Lors de l’Exposition Universelle de New York de 1964 et 1965, le pavillon de la General Electric avait comme thème : « Demain sera un jour merveilleux. » Les constructeurs de ce pavillon devaient certainement être un peu mal à l’aise d’employer ce thème vu les conditions précaires du monde. Mais quand le chrétien dit : « Demain sera un jour merveilleux », il ne fait pas de restriction, car Dieu a promis cela et « de toutes les bonnes paroles qu’il avait prononcées… aucune n’est restée sans effet ». (2 Rois 8.56.)
L’espérance chrétienne repose sur deux mondes — ce monde-ci et celui à venir. Quand nous gardons devant nous l’image de ces deux mondes, nous sommes préparés d’une manière adéquate pour une vie pleine ici-bas. Le chrétien a l’espérance d’une vie de joie, de paix et d’amour, se manifestant au sein d’un monde agité. Le chrétien a l’espoir de vivre dans de meilleures conditions résultant de l’influence chrétienne sur toute société ou communauté. Cependant, la grande et ultime espérance du croyant réside dans le monde à venir. Il est juste de dire qu’on n’est pas préparé à vivre avant d’être préparé à mourir. Emile Brunner a dit : « L’oxygène est aux poumons ce qu’est l’espérance au sens de la vie humaine. Le cardiologue R. McNair Wilson a écrit dans son autobiographie : « L’espérance est le remède que j’emploie le plus. »1
1 Doctor’s Progress (Londres : Eyre and Spottiswoode, 1938.)
Partout dans la Bible il est tenu comme un fait certain qu’il y aura un autre monde. La Bible ne discute pas son existence ni ne l’explique longuement. Gordon Allport a déclaré : « L’avenir est ce qui concerne le plus les gens. »2
2 The Individual and His Religion (New York : the Macmillan Company, 1960).
En décrivant l’avenir du chrétien, l’apôtre Paul a dit une fois : « Ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. » (1 Corinthiens 2.9.)
L’apôtre Paul a eu une vision du ciel dans laquelle il vit des choses « qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer » (2 Corinthiens 12.4). Ceci nous montre qu’il ne pouvait pas le décrire dans un langage adéquat et compréhensible. Nous ne pouvons pas saisir les merveilles du monde futur ni comparer sa connaissance à celle de ce monde. Le faire serait dépasser notre actuelle capacité de compréhension. A la fin de la Bible il est écrit : « Je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu. » (Apocalypse 21.1.)
Tout ce qui concerne le ciel sera nouveau. Il nous est décrit comme une nouvelle création dans laquelle nous nous déplacerons dans de nouveaux corps, avec de nouveaux noms ; nous chanterons de nouveaux chants, nous habiterons une ville nouvelle, gouvernée par une forme nouvelle de gouvernement et nous aurons des projets nouveaux pour l’éternité. Le paradis que l’homme a perdu sera retrouvé, mais il sera bien supérieur. Ce sera un nouveau paradis et non l’ancien réparé et retapé. Quand Dieu dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Apocalypse 21 .5), il insiste sur « toutes choses ». Nous vivrons dans un monde entièrement neuf.
L’idée traditionnelle qu’on se fait du ciel est une caricature. Nous imaginons souvent qu’au ciel les gens seront assis derrière une harpe et que de grandes ailes leur pousseront sur les omoplates. Nous avons vu des peintures représentant un homme à l’air angélique coiffé d’une auréole constellée de pierreries, foulant de ses pieds des rues d’or et ayant les yeux remplis de la beauté resplendissante de portails de perles. Cela, bien sûr, n’est pas la vraie représentation de l’homme qui habitera un jour le ciel : il ne vivra pas une vie statique.
Quelqu’un a dit que sur la porte du ciel il était écrit : « Entrée interdite sauf pour affaires. » Le ciel ne sera pas uniquement un repos : on y trouvera du travail, de l’aventure, de l’enthousiasme et de l’occupation. La Bible dit, parlant des gens du ciel : « ses serviteurs le serviront » (Apocalypse 22.3). La vie y sera très semblable à celle d’ici-bas, remplie de travail et de loisirs, mais sans les imperfections qui ont ici détruit le sens vrai et complet de l’existence.
Selon les paroles de Jésus, la vie, dans l’au-delà, sera répartie en « plusieurs maisons », terme interprété variablement en lieux de séjour, maisons à habiter ou planètes à visiter. On peut donner plusieurs interprétations à cette déclaration de Jésus, mais quant à moi, il me semble que ces « maisons » sont des manières de vie active, créatrice et aventureuse.
Jan McClaren a écrit : « Le ciel n’est pas un monastère de trappistes. Ce n’est pas non plus une maison de retraite. Non, c’est un pays de progrès continuels. » Le ciel procurera des possibilités sans fin pour une vie créatrice.
Pour moi, la chose la plus extraordinaire du ciel sera la présence de Jésus-Christ. Je Le verrai face à face. J’aurai l’occasion de Lui parler directement et de Lui poser mille questions auxquelles je n’ai pas reçu de réponses.
