J’ai soixante-douze ans. Je suis déprimé et sans espérance. Je n’ai aucun parent vivant. Peut-il encore y avoir quelque chose dans la vie pour un homme de mon âge ? Si oui, où puis-je le trouver ?
Un homme très âgé — beaucoup plus que vous — a dit en mourant : « J’ai découvert que tout le sucre était au fond de la tasse. » La vie peut devenir plus douce et plus satisfaisante à mesure que nous avançons en âge si nous possédons la présence de Christ. Les lunettes et les cheveux gris ne sont pas des barrières pour une aventure pleine de richesse. Si Christ est le centre de votre vie, vous ne pouvez être ni déprimé ni seul. Les couchers de soleil sont toujours grandioses, C’est Christ qui donne la couleur, la gloire et la beauté au crépuscule d’une vie. Essayez de trouver chaque jour une personne à qui communiquer votre nouvelle joie en Christ.
Je suis médecin et j’ai consacré plusieurs années de ma vie à une communauté, et ceci pour des gages minimes. Maintenant que je suis âgé, je n’ai ni sécurité ni soutien. Cela me donne à l’égard de ceux que j’ai servis un sentiment d’amertume et de rancune. Y a-t-il une réponse pour un esprit aigri ?
C’est un fait courant que les personnes âgées deviennent amères et pleines de ressentiments. Lorsqu’on a donné généreusement de son temps et de sa peine pour le bien des autres, il est naturel, si on ne retire rien de sa générosité, d’en vouloir à l’ingratitude des gens. La bonté et la générosité ne sont pas toujours récompensées comme elles le devraient. A moins d’avoir un autre but dans notre service, nous ne pouvons pas nous empêcher de devenir amers. Si votre service est fait au nom de Christ, vous le faites sans attendre de récompense. Jésus s’est donné Lui-même pour l’humanité pécheresse, et son don était dicté par l’amour. Maintenant, vous avez encore la possibilité, même à votre âge avancé, de donner votre vie à Christ et de Le recevoir comme votre Sauveur et Seigneur. L’apaisement intérieur et l’amour qui sont tous deux le résultat d’une vie transformée seront vôtres.
Mais il me semble que votre communauté est en train de négliger la responsabilité qu’elle a envers vous. Négliger les personnes âgées est un péché toujours plus fréquent de nos jours.
Je suis maintenant un homme très âgé. Toute ma vie je me suis mal conduit. Récemment j’ai trouvé Jésus-Christ par le moyen d’une de vos émissions radiophoniques. Y a-t-il une possibilité de racheter les années perdues ?
Le péché laisse une marque indélébile sur nous dans cette vie. Vous regretterez toujours d’avoir vécu toutes ces années pour Satan. Mais Dieu peut faire l’impossible. Dieu peut faire davantage avec quelques années de votre vie, si vous vous êtes donné complètement à Lui, qu’avec la vie entière de quelqu’un dont le service est douteux. Un chrétien tiède, avec toute la vie devant lui, ne peut rien accomplir. Si vous avez vécu dans le péché et pour vous-même, égoïstement, pendant de nombreuses années, votre témoignage parlera à tous ceux qui vous ont connu. Ils verront le changement qui s’est produit et ils seront profondément impressionnés par la puissance de Dieu dans votre vie. Dans le peu de temps que vous avez, ne laissez passer aucune occasion de dire à tout le monde quelle transformation s’est opérée en vous par votre foi en Christ. Dieu peut, par le moyen de votre consécration, accomplir beaucoup en peu de temps. Ce n’est pas le moment de vous décourager, mais au contraire d’élever un chant de triomphe et de victoire. Faites connaître à tous la grâce que Dieu a manifestée envers vous.
Je suis un vieillard. Toute ma vie je suis allé à l’église et j’ai vécu une vie honnête et décente. Dans vos prédications, je remarque que vous parlez très souvent de joie et de paix. Je n’ai jamais connu la joie et j’ai souvent langui après une paix que je n’ai pas trouvée. Est-ce une question de personnalité et de tempérament ou ai-je simplement manqué quelque chose ?
Bien des gens pensent qu’être religieux c’est être sérieux et même triste. Jésus n’a pas enseigné cela. Il a dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. »1 Le Psalmiste a dit : « Il y a d’abondantes joies devant ta face »2 et l’apôtre Paul a déclaré : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. »3 Ces paroles ne sont pas celles d’avocats de la tristesse ou d’une religion maussade. Le christianisme donne un chant et un sourire dans toutes les circonstances.
1 Jean 14.27.
2 Psaume 16.11.
Il se peut que vous n’ayez jamais connu davantage qu’une « religion ». A moins d’avoir découvert la glorieuse personne de Christ et à moins d’avoir été attiré vers Lui, vous n’avez pas de raison valable d’être joyeux. Le péché a enlevé la joie de la vie de bien des gens et seul le pardon peut la redonner. Le péché a privé les hommes de la paix intérieure que nous cherchons tous, et seul le Sauveur peut la donner. Une religion sans Christ ressuscité peut vous laisser malheureux. Abandonnez la religion, attachez-vous à la personne de Christ, par la foi, et ces choses vous seront données. La vieillesse n’est pas nécessairement un temps de chagrin, elle peut être au contraire une période de joie croissante.
Une de mes amies a perdu récemment son mari. Bien qu’elle ait été une chrétienne admirable, elle ne semble plus s’intéresser à quoi que ce soit. Comment puis-je l’aider ou la conseiller ?
