La réponse à nos problèmes

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RÉPARATIONS

Mon mari et moi sommes chrétiens et nous avons essayé de rendre notre foyer agréable à Dieu. Nous avons des connaissances qui nous rendent parfois visite. Quand ils viennent, ils pratiquent certaines mauvaises habitudes qui nous gênent beaucoup. Nous n’aimerions pas que quelques-uns de nos amis les rencontrent ainsi dans notre maison. Pensez-vous que nous devions les inviter à partir ou devons-nous les mettre au courant de nos habitudes ?

Au cours de leurs nombreuses visites, avez-vous essayé d’une manière précise de les aider spirituellement ? Ils viennent peut-être vers vous pour obtenir un secours spirituel. Il est possible qu’ils ignorent pourquoi vous avez des principes. Peut-être ne savent-ils même pas que vous en avez.

Votre maison peut donner l’impression d’un vide si vous vous abstenez simplement de choses que vous considérez comme mauvaises. Faites de votre foyer quelque chose de positif ayant une influence spirituelle sur tous ceux qui vous rendent visite. Il serait bon que vous priiez avant les repas, discutiez, conversiez, sans faire de polémique, sur la Bible ou que vous parliez de la bonté de Dieu dans vos vies. Vous cherchez peut-être tellement à avoir du tact que vous laissez passer des occasions. Souvenez-vous que Jésus Lui-même a mangé avec des pécheurs, mais qu’Il est resté fidèle à ses principes. Je ne crois pas qu’Il ait eu honte d’être trouvé en compagnie de gens de mauvaise vie, car Il les relevait et ne se laissait jamais abaisser par eux.


J’ai fait beaucoup souffrir un ancien ami par des pertes financières et de terribles injustices que j’ai commises pour gagner de l’argent. Que puis-je faire pour être pardonné de cette faute ?

Votre question présente un tableau bien sombre, mais le fait que vous vous rendiez compte du mal que vous avez commis montre qu’il y a de l’espoir. La Bible s’adresse d’une manière précise aux gens qui sont dans votre situation : « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis viens présenter ton offrande. »1

1 Matthieu 5.23-24.

Allez vers la personne à qui vous avez fait du tort. Avec humilité demandez-lui de vous pardonner. Puis promettez-lui de lui rendre tout ce que vous lui devez. Après seulement, vous serez prêt à donner votre vie à Dieu. Trop de gens essaient de grimper jusqu’au Royaume de Dieu sur les débris accumulés d’un passé sordide et pécheur. Dieu peut pardonner les péchés du cœur, mais les torts commis envers les autres doivent être réparés si nous voulons avoir la paix avec Dieu.


Il y a quelque temps, j’ai fonctionné comme trésorier de l’Eglise. A plusieurs reprises, j’ai pris de petites sommes d’argent avec l’intention de les rendre aussi vite que possible. Maintenant quelqu’un d’autre m’a remplacé à ce poste et j’ai honte de lui dire ce que j’ai fait, car je dois remettre une certaine somme pour boucler les comptes. Pouvez-vous m’aider par une suggestion ?

Vous devez soulager votre conscience en redressant les comptes. Vous ne pouvez avoir la paix avant d’avoir fait cela. Je vous conseille de vous confier au pasteur de votre Eglise. Vous pouvez être sûr qu’il ne trahira pas votre confiance. Votre problème a certainement un côté spirituel.

Il n’y a aucun doute quant à ce qui doit être fait. Il y a seulement une question de procédure, et la meilleure serait de vous confier à votre pasteur. Il est la personne dont vous avez besoin pour résoudre un tel problème. La Bible nous dit que nous devons nous soumettre à ceux qui ont une telle responsabilité : « Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte ; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage. »2

2 Hébreux 13.17.


Il y a quelques années, ma sœur et moi nous nous sommes querellées à propos de l’héritage de notre mère. Nous ne nous sommes plus vues ni parlé depuis. Je crois encore que j’avais raison, mais je suis vraiment triste de cette chicane.

