Un monde en flammes

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LE JUGEMENT À VENIR

Un des agnostiques les plus célèbres de l’histoire américaine fut Robert G. Ingersoll. Il donnait des conférences retentissantes dans tous les Etats-Unis, mettant en doute la Bible et l’existence de Dieu. Un soir, alors qu’il parlait dans une petite ville de l’Etat de New York, il proclama avec éloquence qu’il ne croyait pas au jugement à venir ni à l’enfer. Quand il eut terminé un vieil ivrogne se leva à l’arrière de la salle et lui dit d’une voix pâteuse : « J’espère que tu as raison, mon vieux Bob, je compte bien que tu aies raison. »

L’homme moderne n’aime pas associer l’idée de Dieu à celle de la colère, du courroux et du jugement. Il aime confectionner Dieu comme il l’entend, selon ses goûts et il donne à Dieu les caractéristiques qu’il désirerait trouver en Lui. Il tente de refaire Dieu à l’image de ses rêves et de se sentir à l’aise dans ses péchés. Ce « dieu » moderne a des qualités d’amour, de miséricorde et de pardon, mais il est dépourvu de justice. Cela implique donc l’absence du jugement et de la punition pour le péché. Dieu est fait de tolérance et d’amour qui acceptent tout et de bonne volonté universelle. On abandonne l’idée biblique qui dit que la justice est aussi importante que l’amour dans la nature divine. Selon cette image de Dieu, aucune loi ne demande obéissance absolue; elle n’établit pas non plus un niveau moral auquel l’homme doive se maintenir. Plus de neuf cents pasteurs et étudiants se sont réunis, il y a quelque temps, à la Faculté de théologie de l’Université de Harvard pour considérer une prétendue « nouvelle moralité », et sa signification pour l’Eglise. Un professeur de théologie déclara par exemple que les relations sexuelles avant le mariage étaient tolérées pour les couples de fiancés et que Dieu comprendrait certainement cela. Le professeur d’une autre école de théologie déclara qu’aucune relation sexuelle, quelle qu’elle soit, ne devrait être absolument condamnée par l’Eglise. Ainsi beaucoup de chefs religieux persévèrent à reconstruire Dieu selon les tendances laïques et humanistes de notre temps.

Cette sorte de « dieu », cependant, rendrait le monde impossible. Il deviendrait chaotique et se détruirait lui-même. L’homme ne pourrait y vivre dans l’assurance et le bonheur. Pour avoir un sens, la vie de l’homme doit s’appuyer sur une loi et un législateur. Le psalmiste a dit : « La loi de l’Eternel est parfaite, elle restaure l’âme ; le témoignage de l’Eternel est véritable, il rend sage l’ignorant. Les ordonnances de l’Eternel sont droites, elles réjouissent le cœur ; les commandements de l’Eternel sont purs, ils éclairent les yeux. » (Psaumes 19.8-9.) La Bible nous avertit que « les hommes livrés au mal ne comprennent pas ce qui est juste. » (Proverbes 28.5.) Jésus Lui-même a posé son sceau d’approbation sur la loi quand Il a dit : « Il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu’il ne l’est qu’un seul trait de lettre de la loi vienne à tomber. » (Luc 16.17.) La loi de Moïse et le Sermon sur la Montagne sont des étalons qui ne peuvent jamais être changés. Aucun chrétien n’a le droit d’abaisser ces standards au nom de Dieu, au risque de tordre la loi, de blasphémer Dieu et de devenir coupable d’hérésie.

Dieu jugera tous les hommes

La Bible nous enseigne que Dieu est vraiment un Dieu de jugement, de colère et de courroux.

Un des enseignements principaux de la Bible, c’est le jugement de l’homme par Dieu. A plusieurs reprises Jésus nous a avertis du jugement : « Au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous. » (Matthieu 11.22.) « Au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. » (Matthieu 12.36.) « Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité ; et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Matthieu 13.41-42.) « Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. » (Luc 12.2.) « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils. » (Jean 5.22.)

Tout au long du Nouveau Testament les apôtres ont annoncé que le jour du jugement viendrait. « Il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné. » (Actes 17.31.) « Par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres. » (Romains 2.5-6.) « Il est de la justice de Dieu… de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Evangile de notre Seigneur Jésus. » (2 Thessaloniciens 1.7-8.) « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. » (Hébreux 9.27.) « Une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles. » (Hébreux 10.27.) « Ils rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts. » (1 Pierre 4.5.) « Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? » (Apocalypse 6.15-17.)

