Héros d’hier et aujourd’hui

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Job : des fondations qui résistent aux calamités

UN DE MES AMIS MISSIONNAIRES a passé des années de sa vie dans une prison en Chine, parce qu’il n’avait pas accepté de renier son Seigneur, ni de s’enfuir lorsque les communistes ont pris le pouvoir. Ses biens qui lui ont été enlevés et les tortures mentales qui lui ont été infligées l’ont affecté au point qu’il ne pouvait plus formuler de pensées cohérentes.

« Seigneur, s’écria-t-il, tout mon être désire t’adorer, mais mon esprit est tellement confus que je ne peux même pas prier. Si je me tenais debout dans ma cellule, accepterais-tu cela comme un acte d’adoration ? »

Bien que son esprit ne fut plus en mesure de fonctionner, il gagna le combat spirituel parce qu’il refusa de douter du caractère de Dieu. Il était absolument invincible dans le Seigneur.

Peu de gens parmi nous ont eu à endurer les mauvais traitements et la torture mentale d’une prison, ou la persécution à cause de leur foi. Mais combien se sont mis à douter de l’amour de Dieu, à se plaindre de leur situation, à s’apitoyer sur eux-mêmes, ou à se laisser même ébranler dans leur foi à cause des tensions de la vie, qui sont pourtant notre lot à tous.

Cela ne veut pas dire que les crises auxquelles nous devons faire face ne soient pas réelles. La perte d’un emploi, la mort d’un enfant, un accident grave ou une maladie, peut frapper n’importe lequel d’entre nous — et cela vous est peut-être déjà arrivé. C’est évidemment une épreuve de foi et d’endurance, même pour le plus vaillant des cœurs. Mais notre attitude dans ces périodes de calamité ne peut naître en une nuit. Elle s’édifie au contraire dans le temps, en fonction de la manière dont nous faisons face à de petites déceptions, à des privations, à la maladie, à la frustration, au rejet et à la souffrance.

Notre société est prompte à ériger en héros des personnalités médiatiques pour les renier aussitôt. Nous attendons d’eux des solutions immédiates à nos problèmes et si elles n’apparaissent pas à l’horizon, nous en attribuons la responsabilité à ces héros modernes que nous avons fabriqués, et nous les rejetons.

Au fond, le monde a soif de vrais héros aujourd’hui, de ces personnes dont la vie est construite sur un fondement solide, qui ne se laissent pas ébranler lorsque la situation devient rude, et qui réconfortent celui qui traverse une période difficile en lui disant : « Courage, Dieu est fidèle. Je suis passé par là moi aussi. » Toutefois, ces héros de la foi ne surgissent pas en un éclair, comme des héros de bandes dessinées ; ils grandissent en faisant face aux petites adversités de la vie avec les yeux de la foi.

La Bible explique que notre attitude dans ces périodes de maladie, d’anxiété, de persécution ou de tristesse dépend de ce que nous savons au sujet de Dieu. Dans Hébreux 11.1, la foi est ainsi définie : « C’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. » En d’autres mots, la foi dépend de notre compréhension du surnaturel et de l’invisible, par laquelle nous sommes capables de demeurer fermes et d’aller de l’avant, en dépit des circonstances difficiles.

A travers la Bible, nous voyons comment Dieu a soutenu des hommes et des femmes en période de crise — personnelle ou nationale — et a fait d’eux des héros de la foi. Leurs combats ont été écrits à notre intention, dans le but de nous aider à découvrir le vrai caractère de Dieu. Romains 4.23-24 dit : « Mais ce n’est pas à cause de lui seul (Abraham) qu’il est écrit… c’est aussi à cause de nous. »

L’un des récits les plus dramatiques des Ecritures concernant la manière de faire face aux crises, c’est l’histoire de Job. Il a surpassé tous les autres héros de la Bible en raison de l’intensité et de la soudaineté des calamités qui sont tombées sur lui. C’était un homme de foi. Il était prospère, honnête dans toutes ses entreprises, l’homme le plus respecté de sa communauté. Il avait une famille enviable de dix enfants privilégiés, bien que quelque peu gâtés, avec un penchant pour la nourriture et pour les plaisirs. Job manifestait à leur égard une constante préoccupation sur le plan spirituel, et leur témoignait beaucoup d’amour.

