Je parlais une fois de l’avenir que Dieu nous prépare devant un groupe d’étudiants de l’Université de Hawaï. L’un d’eux me posa alors cette question :
— N’est-ce pas une sorte de fuite de penser à cet avenir ?
— En un sens oui, lui répondis-je, avant que le diable n’achève ce monde, nous allons tous chercher à trouver les issues.
C. S. Lewis, dans son ouvrage remarquable Christian Behavior, dit ceci : « L’espérance est une des vertus théologiques. Cela veut dire que si nous nous réjouissons continuellement à la pensée du monde éternel, ce n’est pas, comme certaines personnes le pensent, une forme de fuite ou une tentative de prendre nos désirs pour la réalité, mais une des attitudes que le chrétien est censé avoir. Cela ne signifie pas que nous devions laisser le monde tel qu’il est. Si vous étudiez l’histoire, vous verrez que les chrétiens qui ont fait le plus pour le monde présent étaient ceux qui pensaient le plus au monde à venir. C’est depuis que les chrétiens ont cessé de se préoccuper de l’autre monde qu’ils sont devenus aussi peu efficaces pour ce monde-ci. Visez le ciel et vous atteindrez la terre. Visez la terre et vous n’arriverez nulle part. »
Dans le pessimisme, la mélancolie et les frustrations, il n’y a qu’une seule lumière resplendissant d’espérance, c’est la promesse de Jésus-Christ : « Lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai. » (Jean 14.3.)
Jésus-Christ accomplira cette promesse.
Le salut individuel repose entièrement sur la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Ephésiens 2.8-9.) « Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle. » (Tite 3.5-7.) De même, le salut de la société, la réorganisation des institutions sociales amenant l’abolition des injustices, de la guerre, de la pauvreté et de la maladie, n’est pas laissé aux mains de l’homme. Ce ne sont ni l’instruction, ni l’évolution, ni la politique, ni la technique, ni la force militaire, ni la science qui y parviendront. Ce n’est pas non plus une Eglise universelle, influençant les législations des parlements et des congrès de nations, qui fera disparaître toute haine, tout mal et tout péché.
Le salut de la société viendra par la puissance et la force qu’amènera le retour apocalyptique de Jésus-Christ. Il sera manifesté par le Royaume de Dieu dans ses principes d’équité. Ce sera l’accomplissement prévu de la rédemption, appliqué dans toutes les phases de la vie humaine. Le retour de Christ sera si révolutionnaire qu’il changera tous les aspects de la vie sur notre planète. Christ régnera dans la justice. La maladie n’existera plus, la mort sera changée, la guerre sera abolie, la nature sera transformée. L’homme vivra comme il avait été prévu qu’il vivrait à l’origine.
Rien à l’horizon ni rien dans la pensée contemporaine n’offre une espérance plus belle. Quelqu’un a dit : « Aucune combinaison d’œufs avariés ne vous donnera une bonne omelette. » Les civilisations passées qui se sont suivies les unes les autres ont été des combinaisons différentes des institutions humaines, mais il n’y a jamais eu d’ordre social paisible, satisfaisant ni durable. Il est impossible de construire un monde où règne la paix sur les fondements fissurés de la nature humaine.
L’importance de cette espérance du retour de Christ est bien montrée par la fréquence et l’intensité avec lesquelles il en est fait mention dans la Bible. Seuls quatre livres du Nouveau Testament n’en parlent pas. Christ fit sans cesse allusion à son retour, non seulement quand Il parlait à ses disciples, mais quand Il s’adressait aux autres gens aussi. Il dit au Souverain Sacrificateur : « Vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. » (Matthieu 26.64).
Un verset sur trente dans la Bible mentionne ce sujet. Trois cent dix-huit fois, dans les deux cent seize chapitres du Nouveau Testament, le retour de Christ est évoqué. Un vingtième de tout le Nouveau Testament y est consacré.
