Je suis pompier et j’ai dernièrement accepté Christ comme mon Sauveur. Quelques-uns de mes collègues se moquent de moi alors que d’autres m’ont félicité de m’être décidé pour Christ. Que dois-je dire à ceux qui se moquent de la religion ?
Je trouve que vous devriez en l’occurence développer votre sens de l’humour. Dites à vos camarades qui prennent la religion d’une manière si légère de conserver précieusement leur pelle à feu. Elle pourrait leur être utile pour attiser le feu dans le monde à venir !
Pour parler sérieusement, je veux vous dire que je sympathise avec vous dans ce problème. Il n’est pas facile de supporter les railleries de la part de camarades qu’on aime, parce qu’on s’est décidé pour Christ. Vous désirez leur amitié, mais pas au prix de renier votre Seigneur. J’ai l’impression qu’ils vous mettent simplement à l’épreuve pour voir si vous êtes vraiment sincère dans votre foi en Christ. Tenez ferme devant eux et évitez la colère et l’aigreur à leur égard.
Dans le fond de leur cœur, ils vous admirent. Comme un homme fait passer une épreuve à une voiture avant de l’acheter, de même, avant « d’acheter » la foi en Christ, ils l’éprouvent. C’est là que vous pouvez être un vrai témoin. Parfois, moins on parle mieux cela vaut. Souvenez-vous de Jésus quand on L’a amené devant ses juges : « Jésus garda le silence, et ne répondit rien. »1 Il est parfois plus avantageux de garder la bouche fermée que de l’ouvrir. Vous verrez que votre foi et votre force grandiront de supporter patiemment ces critiques. Peut-être bien que quelques-uns de vos camarades suivront vos traces avant qu’il soit longtemps.
1 Marc 14.61.
Vous dites que tous les chrétiens doivent témoigner pour Christ. Je suis chrétien, mais malheureusement je suis timide et toujours gêné dans la conversation. Dieu s’attend-Il à ce que je sois un témoin aussi bon que ceux qui ont la parole facile ?
Il y a plusieurs manières de témoigner, et je ne suis pas sûr que le témoignage par la parole soit le plus efficace. Ce que vous êtes et votre manière de vous conduire sont beaucoup plus importants que ce que vous dites. Les paroles sont vite oubliées, mais on se souvient longtemps d’une attitude chrétienne.
Vous pouvez aussi écrire des lettres dans lesquelles vous exaltez et glorifiez Christ. Si vous avez un ami où un parent qui n’est pas encore chrétien, écrivez-lui et demandez-lui de partager la joie et la paix que vous avez trouvées en Lui.
Une vie de consécration et de dévouement peut être de cent manières un témoignage efficace pour Christ. Cependant je ne crois pas que vous deviez exclure la possibilité de rendre témoignage par la parole. Vous parlez certainement parfois d’autres choses, bien que, comme vous le dites, vous ne participiez pas facilement à une conversation. Vous verrez que vous pourrez témoigner pour Christ d’une manière toute naturelle si vous parlez de Lui aussi souvent que d’un autre sujet de conversation. Il est tout à fait possible que de parler davantage de Dieu vous aide à vaincre votre timidité. « Qu’ainsi disent les rachetés de l’Eternel. »2
2 Psaume 107.2.
Le Seigneur a fait beaucoup pour moi. Plusieurs de mes amis disent que je devrais vivre ce qu’Il a fait et ne pas en parler tellement. Dois-je proclamer ses bénédictions ou au contraire garder le silence ?
La Bible donne une réponse précise à votre question : vous devez faire l’un et l’autre ! Une vie bonne sans paroles oublie de donner la raison pour laquelle elle est bonne, et des paroles sans une vie bonne pour les confirmer, sont des moqueries. Jésus a dit : « Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux. »3 La Bible dit encore : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. »4 Ailleurs nous lisons encore : « Veux-tu savoir ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? »5 Oui, vous devez dire ce que le Seigneur a fait et vous devez aussi vivre de telle sorte que tous les hommes aient devant eux la preuve que sa puissance a transformé votre vie. De cette manière ils sauront ce que Christ peut aussi faire pour eux.
