Un monde en flammes

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UN AVENIR MERVEILLEUX

Malgré les sombres nuages qui s’amassent à l’horizon, l’homme se prépare un avenir fabuleux. Les limites du possible se sont étendues de la terre à l’espace, du sol à l’air, du cheval-vapeur à la puissance nucléaire. Des progrès scientifiques extraordinaires mènent rapidement vers une ère de merveilles sans pareille.

On dit que l’avenir appartient aux savants. Dans les moyens de transport, les distances se rétréciront à presque rien quand les vaisseaux fusées transporteront les voyageurs de Londres à New York en moins d’une heure. Nous vivrons dans des maisons de plastique complètement ouvertes et chauffées à l’énergie solaire. Les perfectionnements dans l’alimentation nous permettront de nous procurer les mets délicats du monde entier. Les progrès dans la science des communications nous procureront des téléphones électroniques que nous pourrons transporter dans nos poches ou nos sacs à main. Nos journaux quotidiens s’imprimeront d’une manière spéciale et nous parviendront sur nos écrans de télévision.

Cependant, les plans de cet avenir fantastique ont un défaut fatal de nature matérialiste et humaniste. Ces plans ne tiennent pas compte de la maladie morale de l’homme et ils ne s’occupent pas de Dieu ! Les constructeurs n’ont pas pris en considération les paroles de Jésus : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matthieu 4.4.) Aujourd’hui l’homme mange continuellement du fruit de l’arbre de la connaissance sans se nourrir du fruit de l’arbre de la vie, et il est encore la victime de la tromperie de Satan qui lui a promis qu’il deviendrait semblable à Dieu.

Nous fondons nos espoirs en cet avenir extraordinaire sur le système de notre éducation scientifique et progressiste actuelle. Justice Robert Jackson a dit : « C’est un des paradoxes de notre époque que la société moderne n’ait à craindre… que les gens instruits. »1

1 William Buckley, Gold and Man at Yale (Chicago : Henry Regnery Co., 1951).

La raison de cette crainte réside dans le fait que nous nous développons mentalement sans posséder une moralité équivalente.

Les dangers venant de l’intérieur

L’ancien président Théodore Roosevelt a dit : « Quand vous instruisez l’esprit d’un homme sans vous occuper de sa moralité, vous préparez une menace pour la société. »

La science apprend à contrôler tout, sauf l’homme. Nous n’avons pas encore résolu les problèmes de la haine, de la convoitise, de la cupidité et des préjugés qui produisent les injustices sociales, les luttes raciales et en fin de compte la guerre. Ainsi ce merveilleux avenir est menacé par bien des dangers — la destruction nucléaire par exemple qui se balance au-dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès.

Cependant, le plus grand danger que nous courions vient de l’intérieur. Toutes les civilisations qui nous ont précédés se sont effondrées et désagrégées de l’intérieur et non par des conquêtes militaires. La Rome antique est l’exemple type d’une civilisation tombée. Sa chute a certes été activée par des invasions étrangères, mais comme l’a dit Montesquieu dans les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, ce furent surtout l’affaiblissement du sentiment religieux et l’amour du luxe qui minèrent le sens de l’honnêteté et le goût du travail des Romains.

La Grande Muraille de Chine, qui avait pris mille deux cents ans à construire, n’est pas tombée. Elle n’a pas eu besoin de s’écrouler : trois fois les ennemis ont pénétré à l’intérieur de ses portes en soudoyant simplement les gardes.

Quels que soient ses progrès, toute génération qui néglige sa vie spirituelle et morale est en voie de désintégration. Voilà l’histoire de l’homme et voilà notre problème.

Le chrétien croit à un avenir merveilleux, même si la structure actuelle de la société disparaît et même si tous ses progrès sont balayés par l’autodestruction résultant de la faillite et de la folie humaines.

