Un monde en flammes

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LES SIGNES DE LA FIN

En 1860, le grand chimiste français Marcelin Berthelot a dit : « Encore cent ans d’expériences physiques et chimiques et l’homme saura ce qu’est l’atome. Je crois que quand la science-atteindra ce stade, Dieu descendra sur la terre avec son grand trousseau de clés et dira à l’humanité : « Messieurs, l’heure de la fermeture est arrivée ! »1

1 Walter B. Knight, Knight’s Treasury of Illustrations. (Grand Rapids : Eerdmans Publishing Company, 1962.)

Un matin, sur la montagne des oliviers, alors que les disciples étaient seuls avec Jésus, ils Lui posèrent trois questions très importantes : « Quand cela arrivera-t-il, quel sera le signe de ton avènement et celui de la fin du monde ? » (Matthieu 24.3.) Les disciples avaient accepté le fait que Jésus reviendrait, et maintenant ils désiraient savoir quand cet événement aurait lieu. Ils voulaient aussi savoir s’il y aurait des signes précurseurs. Ils savaient que l’Ancien Testament était rempli de prophéties annonçant sa première venue et que les détails de cette venue avaient été annoncés avec exactitude.

Si le monde avait étudié les signes de l’Ancien Testament, il aurait su que Jésus allait venir et il L’aurait accueilli, mais son ignorance et son aveuglement devant les enseignements de l’Ecriture l’empêchèrent de Le reconnaître. Des centaines d’années avant sa naissance, l’Ancien Testament révélait ces faits au sujet de Jésus :

Jésus a dit à ses disciples qu’il y aurait des signes qu’ils pouvaient observer, mais à deux reprises, Il les mit en garde de ne pas fixer de dates. « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » (Matthieu 24.36.) « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Actes 1.7.) Mais, s’Il les avertit de ne pas spéculer sur le moment exact de son retour, Il les assura qu’il y avait des signes tout au long des Ecritures et dans ses paroles qui annonceraient à ceux qui ont « des yeux pour voir » que le temps approcherait. « Quand ces choses commenceront à arriver, redressez- vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. » (Luc 21.28.)

Le Nouveau Testament emploie le mot « signe » de plusieurs manières. Dans certains cas, c’est une « merveille » ou un miracle pour appuyer les prétentions de Jésus à être Le Fils de Dieu. Jésus fait allusion aux « signes des temps » pour confondre les Pharisiens qui Lui demandaient hors de propos des preuves de sa messianité. Cependant, il y a des « signes » qui servent d’évidences de la révélation biblique.

Jésus a dit qu’il y aurait une génération ayant certaines caractéristiques indiquant que la fin était proche. En d’autres termes, il y aura une « génération X » à un moment donné de l’histoire à laquelle tous les signes s’appliqueront. Ceux dont les cœurs ont été transformés par Jésus-Christ et dont les esprits ont été éclairés par le Saint-Esprit, seront capables de lire les signes de ce jour-là et d’avertir les gens comme le fit Noé. Aujourd’hui, pour la première fois depuis le moment où Christ est monté au ciel, il semble vraiment que ces signes convergent.

QUELS SONT CERTAINS DE CES SIGNES ?

1. L’état mental du monde

Jésus a dit que deux choses caractériseraient l’état mental du monde juste avant son retour. Premièrement « sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire. » (Luc 21.25.) Avoir de l’angoisse, c’est être oppressé ou mis sous pression. Angoisse signifie anxiété. En d’autres mots, Il dit que la génération qui précédera son retour sera sous une pression très forte venant de tous les côtés et qu’aucune issue ne sera apparente. Cela ressemble beaucoup à du Sartre, du Camus, du Huxley ou du Hemingway. Le titre d’une des œuvres de Jean-Paul Sartre est en effet Huis-clos.