Mais brusquement l’empire de Job s’écroula. Ses troupeaux de gros et de menu bétail furent pillés par des hordes de voleurs, et ses serviteurs furent tués. Un grand incendie détruisit ce qui restait de ses biens laissés par les bandits. Mais comme si ce n’était pas suffisant, ses fils et ses filles moururent tous écrasés quand un vent extrêmement violent détruisit la maison dans laquelle ils se trouvaient. Finalement tout son corps, du cuir chevelu à la plante des pieds, fut recouvert d’ulcères douloureux.

Toutefois, la chose la plus étonnante au sujet de ce récit, c’est qu’il semblerait que Dieu ait permis à ces calamités d’atteindre Job dans le but de tester sa fidélité et de témoigner contre Satan !

C’est dans la nature de l’homme de se poser des questions au sujet de la souffrance ; bien que le Livre de Job réponde à un bon nombre de ces questions il en soulève d’autres. Une question, à laquelle le récit biblique ne répond pas, est la raison pour laquelle la vie de Job a été choisie comme champ de bataille entre Dieu et Satan. Job rechercha intensément une réponse à cette question et à celles qui étaient en relation avec sa grande souffrance : « Pourquoi est-ce moi ? Pourquoi suis-je donc né ? » cria-t-il à Dieu.

Bien que Job ait été décontenancé par ce mystère, il ne l’a pas laissé détruire sa foi. Il permit au contraire à ses souffrances d’affiner son caractère, et ainsi il put combattre le désespoir et s’accrocher à l’espérance. A travers toutes ses épreuves Job insista sur sa droiture devant Dieu, et il ne douta pas une seule fois du caractère de Dieu.

La prédominance du doute

Le doute est le fondement de la personnalité humaine. Nous avons été créés avec un libre arbitre qui nous permet de questionner, de douter, et de découvrir par nous-mêmes. Bien que nous soyons chrétiens, il nous arrive de douter occasionnellement de la Parole de Dieu — en nous demandant si Dieu a réellement dit quelque chose ou non. Je suis convaincu que Dieu permet les doutes de cet ordre. Mais ce qu’il ne peut accepter ce sont les doutes concernant Son caractère. C’est pour cette raison que le temps que nous passons à étudier la Parole de Dieu doit être avant tout consacré à découvrir Son caractère. Il est intéressant d’étudier la prophétie, mais nos interprétations peuvent être erronées. De même, il est intéressant de déchiffrer les enseignements doctrinaux difficiles de la Parole, mais nous pouvons encore nous tromper. Il se pourrait que toutes ces théories soient un jour remises en question, et par ailleurs que tout ce qui nous tient à cœur nous soit enlevé — notre liberté, notre Bible, notre église — mais personne ne pourra nous enlever notre confiance fondamentale en Dieu et notre compréhension de ce qu’Il est.

Job était un homme qui avait tout perdu. Il a été même totalement abandonné par ses soi-disant amis, aussitôt que sa chance eut mal tourné. « Job doit être un terrible pécheur, pensaient-ils, autrement il n’aurait pas été atteint par toutes ces souffrances ! » Mais Job était en fait un homme qui connaissait Dieu. Ses pertes considérables, sa tristesse accablante, et son atroce souffrance, ne purent même pas ébranler sa confiance fondamentale en la nature de Dieu.

Ce que Job savait au sujet de Dieu

Au plus fort des attaques sataniques contre Job, son ami Eliphaz lui demanda : « Que sais-tu que nous ne sachions pas ? Quelle compréhension as-tu que nous n’ayons pas ? » (Job 15.9) Bien qu’intentionnellement sarcastiques, ces questions ont marqué un tournant décisif dans la discussion. Si nous, nous avons l’assurance de notre salut en Jésus-Christ et la certitude de notre cheminement avec Dieu, les gens qui ne partagent pas nos certitudes nous agresseront toujours et se moqueront de nous.

Mais qu’est-ce que Job savait au sujet de Dieu, que ses accusateurs, eux, ne savaient pas ?

