Un ami de Mark Twain lui dit un jour : « Je suis inquiet, le monde avance vers sa fin. »
« Ne t’en fais pas, répondit le célèbre humoriste, nous pourrons nous débrouiller sans lui. »
Mark Twain ne le savait peut-être pas, mais il disait là la vérité. Nous pouvons très bien nous passer du monde, car Dieu a prévu de créer par le feu un monde nouveau, L’apôtre Pierre a écrit : « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle contient sera consumée. » (2 Pierre 3.10.)
Ce feu a été annoncé par les prophètes comme le grand jour de la colère du Seigneur ; la terre sera ébranlée, les cieux trembleront, le soleil s’obscurcira, et les étoiles s’éteindront. Le prophète Esaïe a dit qu’il sera « un feu dévorant » et « un feu qui brûle toujours ». (Esaïe 29.6 ; 65.5.) Sans cesse les prophètes emploient le mot «&nbs;feu ».
Bien des fois dans la Bible, le mot « feu » a une autre signification que celle de combustion telle que nous la connaissons. La Bible nous apprend que Dieu emploie le feu comme élément purificateur. Quand nous lisons que le Saint-Esprit est venu comme « des langues de feu », nous n’’imaginons pas que c’étaient des feux au sens littéral du mot, mais une représentation du caractère du Saint-Esprit purificateur. Le feu est donc considéré comme un purificateur. Quand les prophètes parlent du feu du jugement du monde, ou quand Pierre mentionne le feu de la fin des temps, il est peu probable qu’ils pensent à un feu de combustion. C’est peut-être le feu d’une fission, l’éclatement de la puissance nucléaire par la désintégration de l’atome. Ceci n’est bien sûr qu’une supposition, mais elle pourrait représenter la forme créatrice et élémentaire du feu, employée au commencement des temps et qui serait de nouveau utilisée pour le « nouveau commencement » qui amènera une nouvelle terre.
Il y aura certainement un feu de jugement sur le monde impie. Le livre de l’Apocalypse s’étend avec détails sur ces jugements, et principalement sur l’ouverture des sept sceaux (chapitre 6), la sonnerie des sept trompettes (chapitre 8) et l’épanchement des sept coupes (chapitre 16). Ces faits sont sans aucun doute la représentation symbolique des jugements qui termineront notre temps. Et quand ces jugements seront finis, Christ viendra alors dans toute sa gloire merveilleuse. Sa venue est comparée à la lueur de l’éclair (Matthieu 24.27), à des chars dans un tourbillon (Esaïe 66.15), à une flamme de feu (Apocalypse 1.14) et au rugissement du lion (Joël 3.16). La Bible l’appelle « le grand jour de la colère », quand les hommes se réfugieront dans les cavernes et les ravins et diront aux montagnes et aux rochers : « Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau : car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? » (Apocalypse 6.16-17.) Il est intéressant de noter que la dernière prière de l’humanité ne sera pas adressée au Dieu vivant et vrai, mais aux rochers et aux montagnes. Le cœur de l’homme sera dans un tel état de révolte contre Dieu qu’il se tournera plutôt vers des idoles que vers Lui.
Ce feu ne sera pas seulement un feu de jugement mais aussi un feu purificateur. Parmi les nombreuses promesses de la Bible, nous trouvons celle d’un monde nouveau, Il est promis que ce qui est mauvais sera fait bon, que ce qui est mal sera fait bien, que ce qui est corrompu sera purifié et que ce qui est maudit sera béni. L’accomplissement de tout ceci se fera dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Pierre les décrit ainsi : « Nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. » (2 Pierre 3.13.) Mais nous courons le danger de ne pas jouir de la consolation de cette promesse pour deux raisons, dit Pierre. Premièrement, à cause du cycle ininterrompu du mal, des déceptions, de la maladie, de l’injustice et de la mort qui peuvent voiler cette grande espérance. Ainsi l’apôtre dit : « Je cherche à éveiller par des avertissements votre saine intelligence, afin que vous vous souveniez des choses annoncées. » (2 Pierre 3.1.) Secondement, à cause des moqueurs qui demandent : « Où est la promesse de son avènement ? » Leur incrédulité est basée sur cette déduction : « Depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. » (2 Pierre 3.4.) Le moqueur dit que ce monde suit la loi naturelle et que de ce fait une intervention divine est improbable. Mais il est coupable d’une monumentale ignorance en supposant que « tout demeure comme dès le commencement de la création. »
Dieu est intervenu dans les affaires humaines lors du déluge, et Il interviendra dans l’avenir. Il est intervenu par la croix de Christ : pour faire connaître son grand amour envers l’homme «ne voulant pas qu’aucun périsse » (2 Pierre 3.9), et Il interviendra de nouveau lors des événements qui entoureront la seconde venue de Christ. Dans le passé, l’instrument de son intervention a été l’eau, à l’avenir ce sera le feu.
