Abraham l’ami de Dieu

17
La naissance d’Isaac

(Genèse 21.1-7)

Pendant plus de vingt années, la foi d’Abraham fut mise à l’épreuve, mais Dieu tint parole et, malgré toutes les impossibilités physiques, au temps fixé, « l’Eternel intervint en faveur de Sara comme il l’avait annoncé et il accomplit pour elle ce qu’il avait promis » (21.1).

Pour la naissance de Jésus, Paul dit : « lorsque le moment fixé par Dieu est arrivé, Dieu a envoyé son Fils » (Galates 4.4). On pourrait en dire autant pour la naissance d’Isaac. Le temps d’attente fut pour Abraham un exercice de sa foi : « alors que tout lui interdisait d’espérer, il a espéré et il a cru. Ainsi il est devenu le père d’une multitude de peuples… Il considéra son corps, qui était comme mort – il avait presque cent ans – et celui de Sara, qui ne pouvait plus donner la vie, et sa foi ne faiblit pas. Au contraire : loin de mettre en doute la promesse et de refuser de croire, il trouva sa force dans la foi en reconnaissant la grandeur de Dieu (ou : il fut fortifié dans sa foi et fit ainsi honneur à Dieu), et en étant absolument persuadé que Dieu est capable d’accomplir ce qu’il a promis » (Romains 4.18-21).

Sara aussi a dû exercer sa foi : « Par la foi, Sara, elle aussi, qui était stérile, a été rendue capable de devenir mère alors qu’elle en avait depuis longtemps dépassé l’âge. En effet, elle était convaincue que celui qui avait fait la promesse est digne de confiance » (Hébreux 11.11).

La fidélité de Dieu ne fut mise en échec ni par l’infidélité des hommes ni par leurs péchés : il a tenu promesse. Cette naissance fut un sujet de grande joie, non seulement pour les parents, mais pour toute la maison – sauf pour Agar et Ismaël, car d’après la loi du pays, ils perdaient tout droit à l’héritage ; la mère redevenait une servante et son fils « ne devait pas hériter avec le fils de la femme libre » (v. 10 ; Galates 4.30). Abraham obéit à la condition de l’alliance avec Dieu et circoncit son fils (v. 4).

Le nom du garçon avait été fixé par Dieu : « Tu l’appelleras Isaac (Il a ri) » en souvenir du rire incrédule de Sara (17.19).1

1 Quelle est la relation entre le nom d’Isaac et le rire ? Voir l’entrée Genèse 21.3 dans l’EDB I.

La naissance de « Il a ri » fut pour Sara et Abraham une nouvelle occasion de rire et de se réjouir : « Sara dit alors : Dieu m’a donné une occasion de rire, et tous ceux qui l’apprendront riront à mon sujet » (21.6). La grâce de Dieu suscite toujours la joie.

On peut établir le parallèle entre la naissance d’Isaac et elle du Christ. « Jésus naquit de façon naturelle, mais il fut aussi conçu miraculeusement, puisque cette conception se fit sans la participation d’un père humain. Sara était trop âgée, Marie était vierge. Sara ne pouvait pas enfanter parce que son temps était dépassé, alors que Marie ne pouvait concevoir parce que son temps n’était pas encore venu. De Sara naquit le peuple terrestre de Dieu et du Christ naît le peuple céleste. Dieu, s’adressant à Sara, lui dit : ‘Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l’Eternel ?’ (Genèse 18.14). A Marie, l’ange dit : ‘Rien n’est impossible à Dieu’ » (Luc 1.37) (D. Lane, p. 98). Nous sommes tout aussi incapables qu’elles de faire naître la vie spirituelle en nous. Seul le Saint-Esprit peut implanter une nouvelle nature en nous et animer de son souffle notre vie spirituelle.

Questions

  1. Dans quelle mesure la foi d’Abraham et de Sara ont-elle contribué à l’accomplissement de la promesse divine ?
  2. Que serait-il arrivé s’ils n’avaient pas eu la foi ?
  3. Le nom d’Isaac contient une allusion au rire. Est-ce à celui d’Abraham ou de Sara ?

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