4 Romains 10.9.
5 Jacques 2.20.
Je désire amener mes amis à Christ, mais quand j’essaie de leur expliquer la naissance virginale du Christ ou d’autres choses semblables, ils me disent que je crois des choses que plus personne ne croit : ils pensent que je suis un peu bizarre. Dois-je donc ne pas parler de cela ? Je crains de perdre contact avec eux.
Vous commettez la même erreur que beaucoup de personnes très zélées quand elles essaient d’influencer les autres pour Christ. Il y a beaucoup de vérités qui font partie de la foi chrétienne, qu’aucun chrétien éclairé ne mettra en doute, mais sur lesquelles nous n’insistons pas quand nous apportons l’Evangile à ceux qui sont perdus. Nous devons présenter une vérité évidente qu’un pécheur puisse comprendre.
Tout le monde peut comprendre l’histoire, et le récit que rapporte l’Evangile s’inscrit dans l’histoire. La naissance du Christ, sa vie sans péchés, sa mort sur la Croix et sa résurrection sont historiques. Le péché dans le cœur de l’homme est à la fois un fait d’histoire et une expérience personnelle. Une personne perdue doit être mise en face de sa condition de péché et placée devant le fait que le Christ est mort et ressuscité pour elle. Cela, elle l’accepte par la foi. Quand cette personne a reçu le Sauveur, elle a une nouvelle vision et un nouveau discernement. Les choses qu’autrefois elle rejetait ou ne pouvait comprendre, elle peut maintenant les saisir, car elle a une nouvelle personnalité et une autre compréhension.
Depuis deux ans, je passe la plus grande partie de tous mes dimanches après-midi à m’occuper, avec quelques jeunes, d’une école du dimanche. C’est un travail décourageant et ma femme me presse de l’arrêter pour passer ce temps avec elle ou à visiter des amis. Que me conseillez-vous ?
Si vous parlez à ces enfants de la Bible et de Christ notre Sauveur et Seigneur, vous ne devez pas vous décourager. Même si vous n’avez pas vu de résultats jusqu’à maintenant, vous pouvez avoir l’assurance que Dieu a employé et emploie ce travail pour quelques-uns de ces jeunes. Nous aimons tous voir des résultats, mais Dieu ne travaille pas toujours de cette manière. J’ai entendu une fois un missionnaire parler des premières années qu’il avait passées en Chine. Pendant sept ans, il n’a pas gagné une seule personne au christianisme : puis une est venue, puis d’autres après elle. Lorsqu’il est mort il y a quelques années, il existait dans la ville où il avait travaillé si longtemps une Eglise florissante, ayant son propre pasteur. Cette communauté vivait par elle-même et ne dépendait d’aucune façon de la mission ou des missionnaires. L’apôtre Paul savait qu’à Corinthe quelques chrétiens étaient découragés ; voici ce qu’il leur écrivit : « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. »6 Permettez-moi de vous conseiller de continuer votre travail dans cette école du dimanche. Priez chaque jour pour ces jeunes. Priez afin que le Saint-Esprit vous dirige dans ce que vous faites et dans ce que vous dites. Demandez à votre femme de collaborer avec vous dans ce travail. Je puis vous assurer, selon la promesse de la Parole de Dieu, qu’un jour vous serez reconnaissant d’avoir été fidèle.
Depuis que j’ai donné mon cœur à Christ, je ne suis plus heureux dans ma profession d’électricien. Il me semble que je devrais donner toute ma vie à Jésus. Que me conseillez-vous de faire ?
Il est bien évident que vous devez donner toute votre vie à Christ. Mais ne faites pas l’erreur de croire que seuls les pasteurs et les missionnaires le font. Jésus Lui-même était charpentier. Vous pouvez servir le Maître là où vous êtes. Posez-vous cette question : « Que ferait Jésus à ma place ? ».
Mettez-vous à genoux et demandez à Dieu de vous diriger. Il vous demandera peut-être d’abandonner votre travail actuel et d’acquérir la formation nécessaire pour travailler à plein temps pour Lui. Si vous vous sentez conduit à faire cela, vous devez vous préparer pour un travail difficile et de longue haleine. Après des années de travail spécialisé, il est difficile de changer de profession. Cependant, si telle est la volonté de Dieu pour votre vie, Il vous soutiendra.
