Le rosaire se compose de quinze dizaines de chapelets (constitués d’un pater, de dix Ave et d’une doxologie trinitaire).
L’origine du Rosaire se trouve dans une apparition de la Vierge à Saint Dominique, lors de la sanglante croisade contre les Albigeois, où elle lui expliqua que, plus puissante que les polémiques et les batailles était l’arme de la prière sans cesse répétée : « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs ». (D’après H. Gras Marie servante du Seigneur p. 98).
Le chapelet provient des bouddhistes et fut repris par les musulmans. Les Croisés l’importèrent en Occident.
« Le Rosaire est une admirable dévotion instituée par Saint Dominique, sous l’inspiration de la très sainte Vierge, et consiste premièrement dans la récitation de quinze dizaines d’Ave Maria, commençant par le Pater et se terminant par le Gloria » (Confrérie du Très Saint Rosaire).
« L’Ave Maria met le démon en fuite et fait frémir d’épouvante l’enfer » (St Bernard).
Le Bienheureux Jean Masias consacrait son temps dans la vieillesse à dire le chapelet pour les âmes du purgatoire. Une révélation atteste qu’il en délivra 1 400 000, chiffre prodigieux que Grégoire XVI n’a pas hésité à insérer dans la Bulle de béatification du Bienheureux.
Pie IX : « Le Rosaire sauvera le monde ».
Léon XIII a publié 12 Encycliques sur le Rosaire.
A partir du 13e siècle, on sonnait les cloches le soir pour le couvre-feu. Le pape Jean XXII, pour encourager le culte marial, accorda, en 1318, des indulgences à ceux qui réciteraient trois Ave Maria au son de la cloche.
En 1368, le concile de Lavaur ordonna de sonner aussi les cloches le matin et de réciter 5 Pater et 7 Ave Maria.
En 1456, le pape Callixte III prescrivit de sonner les cloches à midi et de réciter 3 Ave Maria pour le succès de la croisade contre les Turcs. Le rosaire demande la récitation de 150 Ave Maria (autant que de psaumes).
« Grande est la force d’une armée qui tient en main, non l’épée, mais le chapelet » (Pape Pie IX, 1846-1878).
« C’est dans le rosaire que nous mettons notre plus ferme espérance… Désirant depuis longtemps déjà placer le salut de la société humaine dans le culte accru de la Vierge, comme dans un refuge absolument sûr, nous n’avons jamais cessé de propager parmi les fidèles du Christ la coutume du rosaire de Marie » (Pape Léon XIII, 1878-1903).
« Si vous voulez que la paix règne dans vos familles et dans votre patrie, récitez tous les jours le chapelet avec les vôtres. Il est, de toutes les prières, la plus belle et la plus riche en grâce : celle qui plaît le plus à la Sainte Vierge. Aimez donc le rosaire, récitez-le avec dévotion. C’est le testament que je vous laisse afin que vous vous souveniez de moi » (Extrait du testament de Pie X, 1903-1914). « Donnez-moi une armée qui récite le chapelet, et je ferai la conquête du monde » (Id.).
« Le rosaire est le moyen le plus adapté et le plus précieux… Nous mettons une grande espérance dans le rosaire pour la guérison des maux qui affligent notre époque » (Pape Pie XII, 1939-1958, qui proclama le dogme de l’Assomption de Marie en 1950 et proclama la royauté universelle de Marie en 1954).
Le pape Jean XXIII se plaisait « à adresser des prières confiantes à Dieu, en s’appuyant sur la toute-puissante intercession de la Vierge, mère de Dieu, invoquée par la récitation du rosaire ».
Et pourtant, Jésus a dit : « Dans vos prières, ne rabâchez pas des tas de paroles, à la manière des païens ; ils s’imaginent qu’à force de paroles, Dieu les entendra. Ne les imitez pas ! » (Matthieu 6.7).
En demandant à la Vierge de prier pour nous, on suppose que les défunts ont la possibilité d’intercéder pour ceux qui sont sur la terre. Sur quoi s’appuie l’Eglise catholique pour enseigner que la Vierge et les saints peuvent prier pour les vivants ? Sur un passage d’un livre apocryphe (non reconnu comme canonique par les Juifs ni par l’Eglise ancienne, mais inséré parmi les livres « deutérocanoniques » par l’Eglise catholique). Le 2e livre des Maccabées raconte que, dans un rêve, Judas Maccabée a vu le grand-prêtre Onias et le prophète Jérémie (morts depuis longtemps) « prier pour l’ensemble du peuple juif » (2 Maccabées 15.12-14). Dans les livres canoniques de la Bible, on ne trouve aucune trace d’une prière des défunts pour les vivants.