Dans le troisième chapitre de sa seconde épître, l’apôtre Pierre dit qu’un triple changement aura lieu à ce moment-là.
Premièrement, « Les cieux passeront avec fracas. » Il s’agit probablement de l’atmosphère entourant la terre. Cela ne veut pas dire qu’elle cessera d’exister mais qu’elle changera. Elle sera déplacée et non détruite, car à sa place viendront une nouvelle atmosphère et une nouvelle terre. Elles seront reconstruites pour que l’homme qui aura alors un nouveau corps puisse y habiter. Même le climat changera pour s’accommoder à ce nouvel homme.
Deuxièmement, Pierre dit : « Les éléments embrasés se dissoudront. » Ici, le mot « éléments » se réfère à ce qui est rudimentaire ou premier. Quand le mot « éléments » s’applique à la matière, comme c’est le cas ici, il signifie la structure rudimentaire de la matière par rapport à l’atome. Toute matière est faite d’atomes. Tous les éléments peuvent être modifiés par la chaleur. On suppose en général qu’il s’agit ici de la chaleur de la combustion mais cela pourrait aussi être la chaleur produite par la séparation du proton et du neutron dans l’atome, dégageant ainsi dans la nature l’énergie formidable par laquelle le ciel et la terre actuels seront changés en nouveaux cieux et en nouvelle terre. Mais nous ne savons rien de sûr à ce sujet, nous ne pouvons que faire des suppositions à la lumière de la connaissance scientifique moderne.
Quand nous parlons de l’avenir, par rapport aux prophéties bibliques, nous n’avons pas le droit de faire des déclarations dogmatiques. Nous pouvons cependant faire des suppositions raisonnables quant à l’interprétation des événements à venir. Avec la quantité incroyable de renseignements que nous avons aujourd’hui à notre disposition, nous pouvons faire des déductions sensées qui nous apportent des éclaircissements dans la compréhension des Ecritures. Ainsi aujourd’hui, nous pouvons comprendre la description que fit Pierre des nouveaux cieux et de la nouvelle terre comme il n’était pas possible de le faire il y a une génération.
Le troisième aspect du changement que Pierre décrit se passe sur la terre. Il dit : « La terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. » Tout ce qui ne sied point à la nouvelle vie du nouveau monde sera détruit. C’est ce que certains appellent la fin du monde : mais le monde ne finira jamais, il sera seulement changé en un monde meilleur.
Le processus de transformation qui produira les nouveaux cieux et la nouvelle terre est décrit ainsi : « Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quels ne devez-vous pas être par la sainteté de la conduite et par la piété, attendant et hâtant l’avènement du jour de Dieu, jour à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ? » (2 Pierre 3.11-12.)
Il est remarquable de voir qu’il y a deux mille ans l’auteur divinement inspiré a employé le mot « dissoudre » qui est devenu soudain si actuel dans la science contemporaine.
Ce verbe « dissoudre » est, dans l’original, le même mot que Jésus a employé quand il vit Lazare devant Lui, enveloppé de ses habits mortuaires, à l’entrée de son tombeau. Ses paroles sont : « Déliez-le et laissez-le aller. » (Jean 11.44.) Quand les choses de la nature « se dissoudront » elles seront déliées de leur linceul de maladie, de mort et de pauvreté. La nature entière aura une nouvelle existence glorieuse. Nous avons tous fait dissoudre un comprimé dans de l’eau. Que s’est-il passé ? Le comprimé a disparu, mais n’a pas été détruit. De solide, il est devenu liquide, il a changé son apparence mais non sa substance. Il a pris une autre forme d’existence. C’est ce qui se passe chaque fois que vous prenez une aspirine.
C’est ainsi que cette dissolution se passera : ce ne sera pas une destruction ou une extinction, mais un changement en de nouvelles formes, conditions et événements. La réaction chimique pourrait se produire par un feu semblable à une fission nucléaire. De grands changements, géologiques, zoologiques, chimiques et astronomiques auront lieu, mais ce qui est encore plus important, c’est qu’il y aura un nouvel ordre des choses. De grandes transformations morales et spirituelles se manifesteront et ce sera un monde nouveau « où la justice habitera ». (2 Pierre 3.13.)
Le péché dans la nature humaine et la malédiction dans la nature physique sont ce qui fait aller le monde de travers. « Le sol sera maudit à cause de toi… il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain. » (Genèse 3.17-19.) Tout cela sera complètement modifié. La dissolution, la libération provoquera un changement dans la nature physique comme dans la nature humaine. La justice sera la caractéristique déterminante du monde nouveau.