1. Il savait que Dieu était présent

Voyant combien Job était dévoué à sa famille, l’ennemi frappa brutalement ce point sensible. Satan avait sans doute spéculé sur le fait que la perte de sa famille détournerait Job de Dieu. Satan tua donc tous les enfants de Job. Il est possible, par la suite, que la perte de tous ses biens fut accidentelle. Mais quoi qu’il en soit, tous ces malheurs n’ont pas poussé Job à maudire Dieu ou à douter de Son existence. Après les attaques de Satan, « Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête ; puis, se jetant par terre, il se prosterna et dit : ‘Nu je suis sorti du sein de ma mère, et nu j’y retournerai. L’Eternel a donné, et l’Eternel a ôté ; que le nom de l’Eternel soit béni !’ » (voir Job 1.20-22).

En tout cela Job ne pécha point et n’attribua aucun tort à Dieu.

Comment pouvait-il continuer à adorer Dieu au milieu d’une si grande affliction ? Il nous est très difficile de le comprendre. Mais bien qu’il ait été un homme extrêmement dévoué à sa famille, le sens ultime de la vie de Job n’avait jamais été centré sur sa famille ou sur ses biens. Si cela avait été le cas il aurait été probablement détruit, comme Satan l’avait espéré. Mais c’est Dieu qui avait été, au contraire, le centre vital de la vie de Job. Et puisque Dieu était encore avec lui, cela lui suffisait pour demeurer ferme face à l’adversité.

Malgré l’angoisse qui étreignait son cœur, Job continuait à adorer le Seigneur et il proclama (comme il le fit tout au long de son débat avec ses amis) sa conviction que Dieu était présent. Il ne laissa pas les désastres, la souffrance ou son impuissance à comprendre ce qui lui arrivait, ébranler sa certitude de l’existence de Dieu.

2. Il savait que Dieu était juste

Job était aussi fortifié par sa vision de la justice de Dieu et la nécessité pour sa propre famille d’obtenir le pardon. Grâce à sa clairvoyance, il savait comment protéger sa famille de la condamnation. En effet, Job préparait régulièrement un sacrifice pour le Seigneur, en disant : « Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils maudit Dieu dans leur cœur » (Job 1.5). C’était un acte remarquable, d’autant plus que ses fils étaient devenus des adultes. Quel merveilleux père Job a dû être !

J’ai cinq enfants, et je fais en sorte de les rassembler tous occasionnellement pour une réunion de prière et d’adoration, mais je ne le fais pas régulièrement. Ils sont pris par leurs obligations et par leurs affaires. Mais Job était très consciencieux sur le plan de la prière pour ses enfants, et il offrait un holocauste pour chacun d’eux, au cas où ils auraient renié Dieu.

Nous avons quelquefois une idée exagérée de ce qu’il coûte d’être un héros de la foi : traverser des frontières dangereuses, prêcher aux foules, gagner des nations entières pour le Christ. Non, la fidélité débute à la maison. Un héros est un père ou une mère qui a des enfants sanctifiés par le sang de l’Agneau, et qui se retrouve avec eux au pied de la croix !

3. Il savait que Dieu l’accueillait favorablement

Il y a une scène dans le chapitre deux du Livre de Job que je ne peux expliquer complètement. Elle a eu lieu dans les Cieux avec les anges et le démon, qui se tenaient devant le trône de Dieu. « As-tu vu mon serviteur Job ?, demanda Dieu à Satan. Il est intègre et droit. » Plus tard, les amis de Job se demandèrent s’il était possible que Job soit intègre ou non (Job 8.6) car ils ne savaient pas que Dieu avait déjà déclaré qu’il l’était vraiment.

Comment se peut-il qu’un être, souillé chaque jour par le péché, soit intègre aux yeux de Dieu ? C’est grâce au sang d’un sacrifice expiatoire. Dieu tient le démon sous Son contrôle ; Job savait cela, c’est pourquoi il se soumettait régulièrement à la purification, offrant des sacrifices qui préfiguraient le sacrifice parfait de Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu. En présence des esprits dans les lieux célestes, Job a été reconnu comme un être unique sur toute la terre, parce qu’il avait conservé son intégrité. En d’autres mots, Dieu a dit : « Je suis fier de lui. » Ce n’était pas parce que Job n’avait pas péché, mais parce qu’il avait été pardonné et couvert par la justice de Dieu.

Job savait cela aussi. Il savait qu’il était pécheur, mais avec Dieu ses comptes étaient à jour. Même au milieu de ses terribles tourments, Job était capable de demeurer avec confiance dans l’accueil favorable de Dieu pour lui.