En un certain sens le Royaume de Dieu est déjà présent par la présence vivante de Christ dans le cœur de tous les vrais croyants. Il y a aussi, cependant, la fin dernière de toute chose, qui s’appelle le Royaume de Dieu. Voilà cet avenir merveilleux ! Dans cet avenir il n’y aura plus de guerre, ni de pauvreté. Les relations humaines seront heureuses et pacifiques, nous aurons la possibilité parfaite et entière d’employer toutes nos capacités. Une réconciliation complète existera entre l’homme et Dieu — entre les races et entre les nations.

L’intervention de Dieu

L’avenir fabuleux que les chrétiens attendent ne sera pas le développement naturel de l’histoire. Il ne viendra pas par une structure politique, il ne sera pas le résultat de l’instruction ou de la science seules. Il viendra par l’établissement du Royaume de Dieu par l’intervention directe de Dieu !

On insiste beaucoup dans les églises sur l’application des principes de Jésus-Christ dans l’ordre social en employant un évangile social. On pense qu’il faut un peu rapprocher notre démocratie de l’idéal du Royaume de Dieu sur la terre. Je crois fermement à l’application de l’Evangile dans l’ordre social, car l’Evangile doit répondre aux problèmes sociaux de notre époque. A bien des égards, les meilleures aspirations de la vie moderne sont des sous-produits de la foi chrétienne, mais leurs objectifs utopiques manquent de moyens de réalisation parce qu’elles ne tiennent pas compte du cœur non régénéré de l’homme. En fait, elles sont à la poursuite d’un millénium sur la terre sans place pour Dieu ni pour l’accomplissement de ses exigences spirituelles. Même les protestations pour obtenir une justice sociale — qui est une des préoccupations de la Bible — semblent aujourd’hui chercher à former une société de pécheurs hautement privilégiés gardant Dieu à respectable distance. Mais quand le Royaume de Dieu sera établi, il ne le sera pas par des réformes sociales, par des principes démocratiques ou par des réussites scientifiques seulement. Il sera établi par la main de Dieu au milieu des ruines de nos institutions sociales et gouvernementales. Cet établissement est dépeint dans bien des passages de la Bible. L’un des plus frappants se trouve dans la prophétie de Daniel qui lui, vit le point culminant du Royaume de Dieu sur la terre comme un acte divin et un événement ayant son origine dans les cieux.

Daniel dit : « qu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre ». (Daniel 2.34-35.)

Cette grande statue représente les nations du monde. Elle est détruite par une pierre, C’est un symbole de l’établissement du Royaume de Dieu, « sans le secours d’aucune main » et qui vient du ciel. C’est Dieu qui l’accomplit et non l’homme.

La raison de cet établissement divin de la phase finale de l’histoire se trouve dans la nature de l’histoire elle-même. L’histoire n’a pas les facteurs et les forces pouvant produire une fin glorieuse. L’histoire ne porte pas en elle-même son propre accomplissement heureux. L’équation humaine n’est que trop évidente : l’homme est trop poussé à la dépravation. Cela ne veut pas dire que Dieu n’ait pas un but dans l’histoire qui s’étend entre la chute de l’homme et la seconde venue de Jésus-Christ. En effet, son but est de réconcilier l’homme avec Lui-même : « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même.» (2 Corinthiens 5.19.) Ainsi le message de chaque authentique chrétien pour son prochain est « soyez réconciliés avec Dieu ». (2 Corinthiens 5.20.) Tous les plans et les buts de Dieu sont centrés sur son Fils Jésus-Christ. Tandis que Dieu dirige et gouverne l’histoire, le centre de ses activités n’est pas dans l’histoire en elle-même, car elle est condamnée par sa révolte spirituelle contre le Seigneur.

La Bible est le récit de l’homme dans ses désaccords avec Dieu. Les individus naissent dans le péché, éloignés de Dieu. Les nations sont opposées à Dieu, et leur gloire gît en ruines, jonchant les routes du temps. Leur fin sera un gigantesque assemblage de nations, réunies non pas pour créer l’état parfait mais pour recevoir le jugement de Dieu parce qu’elles ont rejeté la vérité. « Toutes les nations ont bu du vin de la fureur. » (Apocalypse 18.3.) Jésus nous a enseigné : « Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs. » (Matthieu 25.32.) « Les nations se sont irritées ; et ta colère est venue, et le temps est venu de juger. » (Apocalypse 11.18.) Selon les Ecritures, le monde s’avance vers le jugement.