La plupart des auteurs de l’Ancien Testament l’ont prédit. Job : « Je sais que mon rédempteur est vivant, et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu. » (Job 19.25-26.) David : « L’Eternel rebâtira Sion, il se montrera dans sa gloire. » (Psaumes 102.17.) Esaïe : « Un rédempteur viendra pour Sion. » (Esaïe 59.20.) Jérémie : « Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en roi et prospérera, il pratiquera la justice et l’équité dans le pays. » (Jérémie 23.5.) Daniel : « Sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme. » (Daniel 7.13.) Zacharie : « Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’Orient ; la montagne des oliviers se fendra par le milieu, à l’Orient et à l’Occident, et il se formera une très grande vallée ; une moitié de la montagne reculera vers le septentrion, et une moitié vers le midi. » (Zacharie 14.4.) Christ Lui-même a promis qu’Il reviendrait : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Jean 14.1-3.)
Le retour de Christ a été annoncé par tous les apôtres dans leurs prédications. Pierre a dit : « Il faut… que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. » « Ceignez les reins de votre entendement, soyez sobres, et ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. » (1 Pierre 1.7, 13.) Paul, lui, a déclaré : « Nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. » (Romains 8.23-24.) « Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.15-17.) Jean : « Demeurez en lui, afin que, lorsqu’il paraîtra, nous ayons de l’assurance et qu’à son avènement nous ne soyons pas confus et éloignés de lui. » (Jean 2.28.) « Nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. » (1 Jean 3.2.) Jacques : « Soyez donc patients, frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. » « Affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche. » (Jacques 5.7, 8.) Jude : « Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous. » (Jude 14, 15.)
L’espérance du retour de Christ est mentionnée dans les grands Credo de l’Eglise, tels que le Symbole des Apôtres, le Credo de Nicée ou le Credo d’Athanase. L’un des trente-neuf articles de l’Eglise d’Angleterre dit : « Christ est vraiment ressuscité des morts, Il a repris son corps, chair, os et toutes les choses formant la perfection de la nature de l’homme, choses avec lesquelles Il est monté au ciel où Il est assis jusqu’à ce qu’Il revienne pour juger tous les hommes au dernier jour. » (Article 4.) L’article 17 de la confession d’Augsbourg parle longuement du « retour de Christ pour juger ». Le Symbole des Apôtres, que nous répétons dans la plupart des églises tous les dimanches, dit : « De là Il viendra pour juger les vivants et les morts. »
La Bible l’enseigne, les apôtres le prêchèrent et les Credo de l’Eglise l’affirment.
Cependant le témoignage le plus éloquent et le plus frappant vient de la bouche même de Jésus. Il a dit : « Le Fils de l’homme viendra dans sa gloire. » (Matthieu 25.31.) « Toutes les tribus de la terre… verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel. » (Matthieu 24.30.) « Votre Seigneur viendra. » (Matthieu 24.42.) « Le Fils de l’homme… quand il viendra dans la gloire de son Père. » (Marc 8.38.) « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Luc 13.35.) « Vous êtes maintenant dans la tristesse ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira. » (Jean 16.22.) « Vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. » (Matthieu 26.64.)
Un événement à venir qui est l’objet de mentions si universelles et si fréquentes ainsi qu’une telle promesse, sont certainement dignes de l’attention de l’homme moderne.
Trois mots grecs sont employés dans le Nouveau Testament pour parler du retour de Christ. Le premier est parousia, qui comporte l’idée de la présence personnelle de Christ. En d’autres termes, quand Christ reviendra, Il reviendra en personne.
Le second terme grec est epiphaneia qui sous-entend la notion d’apparition. C’est l’apparition, hors des ténèbres, d’une étoile qui a été présente toute la journée bien que cachée à la vue et qui soudain apparaît dans la nuit.
Le troisième mot grec est apokalupsis, qui donne l’idée d’un dévoilement. C’est la découverte de quelqu’un qui a été caché. Aujourd’hui, la personne du Christ est voilée à la vue bien que sa présence, par le Saint-Esprit, soit dans nos cœurs. Aujourd’hui c’est le jour de la foi, mais ce jour-là Il sera révélé. Au jour de son retour, ce ne sera plus une croyance mais une vision.