Ces versets ne sont que quelques-uns parmi les nombreux passages qui pourraient être cités parlant d’un jugement à venir et auquel tous les hommes ayant vécu devront faire face. Aucun n’y échappera ! Si vous enleviez de votre Bible tous les versets qui parlent du jugement, votre Bible se raccourcirait considérablement.

Justice, miséricorde et amour

Bien des gens disent que le jugement est incompatible avec la justice, la miséricorde et l’amour. C’est parce qu’ils ne comprennent pas la nature de Dieu. Ils ont refusé d’accepter la révélation de la nature de Dieu que donne la Bible.

Le jugement est compatible avec la justice. La justice demande l’équilibre des balances et sans jugement cela serait impossible. Quand Jérémie déclara : « Je susciterai un roi… il exercera le jugement et la justice sur la terre. » (Jérémie 23.5, version Ostervald), il mettait ces deux termes en juxtaposition. La justice est impossible sans jugement. La loi ne peut exister sans pénalité. La raison nous dit qu’il y aura un temps où les Hitler, les Eichmann ou les Staline devront rendre leurs comptes : autrement il n’y aurait pas de justice dans l’univers. Des milliers d’hommes mauvais ont vécu et exercé leur méchanceté sur les autres sans paraître payer de punition dans cette vie. Le bon sens nous dit qu’il viendra un temps où seront aplanis les chemins tortueux. (Cf. Esaïe 45.2.)

Le jugement est compatible avec la miséricorde. Dieu qui est miséricordieux doit agir avec bonté selon les standards de la justice et de l’équité. Le jugement ne s’oppose d’aucune manière à la miséricorde, car si celle-ci doit se répandre, le jugement doit être une partie de l’ordre divin. Etre miséricordieux sans être juste serait une contradiction.

Le juge qui exerce la justice doit appuyer ses décisions sur la loi. La violation de la loi demande une punition. Montrer de la miséricorde devant une infraction de la loi, c’est détruire l’ordre et créer le chaos. La miséricorde est une qualité qui ne peut oublier ni négliger le principe de la loi. Si cette attitude n’est pas universellement appliquée dans tous les cas d’infraction à la loi, l’ordre est détruit.

Il y a quelques années, j’ai eu une contravention pour excès de vitesse dans une zone où l’allure était limitée. Dans la salle d’audience, j’ai plaidé coupable. Le juge a non seulement été aimable mais plutôt embarrassé que j’aie dû comparaître devant son tribunal. Il me condamna à une amende de dix dollars. S’il m’avait laissé aller sans rien payer, il aurait été en contradiction avec la justice. La punition devait être payée soit par moi soit par quelqu’un d’autre.

Le jugement est compatible avec l’amour. Un Dieu d’amour doit être un Dieu de justice. C’est parce que Dieu aime qu’Il est juste. Sa justice est le complément de son amour. Logiquement, Dieu ne pourrait pas aimer les hommes et ne pas prévoir un jugement pour les méchants. La punition de l’impie et sa séparation d’avec les justes est une manifestation du grand amour de Dieu. Nous devons toujours voir que la croix se détache sur le fond sombre du jugement. C’est parce que l’amour de Dieu était si grand, qu’il a donné son Fils afin que l’homme n’ait pas à faire face au jugement.

Le jugement est nécessaire, en tant qu’éperon de la conscience. L’homme a besoin du stimulant d’une récompense pour sa bonté et de la crainte du châtiment contre le mal. Dans l’actuelle composition de la nature morale humaine, la punition est un « aiguillon » nécessaire pour la conscience. L’homme a besoin de cette menace et de cette mise en garde pour le préserver de faire le mal. Ce n’est peut-être pas le motif le plus louable pour faire le bien, mais cela est nécessaire, considérant les imperfections qui ont existé depuis le Jardin d’Eden. Nous devons prendre l’homme tel qu’il est et non tel qu’il devrait être et appliquer nos opinions de justice, de miséricorde, d’amour et de jugement sur le caractère de Dieu et la nature imparfaite de l’homme. L’« idéal absolu » n’existe pas, sauf dans l’imagination fantasque du philosophe moderne qui échafaude ses théories sans considérer la révélation biblique de Dieu et la maladie spirituelle de l’homme.

Imaginez que dans un pays quelconque il n’y ait plus de force de police : du jour au lendemain ce serait le chaos. Supposez encore qu’il n’y ait pas de tribunaux pour redresser les torts. Dans quel gâchis ce pays tomberait. Personne ne serait en sécurité nulle part. Dans certaines villes, d’ailleurs, les gens ne sont pas en sûreté malgré la protection de la police, et dans certaines rues les policiers mêmes sont en danger. Et ici et là il arrive qu’un policier soit appréhendé pour avoir enfreint la loi. Les passions mauvaises des hommes, malgré l’application de la loi, ne sont que légèrement réfrénées. Le récit des crimes que nous lisons dans nos quotidiens en est le témoignage.

