La réponse à nos problèmes

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IL EST DIFFICILE DE COMPRENDRE

Certaines personnes disent que nous ne devons pas avoir une attitude critique devant la Bible. Comment peut-on le faire et être intellectuellement honnête ? Devons-nous accepter toute la Bible sans l’examiner ?

La réponse à votre question dépend en partie du sens donné au mot critique. Dans l’usage courant, ce mot signifie : prompt à blâmer et à reprocher. Ce mot a bien sûr encore d’autres significations. Cependant, en ce qui concerne l’étude de la Bible, critiquer veut dire évaluer, analyser et étudier les contextes historiques, culturels et linguistiques des époques où la Bible fut écrite. Une telle étude critique de la Bible a fourni une quantité énorme d’informations, a éclairci la signification de nombreux passages et a permis de comprendre beaucoup mieux le message que Dieu veut nous donner. Mais il y a, par contre, une sorte de critique biblique qui part d’idées préconçues et qui cherche à interpréter la Bible à la lumière de ces présuppositions. Par exemple, si on rejette le miraculeux et le surnaturel, on rejettera ces éléments de toute la révélation écrite de Dieu. On peut s’approcher de la Bible avec une attitude de rationalisme froid, ou on peut le faire avec respect et avec le désir d’entendre Dieu parler. Un de mes amis qui est médecin dit qu’il y a une différence entre l’attitude d’un homme travaillant dans une salle de dissection sur un corps mort et celle d’un chirurgien opérant une personne vivante dans une salle d’opération. Nous devons nous approcher de la Bible avec la conviction que nous avons affaire à des écrits qui sont le souffle de Dieu et que c’est notre privilège et notre joie de découvrir ce qu’Il a à dire. Essayez d’étudiez la Bible dans cette attitude et vous découvrirez vous-même son message.


Si la Bible, comme vous le dites constamment, est la Parole de Dieu, pourquoi renferme-t-elle autant d’histoires honteuses ?

C’est parce qu’il y a tellement de pécheurs dans le monde. La Bible n’est pas un conte de fées idéaliste. Elle est plutôt le récit des rapports entre Dieu et l’humanité et de nombreux hommes et femmes entre eux. Rien ne montre mieux l’inspiration des Ecritures que le récit fidèle des actions et des faiblesses humaines. Nous y rencontrons par exemple le roi David qui est l’un des plus grands hommes de la Bible. Et pourtant, la Parole de Dieu nous dit qu’il s’est rendu coupable d’adultère et de meurtre. Mais elle nous parle aussi de sa repentance et de son retour vers Dieu. Tous ces récits sont là pour nous avertir et nous instruire. Ils nous montrent à quel point l’homme pécheur a besoin de Dieu et de son œuvre rédemptrice en Christ ; ils nous parlent de ceux qui ont accepté cet amour et en ont été transformés. Quand la Bible mentionne des actes mauvais, il faut remarquer une chose : ils ne glorifient pas le péché ni n’incitent les gens à faire de même. La Bible nous montre le péché pour ce qu’il est : une offense à Dieu de laquelle nous devons nous repentir et nous détourner.


Pourquoi les gens qui mentent, volent et font du tort aux autres semblent-ils toujours prospérer ? A quoi cela sert-il d’essayer de vivre une vie bonne, d’avoir l’espérance et la foi alors que tout paraît aller de travers quand nous faisons ces efforts ?

Je crains que vous ayez une fausse conception du mot prospérer. Les gens qui mentent, volent ou font du mal aux autres ne prospèrent jamais. Ils peuvent acquérir quelque argent, prendre de l’ascendant dans certaines couches de la société, mais ils n’y gagnent jamais vraiment. Ils perdent le plus précieux de tous les trésors humains : une bonne conscience ; ils perdent leur réputation et, à la fin, s’ils ne se repentent pas, ils perdent leur âme.