Sa première venue a été calme : les bergers, l’étoile et l’étable. A son retour, Il sera accompagné de ses éblouissants guerriers célestes, capables de faire face à n’importe quelle situation et de battre les ennemis de Dieu jusqu’à ce qu’il ait soumis la terre entière.
Ainsi, aucun chrétien n’a le droit de se tordre les mains de désespoir en se demandant ce qu’il faut faire devant la situation mondiale. Les Ecritures disent qu’au sein de la persécution, de la confusion, des guerres et des rumeurs de guerre nous devons nous consoler les uns les autres, sachant que Jésus-Christ va revenir triomphalement, glorieusement et majestueusement.
Bien souvent quand je me couche le soir, je me dis que Christ peut revenir avant que je me réveille. Quelquefois, quand je me lève et que je regarde l’aube qui vient, je pense que peut-être c’est aujourd’hui qu’Il reviendra.
La Bible nous enseigne que le retour de Jésus-Christ sera soudain, inattendu et spectaculaire. Il viendra comme une surprise et la plupart des gens seront pris à l’improviste. « Vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. » (1 Thessaloniciens 5.2.)
L’ancien président des Etats-Unis Dwight Eisenhower passait une fois quelques jours de vacances à Denver dans le Colorado. Son attention fut attirée sur une lettre ouverte que publiait un journal local et qui avait été écrite par un petit garçon, atteint d’un cancer incurable, exprimant le désir de voir le président. Spontanément, dans un de ces gestes plus inoubliables que le meilleur des discours, le président décida d’accéder au désir de l’enfant.
Ainsi, un dimanche matin, une grande voiture s’arrêta devant la maison où vivait Paul Haley, et le président en sortit. Il se dirigea vers la porte et sonna.
Le père de Paul ouvrit la porte : il portait des blue-jeans, une vieille chemise et une barbe d’un jour. Son étonnement et celui de son fils en voyant devant eux le président peut facilement s’imaginer.
« Paul, dit le président Eisenhower, j’ai appris que tu désirais me voir. Je suis heureux de te rencontrer. » Il serra la main du garçonnet, l’emmena voir sa voiture, lui serra de nouveau la main et partit.
Les parents de Paul, leurs voisins et bien d’autres gens parleront longtemps encore de ce geste d’un président si occupé. Une seule personne ne fut pas enchantée de cette visite, ce fut M. Haley. Il ne peut oublier l’allure qu’il devait avoir quand il ouvrit la porte. « Ces blue-jeans, cette vieille chemise et ma barbe — quel accoutrement pour recevoir le président des Etats-Unis ! » dit-il.
Cette visite était bien sûr inattendue et il n’est pas étonnant que le père de Paul n’ait pas été sur son trente et un. Mais toute sa vie, il regrettera de ne s’être pas levé plus tôt ce jour-là, de ne s’être pas rasé ni d’avoir au moins une chemise propre. Il faut que les chrétiens soient vigilants, de peur que le retour de Christ, les prenant par surprise, ne les trouve pas prêts.
Le retour de Christ sera une série d’événements s’étendant sur un laps de temps assez long. Il y aura l’enlèvement des croyants qui iront à la rencontre de Christ dans les airs. (1 Thessaloniciens 4.16-17.) C’est le prochain événement inscrit au calendrier de Dieu, et il comprendra la première résurrection, celle où tous les croyants de tous les âges ressusciteront des morts et seront réunis avec les croyants vivants. C’est alors qu’aura lieu le repas des noces de l’Agneau : « Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’agneau sont venues. » (Apocalypse 19.7.) Ces noces de l’Agneau, c’est le couronnement de Jésus-Christ comme Seigneur des seigneurs et Roi des rois. Il y aura aussi la grande tribulation à laquelle Jésus fait allusion dans l’évangile de Matthieu. « Alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. » « Après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. » (Matthieu 24.21, 29.) On verra également l’apparition de l’antéchrist. « Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement. » (2 Thessaloniciens 2.8.) Il y aura encore d’autres événements dont je ne parlerai pas ici. Certains sont clairement annoncés dans les saintes Ecritures, et d’autres sont couverts de mystère et nous ne pouvons que faire des suppositions à leur égard.
