Le repas du Seigneur est le repas de famille des enfants de Dieu auquel Jésus-Christ lui-même nous invite. Dans une famille normale, si un enfant ne vient pas au repas, tous s’inquiètent et cherchent la cause et les remèdes : maladie ? inappétence ? conflit avec un autre membre de la famille ? Il en est de même dans une Eglise normale — ou devrait l’être si un membre s’abstiens plusieurs fois de suite de la cène.
Cette question ne concerne pas seulement les responsables de l’Eglise, mais le membre intéressé lui-même.
Vous n’avez encore jamais participé au repas du Seigneur parce que vous n’étiez pas au clair sur sa signification et sur le sens d’une telle participation ? Si vous avez lu cette brochure, elle a dû vous donner une information suffisante pour lever ce handicap.1
1 Et si elle ne vous suffit pas, vous avez toujours la possibilité de vous reporter au livre qu’elle résume : Le repas du Seigneur (Ed. Emmaüs).
Si vous avez hésité jusqu’à présent à participer à la cène dans votre Eglise parce que vous ne vous en sentiez pas digne, vous avez pu voir que notre titre principal à cette participation est précisément le sentiment de notre indignité et notre besoin du pardon acquis par le Christ lorsqu’il a donné son corps et son sang que les éléments de la cène représentent. Si c’est un péché non confessé ou non abandonné qui vous empêche — à juste titre — de prendre la cène, pourquoi ne pas régler ce problème ? Notre Dieu est un Dieu de grâce, prêt à nous pardonner si nous confessons notre péché : « Venez et discutons ensemble, dit l’Eternel : si vos péchés sont rouges comme de l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que la neige. Oui, s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront aussi blancs que la laine » (Esaïe 1.18). Vous savez que cette question ne concerne pas seulement votre participation à la cène, mais toute votre vie spirituelle et votre relation avec Dieu. Il est donc urgent de la régler. Il en est de même d’une relation troublée avec d’autres chrétiens ; Mt 5.23, 25 ; 6.15 ; Mc 11.25 ; Lc 6.37 nous montrent qu’il ne s’agit pas non plus d’une question anodine et nous indiquent la manière de la mettre en règle.
Toutes les autres raisons de vous abstenir de participer à ce repas ne sont pas valables. « Que chacun donc s’examine sérieusement lui-même et qu’alors il mange de ce pain et boive de cette coupe » (1 Co 11.28).