Vous dites essayer de vivre une vie bonne, avoir l’espérance et la foi et que tout va de travers. La récompense qu’obtiennent la bonté, l’espérance et la foi ne se traduit pas en francs. Christ n’a pas promis à ceux qui seraient bons et qui Le suivraient la même rémunération qu’aux méchants. Il a dit : « Amassez-vous des trésors dans le ciel. »1 Ne faites pas preuve de bonté dans l’intention d’obtenir une récompense terrestre. Ne dites pas : « Seigneur, j’aurai la foi si tu me donnes la réussite financière et la sécurité », mais dites plutôt : « Seigneur, je te servirai à n’importe quel prix, soit que je prospère soit que je perde dans cette vie, car je désire vivre pour l’éternité. » Vous aurez alors gagné et vous pourrez dire avec l’apôtre Paul : « Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. »2 Christ a dit que nous devions perdre notre vie pour la retrouver.

1 Matthieu 6.20.

2 Romains 8.37.


J’ai épousé une femme remarquable et nous avons sept enfants heureux et en bonne santé. Je travaille beaucoup et peux tout juste payer nos frais. Nos voisins qui n’ont pas d’enfants changent de voiture chaque année, partent en voyage et mangent beaucoup mieux que nous. Je dois avouer que je les envie un peu. Comment puis-je m’en empêcher ?

Je ne serais pas surpris de savoir que vos voisins vous envient encore plus que vous ne les enviez eux. A bien des égards vous êtes un homme riche. Vous avez une bonne épouse, sept enfants heureux et en bonne santé, et la possibilité de travailler : vous êtes un des hommes les plus fortunés de votre ville.

La Bible dit : « Mieux vaut de l’herbe pour nourriture, là où règne l’amour, qu’un bœuf engraissé, si la haine est là. »3 Si vous pouviez vous voir objectivement avec un certain recul, vous verriez que vous avez tout pour être heureux.

3 Proverbes 15.7.

Peut-être vous manque-t-il juste une chose. La Bible dit : « Mieux vaut peu, avec la crainte de l’Eternel, qu’un grand trésor, avec le trouble. »4 Votre envie montre que vous avez un besoin spirituel. Agenouillez-vous et dites : « Seigneur, pardonne-moi d’envier mes voisins qui en réalité ont beaucoup moins que moi. Aide-moi à Te révérer et à vivre pour Toi. » Voyez si cette attitude ne vous aide pas.

4 Proverbes 15.16.


J’ai suivi durant mes études un cours d’éthique. J’ai découvert que très souvent les personnes incrédules avaient une morale plus élevée que les gens religieux avec lesquels je suis entré en contact. Y a-t-il une explication à ce fait ?

Oui, il y a une explication. Vous devez comprendre que la culture et l’instruction ont une grande influence sur la conduite. En étudiant l’éthique, vous rencontrez l’idéal le plus élevé qu’un homme soit capable d’exprimer. Mais une telle expression est théorique, et la Bible nous dit clairement : « Quand les païens qui n’ont pas la Loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs. »5 La plupart des gens savent, en théorie, ce qui est juste. Ce que la morale profane ne donne pas et ne peut pas donner, c’est la raison d’être d’une action juste. Il y a une grande différence entre la théorie morale que défend un homme et la morale elle-même. Vous devez aussi vous souvenir que les chrétiens rencontrent beaucoup de tentations que ne connaissent pas ceux qui sont incroyants. Dans l’ensemble, vous verrez que l’éthique et la morale des chrétiens sont et ont toujours été les plus élevées. Seul le christianisme donne les principes éthiques et les motifs de les suivre.

5 Romains 2.14-15.


Je suis étudiant en sociologie et en théologie. Je suis arrivé à la conclusion que la plus grande malédiction de l’humanité, c’est la sexualité. Sans elle, la plupart des problèmes des hommes seraient résolus. Pourquoi Dieu a-t-il donné une telle malédiction à la race humaine ?

La sexualité n’a jamais été donnée comme une malédiction, mais comme une bénédiction. Fondamentalement, elle s’exprime par le corps. Elle y est scellée et elle est une de ses multiples fonctions. Employée et contrôlée d’une manière convenable, elle pourvoit à notre bien-être physique et à notre bonheur.

