John Hedges était à deux doigts de la banqueroute. Pendant plusieurs années, avec ses ventes d’autos, il était le plus côté de tout le Middle West des Etats-Unis. Il goûtait la vie à grands traits, donnait des cocktails dans sa villa luxueuse. Sa femme portait des diamants et des manteaux de fourrure, mais en y regardant de près, on voyait qu’elle avait des soucis, car son mari, le type même du self-made-man, s’’adonnait de plus en plus à la boisson. En l’espace de deux années, il perdit un demi million de dollars.
Cela avait commencé par un petit verre un soir qu’il se sentait découragé. Il fut invité aux cocktails des hommes d’affaire les plus riches. Il avait créé cinq succursales, mais n’arrivait plus à faire face à toutes les dépenses. Avec sa femme, ils passaient des nuits d’insomnie à réfléchir comment sortir de l’impasse. Un matin, sa femme lui raconta qu’elle avait rêvé que Jésus était venu l’avertir que si elle ne changeait pas sa vie, il lui arriverait quelque chose de très grave. John fut effrayé : deux semaines auparavant, il avait également rêvé de Jésus.
Un soir, le pasteur de l’Eglise qu’ils fréquentaient parfois les invita à venir à une campagne d’évangélisation de Billy Graham. « Qui est Billy Graham ? ». Il allait bientôt faire sa connaissance. Il rencontra d’abord Grady Wilson au golf, puis Billy Graham prit tout un après-midi pour s’entretenir avec lui et l’inviter à venir à la réunion d’évangélisation. Le dernier soir, lui et sa femme s’avancèrent. Un conseiller les invita à des études bibliques auxquelles ils assistèrent régulièrement. Il y trouva des amis chrétiens. Son affaire retrouva son succès d’antan, « mais ce n’est plus mon affaire, c’est celle de Dieu. Je la gère pour lui ». Toute leur vie fut changée : la lecture de la Bible a remplacé la télévision. John rend témoignage dans des réunions d’hommes d’affaire et, dans la boîte à gants de toutes les voitures qu’il vend, il place un Nouveau Testament. En une année, il en a placé 7000. Lui-même, sa famille et son affaire sont « ressuscités avec le Christ ».16
16 D’après Curtis Mitchell Die nach vorn kamen p. 111-116.
Chez beaucoup, la lecture de la Bible a joué le rôle déterminant dans la conversion. Ce fut le cas chez Jean Hus. Il rappelle le tournant décisif de sa vie en ces termes : « Lorsque le Seigneur me donna de reconnaître les Ecritures… ». « Cela se produisit après une lecture approfondie des écrits de l’Anglais Wyclif ». Ces écrits avaient été apportés en Bohême par Jérôme de Prague, ami de Hus.17
17 Molnar Amedeo : Jean Hus Paris, Les bergers et les mages 1978.