Il est probable que votre sœur est aussi malheureuse que vous à ce propos et qu’elle croit aussi avoir eu raison. Je pense que vous avez eu tort toutes les deux et que vous avez agi comme des enfants gâtées plutôt que comme des adultes. Valait-il la peine de vous créer tant de malheur pour vous partager ce que votre mère possédait ? Pouvez-vous emporter une seule chose dans l’éternité ? Il vous faut téléphoner, écrire ou aller voir votre sœur et lui demander son pardon. Il pourrait arriver qu’elle vous repoussât, mais j’ai plutôt l’impression qu’elle vous accueillera les bras ouverts. Je vous conseille d’aller jusqu’au fond du problème et de lui offrir les dédommagements qu’elle pourrait désirer. Si vous faites cela dans un amour véritable, je suis convaincu que toutes deux vous trouverez une nouvelle joie et la paix dans vos vies. Faites le premier pas et réparez ce qui s’est passé. Cela vous semblera dur tout d’abord, mais j’ai l’assurance que cela vous apportera un grand bonheur.


Il y a quelque temps, lors d’un examen, j’ai triché. La discipline du collège veut que nous échouiions à toutes les branches dans lesquelles nous avons triché. Maintenant ma conscience me travaille, mais si j’avoue ma tromperie, je risque de ne pas obtenir le diplôme du collège. Puis-je laisser tomber la chose en essayant peut-être de vaincre ma conscience chargée ?

Dieu nous a donné à chacun une conscience pour une raison précise. Une conscience éclairée est notre meilleur guide ; mais si vous l’étouffez et si vous refusez de l’écouter vous allez vite la rendre inutile. Vous risquez de détruire sa voix. Vous savez que vous avez mal agi. Il n’y a qu’un seul moyen de liquider la chose. Il vaudrait beaucoup mieux recommencer ce cours plutôt que de désobéir à la voix de votre conscience. Je ne puis pas vous dire comment la direction du collège réagira. Vous devez faire ce qui est juste, quelles que puissent en être les conséquences. Je suis persuadé que la pensée d’avoir agi selon la lumière que Dieu vous a donnée compensera de beaucoup ce que vous allez perdre à cause de cette tricherie.


Il y a quelques mois, j’ai raconté un cancan innocent sur un ami. Je n’avais aucune mauvaise intention, mais récemment, ce que j’ai dit est devenu la base d’un scandale. Que puis-je faire pour réparer mes torts ?

Cancaner, même à propos de choses insignifiantes, est un péché sérieux. Nous ne pouvons jamais rattraper nos paroles qui vont s’amplifiant et se déformant. Il est un jeu qui consiste à murmurer une phrase à son voisin. Avant d’avoir fait le tour des participants, la phrase s’est déjà bien modifiée. Cela illustre tout à fait ce qui se passe quand nous médisons. Les remarques que l’on fait sont comme des plumes qu’on lâcherait le long d’une route: on ne peut jamais les ramasser ni les retrouver toutes. Dans votre cas, l’attitude chrétienne à avoir est d’aller vers votre ami, de lui confesser ce que vous avez fait et de lui demander son pardon. Puis de faire l’impossible pour rectifier ce que vous avez dit devant les autres. La Bible dit : « Celui qui répand la calomnie dévoile les secrets, mais celui qui a l’esprit fidèle les garde. »3 En cela, comme en toute autre chose, la Bible nous donne la sagesse pour notre vie quotidienne. Essayez de dire du bien des autres : vous serez surpris de voir le bonheur que cela vous apportera à vous et à tous ceux dont vous aurez parlé.

3 Proverbes 11.13.


A plusieurs reprises j’ai volé de petites sommes d’argent à la société qui m’emploie. Maintenant que je connais Christ, il me semble que je dois faire quelque chose à cet égard. Je crains de perdre ma situation, et pourtant je ne puis plus vivre avec une conscience chargée. Que me conseillez-vous de faire ?

Je pense que n’importe quel employeur vous respectera si vous faites une confession honnête. Bien que votre vie jusqu’ici ait été décevante, votre aveu le convaincra que quelque chose s’est passé en vous, et j’ai le sentiment qu’il vous considérera comme un de ses employés les plus précieux. Cet aveu ne vous permettra pas seulement de soulager votre conscience, mais, ce qui est plus important, il vous donnera une excellente occasion de dire ce que Dieu peut faire dans la vie de ceux qui se tournent vers Lui. Quand vous aurez fait ce qui est agréable à Dieu, abandonnez-Lui les conséquences. Nous demandons à Dieu de vous donner le courage de faire ce que vous savez être juste.


Il y a quelque temps, j’ai conduit la voiture permettant à une bande de cambrioler un poste d’essence. Depuis lors je suis devenu chrétien, et ma conscience me torture. Que dois-je faire ?