La sexualité peut être une force constructive — elle peut aussi être une puissance destructrice : elle est un des facteurs les plus importants de la vie. L’instinct de conservation mis à part, l’instinct sexuel est le plus fort qui soit. Il n’y a cependant aucun doute qu’il ait été gaspillé. Il a causé des guerres et d’autres sortes de violences sociales. Et pourtant Dieu a réglé cette force par des lois écrites dans la Bible et dans le corps lui-même. Employée d’une manière convenable, la sexualité est constructive au plus haut point, mais quand les lois qui la régissent sont violées, quand elle devient un vice plutôt qu’une vertu, elle encourt une punition. Cette punition est très grave, car le Créateur a donné à l’homme la puissance de reproduction. La sexualité est le moyen dont Dieu se sert pour propager la vie humaine. Lorsque la nature est outragée, il en résulte la faiblesse, la mélancolie, la folie et les maladies honteuses. La sexualité peut être un remarquable serviteur, mais elle est un maître terrible. Les Ecritures nous enseignent à offrir entièrement nos corps à Dieu et à le laisser contrôler chacune de nos pensées. Dans la Bible, aucun péché n’est aussi sévèrement condamné que celui de l’adultère et de la débauche.


Quel est le sens des paroles de Jésus, dans Luc 14.26 : « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » Ce verset m’effraie, car j’aime profondément mes parents.

Le langage humain est toujours bien pauvre pour définir et pour décrire nos relations avec Christ. Votre question en est un bon exemple. Il ne nous est pas demandé de haïr les gens, mais d’aimer Christ d’un amour plus grand et plus profond que celui que nous portons à nos bien-aimés, afin que, dans toutes les situations, nous Le fassions passer en premier. Notre amour pour Lui doit être si infini que n’importe quel autre amour, en comparaison, doit paraître presque de la haine. Remarquez que Jésus parle également du renoncement à soi-même. Les gens en général sont encore plus amoureux d’eux-mêmes que des autres, mais il y a quelque chose de si merveilleux et de si exclusif dans l’amour que nous portons à Christ, que nous devons y sacrifier notre moi. Jésus a dit aussi : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. »6 La Bible nous exhorte à aimer nos parents et nos amis, mais elle veut que notre amour pour Christ soit tellement supérieur à nos amours humaines qu’en comparaison, celles-ci paraissent bien minimes.

6 Matthieu 16.24.


J’ai été chrétien pendant plusieurs années. Bien que j’aime encore Jésus et que je sois sûr d’être son enfant, je sais que je ne fais plus de progrès précis. Il me semble que je piétine ou que je tourne en rond. Pouvez-vous donner une réponse simple à mon problème ?

Je ne puis vous donner une réponse complète pour un problème aussi complexe, mais je puis vous suggérer quelques conseils.

  1. Soyez sûr d’être né de nouveau. Ne laissez subsister aucun doute à cet égard. Il n’est pas possible de grandir si l’on n’est pas vivant.

  2. N’oubliez jamais que la vraie source de toute croissance spirituelle est la Bible. A moins d’étudier systématiquement la Bible, vous ne pouvez espérer faire de vrais progrès.

  3. La prière est importante, elle est une part vitale de votre vie avec Dieu. Elle est l’expression de vos désirs, avoués ou cachés. Si vous désirez ce qui est promis dans la Bible ; vous êtes alors en communion avec Dieu.

  4. L’obéissance est la clé de la connaissance biblique. Vous ne devez pas lire votre Bible pour satisfaire votre curiosité, mais pour trouver une réponse pratique à un problème précis : quand vous avez trouvé cette réponse, agissez en vous y conformant.

  5. La louange est essentielle. Pour toute bénédiction connue, rendez gloire à Dieu en privé et si possible publiquement. L’adoration est l’acte qui fait de vous un exemple devant les autres. N’évitez pas cet aveu public de votre amour pour Dieu. Suivez ces conseils, un changement se produira immédiatement.

