L’archéologie confirme la Bible

CONCLUSION
Caractère fragmentaire du témoignage archéologique

Nous sommes reconnaissants pour ces différents témoignages apportés par l’archéologie à la véracité de notre Bible. Il ne faut pas oublier, cependant, le caractère fragmentaire des preuves archéologiques. Dans son livre consacré à ces preuves, E. Yamauchi a développé les points suivants qui relèvent ce caractère :

  1. Seule une fraction de ce qui fut fait et de ce qui fut écrit a survécu. L’érosion a ôté les dernières couches des tells. Les papyri étaient une matière trop périssable. De grandes œuvres littéraires n’ont survécu que partiellement ou pas du tout (un dixième des œuvres d’Eschyle, de Sophocle et d’Euripide).
  2. Seule une fraction des sites intéressants a été retrouvée.
  3. Seule une fraction des sites trouvés a été fouillée.
  4. Seule une fraction des trouvailles a été examinée.
  5. Seule une fraction des trouvailles a été publiée
    (The Stones and the Scriptures p. 146-158).

Beaucoup d’objets ont disparu (papyrus, cuir, bois). Nous ne connaissons que 10 à 15% de ce qui existait et qui constituait la civilisation à un moment donné. De ce qui existe encore, on n’a retrouvé que 4 à 5 %. L’archéologie est une science bien modeste. Il serait donc périlleux d’accorder à ses conclusions une confiance exagérée ; nous ne dépendons pas d’elle pour comprendre la Parole de Dieu ou pour avoir foi en elle, mais certaines découvertes ont éclairé des points obscurs de notre Bible ou confirmé des questions contestées.

Les archéologues continuent à faire des fouilles dans les pays du Moyen-Orient. Les années qui viennent apporteront de nouvelles confirmations des récits et des données bibliques. Parfois, certains résultats semblent contredire la Bible (comme ce fut le cas des conclusions que Kathleen Kenyon a tirées de ses fouilles à Jéricho). Il suffit souvent d’attendre de nouvelles fouilles pour qu’elles contredisent les conclusions annoncées (comme ce fut le cas à Jéricho, voir l’entrée qui y est consacrée ci-dessus).

Malgré ce caractère fragmentaire du résultat des fouilles, on note avec satisfaction la déclaration du grand archéologue W.F. Albright qui a dit : « Il ne peut pas y avoir de doute quant au fait que l’archéologie a confirmé l’historicité substantielle de la tradition de l’Ancien Testament ».

La foi du croyant n’a pas besoin de ces béquilles extérieures. Elle dit comme le psalmiste : « La Loi de Dieu est parfaite. Toutes ses affirmations sont dignes de confiance » (Psaume 19.8), ou comme l’auteur du Psaume 119 : « j’ai mis ma confiance en ta parole » (v. 42), « je fais confiance à ta parole » (v. 114). Mais il a plu à Dieu, à un moment où sa Parole est attaquée de différents côtés, de donner une preuve supplémentaire du caractère fiable de sa Révélation afin de nous orienter dans un monde où tout vacille. Nous l’en remercions et nous disons aussi notre reconnaissance à tous ceux qui ont consacré leur vie à mettre au jour ces témoignages des temps passés.

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