La réponse à nos problèmes

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CHRISTIANISME ET COMMUNISME

Tout le monde aujourd’hui craint le communisme. Pensez-vous que celui-ci anéantira la foi chrétienne ?

Je ne crois pas que le communisme soit capable de détruire la foi chrétienne. Ce qu’il peut faire, c’est anéantir une sorte de pseudo-christianisme manquant de conviction intérieure et de vitalité, qualités que possède une foi surnaturelle.

Le christianisme est une religion surnaturelle reposant sur une foi surnaturelle. Il est né et s’est développé sous l’Empire romain, qui était païen et qui s’y opposait. Il n’a jamais eu besoin de l’appui d’aucun gouvernement pour se développer. Jésus a dit une fois : « Sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. »1

1 Matthieu 16.18.

Les chrétiens peuvent être appelés à souffrir pour leur foi comme ont dû le faire les premiers martyrs. Mais cela ne signifie pas que le christianisme sera détruit. Le problème d’aujourd’hui c’est que trop de chrétiens ont peur d’être persécutés pour le nom de Christ. Mais ne craignez pas, car si le temps de la souffrance vient, Dieu donnera en abondance le courage et la force pour supporter l’épreuve.


Dans le quatrième chapitre du Livre des Actes des Apôtres, nous voyons les disciples vendre tout ce qu’ils avaient, mettre en commun leur argent et partager également toutes choses. Quelle différence y a-t-il entre leur manière de faire et l’idéal communiste ?

La différence est grande. La mise en commun des premiers chrétiens était entièrement fondée sur l’amour. Il n’y avait ni obligation ni contrainte. Il n’y avait pas une police chargée de faire exécuter la volonté des autorités. En fait, il n’y avait pas d’autorités, ce communisme n’était qu’une question de cœur.

En ce temps-là, il y avait une grande pauvreté à Jérusalem, et les disciples venaient d’être remplis du Saint-Esprit. Ils étaient contraints intérieurement de partager avec les autres. Ils étaient remplis du nouvel Evangile disant : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » et cela se manifestait dans leur vie sociale.

Si nous passions davantage de temps avec le Seigneur et si nous étions remplis du Saint-Esprit, nous aussi serions contraints de partager nos biens et notre foi avec les autres. Nous ne donnerions pas seulement nos biens, mais aussi notre temps et nos talents, afin que d’autres puissent découvrir la joie que nous connaissons.


Comment expliquez-vous la déclaration de Jésus : « Heureux Les débonnaires, car ils hériteront la terre. »2, alors que le communisme semble être le mouvement qui gagne le plus de terrain ? Il n’est pourtant pas un exemple de douceur. Sommes-nous censés alors ne pas prendre à la lettre quelques passages de la Bible ?

2 Matthieu 5.5.

Jésus parlait toujours de l’issue finale. Il apparaît bien souvent en histoire que la justice ne paie pas comme le fait l’opportunisme. Les hommes sans principes ont souvent leur époque de prospérité. Si tant de gens sont troublés par certaines déclarations de la Bible, c’est qu’ils oublient que son message parle de la fin dernière. Chacune des béatitudes promet la bénédiction ou le bonheur à ceux qui vivent selon ses principes.

Souvenez-vous que Dieu parle de l’éternité. Le bonheur n’est pas une chose éphémère, mais éternelle. Dans une époque de ténèbres telle que celle dans laquelle nous vivons, soumettons-nous à Dieu, sachant que la fin dernière se manifestera selon sa promesse, aussi décourageant que puisse être le moment présent. L’apôtre Pierre a dit une fois : « Il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. »3

3 2 Pierre 3.8.

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