Nulle part la Bible n’enseigne que l’Eglise convertira le monde entier à Jésus-Christ. Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de génération dont la majorité des gens croira en Christ. Les statistiques montrent que l’Eglise régresse rapidement par rapport à l’explosion de la population. Chaque jour le pourcentage des chrétiens dans le monde diminue.

Ce grand jour

Une même expression revient bien des fois sous la plume des écrivains bibliques. Ils parlent de « ce jour-là », ou des « derniers jours ». Quand les troupes alliées débarquèrent en Normandie en 1944, on appela ce jour le « Jour J ».

Les auteurs de la Bible attendaient un jour culminant qu’ils appelèrent « ce jour-là ». Les premiers chrétiens du Nouveau Testament parlaient sans cesse et se réjouissaient de « ce jour-là ». L’apôtre Paul dit par exemple : « Je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder ce que je lui ai confié jusqu’à ce jour-là. » (2 Timothée 1.12, version Darby.) L’apôtre dit que tous ses péchés passés ont été pardonnés à cause de Christ et que Dieu est capable de le garder jusqu’à ce jour glorieux de l’avenir.

Dans sa seconde lettre à Timothée, Paul parle des couronnes et des récompenses que recevront les chrétiens à cause de leur fidélité ici-bas. Il dit : « Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là. » (1 Timothée 4.8.)

Quelle sorte de jour attendaient-ils donc ? Quel est ce jour final de l’histoire dont parle la Bible entière et auquel presque tous les auteurs du Nouveau Testament font allusion ? Quel est donc ce « Jour J » des saintes Ecritures ? Quelle est cette « Heure H » que la Bible promet au chrétien et à propos de laquelle elle met en garde le pécheur ?

Nos chefs politiques nous avertissent constamment du danger que nous courons de vivre une troisième guerre mondiale et de la terrible destruction nucléaire qu’elle entraînerait. Est-ce de la possibilité d’une guerre d’anéantissement total dont les auteurs du Nouveau Testament parlent quand ils mentionnent « ce jour-là » ? Non, pas du tout. Le « Jour J » et l’« Heure H » des écrivains bibliques, c’est le retour glorieux de Jésus-Christ sur la terre.

Les Ecritures déclarent : « Il est de la justice de Dieu de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Evangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force, lorsqu’il viendra pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru. » (2 Thessaloniciens 1.6-10.) Il ne semble donc pas que l’instruction et la science triompheront. En effet, la Bible enseigne l’opposé, elle dit que le monde va vers la destruction et le jugement mais que hors des ruines Dieu va établir un monde parfait.

Jésus Lui-même a dit : « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à la venue du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vint et les emportât tous ; il en sera de même à la venue du Fils de l’homme. » (Matthieu 24.37-39.)

Personne certainement ne pourrait prétendre que le monde était converti du temps de Noé. Ainsi, comme il en a été alors, de même en sera-t-il quand Christ reviendra.

Dans une de ses épîtres, l’apôtre Paul a parlé de ces derniers jours au jeune Timothée. «&nbs;Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là. » (2 Timothée 3.1-5.)

Voilà une description explicite de la condition mondiale juste avant la seconde venue de Christ. Rien, dans aucun de ces passages n’indique que le Royaume de Dieu sera amené dans le monde par des causes naturelles. Bien des gens sont dans la confusion car ils prennent des passages isolés, hors de leur contexte pour les citer. Par exemple : « Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession. » (Psaumes 2.8.) Ou bien encore : « Le loup habitera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble, et un petit enfant les conduira… la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. » (Esaïe 11.6, 9.)

Un examen attentif et contextuel de ces prophéties et d’autres qui leur sont semblables, révèle que leur accomplissement sera accompagné de jugements terribles. Ainsi, les choses annoncées dans le verset huit du deuxième psaume sont accompagnées de ce verset qui suit immédiatement : « Tu les briseras avec une verge de fer, tu les briseras comme le vase d’un potier. » (Psaumes 2.9.) Le contexte qui entoure le texte d’Esaïe est à peu près identique : « Il jugera les pauvres avec équité, et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre ; il frappera la terre de sa parole comme d’une verge, et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. » (Esaïe 11.4.)

