Comment pouvons-nous savoir ce qui est bien et ce qui est mal ? Il y a tant d’idées contradictoires qui nous laissent perplexes. Existe-t-il une règle que nous puissions suivre ?
La Bible dit : « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu. »1 Je pense qu’avant de savoir ce qui est bien et ce qui est mal, nous devons nous approcher de Dieu. Alors seulement nous serons à même d’agir avec discernement.
1 1 Jean 7.17.
J.-Wilbur Chapman a dit une fois : « Voici la règle qui gouverne ma vie : tout ce qui obscurcit ma vision de Christ, m’enlève le goût d’étudier la Bible, paralyse ma vie de prière ou rend pénible le service chrétien, n’est pas bon pour moi ; je dois, en tant que chrétien, m’en détourner. »
Lorsque je veux éprouver une chose pour savoir si elle est bonne, je la soumets à trois épreuves. La première, c’est l’épreuve du bon sens : je me demande si la chose est raisonnable. Ensuite, je lui fais passer l’épreuve de la prière. Je demande à Dieu si cette chose est bonne et édifiante. Enfin, je la soumets à l’épreuve des Ecritures. Je vois si la Bible a quelque chose à dire pour ou contre elle, Je puis encore ajouter une quatrième épreuve, celle de la conscience. Mais la chose la plus importante est de suivre la parole de Jésus : si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il connaîtra…
Quelle grâce divine fera de moi un meilleur chrétien et un témoin plus efficace pour Christ ?
La plus grande grâce chrétienne, c’est l’amour ; non pas l’élan sentimental qu’on appelle souvent amour, mais la profonde préoccupation du bien des autres, qui nous pousse à les aider quand ils ont besoin de secours, à leur témoigner de la sympathie quand elle leur est nécessaire, à dire des choses aimables sur les gens au lieu de les critiquer, et à désirer ardemment de les gagner à Christ s’ils ne sont pas chrétiens. L’amour est au centre même de ce qui vient de Dieu, car Dieu est amour. C’est l’amour qui a envoyé son Fils dans le monde pour mourir pour nos péchés. L’amour est le premier fruit de l’Esprit que mentionne l’apôtre Paul. C’est l’amour encore qui doit caractériser notre attitude envers Dieu et envers les hommes si nous voulons accomplir la loi divine, Dans l’Evangile de Matthieu, nous lisons : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. » Et Jésus ajoute : « Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. »2 C’est la loi de Dieu qui doit nous contraindre. La Bible dit : « Cet amour consiste non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. »3 Si vous avez de l’amour dans votre cœur, votre témoignage pour Christ portera des fruits.
3 1 Jean 4.10.
Il n’y a pas très longtemps, j’ai commencé à lire le Nouveau Testament. On me dit maintenant que l’Eglise a existé avant le Nouveau Testament et que de ce fait elle a plus d’autorité que la Bible elle-même. Pouvez-vous m’expliquer ce problème afin que je puisse continuer à étudier les Saintes Ecritures en ayant de nouveau confiance ?
Historiquement, l’Eglise a existé avant le Nouveau Testament. Mais cela ne lui donne pas de supériorité, car vous remarquerez que les auteurs du Nouveau Testament se réfèrent toujours à l’autorité de l’Ancien Testament qui existait auparavant. Remarquez aussi que Dieu a approuvé l’authenticité du texte et l’inspiration des auteurs par la démonstration miraculeuse de l’incarnation de Christ et par l’approbation générale du corps des croyants. Les livres canoniques, comme on les appelle, ont pu, par la seule valeur de leur contenu, se différencier des apocryphes et autres livres. L’évidence est dans les livres eux-mêmes, non seulement à cause de leur exactitude historique, mais à cause de la puissance et de l’unité de leur message et de la vitalité qu’ils manifestent pour chaque génération. Ces écrits ont la preuve en eux-mêmes de leur supériorité face aux organisations et aux conflits d’opinion de tous les temps. Leur puissance pour transformer les vies est leur meilleure défense.
J’aime lire ma Bible dans le train en me rendant à mon travail chaque matin. Quelques-uns de mes amis me disent que je ne devrais pas le faire, car c’est faire étalage de ma religion devant les autres, ce qui probablement les met mal à l’aise. Que me conseillez-vous ?
Si j’étais vous, je ne m’inquiéterais pas trop de ce que pensent et disent les autres sur tel sujet. Si vous vous tracassez outre mesure de l’opinion de ceux qui vous entourent, vous ne ferez plus jamais rien.
Lisez votre Bible dans le train si cela vous aide. Alors que les autres remplissent leur esprit des mauvaises nouvelles qu’ils lisent dans leur journal, imprégnez-vous de la bonne nouvelle de Dieu que vous trouvez dans la Bible.
J’admets pourtant qu’un wagon de chemin de fer bondé n’est pas la place rêvée pour lire la Bible, car il n’est pas facile de se concentrer dans de telles conditions, et l’étude réelle de la Bible demande de la concentration. Néanmoins, il est bien de faire profiter au maximum tous les moments de la journée. On perd beaucoup de temps à faire des trajets : il est évident que ces moments pourraient être mieux employés.
Je ne comprends pas très bien pourquoi en vous voyant lire votre Bible les autres se sentent mal à l’aise — à moins qu’ils ne soient pas chrétiens ou qu’ils aient abandonné la foi. Si c’est le cas, ils n’ont en effet pas de quoi se sentir à l’aise. Ils ont besoin d’être secoués de leur confortable indifférence et mis en face des exigences de la Parole de Dieu. Il est possible que votre exemple les amène à se souvenir du Livre qu’ils ont négligé.