Un petit garçon voyageait seul dans un train par un jour d’été torride. Les voyageurs étaient très incommodés par la chaleur et le paysage n’était pas très intéressant : on traversait le désert de l’Arizona. Une dame assise à côté du garçon lui demanda : « N’es-tu pas fatigué de ce long voyage ? » L’enfant sourit et répondit : « Je suis un peu fatigué, mais ça ne fait rien. Voyez-vous, mon père va venir me chercher quand nous arriverons à Los Angeles. »
Parfois, nous sommes un peu fatigués par les fardeaux de la vie, mais il est vivifiant de savoir que Jésus-Christ viendra à notre rencontre au bout du voyage de notre vie. La joie que nous aurons d’être avec Lui dépasse tout ce qu’on peut décrire. L’apôtre Paul se réjouissait tellement de voir Christ qu’il préférait « quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur ». (2 Corinthiens 5.8.)
La Bible nous apprend que le trône de Dieu est dans le ciel. « Le ciel est mon trône, et la terre mon marche-pied. » (Actes 7.49.) Son royaume, c’est l’univers, sans limites et sans fin. Les savants nous disent que l’espace est infini et que nous vivons dans un univers en expansion et non en régression. Nos télescopes n’ont jamais découvert les limites de l’espace. Quand nous irons au ciel, nous ne serons pas retenus à une place particulière : l’univers sera notre empire. Et ce qui est vrai de l’espace est vrai aussi de ce que nous appelons maintenant le temps, car le temps sera remplacé par l’éternité. Nous vivrons dans l’avenir, sans limite de durée, explorant les richesses inépuisables de l’univers.
Le ciel est davantage qu’un état d’esprit ou une condition de vie. C’est une place « préparée », donc adaptée à l’habitation et à l’emploi de ceux qui ont été réconciliés avec Dieu par Jésus-Christ.
Tout ceci nous amène à la conclusion que le ciel sera aussi expansif que l’univers lui-même. Il sera aussi merveilleux et beau que le Dieu créateur peut le faire. Tout ce qui pourra contribuer à votre bonheur personnel y est préparé. Toute aspiration et tout désir seront pleinement satisfaits.
Les dernières pages de la Bible renferment une description du ciel : « Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. » (Apocalypse 21.2.) Il n’y a rien d’aussi universellement beau qu’une mariée. Pensez à toute l’anticipation, les soins et les préparatifs d’une mariée ! Sa robe, ses cheveux, son sourire, son maintien et sa joie qui transparait, tout cela fait de son mariage le moment le plus extraordinaire de sa vie. Je n’ai jamais vu une mariée qui ne soit pas ravissante, et la Bible emploie l’image de cette beauté-là pour décrire le ciel. Le matin du mariage de ma fille aînée, je m’entretins un moment seul avec elle. Je n’ai jamais vu autant d’anticipation, de joie et de bonheur sur le visage d’aucune autre femme !
L’apôtre Jean, qui put entrevoir l’éternité, écrit : « Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. » (Apocalypse 21.4-5.)
Un soir, une petite fille se promenait avec son père. Elle était silencieuse depuis si longtemps que finalement son père lui demanda à quoi elle pensait. « Je pensais simplement, dit-elle, que si le ciel avec ses étoiles est si beau vu d’en bas, combien il doit être plus merveilleux encore vu d’en haut. »
Le ciel sera la perfection à laquelle nous avons toujours aspiré. Tout ce qui a rendu la terre tragique et détestable sera absent au ciel. Il n’y aura ni nuit, ni mort, ni maladie, ni chagrin, ni larmes, ni ignorance, ni déception, ni guerres. Il sera rempli de santé, de vigueur, d’énergie, de connaissance, de bonheur, d’adoration, d’amour et de perfection.
Le ciel sera un endroit où le génie créateur du cerveau de l’homme régénéré sera stimulé. Le ciel sera suprêmement attirant grâce à la présence de Christ.
Une des merveilles du ciel que l’on ne mentionne presque jamais est la variété des êtres qui formeront sa population. Certains porteront le titre de princes, d’autres celui de potentats, ou de souverains, car des trônes, des principautés et des puissances seront occupés par des princes célestes de divers rangs. Il y aura des séraphins et des chérubins, des anges et des archanges, Gabriel et Michel, et des myriades qui peupleront les cours et les palais célestes. Ils entoureront Dieu sur son trône afin de rendre hommage à sa majesté ; ils seront constamment attentifs à ses ordres, et veilleront sur les habitants des mondes célestes.
Quand nous transposons les descriptions du ciel que nous donne la Bible en une image composée, nous découvrons un nouveau ciel et une nouvelle terre couronnés par « une cité dont Dieu est l’architecte et le constructeur. » (Hébreux 11.10.)
Dans l’Apocalypse, Jean dit que nous y trouverons des arbres, des fontaines, des fruits, des palmiers, de la musique, des couronnes, des pierres précieuses, de l’or, de la lumière, les couleurs de l’arc-en-ciel, de l’eau, la connaissance, l’amitié, l’amour, la sainteté et la présence de Dieu et de son Fils. Tout ceci et plus encore, ce sera le ciel !
