la tricherie, il perd tout le sens du jeu. Lorsqu’il gagne, il a en fait perdu, car il a perdu ce sentiment d’honneur et de sportivité qui fait la valeur de toute épreuve sportive.

Je crains que cette propension à la tricherie et à la fraude ne devienne une caractéristique générale de notre temps. Nous la voyons dans la politique, dans les affaires, à la télévision et maintenant dans les sports.

Grantland Rice a écrit une fois ces paroles que j’aimerais que vous lisiez avec votre ami: « Quand le Grand Marqueur viendra pour inscrire vos noms, il ne s’inquiétera pas de savoir si vous avez gagné ou perdu, mais de votre manière de jouer. »

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