André Adoul évangéliste itinérant

Préface

“Comme Jésus passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent.”

(Evangile selon Marc chapitre 1, versets 16 à 18)

C’est par l’angle de l’intimité que Frédéric Travier a choisi de présenter la vie et l’œuvre d’André Adoul. Il a puisé aux archives de la Ligue pour la lecture de la Bible ou de France Evangélisation, il a interviewé d’anciens collaborateurs et de vieilles connaissances de son héros, mais c’est surtout dans les pages autographes des innombrables cahiers d’André Adoul que l’auteur a déniché les précieux détails qui rendent l’ouvrage très vivant.

Quand on sait que des liens étroits unissaient André Adoul et Frédéric Travier, un peu à la manière de Paul et Timothée, on ne s’étonnera pas, et même on appréciera que l’ouvrage ne soit pas totalement objectif. Mais, cela ne signifie pas que Frédéric Travier ait écrit une biographie complaisante. Bien au contraire, on découvre un André Adoul impressionnant de conviction, de zèle, d’érudition, mais aussi enclin aux hésitations, parfois au bord de la dépression et du découragement. En un mot, nous avons là une biographie authentique.

J’ai eu de très nombreuses occasions de rencontrer André Adoul. Je lui ai succédé à la Ligue pour la lecture de la Bible en 1973. Nous nous rencontrions souvent dans les Cévennes, en famille. Je pourrais rendre hommage à Alice, sa chère épouse et à André en disant que lorsqu’on avait passé un moment avec eux, on était plus heureux qu’avant.

C’est aussi ce que je souhaite au lecteur de ces pages : qu’il soit encouragé par cette lecture, qu’il ait une vision rafraîchie de la confiance qu’on peut mettre en Dieu pour la vie quotidienne, qu’André Adoul a si clairement abordée dans ses nombreux ouvrages, et pour la vie éternelle, comme en témoigne la vie de ce serviteur fidèle.

Daniel Poujol
(août 2010)

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