L’apôtre Paul a dit : « Notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ. » (Philippiens 3.20.) La Bible nous dit que nous sommes des étrangers ici-bas, des pèlerins et des voyageurs sur la terre. «&nbs;Nous n’avons point ici-bas de cité permanente. » (Hébreux 13.14.) Nous désirons une patrie meilleure, c’est-à-dire le ciel.
Le chrétien n’échappe pas au lot de la race humaine. Nous sommes sujets à avoir des ennuis, nous avons des tribulations comme tous les autres hommes. Nous pouvons être au chômage en temps de crise, nous encourons le danger quand la guerre fait rage ; nous sommes exposés aux mêmes maladies et à la plupart des mêmes problèmes psychologiques que les autres êtres humains. C’est pourquoi nous devons nous intéresser au monde actuel. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour aider notre prochain, qu’il soit croyant ou non.
Cependant, il est vrai que, même dans ce monde, le chrétien a certains privilèges car il attend le ciel. Charles Spurgeon disait : « Toutes les légions de l’enfer ne peuvent nous contraindre de faire l’œuvre du diable. » Le prince de ce monde peut forcer ses serviteurs à travailler pour lui, mais il ne peut pas lever une armée parmi nous qui sommes des « étrangers ». Le véritable enfant de Dieu revendique une immunité contre les commandements de Satan. En vérité, nous sommes les seuls à être complètement libres. Certaines personnes aujourd’hui disent que nous devons agir comme les autres, que nous devons nous conformer au monde actuel, que nous devons suivre la marée et avancer avec la foule ; mais le croyant dit : Non, ne vous attendez pas à ce que je me conforme aux habitudes et aux voies mauvaises de ce monde. Je suis dans le monde, mais je ne ferai pas ce que le monde fait. Je suis un étranger, un voyageur : ma cité est dans les cieux.
Nous sommes branchés sur un monde différent. L’Ecriture dit : « Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui. » (1 Jean 2.15.) Attendez- vous à ce que l’on se moque de vous plutôt qu’à ce que l’on vous approuve ; considérez la croix de Christ comme une richesse plus grande que tous les trésors de Paris, Londres, Washington ou Moscou.
Aux « étrangers », les trésors de ce monde ne sont pas attrayants. Notre trésor est dans les cieux « où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent », (Matthieu 6.20.) Le franc, le dollar ni la livre ne peuvent s’utiliser au ciel, Quand nous arriverons au ciel, nous regretterons de n’avoir pas investi davantage dans ses banques. Je préfère de beaucoup être riche devant Dieu que devant les hommes.
Comme citoyen des cieux, nous partageons aussi la gloire des cieux. La Bible nous dit que même les anges sont nos serviteurs. Les grands saints du passé sont nos compagnons et Christ est notre Frère, Dieu est notre Père. Nous recevrons l’immortalité. « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. » (1 Jean 3.2.)
Il y a encore une chose très importante à dire concernant le ciel : c’est la manière d’y parvenir. Il y a des restrictions pour y entrer. Les saintes Ecritures disent : « Il n’entrera rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge ; il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau. » (Apocalypse 21.27.) Cette parole montre clairement que certaines personnes ne pourront pas profiter des gloires et des joies du ciel ; ce sont celles qui ont négligé d’avoir leur nom écrit dans le livre de vie de l’agneau. Ce sont celles qui ont refusé l’offre d’amour, de miséricorde et de grâce que Dieu leur faisait. Ce sont celles qui ont dit « non » à Jésus-Christ. Jésus Lui-même a dit : « Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » (Matthieu 7.13-14.)
Avez-vous, par la foi, pris la porte étroite ? Vous avancez-vous maintenant sur le chemin resserré qui conduit à la vie éternelle ? Ou bien êtes-vous parmi les masses qui s’avancent sur la route large menant à la destruction ? Quelle est votre destination ? Quelle route suivez-vous ? Tous les hommes n’iront pas au ciel.
Il n’y a qu’un seul chemin pour aller au ciel. Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6.)
La dernière invitation de la Bible dit : « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement. » (Apocalypse 22.17.)
Nous sommes encore dans le temps de la grâce. La promesse de pardon et de vie nouvelle que nous offre Dieu est encore valable. Cependant, un jour, la porte sera fermée : un jour, ce sera trop tard. C’est la raison pour laquelle la Bible ne cesse d’avertir et de mettre en garde : « Voici maintenant le temps favorable. » (2 Corinthiens 6.22.)
Quand le déluge vint, Noé était en sécurité dans l’arche. Il avait été assez fou pour faire confiance à Dieu et Le prendre au mot. Quand les flammes jaillissent dans le monde, vous pouvez être en sécurité et en sûreté si vous croyez et acceptez « la folie de Dieu ». Cette parole ne veut pas dire grand-chose pour le monde qui meurt, mais pour nous qui sommes sauvés, elle est la puissance de Dieu pour le salut.