Des écrivains laïques ont fait allusion à la faillite finale de l’homme. Dans la préface de son livre History of Europe, H. A. L. Fisher écrivait : « Des hommes plus sages et plus érudits que moi ont discerné dans l’histoire une trame, un rythme, un dessein prédéterminé. Ces harmonies me sont cachées. Je ne-vois que des circonstances critiques se suivant les unes les autres, comme des vagues se poursuivant les unes les autres. »

Le Royaume de Dieu viendra, mais, comme l’a dit John Baillie : « Non pas par une voie longue, un procédé d’éducation agréable, une évolution naturelle ni un progrès aisé et graduel. Tous les faits montrent l’inexactitude de tels rêves utopiques. » Le système du mal, tel que nous le connaissons, va arriver à une fin spectaculaire — mais ce ne sera pas « la fin ». Les aspirations et les rêves de l’humanité seront réalisés quand Dieu établira son Royaume glorieux sur la terre, pour le bonheur de cette humanité. Bien des gens ayant étudié la Bible et l’histoire pensent que nous sommes maintenant entrés dans la phase finale de l’histoire humaine.

La Charte des Nations Unies dit, dans son préambule : « Nous peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre… » Les Nations Unies peuvent-elles sauver le monde de la guerre ? La réponse est non ! Cette charte a été conçue et créée par des hommes n’ayant qu’une notion très limitée du concept biblique de l’histoire et de la nature de l’homme. Quand la perspective est fausse, tout le point de vue est faux. Quand les prémisses sont fausses, la logique n’est qu’une folie. J’ai toujours soutenu les Nations Unies parce qu’elles offrent au moins quelque espoir pour résoudre certains problèmes et pour retarder des hostilités plus grandes. C’est la meilleure tentative que l’homme ait faite depuis des générations, mais la nature de l’homme reste toujours la même. Le problème fondamental n’a pas été touché. Vous ne pouvez pas édifier une superstructure sur un fondement fissuré. Le resplendissant bâtiment du siège de l’Organisation des Nations Unies, au bord de l’East River, à New York, a été édifié sur les fondements craquelés de la nature humaine, En pariant pour le meilleur, cette organisation ne peut être qu’un remède temporaire.

Depuis des siècles, toutes les formes de gouvernement — de l’administration familiale ou tribale à la dictature despotique ou à la démocratie — ont été essayées. Aucun gouvernement n’a été capable d’établir la justice, l’équité et la paix, les trois éléments sans lesquels on ne peut jamais avoir la prospérité nationale ou la paix internationale d’une manière permanente.

Le cœur souillé, orgueilleux et rebelle de l’homme ne peut jamais, dans sa constitution actuelle, amasser assez d’intelligence pour sauver le système du monde actuel. Nous pouvons différer les événements par nos organisations internationales et par nos conférences de désarmement, mais nous ne pouvons pas produire une paix durable. Jésus Lui-même a dit qu’il y aurait des guerres jusqu’à la fin des temps, et Il a indiqué que ces guerres deviendraient toujours plus grandes et plus intenses à mesure que « la fin » approcherait.

Caïn ne vivait pas selon le plan de Dieu, il se querellait avec acharnement, et nous suivons ce modèle aujourd’hui. La civilisation est née en dehors du Jardin d’Eden, dans le scepticisme et l’immoralité d’un homme qui n’en faisait qu’à sa tête, qui choisit de suivre ses propres passions et sa raison plutôt que la révélation de Dieu. C’est cet homme et cette attitude qui ont produit la civilisation sans Dieu. Même si nous avons établi des niveaux de civilisation bien supérieurs, nous sommes encore en train de construire avec des « briques mais sans ciment ». Nous nous éloignons toujours de Dieu.