Aux yeux de la loi, vous avez été complice d’un délit. Aux yeux de Dieu, vous êtes aussi coupable que ceux qui ont effectivement volé. Je vous conseille d’aller voir le juge informateur de l’endroit et de tout lui raconter. Expliquez-lui la difficulté que vous avez à impliquer d’autres personnes dans ce délit. Dites-lui que vous êtes devenu chrétien, que vous désirez faire ce qui est juste et subir la punition que vous méritez. Demandez-lui un conseil et suivez-le. Il serait peut-être bon que vous parliez de tout cela d’abord à votre pasteur et, s’il accepte, demandez-lui de vous accompagner chez le juge informateur. Vous avez à prendre une grave décision qui peut vous amener à souffrir, mais elle vous donnera la paix dans votre âme et vous permettra de témoigner pour le Sauveur en qui vous avez placé votre confiance. Un de mes amis a vécu à peu près la même expérience que vous, et il a tout avoué. Dieu l’emploie maintenant d’une manière magnifique.


Je suis en prison pour vol depuis quatre ans. C’est ici que je me suis converti. Je n’ai pas commis le vol pour lequel je suis emprisonné et j’ignore qui l’a fait. Cependant je suis coupable d’un autre vol à propos duquel personne ne sait rien. Que devrai-je faire quand je sortirai d’ici dans un an ?

Comme chrétien, vous avez le devoir d’avouer aux autorités le vol antérieur et de demander grâce. Puis vous devez rendre à celui ou à ceux que vous avez volés ce que vous leur avez dérobé. Cela signifiera peut-être un très gros travail, mais c’est cela que vous devez faire et vous en tirerez une grande satisfaction. L’attitude d’un chrétien doit être différente de celle des autres gens et nous devons apprendre à agir vis-à-vis des choses qui nous arrivent comme Christ le veut. En faisant votre aveu aux autorités et en restituant leurs biens à ceux auxquels vous avez causé du tort, vous pouvez glorifier Dieu. Par la même occasion Il peut vous employer pour gagner quelqu’un d’autre à Lui.


Ma femme et moi n’avons jamais été mariés légalement. Nous vivons maintenant depuis plusieurs années dans ce pays qui n’est pas le nôtre et où les coutumes sont différentes. Nos amis, ici, nous ont dit que nous vivions dans l’adultère puisque nous n’étions pas mariés. Que pensez-vous de notre cas ?

Le système social de la plupart des pays considère que le mariage n’est légal et valable que lorsqu’il a été célébré par une personne autorisée à accomplir cette tâche. D’autres pays n’envisagent pas la chose de cette manière, et il va sans dire que ceux qui se sont mariés selon les coutumes de ces autres pays ne peuvent être considérés comme vivant dans l’adultère. Le mariage est une chose spirituelle avant tout. C’est l’engagement des cœurs et des âmes de s’unir pour la vie devant Dieu. Vous avez été fidèles l’un à l’autre pendant les nombreuses années que vous avez vécues ensemble et Dieu a béni votre union en vous donnant de beaux enfants. Je ne suis assurément pas partisan des unions en marge de la loi, mais nous savons trop qu’il y a beaucoup de mariages légalement corrects dans lesquels n’existe pourtant aucun amour et où l’infidélité est fréquente. Seul Dieu peut unir un homme et une femme dans le mariage.

Je vous conseille cependant vivement de légaliser votre situation, et cela le plus vite possible. Que ce soit l’occasion de vous consacrer l’un à l’autre et à Dieu.


Je sais que la Bible nous dit à plusieurs reprises de pardonner à nos ennemis. Bien que j’aie essayé de pardonner à une certaine personne un mal qu’elle avait commis délibérément, je n’y arrive simplement pas. Je n’ai pas d’autres ennemis. Pensez-vous que Dieu me jugera d’avoir une seule personne à qui je ne puis pardonner ?

Le pardon est naturel au chrétien et contraire au non-chrétien. Même les incroyants ont des amis et des gens qu’ils aiment ; mais ils n’ont de l’affection pour eux que parce que ceux-ci les paient de retour. Jésus a dit : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. »4 Il a dit encore que nous devons pardonner jusqu’à septante fois sept fois5, Dieu peut et veut vous donner un esprit de pardon quand vous aurez accepté son pardon à Lui par Jésus-Christ. Lorsque vous aurez accepté ce pardon-là, vous vous rendrez compte qu’il vous a tellement pardonné que vous désirerez à votre tour oublier n’importe quel tort. Les chrétiens supportent les torts pour l’amour de Christ et pardonnent afin que par eux les hommes découvrent la grâce de Dieu qui offre le pardon aux pécheurs.

4 Luc 6.27.

5 Matthieu 18.22.

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