Jésus a dit que le monde se trouverait dans une impasse internationale dans laquelle les nations emprunteraient les unes après les autres des chemins sans issue pour se trouver ensuite devant des murs. « Les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre. » (Luc 21.26.) Il y aura un sentiment de frustration dans le monde entier, des guerres sans vainqueur et une grande abondance côtoyant la famine. Quand les hommes considéreront l’avenir, dit-Il, ils seront non seulement effrayés mais terrifiés.

Il a dit aussi : « Plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. » (Matthieu 24.10.) Jamais les gens n’ont été si énervés, ni si facilement vexés et blessés que maintenant. Les psychiatres ont tellement de travail qu’eux aussi font des dépressions, à force d’essayer de rafistoler nos nerfs ébranlés. Les foyers s’effondrent sous les pressions dévastatrices de la vie moderne. Dans certaines parties du monde où la tension monte, les membres d’une même famille se trahissent vraiment les uns les autres. Cette génération risque à coup sûr de subir un effondrement psychologique.

L’état moral du monde

Il est écrit qu’au temps de Noé, « l’Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal… Alors Dieu dit à Noé : la fin de toute chair est arrêtée par devers moi ; car ils ont rempli la terre de violence ; voici je vais les détruire avec la terre. » (Genèse 6.5, 13.) Jésus a déclaré : « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants. » (Luc 17.26-27.) En dépit des avertissements que Dieu donna par Noé, ils étaient si occupés d’eux-mêmes et de leurs méchancetés, qu’ils « ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vint ». (Matthieu 24.39.)

Jésus a aussi dit : « Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient ; mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, et les fit tous périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme paraîtra. » (Luc 17.28-30.)

Jamais les hommes n’ont essayé aussi désespérément de se distraire. Nous sommes blasés, dégoûtés et ennuyés. Dans son livre : L’Avenir de l’Homme, Teilhard de Chardin écrit : « Le grand ennemi, l’ennemi N° 1 du monde moderne, c’est l’ennui. Je le répète : malgré les apparences, l’humanité s’ennuie. Et voilà peut-être bien la source secrète de tous nos maux. Nous ne savons plus que faire. » Nous sommes même fatigués de nos vacances. Les programmes de télévision ne sont pas si mauvais, mais nous en avons le dégoût parce que nous en avons trop. Il y a bien longtemps, Job a dit : « Le triomphe des méchants a été court, et la joie de l’impie momentanée. » (Job 20.5.) La Bible déclare encore : « Au milieu même du rire le cœur peut être affligé. » (Proverbes 14.13.)

Le monde fait une ribote telle que même l’époque romaine n’en avait pas connu de semblable. Nous avons à portée de main tous les plaisirs dont l’homme soit capable de jouir, et nous avons abusé de chaque don que Dieu nous a fait jusqu’à ne plus y trouver ni joie ni satisfaction. Les journaux ont parlé d’un récent « Festival de la libre expression » tenu à Paris dans un centre de jeunesse, où des jeunes gens et des jeunes filles commettaient devant des spectateurs des actes tellement dépravés que je ne les mentionnerai pas ici. Voici l’homme, quand il fait ce qu’il veut, voici l’expression de la nature humaine, sans Dieu. Voilà un signe de la fin.

L’apostasie

Jésus a dit : « Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. » (Matthieu 24.11.) « Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. » (1 Timothée 4.1.) L’apôtre Paul donne cet avertissement : « Il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité et se tourneront vers les fables. » (2 Timothée 4.3-4.) Tout ceci semble dépeindre une époque d’hypocrisie générale, où des multitudes de gens seront amenés au sein de l’Eglise sans avoir vécu une expérience personnelle avec Jésus-Christ. Les sectes croîtront, les faux prophètes s’infiltreront dans l’Eglise, la Bible sera attaquée violemment.

La stratégie de Satan n’a pas changé, depuis le moment où, dans le Jardin d’Eden, il a demandé à Eve : « Dieu a-t-il réellement dit cela ? » Certains professeurs de religion essaient délibérément de détruire l’autorité des Ecritures et la foi de l’Eglise. Ce sont les loups déguisés en agneaux contre lesquels Jésus a mis en garde ses disciples. Ce sont les conducteurs de « l’apostasie » qui caractérisera l’Eglise à la fin des temps.

« Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ. » (Jude v. 4.) Le mot grec que l’on a traduit par « se glisser » est un mot peu habituel qui ne se trouve qu’à cet endroit dans la Bible. Traduit littéralement il veut dire « s’insinuer », comme le ferait un voleur dans la maison. Ce voleur n’est pas venu s’emparer de nos biens matériels, mais pour nous dépouiller de notre foi en Dieu, en son Fils et en sa Parole. Quand des hommes fidèles à Dieu s’indignent hautement de la présence du voleur, ils sont accusés de perturber la paix. Les éternelles formes d’erreurs se manifestent de nouveau sous des étiquettes telles que : « la nouvelle moralité », « la nouvelle théologie », ou « le christianisme sans religion ».

L’apôtre Paul a dit : « Il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition. » (2 Thessaloniciens 2.3.)

L’« apostasie » signifie un abandon des croyances. Bien des passages de la Bible en parlent. Le prophète Amos s’exprime en ces termes : « Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, l’Eternel, où j’enverrai la famine dans le pays, non pas la disette du pain et la soif de l’eau, mais la faim et la soif d’entendre les paroles de l’Eternel. Ils seront alors errants d’une mer à l’autre, du septentrion à l’orient, ils iront çà et là pour chercher la parole de l’Eternel, et ils ne la trouveront pas. » (Amos 8.11-12.) Un temps viendra où les gens, ayant faim de la vérité, la chercheront où elle est supposée être — dans des livres et dans des églises — mais ils n’entendront pas la Parole du Seigneur. Au lieu de recevoir un message qui puisse satisfaire leurs aspirations spirituelles, ils entendront un sermon sur un problème social ou politique ou encore une petite causerie sur l’art et la littérature. Ainsi, ils iront d’un endroit à l’autre, allant de l’espoir au désespoir et renonçant en fin de compte. « L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de leur flétrissure dans leur propre conscience. » (1 Timothée 4.1-2.)

L’iniquité croissante

Jésus a dit : « parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira » (Matthieu 24.12).

« Dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là. » (2 Timothée 2.1-5.) Remarquez que ce passage nous enseigne explicitement que ce seront là les caractéristiques des derniers jours. Nos journaux sont remplis de comptes rendus de révoltes de jeunes, de renversements de gouvernements et d’émeutes. Il nous suffirait de citer les statistiques de la criminalité pour montrer que l’iniquité augmente à une vitesse effrayante. Jésus a enseigné que juste avant la fin, l’iniquité s’étendrait partout. Il a dit : « Vous entendrez parler de guerres et de soulèvements. » (Luc 21.9.) Ce mot de « soulèvement » donne l’idée de révolte, de révolution et d’iniquité, et c’est un des signes précurseurs de la fin des temps.

La venue des moqueurs

« Dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant : Où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. » (2 Pierre 3.3-4.)

Bien des chrétiens professants disent que la seconde venue de Christ est un faux enseignement vu qu’elle ne s’est pas produite comme l’attendait l’Eglise primitive. Ils s’écrient : « Pourquoi Christ n’est-Il pas encore revenu ? Jésus n’a-t-Il pas dit « Voici je viens bientôt ? » Sa promesse, pourtant, si on la traduit littéralement, veut dire : « Je suis en chemin pour venir. »

Les chrétiens qui sont maintenant dans la tombe seront d’abord ressuscités ; en un clin d’œil, nous serons réunis pour aller à la rencontre du Seigneur dans les airs.

Ceux qui croient à l’inévitabilité du progrès humain ont de la peine à accepter le retour de Christ. Si nous pensons que l’homme progresse, nous n’accepterons jamais la promesse de Christ disant qu’Il reviendra et mettra une fin au péché.