Si Dieu est ce que vous prétendez qu’Il est, pourquoi permet-Il à des nations impies de dominer le monde ?

Le peuple de Dieu a posé bien des fois cette même question. Souvent des nations perverses ont envahi des nations meilleures qu’elles. Un des prophètes de la Bible s’en plaignait, disant : « La loi n’a point de vie, la justice n’a point de force ; car le méchant triomphe du juste. »7

7 Habakuk 1.4.

Il est essentiel pour nous de reconnaître que les voies de Dieu sont cachées. Dieu agit d’une manière mystérieuse, et dans ce domaine nous devons avancer par la foi, car lorsque nous nous débattons au milieu de nos dilemmes, nous sommes incapables de réfléchir lucidement. Au prophète, Dieu a répondu : « Je vais faire en vos jours une œuvre, que vous ne croiriez pas si on la racontait. »8 Souvenez-vous toujours que l’issue est entre les mains de Dieu et qu’aussi sombre que soit notre époque, tout porte à l’espérance pour ceux qui ont donné leur vie à Dieu. Christ a dit : « On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné. »9

8 Habakuk 1.5.

9 Luc 12.48.


Comment puis-je croire que Dieu nous aime, alors qu’Il a détruit toute notre récolte ?

La Bible dit : « Le Seigneur châtie celui qu’il aime. »10 Si la vie n’était que facilités, ne nous laisserions-nous pas aller ? Lorsqu’un constructeur de bateaux veut se procurer un tronc pour faire un mât, il ne va pas chercher un arbre dans la vallée, mais il va sur la montagne, là où les arbres ont été battus par les vents. Il sait que ces arbres-là sont les plus solides de tous. Nous ne choisissons pas les difficultés, mais si nous les affrontons avec courage, elles peuvent fortifier notre âme.

10 Hébreux 12.6.

Même si vous ne comprenez pas pourquoi votre récolte a été anéantie, vous pouvez encore avoir confiance en Dieu. D’un désastre, Dieu peut susciter une victoire. L’histoire a prouvé que Dieu peut construire sur des ruines ; mais Il a besoin d’hommes et de femmes consacrés. Christ n’a pas promis la facilité et le confort à ses disciples. Il a dit à plusieurs reprises : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. »11

11 Matthieu 16.24.

Cette expérience pourrait être le tremplin qui vous permette le trouver Christ comme Seigneur et Sauveur. Voilà peut-être la raison de cette épreuve. Je suis allé en Corée alors que ce pays était en guerre, et j’y ai rencontré un jeune homme qui avait perdu les deux yeux. Voici ce qu’il m’a dit : « Je suis heureux d’être venu en Corée, car avoir perdu la vue m’a amené à connaître Christ. » Il avait trouvé que Christ vaut mieux que la vue.


Je me suis souvent demandé si la diversité des dénominations plaît à Dieu. Lorsque Jésus a quitté ce monde, n’a-t-Il pas commandé à ses apôtres de poursuivre son travail ? Dans le chapitre dix-sept de l’Evangile de Jean, Il a prié afin que ses disciples soient un. Jésus a-t-il donc prié en vain ?

On pourrait écrire un livre entier pour répondre à votre question. Je vais essayer en quelques mots de vous expliquer un peu le sujet. Il n’est pas surprenant qu’il y ait autant de branches différentes dans l’Eglise chrétienne. Même au premier siècle, l’Eglise s’est brisée pour des différences insignifiantes. Paul et Barnabas étaient de très bons amis et des collaborateurs fidèles. Ils se sont pourtant querellés parce que Barnabas voulait prendre Marc avec eux. La Bible dit : « Ce dissentiment fut assez vif pour être cause qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. »12 La même histoire s’est répétée au cours des siècles. Peut-être est-ce le moyen que Dieu utilise pour garder le christianisme de la pollution et de la stagnation. Il y a quelque temps, un des personnages les plus en vue d’Amérique latine me disait : « J’ai appris qu’on cherchait à regrouper toutes les Eglises protestantes en une seule grande Eglise. Je trouve pourtant qu’il est préférable de voir les gens adorer Dieu selon leur propre conscience. J’espère que le temps ne viendra jamais où tout le monde sera nivelé dans un seul corps ecclésiastique. »