N’est-ce pas réconfortant de savoir, dès à présent, qu’à cause du sacrifice expiatoire de Jésus sur la croix, Dieu est fier de vous ? Vous et moi ne possédons aucune justice par nous-mêmes. Mais qu’importe le nombre de gens qui nous montrent du doigt, qu’importe le nombre de tempêtes qui essaient de nous submerger, nous sommes acceptés par Dieu, nos péchés sont couverts par le sang de Jésus. Cette certitude ne ferait-elle pas de n’importe qui un héros de la foi si elle était réellement prise à cœur ?

La foi : la réponse à la peur

Il y avait pourtant un point faible dans la vie de Job ; un point que j’hésite à mentionner, parce que c’était vraiment très personnel. Mais Job l’a lui-même confessé : « Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive ; ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint » (Job 3.25). La peur et la foi ne peuvent jamais cohabiter, et dans la mesure où Dieu a rempli nos cœurs de foi, la peur doit s’en aller. Cela est aussi vrai de l’amour ; l’amour abolit la haine et le doute. Mais le contraire est vrai aussi, malheureusement. Si nous laissons la peur dominer nos cœurs, elle détruira la foi.

Quelque part au milieu de sa droiture, Job avait une peur secrète. Elle subsistait au fond de sa conscience, grignotant sa confiance dans la vie. « Il se peut que je ne possède pas toujours tous ces biens, pensait-il. Il se peut que ces cadeaux de Dieu — ma magnifique famille, ma prospérité, ma santé, mon rang dans la société — me soient enlevés. Serais-je alors assez fort ? Serais-je alors capable de le supporter ? »

Savez-vous pourquoi j’hésite à parler d’une chose aussi personnelle ? Parce que j’ai eu une grande amie dans le Seigneur, Corrie Ten Boom, avec laquelle j’ai travaillé durant vingt-cinq ans. Elle était une servante du Seigneur courageuse, une vraie héroïne de la foi, admirée par des millions de personnes à travers ses livres et ses films. Malgré cela, elle disait : « J’ai peur d’une chose : je crains d’avoir une attaque et de ne plus être capable de communiquer. J’ai peur d’avoir à passer des années dans mon lit comme un légume, et d’avoir la même fin que ma mère. »

C’est la seule peur que j’aie pu constater chez Corrie, et c’est exactement ce qui lui arriva.

La foi est la seule arme contre la peur, et elle doit imprégner chaque domaine de notre vie, y compris notre façon d’entrevoir la fin de notre existence. Lorsque nous sommes remplis de foi, nous pouvons simplement crier au démon que rien ne peut nous effrayer. Job non plus n’avait aucune raison d’avoir peur, parce que Dieu avait placé autour de lui un mur de bénédictions pour le protéger, exactement comme Il le fait autour de nous.

Comment aurait-on essayé de faire admettre à Job que ce mur avait été supprimé ? Cela n’était pas possible, car plus que la connaissance de quelque chose, Job connaissait quelqu’UN. Malgré ce que ses amis (et sa femme) pouvaient dire contre lui, Job déclara : « Je n’ai pas renié les paroles du Saint » (Job 6.10).

Aujourd’hui dans les pays où une grande souffrance sévit, des millions de personnes n’ont pas démenti la fidélité de Dieu, malgré une persécution intense à cause de leur foi. Sous la contrainte on parvient réellement à connaître Celui qui vous aime infiniment.

C’est un réconfort de savoir quelle sera la finalité

Qu’est-ce que Job savait d’autre, et que les autres, eux, ne savaient pas ? Dans Job 19.25, il proclama : « Je sais que mon Rédempteur est vivant. » Il croyait de tout son cœur à la Rédemption Divine, et il répéta sa foi dans la résurrection à trois reprises : « Moi-même en personne, je contemplerai Dieu — C’est Lui que moi-même je contemplerai, que mes yeux verront, et non quelqu’un d’autre » (19.26b, 27).

À cause de ce qu’il savait et de Celui qu’il connaissait, Job pouvait endurer toutes les souffrances. Une autre vie allait suivre, une vie dans laquelle aucun ennemi ne pourrait s’introduire et où personne ne pourrait lui enlever sa joie. Dans une proclamation de foi retentissante, il déclara : « Il connaît pourtant la voie où je me tiens ; quand Il m’aura mis à l’épreuve, j’en sortirai (pur) comme l’or » (Job 23.10).