Il y a encore ceux qui refusent de croire à son retour parce que cela bouleverserait leurs plans et leurs rêves. Ils désirent manger, boire et se réjouir sans être interrompus dans leur vie centrée sur eux-mêmes. C’est pourquoi les moqueurs, du temps de Noé, refusèrent de croire au déluge contre lequel il essayait de les protéger.

La persécution grandissante

« On vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir ; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. » (Matthieu 24.9-10.)

« Prenez garde à vous-mêmes. On vous livrera aux tribunaux, et vous serez battus de verges dans les synagogues ; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et devant des rois, à cause de moi, pour leur servir de témoignage… le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant : les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom. » (Marc 13.9, 12-13.) Remarquez l’importance que Jésus donne à ces mots : « à cause de mon nom ». Des milliers de chrétiens compromettent leur foi en Jésus-Christ en Le reniant. Même des pasteurs oublient ou refusent délibérément de terminer une prière publique au nom de Jésus, par crainte d’offenser un incroyant. Ils ne peuvent supporter la persécution qui pourrait découler du fait de reconnaître Jésus-Christ. Voilà encore un autre signe.

L’abondance

« A vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! » (Jacques 5.1-3.)

Alors que des millions d’hommes meurent de faim, des millions d’autres hommes s’enrichissent. Il y a quelques années, quand nous parlions d’un millionnaire, nous étions impressionnés. Maintenant, ils sont des milliers dans le monde occidental. Un homme possédant cent ou deux cent mille francs n’est même plus considéré comme riche. Il n’y a pas de mal à être riche si la richesse a été acquise honnêtement. Cependant, négliger la gestion de ses biens est un péché aux yeux de Dieu. L’apôtre Paul a donné cet avertissement : « L’amour de l’argent est une racine de tous les maux. » (1 Timothée 6.10.) Jésus a dit : « Gardez-vous avec soin de toute avarice. » (Luc 12.15.) Samuel Johnson a déclaré : « La convoitise de l’or, insensible et dépourvue de scrupules, est la dernière corruption de l’homme dégénéré. »

Ce sont là, bien sûr, les grandes orgues du communisme. Les disciples du matérialisme marxiste sont allés dans les régions pauvres du monde et ont appelé tous les hommes leurs camarades. Cela est attrayant pour ceux qui vivent dans des conditions inférieures au niveau moyen, et qui voient des photos de gens prospères et riches. Cela aussi est un des signes de la fin.

Les préparatifs pour la bataille d’Harmaguédon

« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres. » (Matthieu 24.6.) La Bible indique que vers la fin, les guerres seraient plus étendues, plus dévastatrices et plus fréquentes.

Il est certain que les nations du monde sont en train de monter le décor pour la représentation d’une des scènes les plus terribles du drame humain, et le monde entier se précipite vers une guerre plus grande que toutes celles que nous avons connues. Dans la Bible elle est appelée « le combat d’Harmaguédon ». (Apocalypse 16.14-16 ; Joël 3.9-14.)

La guerre est la plus développée de toutes les sciences. Nous avons perfectionné nos armes mais nous avons. oublié de protéger les hommes qui les utilisent. Il y eut des hommes comme Hitler par exemple qui auraient employé n’importe quels moyens pour conquérir le monde. Pouvons-nous être certains qu’il n’y a pas d’autres Hitler dans le monde actuellement ?

Connaissances et voyages

« Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs courront çà et là ; et la connaissance augmentera. » (Daniel 12.4.)

Le sens des paroles de Daniel n’aurait pas pu être saisi avant cette génération. En effet, les Ecritures disent qu’elles ont été « tenues secrètes et scellées jusqu’au temps de la fin. » (Daniel 12.9.)