Ne prenez pas cette décision à la hâte. Soyez bien certain d’écouter la voix de Dieu et non la vôtre. Notre Père céleste peut vous rappeler peut-être que vous devez témoigner pour Lui là où vous êtes. Soutenez l’Eglise : donnez-lui de votre temps aussi bien que de votre argent. Chargez-vous d’une classe d’école du dimanche ou mettez à part un soir par semaine pour rendre visite à des personnes qui ne connaissent pas le Sauveur. Souvenez-vous qu’un travail honnête et bien fait est toujours un service pour Christ. En installant la lumière dans les foyers et dans les magasins, vous travaillez avec Dieu. Par votre amabilité et votre compréhension, vous pouvez apporter la présence de Christ à tous ceux que vous rencontrez. Si vous témoignez de l’amour et de la sympathie à ceux qui vous entourent, ils vous ouvriront leur cœur, et chaque jour vous aurez l’occasion de parler au moins à une personne du Seigneur Jésus-Christ.
Sitôt après avoir terminé mes études, je suis entré dans l’armée. Je vais être libéré d’ici quelques mois. Je désire servir le Seigneur, mais je ne sais pas ce qu’Il veut que je fasse.
Je suis convaincu que quiconque désire connaître la volonté de Dieu pour sa vie recevra une indication claire du plan que Dieu a fait pour lui. Ce plan a son fondement dans une foi personnelle en Jésus-Christ comme Sauveur. Dans le massif d’une certaine montagne, on peut remarquer le profil d’un vieil homme. Ce n’est que d’un endroit déterminé que l’on peut distinguer cette silhouette : de tout autre point de vue on ne discerne qu’une masse de rochers. Christ doit être considéré comme étant le Fils de Dieu, mort sur la Croix pour nos péchés : c’est sous cet angle-là que nous devons Le voir. Autrement, la Croix est une folie. Dans la mer d’Irlande se trouve à un certain endroit une lignée de phares que le pilote d’un bateau doit longer avant d’entrer dans le port. Pour déceler la volonté de Dieu pour nos vies, une fois que nous avons donné notre cœur à Christ, nous devons repérer certains points qui concourent à nous diriger spirituellement. Tout d’abord nous avons une impulsion intérieure qui nous vient du Saint-Esprit. Puis la Bible confirme le sentiment que nous avons été dirigés par Dieu. Enfin, pour nous indiquer la voie à suivre, Dieu emploie le concours des circonstances. Dans le livre des Proverbes, nous avons une merveilleuse promesse : « Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. »7 C’est une promesse précise. Croyez-la et agissez d’après elle. Dieu ne fera pas défaut.
J’ai accepté Christ dans une de vos réunions. J’ai cinquante ans et je ne sais comment servir Dieu au mieux. Que me conseillez-vous ?
A moins que vous ne travailliez dans une entreprise qui ne soit pas digne d’un chrétien, c’est là où vous êtes que vous devez commencer à servir le Seigneur. Le meilleur témoignage que nous puissions rendre de Christ, c’est de montrer aux autres une vie complètement changée et consacrée à Dieu. Il est probable que vous avez devant vous plusieurs années de service fécond pour le Seigneur. Priez chaque jour pour que cette parole du quatre-vingt-dixième Psaume soit vôtre : « Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse. »8 Dieu a promis de nous donner sa force. Il ne vous donnera pas nécessairement la force physique, maïs celle de connaître et de faire sa sainte volonté. Demandez à Dieu de vous donner chaque jour des occasions de témoigner. Soyez fidèle dans votre lecture de la Bible, et faites-en une partie de votre vie. Que vos prières soient vivantes et précises et que la joie du salut rayonne sur votre visage. Si vous faites cela, des occasions de servir Christ se présenteront de tous côtés. Parlez à quelqu’un de votre Sauveur chaque jour. Cela vous Le rendra réel et cher, et par votre témoignage vous pourrez Lui gagner des âmes.