12 Actes 15.39.

Nous devons nous souvenir qu’il y a une différence entre l’unité et l’union. J’ai trouvé une grande unité et un esprit de coopération chrétienne entre les Eglises du monde entier. Leur croyance, pour l’essentiel, est la même. Bien qu’elles ne soient pas unies nominalement, la plupart d’entre elles sont unies spirituellement. Nous avons vu environ cinquante différentes dénominations travailler côte à côte pour la gloire de Dieu. Non, je ne crois pas que Christ ait prié en vain.


A quoi sert la religion ? Je connais un homme qui ne va jamais à l’église, qui trompe sa femme et qui ne s’occupe pas de sa famille, et pourtant il a une grande maison, plus d’argent et plus de raisons d’être heureux que les gens qui essaient de vivre une vie juste.

Vous m’avez bien renseigné sur votre voisin et vous m’avez aussi donné beaucoup de renseignements sur vous. Vous commencez par demander à quoi sert la religion puis vous parlez de la grande maison et de la fortune de votre voisin. Vous l’enviez et vous convoitez sa prospérité. A mon avis tous deux, votre voisin et vous-même, avez besoin de mieux comprendre ce qu’est la foi en Christ — ou la religion comme vous dites.

Vous pensez qu’il a beaucoup de raisons d’être heureux, mais vous sous-entendez qu’il est malheureux. Vous avez presque répondu à votre question. Vous avouez qu’il ne s’occupe pas de sa famille et qu’il est infidèle à ses promesses de mariage, et pourtant vous pensez qu’il a réussi. Je trouve plutôt qu’il a misérablement échoué et que si vous enviez un tel résultat, votre vie est également condamnée à l’échec.

A quoi sert la religion? La vraie religion donne une signification et un but à la vie. Elle couronne le foyer d’amour et d’affection ; elle met l’homme en harmonie avec les lois de Dieu, le guérit de l’infidélité et de la cupidité. Il nous faut apprendre à nouveau les paroles de Jésus : « La vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance. »13

13 Luc 12.15.


Pensez-vous que la religion puisse résoudre tous les problèmes que rencontre une personne ? Que pensez-vous des conseils psychiatriques et des autres moyens thérapeutiques ?

La religion ne peut vraiment résoudre que très peu de problèmes. En fait, elle crée même fréquemment des problèmes d’ordre personnel et social. Ce sujet est cause de confusions, car souvent une conduite ou une attitude religieuse a été prise pour une foi personnelle en Jésus. Le christianisme est une relation personnelle avec Dieu et toute forme religieuse qui en résulte est plus accessoire que vitale.

A moins d’avoir une communion consciente et vivante avec Christ, les formes religieuses sont vides de sens. Jésus-Christ peut résoudre vos problèmes, alors que la religion, elle, ne le peut pas. Les traitements psychiatriques doivent intervenir quand le problème n’est pas spirituel. Un bon psychiatre devrait pouvoir se rendre compte si le problème de son patient est spirituel, et dans ce cas lui conseiller de s’adresser à un guide spirituel.


Pensez-vous que l’Evangile du premier siècle sait adapté au temps présent ?

Je vous répondrai en vous posant la même question, mais négativement. Pensez-vous que l’Evangile du premier siècle ne soit plus adapté au temps présent ? La personnalité humaine a-t-elle changé d’une manière sensible ? La nature de l’homme s’est-elle améliorée récemment ? Les hommes arrivent-ils à vaincre progressivement l’immoralité, la tromperie, la cupidité, la passion, l’amour du plaisir, la haine et tous les autres maux énumérés dans la Bible ? Il est donc évident que l’Evangile de l’Eglise primitive est actuel. Mieux que cela, il est la seule réponse au dilemme moral et spirituel de l’homme. Aussi longtemps qu’on essaiera de résoudre les problèmes spirituels par des méthodes humaines, on ira au-devant d’échecs. Ce n’est que lorsque nous prêchons dans toute sa plénitude la foi qui a été donnée aux saints que nous offrons le remède aux difficultés de notre vingtième siècle.