Aujourd’hui nous comprenons bien ce dont voulait parler Daniel. Notre âge est certainement l’âge de la vitesse, des voyages et de la science. La connaissance humaine double tous les quinze ans, et l’homme a passé de l’attelage aux missiles en moins de deux générations. On m’a dit récemment que l’on acquerra plus de savoir dans ces dix prochaines années que dans ces deux derniers siècles. Avant l’invention de l’automobile et de l’avion, il était difficile de comprendre ce que Daniel entendait par ces mots : « ils courront çà et là », mais maintenant les voitures se comptent par millions et les avions voyageant à toute heure du jour et de la nuit ne se comptent plus.

Ce passage pourrait aussi dire que la connaissance des Ecritures prophétiques augmentera, ce qui est certainement vrai aujourd’hui. Les chrétiens s’intéressent davantage et étudient plus les prophéties qu’à aucun autre moment de l’histoire. De nouvelles découvertes archéologiques et scientifiques ont mis en vedette les textes prophétiques. Pour la première fois depuis que la Bible a été écrite sous l’inspiration du Saint-Esprit, nous pouvons comprendre certaines de ses portions, à la lumière des événements actuels.

Les conférences pour la paix

« Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. » (1 Thessaloniciens 5.3.) Jamais on a autant parlé de paix : le monde languit après elle, mais on ne la voit nulle part.

Dans le deuxième psaume, David demande : « Pourquoi ce tumulte parmi les nations ? » (Psaumes 2.1.) Elles s’agitent parce qu’elles ne savent plus où se tourner dans notre siècle de violence et de crainte de la destruction. Dans ce même psaume, David dit : « Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils, et les princes se liguent-ils avec eux contre l’Eternel et contre son oint ? » — «  Brisons leurs liens, délivrons-nous de leurs chaînes. » (Psaumes 2.2-3.) Ils se « liguent » et montrent les efforts désespérés des grands de ce monde pour établir la paix : mais Dieu est laissé pour compte dans leurs plans. On ne consulte jamais le Prince de la Paix quand il s’agit de la paix. L’homme fou persévère dans son propre programme, prétendant orgueilleusement pouvoir résoudre ses problèmes lui-même, sans Dieu.

La venue du dictateur mondial

Dans la Bible il y a un si grand nombre de références intéressantes concernant un gouvernement mondial à venir, ayant à sa tête un grand antéchrist, que la place ne me permet pas d’en parler ici. Il est évident que l’acceptation générale du gouvernement d’un seul homme doit être précédée d’une période de préparation. A une conférence sur la paix qui eut lieu récemment à Washington, les orateurs, les uns après les autres, parlèrent de la nécessité et de la possibilité d’un gouvernement mondial. Lors d’une conférence donnée à l’Université du Minnesota, Arnold Toynbee a déclaré : « La vie en commun semblable à celle d’une famille, est le seul avenir que l’humanité puisse avoir, maintenant que la technique occidentale a simultanément annulé les distances et inventé la bombe atomique. » Il ajouta encore : « Nous sommes devant une alternative : ou la destruction de la race humaine ou la fusion sociale à l’échelle mondiale, de toutes les tribus, nations, civilisations et religions de l’homme. »

Durant cette dernière décennie, on s’est rendu compte qu’aucune nation ne pouvait vivre par elle-même, car ce qui affecte un pays les affecte tous. Une tendance vers les dictatures se fait aussi sentir dans bien des pays qui naissent maintenant et ceci marque une régression de la démocratie. Les gouvernements placés entre les mains de plusieurs personnes n’ont souvent pas marché, en partie à cause des vues divergentes qui se sont manifestées chez leurs dirigeants. Des différences, des débats et des discussions sans fin ont détruit la valeur du conseil multiple. J’ai demandé une fois au dictateur d’un pays d’Afrique pourquoi la démocratie n’existait pas dans son pays et il m’a répondu : « Avant de pouvoir faire marcher la démocratie, il faut avoir un corps électoral informé et intelligent. Nous ne serons pas prêts pour la démocratie avant cent ans. »

Dans la Bible nous lisons : « Dieu a mis dans leurs cœurs d’exécuter son dessein et d’exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies. » (Apocalypse 17.17.) Un autre passage révélateur nous dit : « Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement. L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés. » (2 Thessaloniciens 2.7-12.) Ce texte nous dit clairement qu’il y a eu une puissance néfaste à l’œuvre tout au cours des siècles, et que vers la fin des temps, quand les gens auront pris du « plaisir à l’injustice », celui qui retenait cette puissance, c’est-à-dire le Saint-Esprit, arrêtera d’agir quand les croyants auront été enlevés.