L’union de deux conjoints est la plus intime de toutes les relations terrestres, et il n’est pas étonnant que la mort de l’un des époux donne un choc à l’autre. Cela ne signifie pas que celui qui reste ne croie plus en Dieu ou chancelle dans la foi. La Bible reconnaît que lors d’un deuil nous sommes affligés. Abraham qui est cité en exemple pour sa foi pleura et s’affligea de la mort de Sara, sa femme4. Mais les chrétiens ne s’affligent pas comme ceux qui sont sans espérance. Ils se réjouissent de la résurrection et du revoir. Parlez à votre amie de ces merveilleuses vérités et priez pour elle, afin que le Seigneur se serve de sa Parole pour lui donner la consolation dans ce temps de profond chagrin et de dépouillement. Montrez-lui que cette séparation est avantageuse pour celui qu’elle aime et qu’elle n’est que temporaire.
4 Genèse 23.2.
Je suis très âgé et toute ma vie j’ai vécu dans le péché. J’aimerais me tourner vers Dieu maintenant, mais je crains qu’Il ne m’accepte plus si tard. Par ailleurs, je ne suis plus capable de faire quoi que ce soit pour mériter sa grâce. Pouvez-vous m’aider ?
Ne savez-vous pas que votre désir de connaître le Seigneur est la preuve que l’Esprit de Dieu vous parle maintenant ? Sans cela vous ne le désireriez pas. Tant que vous avez ce désir, votre âge n’est pas la considération primordiale. Jésus a dit une fois une parabole pour montrer que l’âge n’importe pas, pour autant qu’on réponde à l’invitation quand elle est faite. Cette parabole se trouve dans l’évangile selon saint Matthieu, au chapitre 20, les versets 1 à 16, et elle se termine par ce verset si connu : « Les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. » Il y a une très bonne raison à cela. Le salut ne dépend pas de notre mérite personnel mais du mérite de Jésus-Christ. Une vie entière ne suffirait pas à amasser les mérites nécessaires pour entrer au ciel. L’apôtre Paul a dit à ce sujet : « Où donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par quelle loi ? Par la loi des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi. »5 Je vous exhorte à répondre maintenant à l’appel de Christ et à vous confier en Lui, car Il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui. »6
5 Romains 3.27.
6 Hébreux 7.25.
J’ai plus de soixante-dix ans, je suis à la retraite et il me semble que je suis tout à fait inutile. Je me sens très bien et j’aimerais pouvoir être actif, mais personne ne désire mon aide.
Vous pouvez avoir devant vous les années les plus utiles et les plus heureuses de votre vie. N’ayant plus de responsabilités professionnelles, vous pouvez consacrer à votre Eglise et à votre communauté votre temps, votre force et la sagesse que l’expérience vous a acquise. Votre pasteur, qui est certainement très occupé, a une quantité de petits travaux importants qu’il pourrait vous confier. Il y a des isolés à visiter, des veuves et des orphelins à aider, des découragés à réconforter et des jeunes à conseiller. Avec votre expérience et un cœur jeune, vous pouvez être une source de force pour tous ceux qui ont besoin de votre réconfort et de vos encouragements. Dans votre communauté, vous trouverez des travaux que vous pourrez faire d’une manière très satisfaisante et qui, sans vous, seraient oubliés ou négligés par les gens dans la force de l’âge à cause de leurs charges trop nombreuses. Si vous croyez être sur un rayon, veillez au moins à être sur un rayon facilement accessible à vos amis et à vos voisins, pour les aider à faire les choses pour lesquelles vous êtes bien mieux qualifié qu’eux. Ne restez pas à l’écart à vous regarder vous-même : soyez prêt à répondre aux appels. Mais, par-dessus tout, veillez à être prêt pour l’inévitable en acceptant Christ comme votre Sauveur et Seigneur personnel. La vie ne commence pas à quarante ans, mais avec Dieu.
Je suis allé à l’église aussi longtemps que cela m’a été possible. Maintenant je suis âgé et infirme et je ne puis plus assister aux services. Cela a-t-il vraiment de l’importance ? J’essaie de vivre une vie chrétienne et je fais tout le bien que je peux pour les autres.
Je suis heureux de pouvoir m’adresser, en même temps qu’à vous, aux autres chrétiens qui ne peuvent plus sortir et qui n’ont pas le privilège d’adorer Dieu dans une église.
Une telle adoration est, je le sais, une des grandes joies de la vie chrétienne et un réel moyen de grâce, mais je vous demande de vous souvenir que la vraie adoration ne dépend ni du lieu ni du moment. Lisez dans votre Bible ce que le Seigneur Jésus a dit à ce sujet à la femme samaritaine7.
7 « Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne ; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » « Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est esprit et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. » (Jean 4.19-24.)
Votre maison peut être le temple où vous trouverez la présence de Dieu toujours proche, et dans le sanctuaire de votre cœur vous pouvez à n’importe quel moment vous approcher de Lui par Jésus-Christ.
Participez quand vous le pouvez aux services religieux à la radio. Cela vous donnera le sentiment d’être en communion avec d’autres chrétiens et cela vous aidera à ne pas vous sentir entièrement coupé de l’adoration de l’Eglise.
Mais je voudrais surtout vous exhorter à exercer un ministère spécial de prière. Faites de cela un réel service chrétien, vous souvenant devant Dieu des besoins de son Eglise et du monde.