La Bible dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles. » (Apocalypse 21.5.) Dieu fera cela par le moyen du feu. Et ceci nous pousse à ces questions : pourquoi faire de nouveaux cieux et une nouvelle terre ? Pourquoi le feu ? Pourquoi le jugement ? Pourquoi un changement cataclysmique ? Pourquoi, au lieu de tout cela, ne pas permettre la continuation du progrès humain créant un âge d’or ?
La réponse réside dans le fait du péché et dans le but rédempteur de Dieu. Le péché ne peut pas être détruit ou transformé par un procédé scientifique. Comme il dut y avoir la croix et Golgotha pour mettre fin au péché dans le cœur, de même il doit y avoir un autre événement divin pour mettre fin au mal dans le monde. Il n’y a pas de moyen facile pour accomplir la rédemption. L’homme, comme Dieu, doit souffrir. L’homme doit sentir le prix affreux qui a été payé pour le péché. Cette fois le monde entier le sentira, la nature physique comme la nature humaine. Les nouveaux cieux et la nouvelle terre surgiront d’un monde en flammes. Chaque vestige de péché et de corruption doit être détruit. Même la matière doit être purifiée. Chaque aspect de la malédiction des premiers âges du monde doit être effacé. Il faut que le monde soit libéré et délié des restrictions et des limitations qui lui ont été imposées par la malédiction du péché. Il doit y avoir une délivrance universelle de tout le mal qui est dans l’homme et dans la nature, afin qu’aucun handicap ne soit transféré dans la structure et la composition du monde nouveau.
L’avenir appartient à ceux qui s’y préparent et on nous a dit de nous y préparer. Pierre a écrit : « En attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix. » (2 Pierre 3.14.)
La Bible dit : « Le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. » (1 Jean 2.17.) Récemment, au cours d’une conversation, un célèbre architecte m’a dit que les bâtiments qu’il avait construits dureraient pour l’éternité. Je ne pus m’empêcher de sourire car en fait il n’avait construit que pour un temps ; notre monde disparaîtra comme un château de sable sur la plage. L’orgueil de la puissance, la pompe de la richesse, la beauté de l’art, et la délicatesse de l’habileté : tout disparaîtra. L’océan de flammes submergera et dévorera tout sans rien oublier. Le monde entier redeviendra une masse informe.
Puis Dieu reprendra cette masse informe et refaçonnera la terre et les cieux selon son propre dessein.
Pendant ce temps, la Bible nous enseigne que Satan et l’Antichrist seront aussi détruits par le feu. La Bible dit que Satan sera d’abord lié, puis relâché et jeté dans un étang de feu. « Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. » (Apocalypse 20.2.) « Et le diable qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles. » (Apocalypse 20.10.) De cette manière l’auteur du mal et du péché sera pour toujours banni de l’univers de Dieu et n’importunera plus jamais l’homme.
Je crois que la terre sera détruite par le feu, non seulement parce que Dieu l’a dit mais parce que la science a créé des armes capables de le faire. Pliny a dit que c’était un miracle que le monde ait échappé jusqu’à présent à la destruction par le feu.
La Bible nous apprend que tout ceci se produira quand on s’y attendra le moins. L’heure redoutée viendra comme un voleur dans la nuit. Du temps de Noé, on ne s’attendait pas à ce que le monde fût détruit par l’eau. Les gens réfutaient les paroles de Noé, disant que tout avait continué comme depuis l’époque de leur premier père, Adam, et que tout continuerait ainsi. Ils pensaient que Noé était fou de parcourir le pays en proclamant le jugement à venir et en effrayant les gens.
L’homme n’a pas changé. Il rejette encore le témoignage des Ecritures. Il persévère dans le péché et la révolte contre Dieu. Il agira de même jusqu’au moment précis où le son de la trompette le convaincra que le Seigneur est venu et que le jour du jugement des impies est arrivé.
Aujourd’hui le monde est obsédé jusqu’à la folie par le plaisir, l’érotisme et l’argent. Ses oreilles sont trop dures pour entendre la vérité. Ses yeux sont aveugles, il ne veut pas voir, il ne désire pas entendre. Il court à sa ruine. « Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. » (1 Thessaloniciens 5.3.)
Pourtant Dieu désire que l’homme soit sauvé. Il ne veut pas « qu’aucun périsse, mais que tous arrivent à la repentance ». (2 Pierre 3.9.) Dieu cherche à empêcher l’homme de se précipiter dans le péché. Il a envoyé son Saint-Esprit pour convaincre, ses prédicateurs et ses prophètes pour avertir. Sa Parole est diffusée dans presque toutes les langues. L’homme est sans excuse.