Quel message extraordinaire ! Job avait découvert que Dieu nous met effectivement à l’épreuve et il répéta la vérité que ce dernier avait déjà déclarée : que Job était juste. C’était son témoignage et ce devrait être aussi le nôtre. Dieu dit : « Vous êtes justifié en Christ », et nous devons répondre : « Oui je suis juste, parce que Dieu le déclare. »

C’est ce que le mot « témoignage » veut dire : répéter ce que Dieu a déjà dit de moi. Autrefois j’étais un pécheur, mais à l’instant où je l’ai reconnu et où j’ai recherché le pardon, demandant à Jésus-Christ de venir dans mon cœur et dans ma vie, je ne suis plus compté au nombre des pécheurs. Depuis cet instant je suis vu par Dieu comme vertueux, et Dieu me traitera de la sorte.

Lorsque les amis de Job demandèrent à plusieurs reprises : « Comment un homme peut-il être juste ? », ils cherchaient à miner la base même de sa foi. C’est pourquoi Job revenait et revenait sans cesse au fait qu’il était juste, à cause du sacrifice auquel il croyait. Le sang fut versé pour la rémission des péchés, y compris pour ceux de Job.

La récompense de la foi

Quel fut le résultat final, lorsque Job remplaça sa peur secrète par une confession de foi publique ? Au commencement de l’histoire, il avait sept fils et trois filles, ainsi que 7000 moutons, 3000 chameaux, 500 couples de bœufs, et 500 ânes. Il les perdit tous, sans qu’une seule parole pécheresse franchisse ses lèvres. Par la suite, Dieu le bénit à nouveau en lui donnant sept fils et trois filles, plus 14000 moutons, 6000 chameaux, 1000 couples de bœufs et 1000 ânes, le double des biens avec lesquels il avait débuté (voir Job 42). Et Job eut une bonne et longue vie pour jouir de ses petits-enfants, et même de ses arrière-arrière-petits-enfants.

Oui, Dieu doubla le nombre de ses enfants ; les dix premiers étaient au Paradis, et Job le savait. Le silence à ce sujet dans le verset peut être considéré comme l’approbation de Dieu pour la foi de Job en la résurrection glorieuse… Qui peut être aussi riche que de fervents parents chrétiens ?

Est-ce que cette souffrance avait une raison d’être ? Nous ne pourrons comprendre la pleine signification de ces événements tant que nous n’aurons pas atteint le paradis, mais pensez à ceci : la date du Livre de Job est inconnue mais le contexte est patriarcal, reflétant probablement le temps d’Abraham. Considérez ces deux grands hommes de Dieu. Supposons qu’en réponse à la fidélité de Job tout au long de ses épreuves, Dieu fut touché et prit l’engagement d’accorder plus d’intimité à ceux qui placent réellement toute leur confiance en Lui. Cela n’expliquerait-il pas ce qu’Il avait dit auparavant : « Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ? » (Gen. 18.17).

Dieu accorde une confiance immense à Ses héros de la foi, leur permettant de changer le cours de l’histoire, non seulement sur la terre mais aussi dans les lieux célestes. Il nous accorde une si grande confiance qu’Il nous donne Sa Parole et la responsabilité de la porter, de la prêcher, et plus encore de la vivre devant le monde entier, afin que les autres puissent parvenir à connaître le Dieu de justice.

Job nous a précédés ; un héros de la foi pour notre époque. Son exemple demeure près de nous dans nos périodes de souffrance, de doute et de combat, pour nous dire : « Courage, Dieu est fidèle. Je suis passé par là, moi aussi. » Job nous a démontré que quoi que nous perdions, même si tout nous était enlevé, Dieu reste avec nous. Et Dieu a prévu pour nous un moyen de nous tenir en Sa présence, exactement comme le fit Job, pardonnés et pleinement acceptés. Nous devons savoir, nous aussi, qu’à cause de la rédemption de Dieu et de la résurrection de Jésus-Christ, ce qui peut nous apparaître comme la fin de tous les plaisirs et de toutes les richesses du monde, n’est absolument pas la fin du tout.

C’est en croyant sincèrement à cette vérité que nous trouverons la réponse à toutes nos peurs. Comme Job, nous pouvons devenir des héros de la foi nous aussi, indiquant la voie vers le véritable fondement du bonheur et de la sécurité : une communion avec Dieu le Père et Son Fils Jésus-Christ.

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