Alors, ce surhomme, qui sera l’incarnation de Satan, et que les Ecritures nomment l’antéchrist, pourra diriger le monde. La Bible nous dit que le monde organisera un gouvernement unique et qu’un dictateur ou président mondial apparaîtra. Les caméras de télévision ne le manqueront certainement pas, et la nouvelle se répandra sur toute la terre qu’un homme de paix, un dirigeant universel aura été choisi. Le mot « bête » employé à son égard dans le treizième chapitre de l’Apocalypse exprime l’idée que ce sera un homme de grande force et ayant la capacité d’imposer sa volonté au monde. Ce mot « bête » ne cherche aucunement à donner une idée de répulsion. Au contraire, la Bible dit que cet homme sera admiré, craint et adoré. Il dominera la scène mondiale avec une intelligence sans précédent. Il arrêtera temporairement la guerre qui dévastait la terre. Il préconisera de brillantes méthodes économiques avec des résultats immédiats. La prospérité renaîtra, l’argent coulera à flots partout et la peur qui avait paralysé les quatre coins du monde fera place à l’espoir. Le monde sera émerveillé et plein de respect devant ce génie et cette puissance extraordinaires et des millions d’hommes l’adoreront vraiment comme un dieu. Il régimentera toute l’humanité, et il demandera qu’avant de pouvoir acheter de la nourriture, ses sujets soient marqués de son sceau. (Cf. Apocalypse 13.17.) Les cerveaux électroniques contribueront à contrôler la vie de tous les habitants du globe. Ce chef sera l’incarnation même du mal. Son seul rêve, son seul désir et sa seule ambition seront de détruire l’idée même de Dieu sur la surface de la terre. Il blasphémera contre Dieu et s’exaltera lui-même au-dessus de toute mesure.

En 1902, le magazine américain Harper’s dessina un étonnant portrait du dictateur à venir. L’article disait : « Alors « l’homme » s’élèvera. Il sera actif, épigrammatiste, élégant de sa personne et toujours victorieux. Il balaiera les parlements et les démagogues, conduira les civilisations à la gloire et les édifiera en un empire qu’il maintiendra en organisant des succès futurs. Il codifiera tout, galvanisera le christianisme, établira l’instruction dans des académies et en organisera un merveilleux système. Les nations reconnaissantes déifieront cet égotiste entreprenant et heureux. »

La Bible dit de ce dictateur mondial : « A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l’arrogance dans le cœur. » (Daniel 8.25.) La Bible enseigne que même les élus de Dieu seront trompés et que quelques-uns de ses premiers disciples seront des chrétiens professants.

L’évangélisation à l’échelle mondiale

« Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » (Matthieu 24.14.)

En l’an 1500, la Bible n’avait été imprimée qu’en quatorze langues différentes. Vers 1800 en soixante et onze langues et en 1965 en plus de mille deux cent cinquante langues et dialectes. Ajoutez à cela la radio et la télévision, plus les programmes missionnaires des Eglises qui ont été accélérés depuis la Seconde Guerre mondiale. Il n’y a que bien peu d’endroits sur la terre aujourd’hui où l’Evangile ne puisse pas être entendu. Grâce aux voyages, aux communications et aux techniques modernes, il est possible que la prophétie de ce verset 14 du chapitre 24 de l’Evangile de Matthieu s’accomplisse dans notre génération pour la première fois.