Si nous sommes chrétiens et que Dieu dirige et permette tout ce qui nous arrive, que se passe-t-il entre Dieu et nous quand nous commettons un péché ?

La meilleure manière de répondre à votre question, c’est de vous donner un exemple. Répondez à cette question : qu’advient-il de la relation qui existe entre un père et son fils lorsque l’enfant commet un acte qui déplait à son père ?

La Bible nous dit que tant que nous sommes dans ce corps, il ne nous est pas possible de vivre sans péché. Voici ce qu’elle déclare : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. »14

14 1 Jean 1.8.

Si nous péchons, nous rompons notre communion avec Dieu, et celle-ci ne sera pas rétablie tant que nous n’aurons pas confessé notre péché. En d’autres termes, nous sommes encore les enfants de Dieu sans jouir de la communion que nous devrions normalement avoir. Des milliers de chrétiens n’ont pas la joie et la paix que procure la communion avec Dieu. La joie que donne cette communion journalière avec Dieu n’a pas son égale. Essayez-la !


Je ne peux tout simplement pas croire que Jésus était Dieu. Je crois qu’Il a été un homme très bon, et j’essaie de vivre comme Lui.

Si vous ne voulez pas croire que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, vous êtes dans une très dangereuse position, car la foi en la divinité de Christ est le centre même du problème du salut. Seul Dieu pouvait nous racheter de nos péchés, et c’est de Lui que nous devons attendre notre salut. En disant que vous essayez de vivre comme Christ, vous montrez d’une manière évidente que vous ne savez pas ce que vous dites. Pouvez-vous vivre la vie sans péché que Christ a vécue ? Ce sont nos péchés qui nous ont séparés de Dieu et c’est pour nous pardonner et nous purifier de ces péchés que Christ est venu dans le monde. Permettez-moi de vous conseiller vivement de lire la Bible et de voir ce qu’elle dit de Christ. Prenez par exemple l’Evangile de Jean, lisez-le à plusieurs reprises, et vous y apprendrez comment Dieu a envoyé son Fils dans le monde pour résoudre le problème de l’homme — problème causé par le péché de notre cœur. Lorsque nous essayons d’être bons, nous ne nous élevons jamais plus haut que nous-mêmes. La Bible nous dit que ce que nous faisons de mieux est semblable à un vêtement souillé aux yeux de Dieu. Dieu est sain et pur et si nous voulons pouvoir paraître un jour en sa présence, nous devons devenir saints et purs. Nous sommes justifiés quand nous acceptons Christ comme notre Sauveur. Sa justice nous est offerte comme un vêtement, afin que Dieu voie la justice de Christ quand Il nous regarde. Lisez et relisez Jean 3.16 et demandez à Dieu d’éclairer pour vous le sens de ce verset.


Ne pensez-vous pas que la religion qui fait appel aux émotions est un grand danger ? J’ai rencontré dernièrement une personne qui s’excite chaque fois que l’on parle de Dieu ou de Christ.

L’émotion dans la religion est aussi dangereuse que l’émotion en amour. S’il est dangereux d’exprimer des sentiments religieux en s’émouvant, il est également dangereux de s’émouvoir en pensant à l’amour d’êtres humains entre eux. Mais qui désirerait éliminer l’émotion de l’amour et du mariage ? Elle est un des sentiments les plus élevés et les plus nobles de la nature humaine. Elle n’est un mal que lorsqu’elle échappe à notre contrôle et qu’elle ne repose pas sur le fondement solide de la connaissance et de la compréhension. Les bonnes émotions sont le résultat d’un amour véritable et d’une foi authentique en Dieu. L’amour est l’émotion la plus élevée et la plus noble que ressente l’homme. Veillez à bien faire la différence entre une émotion légitime et une simple émotivité.

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