J’aimerais comprendre mieux la religion chrétienne. Quand je lis la Bible, je n’ai pas l’impression d’en retirer beaucoup. Pouvez-vous me conseiller un livre ou un commentaire qui répondrait à mes questions d’une manière plus simple ?
Aucun livre ne remplacera jamais la Bible. Elle est elle- même son meilleur commentaire. Je vous conseille vivement de continuer à étudier le texte même de la Bible. Vous n’êtes sûr de trouver la vérité scripturaire que dans la Bible. Pour vous aider dans votre lecture, voici quelques suggestions :
Soyez objectif. Si vous avez un préjugé, vous serez aveuglé ou vous lirez dans la Bible ce qui ne s’y trouve pas.
Agissez en vous basant sur ce que vous y découvrez. La Bible est un guide conduisant l’homme à Dieu par une foi personnelle. Semblable à une carte, elle vous indiquera le chemin où vous ne devez faire qu’un seul pas à la fois.
Demandez à Dieu d’éclairer votre esprit. En d’autres termes, lisez la Bible dans un esprit de prière. Vous devez comprendre ce que vous lisez. Dieu donne des éclaircissements à ceux qui le désirent.
Persévérez dans votre étude. Soyez patient, car la connaissance de Dieu vient graduellement et progressivement. Dieu est infini : l’étude de sa Parole est donc une occupation qui dure toute une vie. La Bible est à notre âme ce que le pain est à notre corps. Nous en avons besoin chaque jour. Un seul bon repas ne suffit pas pour toute une vie.
Je commence à étudier la Bible pour moi-même. Y a-t-il des méthodes particulières que je doive observer ?
Il existe évidemment des méthodes. Tout d’abord, vous devez lire la Bible avec le désir de connaître et d’accepter les vérités que vous y découvrirez. Vous pouvez être critique, mais vous devez être équitable et objectif. Vous devez aussi la lire systématiquement et non au hasard. La Bible révèle sa plus riche bénédiction progressivement à ceux qui l’étudient avec méthode. Commencez une lecture régulière de la Bible, du début à la fin, dans votre recueillement matinal. Concentrez-vous sur un livre particulier le soir. Je vous conseille l’Evangile de Jean puis l’épitre aux Romains. Vous devez encore l’étudier dans un esprit de prière, comptant sur Dieu pour éclairer votre esprit et vous rendre capable de comprendre ce que vous lisez. Priez fréquemment pendant votre lecture et vous trouverez une communion intime et bienfaisante avec Dieu. Employez enfin des commentaires dignes de confiance, mais ne vous fondez pas sur eux, ils peuvent être des entraves. Veillez à connaître la Bible et non l’opinion de quelque commentateur. Vous pouvez peut-être approuver cette opinion, mais apprendre directement de Dieu est une bénédiction.
Je suis chrétien depuis peu de temps et je désire connaître et faire la volonté de Dieu. Comment puis-je savoir ce que Dieu veut réellement de moi ?
Dieu a bien des moyens de nous conduire, mais ce n’est que quand nous lui avons soumis notre esprit et notre cœur que nous entendons sa voix. Dieu nous parle par le Saint-Esprit parfois pendant que nous prions. Je connais un homme qui avait à résoudre un problème très difficile. C’était un chrétien sincère et il a prié pour cette question précise. Pendant qu’il priait, la réponse lui est apparue clairement : il s’est relevé et a inscrit la solution sur un papier. Plus tard dans la journée, alors qu’il assistait à une conférence où était débattu ce problème, il a lu cette réponse. Immédiatement le groupe entier, jusqu’alors profondément divisé sur cette question, sentit que c’était là la réponse qu’il fallait et elle fut approuvée à l’unanimité: un dilemme qui avait divisé des chrétiens pendant des mois fut résolu en parfaite harmonie. Dieu conduit parfois les hommes au moyen des paroles ou des actes d’autrui. Il nous donne aussi souvent des directives quand nous lisons notre Bible. Quelquefois un groupe de personnes peut arriver à une conclusion qui sera une indication pour l’une d’entre elles. La chose importante, c’est de vouloir faire la volonté de Dieu. Lorsque c’est le cas, Dieu la fait connaître. Bien des chrétiens ont vécu les paroles du prophète Esaïe : « Tes oreilles entendront derrière toi une voix qui dira : Voici le chemin, marchez-y ! »4 La Bible nous donne encore une autre promesse : « Confe-toi en l’Eternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. »5
4 Esaïe 30.21.
Voudriez-vous expliquer votre opinion sur les offrandes que nous devons faire ? Devons-nous donner un dixième de ce que nous gagnons ou un dixième de ce qui nous reste après avoir payé toutes nos dépenses ?
Je ne puis vous donner que mon opinion personnelle sur ce sujet. Si je voulais attendre d’avoir tout payé pour prélever la dîme, il ne resterait plus rien pour le Seigneur. C’est un dixième de notre revenu brut que nous devons donner à Dieu.
L’ennui c’est que trop de chrétiens cherchent à donner le moins possible à Dieu. Bien des gens m’ont dit que les neuf dixièmes de leur revenu leur profitaient davantage, avec la bénédiction de Dieu, que les dix dixièmes sans cette bénédiction. Mon expérience confirme cette idée. Dieu n’a-t-il pas dit : « Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes… mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Eternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. »6