Dieu n’est pas absent

Quand, la Bible en main, le chrétien observe la scène du monde, il se rend compte qu’il n’adore pas un Dieu absent. Il voit que Dieu est dans l’ombre de l’histoire et qu’Il a un plan. Le chrétien ne doit pas être troublé par les tumultes, la violence, les luttes, les effusions de sang et les menaces de guerre qui remplissent les pages de nos quotidiens. Nous savons que ces choses sont la conséquence du péché et de la convoitise humaines. Si les choses se passaient autrement nous pourrions douter de la Bible. Chaque jour nous voyons mille évidences de l’accomplissement de la prophétie biblique. Chaque jour en lisant mon journal je me dis : « La Bible a raison. »

Même si l’avenir est menaçant, le chrétien connaît la fin de l’histoire. Nous avançons vers un point culminant glorieux. Tous les auteurs du Nouveau Testament croient que le meilleur est encore à venir.

John Baillie a dit : « La Bible nous montre que l’avenir est entre les mains de Dieu. S’il était en nos mains, nous en ferions une catastrophe. Il n’est pas non plus entre les mains du diable, car alors il nous mènerait à la destruction. L’avenir n’est pas à la merci de quelque déterminisme historique nous faisant avancer d’une manière aveugle, car alors la vie n’aurait pas de signification. Mais l’avenir est entre les mains de Celui qui prépare quelque chose de mieux que ce qu’aucun œil n’a jamais vu, qu’aucune oreille n’a entendu, ou qu’aucun cœur humain n’a jamais conçu. »

Le psalmiste a dit : « L’Eternel est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte ? L’Eternel est le soutien de ma vie : de qui aurais-je peur ? » (Psaumes 27.1.)

On raconte l’histoire d’un petit garçon anglais voyageant seul dans un compartiment de chemin de fer. A une station, un monsieur d’un certain âge engagea la conversation avec lui et le dialogue suivant s’établit :

— Voyages-tu donc tout seul, mon garçon ?

— Oui monsieur.

— Vas-tu loin ?

— Jusqu’au terminus de la ligne, monsieur.

— Tu n’as donc pas peur d’entreprendre un tel voyage complètement seul ?

— Oh ! non, je n’ai vraiment pas peur.

— Pourquoi ?

— Parce que c’est mon père qui est le mécanicien, monsieur.

Rien d’étonnant à ce que ce petit garçon ait eu une telle confiance et n’ait eu peur de rien : son père était aux commandes, et le père savait que son fils était quelque part dans le train. Dieu, notre Père, est aux commandes du monde, et Il connaît « les siens » qui sont sur cette planète en rébellion.

On raconte que le secrétaire d’Olivier Cromwell fut envoyé sur le continent pour une affaire importante. Au cours du voyage, il décida de passer la nuit dans un port. Une ancienne coutume voulait qu’un serviteur dormît dans la même chambre que lui, et celui-ci dormit profondément alors que le secrétaire ne put trouver du repos ; il se tournait et se retournait dans son lit. A la fin, le maître réveilla le serviteur qui lui demanda pourquoi il ne pouvait arriver à dormir.

— J’ai tellement peur que quelque chose n’aille pas durant ce voyage, fut la réponse.

— Maître, dit le valet, puis-je vous poser une ou deux questions ? Dieu dirigeait-Il le monde avant que nous soyons nés ?

— Bien certainement, dit le maître.

— Et le gouvernera-t-Il après notre mort ?

— Assurément.

— Alors, maître, pourquoi ne pas Le laisser le diriger maintenant aussi ?

La foi du secrétaire fut affermie. Il retrouva la paix et, quelques minutes plus tard, lui et son serviteur étaient profondément endormis.

L’histoire avance. Le chrétien dit, avec le psalmiste : « Mes destinées sont dans ta main. » (Psaumes 31.16) Et nous savons parfaitement bien que Celui qui fait bien toute chose fera jaillir la beauté des cendres du chaos. Un nouveau monde va naître. Un nouvel ordre social apparaîtra quand Christ reviendra pour établir son Royaume. Les épées seront transformées en émondoirs et le lion habitera avec l’agneau. Un avenir merveilleux s’approche.

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