Il y a encore bien d’autres signes de la fin qui nous sont révélés dans la Bible. Nous savons avec certitude ceci : Jésus-Christ va venir. Je ne sais pas quand, je ne sais ni l’heure, ni le jour, ni le mois, ni l’année de son retour. Il est faux et contraire aux Ecritures d’essayer de fixer la date du retour de Christ. Dieu seul sait quand Il reviendra sur terre. Les nations du monde ne peuvent pas résoudre les problèmes de la nature humaine avant qu’il ne revienne.

Nous pouvons être sûrs d’une chose : la venue de Christ est plus proche que nous ne le pensions d’abord. Il se peut que plusieurs de ces événements s’accomplissent avant que cette génération passe. Le poète Campbell a dit : « Les événements s’annoncent par leur ombre projetée. » Ce qui arrive aujourd’hui est peut-être la préparation à l’intervention de Dieu dans les affaires humaines par la venue de Jésus-Christ. L’apôtre Paul a dit aux chrétiens : « Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles. » (1 Thessaloniciens 4.18.)

Que faut-il faire ?

Pour le chrétien, tout espoir n’est pas perdu si ses affections ne sont pas centrées sur les choses de ce monde. Si votre vie a été consacrée à Dieu, si vous avez édifié des trésors dans le ciel et si vous vous affectionnez aux choses d’en haut, vous n’avez pas de quoi vous désespérer ou être découragé. Nous vivons peut-être l’heure précédant l’aurore de la venue de Christ.

Considérant la rapidité du déroulement des événements, quelle doit être votre attitude ?

1. Se préparer avec hâte

Jésus a dit : « Tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas. » (Matthieu 24.44.) Seriez-vous prêt à Le rencontrer s’Il venait aujourd’hui ? A plusieurs reprises la Bible nous conseille fortement d’être prêts. Vous vous dites peut-être que c’est un appel provoqué par la peur ? « C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille. » (Hébreux 11.7.) Cette « crainte » pourrait se traduire par « terreur ». Noé était terrifié à la pensée des événements qui allaient venir et c’est cette crainte qui lui fit construire l’arche.

2. Attendre avec patience

« Vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. » (Hébreux 10.36-37.) La naissance d’Isaac, promise à Abraham et Sara, fut longtemps renvoyée, mais la promesse de Dieu ne faillit point même quand sa réalisation parut impossible.

3. Observer avec expectative

Matthew Henry a écrit : « Observer ne veut pas seulement dire croire que notre Seigneur va venir, mais désirer sa venue, y penser souvent, et la considérer toujours comme certaine. »

« Notre cité se trouve dans les cieux, d’où nous attendons ardemment, comme sauveur, le Seigneur Jésus-Christ. » (Philippiens 3.20, version de Jérusalem.) L’apôtre Paul écrivait à Tite : « Attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ. » (Tite 2.13.) Après avoir entendu un pasteur prêcher sur le retour de Christ, la reine Victoria avait dit : « J’aimerais qu’Il vienne pendant que je suis en vie, afin que je puisse prendre ma couronne et la déposer à ses pieds. »

4. Travailler avec zèle

« Heureux ce serviteur, que son maitre, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! » (Matthieu 24.46.) Certaines personnes se demandent pourquoi il vaut la peine de continuer à travailler si Christ va revenir. Pourquoi ne pas attendre et observer ? C’était là un des problèmes des Thessaloniciens auxquels Paul écrivit pour leur affirmer que Christ allait revenir. Il leur expliqua certains détails concernant les derniers jours, et il les exhorta à se mettre à l’œuvre. L’espérance de la venue de Christ devrait nous faire travailler d’autant plus afin « qu’à son avènement nous ne soyons pas confus ». (1 Jean 2.28.)

Pour le chrétien, le retour de Christ sera un moment glorieux. Pour ceux qui ne sont pas en Christ, ce sera la plus grande de toutes les calamités, une séparation tragique et une déception incroyable. Mais pour ceux qui sont prêts, quelle fin glorieuse ! Une des dernières paroles de la Bible est : « Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! » (Apocalypse 22.20.)

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