Le dernier grand conflit

La Bible nous apprend que l’homme est tellement révolté contre les lois de Dieu qu’un jour il rassemblera ses armées contre Dieu Lui-même. Ce sera le dernier grand conflit : Harmaguédon. « Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon. » (Apocalypse 16.16.) Ce sera la guerre finale, le dernier soubresaut de l’homme déchu contre la loi de Dieu. Quelle sera la réponse de Dieu ? Une manifestation de pitié ? Un déploiement de tolérance ? Non ! Ce sera le jugement. Si la miséricorde a été repoussée et rejetée, il ne reste que l’autre possibilité de l’alternative : le jugement. Dieu a offert son amour, sa miséricorde et son pardon aux hommes. De la Croix, Dieu a dit au monde entier : « Je vous aime. » Mais quand l’amour est rejeté délibérément, il ne reste plus que le jugement.

Les différents jugements

Contrairement à l’opinion populaire, la Bible ne connaît pas un jugement général au cours duquel tous les hommes apparaîtraient devant Dieu au même moment. La Bible énumère un certain nombre de jugements différents. Il y a par exemple un jugement pour les justes devant le tribunal de Christ. « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps. » (2 Corinthiens 5.10.) Il y a un autre jugement, celui des nations. (Matthieu 25.31-46.) Il y a aussi le jugement des impies devant le grand trône blanc. (Apocalypse 20.11-13.) Ces divers jugements, ayant lieu à des moments et pour des motifs différents, forment l’image complète du jugement dernier dans les événements annoncés par les prophètes bibliques.

Le jugement du péché

Ce jugement a eu lieu à la croix. L’Ecriture dit : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5.21.) A cause de cela, la Bible nous enseigne : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Romains 8.1.) En d’autres termes, le jugement du péché que je méritais a déjà eu lieu. Christ a pris mon jugement sur la croix. Toutes les exigences de la loi ont été remplies. La loi a été pleinement satisfaite par l’offrande que Christ a faite de Lui-même pour les péchés. « L’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. » (Esaïe 53.6.) « Il a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois. » (1 Pierre 2.24.) « Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. » (Hébreux 10.12.)

La loi avait dit : « Le salaire du péché, c’est la mort. » (Romains 6.23) et « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. » (Ezéchiel 18.4.) Je méritais le jugement et l’enfer, mais Christ a pris ce jugement et cet enfer pour moi. Christ Lui-même a dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5.24.) Aucune déclaration ne pourrait expliquer plus clairement que le vrai croyant en Jésus-Christ ne passera pas en jugement. Ce jugement est passé. « Tu as jeté derrière toi tous mes péchés. » (Esaïe 38.17.) Dieu a déclaré par la bouche du prophète Jérémie : « Je ne me souviendrai plus de leur péché. » (Jérémie 31.34.)

Nous ne comprendrons jamais l’étendue de l’amour de Dieu en Christ sur la croix si nous ne comprenons pas que nous n’aurons jamais à passer en jugement devant Dieu pour nos péchés. Christ a pris nos péchés. Il a accompli l’œuvre de la rédemption. Je ne suis pas sauvé par mes œuvres où mon mérite. J’ai prêché devant des milliers de personnes sur tous les continents, mais ce n’est pas parce que je suis prédicateur que j’irai au ciel. J’irai au ciel uniquement à cause du mérite de l’œuvre de Christ. Je n’aurai jamais à me tenir à la barre du tribunal de Dieu. Tout cela est passé.

En me réveillant un matin, alors que j’étais sur un bateau traversant l’Atlantique nord, je vis par le hublot de ma cabine un des nuages les plus noirs que j’aie jamais vus. J’étais sûr que nous allions avoir un ouragan terrible. Je commandai mon petit déjeuner, et quand le steward me l’apporta, je lui parlai de l’orage. Il me dit : « Oh ! nous avons déjà traversé cet orage, il est derrière nous. »

Si nous croyons en Jésus-Christ, nous avons déjà traversé l’orage du jugement. Il a eu lieu à la croix.

Le jugement du croyant

Ce titre, après ce que je viens de dire, peut paraître une contradiction. Mais il ne s’agit pas du jugement en tant que condamnation mais en tant qu’évaluation. Ce sera le moment où Christ récompensera les siens. « Il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps. » (2 Corinthiens 5.10.)