8 Psaume 90.12.
Depuis quelque temps je me sens appelé à aller dans un champ de mission. C’est la prédication d’un homme de Dieu admirable qui a suscité cela en moi. Cependant, ma femme est de santé délicate et mon père, qui est âgé, dépend de moi. Je devrais suivre une école de formation pour ce ministère, mais plusieurs autres complications semblent rendre la chose impossible. Est-ce que je désobéis à Dieu si je ne réponds pas à cet appel ?
Tout chrétien qui n’obéit pas à l’appel d’être missionnaire désobéit à Dieu. Tous les chrétiens — et non pas seulement quelques-uns — sont appelés à cette tâche. Votre désir d’être missionnaire est normal pour un croyant ; vous pouvez et vous devez obéir à cet ordre. Mais une question se pose : où irez-vous prêcher l’Evangile ? Qu’est-ce qui vous fait penser que vous devez aller très loin ? Si Dieu voulait que vous alliez dans un pays lointain, Il vous ouvrirait certainement le chemin. Le fait que vous ayez des responsabilités et que vous rencontriez des obstacles est sans aucun doute le moyen dont Dieu se sert pour vous montrer où vous devez Le servir. Une formation spéciale est nécessaire à ceux qui accomplissent un travail spécial, mais vous pouvez commencer dès maintenant, là où vous êtes, à annoncer Christ à ceux qui n’en ont pas encore entendu parler. Laissez Dieu vous conduire pas à pas, et, tout en vous engageant dans le travail missionnaire au pays, regardez si les portes s’ouvrent pour vous. Si votre travail est fécond au pays, il le sera également si vous allez ailleurs. En attendant, priez, faites des projets, travaillez sans oublier votre désir actuel, et Dieu vous donnera des directives précises quand Il le jugera bon.
Quand j’étais jeune, Dieu m’a appelé à prêcher l’Evangile. J’ai refusé d’obéir, et plus tard je me suis marié. Maintenant j’entends de nouveau cet appel, mais avec une famille, je ne peux pas acquérir la formation nécessaire ou quitter mon travail. Est-ce un péché maintenant de ne pouvoir Le servir ?
Souvenez-vous toujours, avant n’importe quoi d’autre, que si vous êtes venu à Dieu pour obtenir le pardon de vos péchés et de vos manquements passés, Il les a pardonnés et oubliés, même si vous, vous n’oubliez pas et que vous vous les reprochiez. La Bible dit : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. »9 Ne vous reprochez pas maintenant un péché commis il y a des années, si vous vous êtes repenti et que vous avez demandé le pardon.
9 1 Jean 1.9.
Souvenez-vous encore que si Dieu vous appelle de nouveau à Le servir par la prédication, Il vous en donnera la possibilité. Un appel de Dieu correspond toujours à une porte ouverte, mais pour atteindre celle-ci, on rencontre parfois des obstacles. Assurez-vous d’être entièrement prêt à faire la volonté de Dieu, puis, quand vous aurez fait de votre mieux laissez-Le vous préparer le chemin. Il est très important de vous souvenir que vous pouvez servir Dieu là où vous êtes : c’est peut-être cet appel qu’il vous envoie. L’Eglise primitive était presque entièrement composée de laïques. La plupart des Eglises font une trop grande distinction entre les pasteurs et les laïques : nous avons autant besoin de ces derniers que de prédicateurs à plein temps.
Je suis mariée et j’ai deux petits enfants. Je crois que Dieu m’appelle à faire un travail missionnaire. Pensez-vous que je doive abandonner ma famille et offrir mes services à une société missionnaire ? J’ai quarante ans.
Chère madame, le plus grand service missionnaire qu’une femme mariée puisse accomplir, c’est d’être une mère chrétienne dévouée. Que votre foyer soit votre communauté, vos enfants votre paroisse, votre maison un sanctuaire et vos genoux un autel sacré.
Dieu vous a fait la confiance et l’honneur de vous donner des enfants : aucune tâche ni aucun appel n’est plus important que celui-là. Si, lorsque vous avez fini votre travail pour votre famille, il vous reste du temps libre, consacrez-le à ceux qui autour de vous ont besoin de Christ. Votre Eglise offre certainement plusieurs possibilités pour le service chrétien. Oui, devenez missionnaire, mais sous votre toit et dans votre voisinage.