Cependant, certains résultats fondamentaux de la venue de Christ sont clairement exposés dans la Bible.
Quand Karl Barth a visité le siège de l’Organisation des Nations Unies il a fait cette déclaration : « Cette organisation internationale pourrait être une parabole terrestre du royaume céleste, mais la paix réelle ne sera pas atteinte ici bien que l’on croie s’en rapprocher. La paix sera faite par Dieu Lui-même à la fin de toute chose. »
Louis Mumford a déclaré : « La guerre est le produit spécifique de la civilisation. » Il semble qu’elle soit la caractéristique qui distingue l’homme de la bête, car l’homme fait sa proie de ses semblables comme aucun animal ne le fait.
Possédant maintenant la puissance de destruction totale que dans l’Antiquité il ne prêtait qu’à ses dieux, et ayant pris l’habitude de sonder toujours davantage l’intelligence et l’énergie pour créer des armes plus dangereuses et plus absolues, l’homme a créé les conditions qui préparent le retour de Christ. La seule solution à ce problème de la guerre, c’est le retour de Christ et l’abolition de la guerre. Avec toute notre puissance, les alliances politiques et les structures militaires que nous avons édifiées pour préserver la paix, nous arrivons enfin au bout de notre rouleau.
Le pacifisme n’atteindra pas son but, le pacifiste agit comme si tous les hommes étaient régénérés et pouvaient être touchés par la persuasion et la bonne volonté. Le pacifiste refuse aussi de reconnaître le rôle de la force pour la préservation de la justice, accompagnant le rôle de l’amour. Si le désarmement est une chose désirable, le désarmement unilatéral serait une folie dans notre monde actuel. Il faut d’abord désarmer les passions des hommes et changer leurs cœurs. La guerre doit d’abord être ôtée du cœur de l’homme avant d’être ôtée des champs de bataille.
Le prophète Esaïe, se réjouissant de ce jour où la paix régnera, a dit : « On l’appellera… Prince de Ja paix. Donner à l’empire de l’accroissement, et une paix sans fin au trône de David… » (Esaïe 9.5-6.) Christ établira la paix mondiale d’une manière permanente.
Les institutions sociales actuelles, qui tendent à l’établissement de la justice pour tous, à l’abolition de la pauvreté, à la diminution de la criminalité et à la prospérité de tous les hommes, ne peuvent atteindre ces résultats d’une manière satisfaisante tant qu’elles ignoreront le problème fondamental de la nature humaine, Nous ne pourrons jamais assurer la justice totale par la loi seule. Le réformateur social chrétien commet l’erreur d’attendre de l’ordre social existant qu’il soit à la hauteur de l’éthique chrétienne. L’homme n’a pas la capacité de vivre à ce niveau. Le christianisme ne peut pas attendre du monde qu’il vive les vérités de l’Evangile s’il n’a pas la vie que cet Evangile donne en Christ. Nous les chrétiens devons être le sel et la lumière de la société dans laquelle nous vivons. Les chrétiens ont amélioré la société mais les solutions finales et totales nous échappent à cause de la nature pécheresse de l’homme.
Certaine idéologie enseigne qu’une société parfaite sera établie par la révolution et la violence, et qu’après elles, tous les hommes seront entièrement heureux. Le communisme offre sa panacée par contrainte et impose sa nouvelle répartition de la propriété. Cependant, tous ces plans vont échouer et créer d’autres conditions que seul le retour du Christ pourra transformer.
Dans le livre du prophète Esaïe il est dit que l’Eternel « se lèvera pour faire trembler la terre. » (Esaïe 2.19, version de Jérusalem.) Je pense que cela concerne aussi les institutions sociales.