Le vrai croyant en Christ ne peut pas travailler à son salut car « ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2.9). « Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde. » (Tite 3.5.) Cependant, nous pouvons œuvrer en vue d’une récompense. Les Saintes Ecritures disent : « Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. » (1 Corinthiens 3.11-15.)

Toute œuvre d’un disciple de Christ faite à la gloire de Dieu est « de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ». Mais si un chrétien travaille dans son intérêt ou par ambition personnelle, son œuvre sera « du bois, du foin, du chaume » et sera consumée.

Ce n’est pas une question de salut, mais d’« œuvres » suivant le salut. Dans ce passage cité, le croyant est représenté en train d’édifier un monument de services ou d’œuvres devant être éprouvé par le feu. Ainsi, chaque moniteur d’école du dimanche, chaque membre d’un groupe de jeunesse, chaque travailleur social, chaque serviteur de Dieu, chaque chrétien, passera par le feu qui éprouvera son œuvre de croyant.

L’apôtre Paul était constamment préoccupé d’être « approuvé » de Dieu (2 Corinthiens 10.18). Il ne se souciait pas de son salut personnel, car celui-ci avait été acquis à la croix. Pourtant, il craignait que ses œuvres ne fussent pas approuvées, s’il n’était pas très prudent dans sa manière de travailler pour Dieu.

Les croyants en Christ vont recevoir une récompense au jugement du tribunal de Christ. Dans la Bible, cette récompense est quelquefois appelée « prix » (1 Corinthiens 9.24), quelquefois « couronne » (1 Corinthiens 9.25 ; Philippiens 4.1 ; 1 Thessaloniciens 2.19).

Les chrétiens ne doivent rien payer à Dieu pour leur salut, qui leur est remis comme un don. Mais ils doivent à Dieu une vie de consécration et de service. Même un verre d’eau fraîche donné au nom du Christ recevra sa récompense. Ceci est un encouragement à aimer notre voisin et à lui montrer cet amour en nous préoccupant de ses ennuis et de ses besoins. Un jour, à New York, une femme donna naissance à son bébé en pleine rue. Quand elle appela à l’aide, des dizaines de personnes passèrent à côté d’elle sans s’arrêter. Aucune ne voulut même appeler un médecin ou la police. Personne ne voulait être mêlé à cela. Un de ces passants insensibles était un chrétien professant, qui plus tard fut tellement rempli de remords qu’il alla voir son pasteur pour lui raconter son péché. Cet homme a certainement perdu une récompense ce jour-là.

Le jugement au grand trône blanc

Il est rapporté dans l’Apocalypse de Jean : « Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux. Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses œuvres. » (Apocalypse 20.11-13.)

Voici le jugement auquel sont destinés tous ceux qui ne sont pas en Christ. La date en a déjà été fixée par Dieu. Tous les hommes de toutes les races et de toutes les nationalités, du passé et du présent, seront là. Ce sera le jour en vue duquel tous les autres jours ont été créés. Vous pouvez prendre des rendez-vous dans cette vie et ne pas les tenir — mais vous devrez tenir cet engagement-là.

Les sceptiques modernes et les moqueurs ridiculiseront et riront de l’idée d’un jugement à venir. Ils se moquèrent de Noé quand il leur annonçait le déluge. Ils raillèrent Jérémie quand il prédit la destruction de Jérusalem. Ils se rirent de Lot quand il mit en garde les hommes de Sodome contre la pluie de feu et de soufre que Dieu allait faire tomber sur la ville. Ils ridiculisèrent Amos qui avertit Israël du jugement à venir. Mais tous ces jugements eurent lieu. « Dieu… annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice. » (Actes 17.30-31.)

Ce jour-là, « les Livres » seront ouverts. Ces livres contiennent le compte rendu de la vie de chaque homme, du berceau à la tombe. Dans la chapelle de St-George à l’abbaye de Westminster de Londres, il y a un monument commémoratif de la Seconde Guerre mondiale. Il consiste en quatre livres reliés contenant les noms de soixante mille civils tués par l’ennemi dans la ville de Londres. Un des volumes est ouvert et une lumière éclaire les pages où l’on voit ces noms écrits à la main. Chaque jour on tourne une page.

Ainsi, les noms des riches et des pauvres, des nobles et des gens du peuple, des vieux et des jeunes, des bien portants et des malades, des estropiés et des gens sains de corps, des célébrités et des infâmes seront rassemblés et ces pages tenues si soigneusement par Dieu seront révélées à la lumière afin que tous les voient. C’est un livre de mort. Quel moment terrifiant pour des millions de gens quand « les Livres » seront ouverts !