Je m’occupe beaucoup d’évangélisation et, pour gagner ma vie, je travaille comme mineur. Je cherche toutes les occasions pour témoigner pour le Seigneur. J’ai parfois besoin d’un peu de détente : j’aime énormément aller à la pêche. Dieu permet-il des délassements de cette sorte ? Je pense à ces versets : « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. »10, et : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui. »11
10 Colossiens 3.1.
11 1 Jean 2.15.
Depuis le commencement Dieu a donné à ses créatures des moments de récréation et de repos. Jésus lui-même a demandé à ses disciples de se retirer et de se reposer de leurs activités. En nous disant de chercher les choses d’en haut, la Bible nous donne un principe de vie qui s’applique dans le travail et dans les loisirs. Lorsqu’elle nous dit de ne pas aimer le monde ni les choses qui sont dans le monde, elle nous dit de ne pas nous attacher à ce monde qui un jour disparaîtra. Notre premier souci doit être notre communion avec Dieu. C’est Lui qui doit être l’objet de notre amour et non ce monde.
Dieu vous a confié votre corps ; c’est le temple dans lequel Il demeure : il mérite donc des soins attentifs. Une détente saine est nécessaire et bénéfique. Lorsque les loisirs sont occupés pour la gloire de Dieu, ils sont aussi indispensables que la nourriture que nous mangeons et les habits que nous portons.
Nous sommes un jeune couple et nous avons quatre enfants. Nous avons tous deux le sentiment que mon mari devrait entrer dans le ministère et servir le Seigneur. Qu’en pensez-vous ? A quel âge un homme commence-t-il en général le service chrétien ?
Vous dites que vous croyez tous deux que votre mari doit servir le Seigneur. Ce service peut très bien s’accomplir d’une manière laïque. Nous commettons l’erreur de croire que seuls les pasteurs sont des hommes de Dieu. Comme chrétiens, nous sommes tous le peuple de Dieu, et nous devons chacun nous efforcer de le servir honorablement.
J’aimerais vous dire deux choses au sujet du ministère chrétien. Tout d’abord, ne projetez pas de devenir pasteur si une autre occupation vous satisfait. Une contrainte irrésistible de se consacrer au ministère et un manque complet d’intérêt pour toute autre vocation sont souvent la preuve d’un appel. Si vous considérez le ministère chrétien comme une profession désirable, offrant des avantages sociaux et financiers, abandonnez votre idée. Mais, par contre, si vous avez la passion profonde de gagner des hommes à Christ et le désir impérieux de prêcher l’Evangile, allez-y.
Enfin, personne n’est trop âgé pour s’engager dans le service chrétien. Si telle est pour vous la volonté de Dieu, lâchez tout et préparez-vous. Dieu vous soutiendra, et si vous Lui obéissez, vous vivrez la plus extraordinaire aventure qui soit, car vous serez collaborateur de Christ.
Considérant l’inconduite et la délinquance juvéniles, je m’inquiète de ce que sera le monde de demain. On peut se demander s’il existe encore des jeunes gens bons et droits. Je n’ai moi-même pas d’enfants, et je me demande comment je pourrais aider à résoudre ce problème.
Je sais que la délinquance juvénile progresse, mais il ne faut pas perdre confiance dans la jeunesse actuelle. Si, sur cent adolescents, trois environ sont des délinquants, quatre-vingt-dix-sept n’en sont pas. Si vous pouviez voir, dans nos campagnes d’évangélisation, les centaines de jeunes qui assistent aux réunions et qui amènent leurs amis à Christ, vous reprendriez espoir. Des milliers de jeunes dans le monde entier se préparent au service chrétien. Voici ce qu’une jeune fille de seize ans m’a écrit récemment : « Je ne crois pas que vous vous rendiez compte du nombre de jeunes qui ont consacré leur vie à Christ et qui veulent Le servir. Dans mon école seulement, dix étudiants s’y préparent. »
Que pouvez-vous faire ? Encouragez les jeunes qui vous entourent à vivre pour Christ. Invitez-les, ayez des contacts avec eux et montrez-leur que vous vous intéressez à eux. Le drame est que beaucoup de jeunes cherchent, mais que personne ne les aide à trouver ce qu’il leur faut.