Aujourd’hui toute la nature est sur le mode mineur. Elle vit à la force des crocs et des griffes. Tous ceux qui ont vu des films de Walt Disney savent que dans la nature la loi du plus fort est toujours la meilleure. Tout cela sera complètement changé. Les prophètes ont prédit un temps où le loup vivra avec l’agneau, où le désert refleurira comme une rose, où la maladie et la mort seront inexistantes, et où la connaissance de Dieu couvrira la terre « comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. » (Esaïe 11.9.) Le péché et ses actions mauvaises seront limités et restreints. C’était le rêve prophétique d’un âge d’or, rêve qui est devenu la promesse du Royaume de Dieu sur la terre, et qui a été annoncé par Christ Lui-même. La nature sera transformée. Les épines et les chardons disparaitront, le venin sera enlevé de la bouche des serpents. Toute la nature chantera et exaltera la gloire de Dieu.
« Nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. » (2 Pierre 3.13.) La nature humaine sera entièrement transformée. La justice jaillira du cœur de l’homme. Le bien moral ne découle jamais d’une contrainte, Vous pouvez protéger les gens en retenant les criminels, mais le criminel, lui, n’est pas amélioré. L’homme ne se bonifie qu’à partir du dedans.
Le président Eisenhower parlait souvent de la paix et de la justice. L’une et l’autre vont s’établir d’une manière permanente sur la terre, mais seulement sous la conduite de Jésus-Christ. La justice parfaite et l’équité font défaut dans notre monde. Ici et là, pendant de brèves périodes, durant des époques de résultats sociaux spéciaux et particulièrement sous l’influence du christianisme, une telle ère s’est fait sentir, mais seulement dans un endroit très limité, pour un laps de temps bref et d’une manière très restreinte. La somme du mal et de la dépravation existant en l’homme se manifeste par un ordre social compliqué, confus et corrompu, que seul le retour de Christ peut sauver.
Ce sera le moment où la prière de Christ sera exaucée : « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Le ciel est ce qu’il est parce que la volonté de Dieu y est faite. La terre sera céleste quand la volonté de Dieu y sera faite.
L’apôtre Jean prédit un temps où un nouveau ciel et une nouvelle terre existeront. La caractéristique principale de ce nouveau ciel et de cette nouvelle terre sera la justice. La caractéristique première de notre monde est le péché : d’où le désordre, le mal, les désastres, les injustices, la maladie et la mort. Quand le nouvel ordre de justice régnera, un nouvel ordre de vie prévaudra aussi.
Quand Christ est venu la première fois, Il a traité le mal comme un fait individuel et héréditaire. Quand Il reviendra, Il le traitera dans sa généralité. Il changera les hommes et la nature et Il instituera une ère de bienveillance dans laquelle le mal ne pourra régner. La cruauté, l’oppression et l’esclavage n’existeront plus. Tout cela disparaîtra à cause du règne personnel de Christ qui suivra son retour.
Marguerite Higgins, qui reçut le Prix Pulitzer pour ses reportages sur la guerre de Corée, rapporte un incident qui se passa dans la cinquième compagnie des fusiliers marins.
« Il faisait particulièrement froid ce matin-là, 40° C sous zéro. Des soldats épuisés, à demi-gelés, se tenaient autour de leurs camions boueux et mangeaient dans leurs gamelles. Un grand gars mangeait des haricots froids avec son couteau militaire. Ses habits étaient aussi raides que des planches. Son visage, couvert d’une barbe épaisse disparaissait sous la boue. Un reporter lui demanda : « Si j’étais Dieu et que je puisse réaliser n’importe quel vœu que vous puissiez formuler, que demanderiez-vous ? » L’homme resta impassible pendant un moment, puis il leva la tête et répondit : « Donnez-moi demain. »1
1 G. Curtis Jones, What are you worth ? (St Louis : Bethany Press, 1954.)
Pour le vrai croyant en Jésus-Christ, l’avenir est assuré. Nous attendons la trompette lointaine qui annoncera la venue de Christ. Le chrétien possède déjà demain. C’est ça le Royaume de Dieu sur la terre.