Le Dr Wilbur Penfeld, directeur de l’Institut de neurologie de Montréal, a dit au cours d’un rapport donné à l’Institut Smithsonian de Washington : « Votre cerveau contient un registre permanent de votre passé, semblable à une seule bobine de film, complète, avec piste sonore incorporée. Cette cinémathèque enregistre toute votre vie consciente, de l’enfance à la vieillesse. Vous pourriez revivre des scènes de votre passé, une par une, si un chirurgien appliquait un léger courant électrique sur certains points de votre cerveau. » Le rapport de ce savant affirme que si l’on revivait ainsi des scènes du passé, on ressentirait exactement les mêmes émotions que lors de l’expérience originale. Se pourrait-il que la race humaine soit placée face à ce compte rendu irréfutable, lors du jugement de Dieu, quand « Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes » ? (Romains 2.16.)

Il y a plusieurs avertissements dans la Bible concernant ce grand jour à venir, ce jour du jugement. C’est le jour qui a été annoncé dans les Proverbes : « Puisque j’appelle et que vous résistez, puisque j’étends ma main et que personne n’y prend garde, puisque vous rejetez tous mes conseils, et que vous n’aimez pas mes réprimandes, moi aussi, je rirai quand vous serez dans le malheur, je me moquerai quand la terreur vous saisira, quand la terreur vous saisira comme une tempête, et que le malheur vous enveloppera comme un tourbillon, quand la détresse et l’angoisse fondront sur vous. Alors ils m’appelleront, et je ne répondrai pas ; ils me chercheront, et ils ne me trouveront pas. Parce qu’ils ont haï la science, et qu’ils n’ont pas choisi la crainte de l’Eternel, parce qu’ils n’ont point aimé mes conseils, et qu’ils ont dédaigné toutes mes réprimandes, ils se nourriront du fruit de leur voie, et ils se rassasieront de leurs propres conseils. » (Proverbes 1.24-31.)

En ce jour-là, les hommes demanderont miséricorde à Dieu, et ce sera trop tard. Ce jour-là ils chercheront Dieu, mais ils n’arriveront pas à Le trouver. Ce sera trop tard.

C’est de ce jour-là dont Jésus parlait dans le Sermon sur la Montagne : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le Royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7.21-23.)

Il y aura donc même des gens qui auront travaillé pour le Seigneur. Ils étaient actifs dans l’Eglise, ils avaient accompli beaucoup d’œuvres magnifiques. Mais Jésus Lui-même dira : « Je ne vous ai jamais connus. » Quelle chose terrible ! Ils pensaient que leurs bonnes œuvres les sauveraient. Cela devrait nous faire réfléchir de savoir qu’un jour Jésus-Christ sera le Juge. « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils. » (Jean 5.22.)

Avant de devenir juge, Warren Candler était avocat. Il dut un jour défendre un homme accusé de meurtre, et le jeune juriste fit tout au monde pour innocenter son client du crime dont on l’accusait. Ce délinquant avait pour lui quelques circonstances atténuantes et l’avocat s’efforça de les faire ressortir devant le jury. De plus il y avait, dans la salle du tribunal, les parents âgés de l’accusé, et le défenseur parla souvent de ces parents qui craignaient Dieu. Par ses paroles il réussit à toucher le jury.

Les membres du jury se retirèrent pour délibérer et quand ils revinrent dans la salle d’audience, leur verdict fut : « L’accusé n’est pas coupable. » Le jeune avocat, qui était chrétien, parla sérieusement à son client innocenté. Il l’exhorta à sortir des chemins du mal et à se confier en Dieu pour demeurer dans le bien.

Les années passèrent. L’homme fut de nouveau cité en justice, une nouvelle fois pour meurtre. L’avocat qui l’avait défendu lors de son premier procès était maintenant juge du tribunal. Cette fois le verdict du jury fut : « COUPABLE ».

S’adressant au condamné qu’il avait prié de se lever pour entendre sa condamnation, le juge Candler lui dit : « Lors de votre premier jugement, c’était moi votre défenseur : aujourd’hui je suis votre juge. La décision du jury m’oblige à vous condamner à être pendu jusqu’à ce que mort s’ensuive. »

Aujourd’hui, Christ est notre Avocat, notre Sauveur, prêt à nous pardonner, à nous blanchir et à oublier notre culpabilité. Cependant un jour terrible vient où Il sera notre Juge.

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