André Adoul évangéliste itinérant

Avant-propos

Lorsqu’on m’a demandé en janvier 2010 de présenter une biographie d’André Adoul, pour une rencontre du comité de l’association France Evangélisation, je ne me doutais pas que je serais amené à écrire ces lignes. L’exposé que j’apportais alors, oralement, était très loin d’être complet mais toutefois assez avancé pour susciter l’appétit et l’envie d’en apprendre un peu plus sur ce serviteur de Dieu. C’est ainsi que durant les mois qui ont suivi, je m’attelai à la tâche. J’ai particulièrement apprécié la richesse des nombreuses rencontres avec ces témoins du passé qui m’ont confié, souvent avec nostalgie, leurs précieux témoignages (les personnes citées dans cet ouvrage le sont pour aider à la compréhension des situations vécues par André Adoul). Sans parler de l’exploration des centaines de papiers entassés dans des cartons, qu’on appelle communément archives.

Mon intention en écrivant ce livre est de nous faire découvrir avant tout un homme. Un serviteur de Dieu qui a voué sa vie aux autres, convaincu d’un appel d’en haut. Sans relâche et sans compter, pendant près de soixante années, il sert le Seigneur, merveilleusement secondé et accompagné par Alice, son épouse, tout autant dévouée que lui à la même cause. Sans elle la tâche eut été insurmontable. Souvent seule pour élever leurs quatre enfants, elle fait preuve de patience et de courage. André n’oubliait pas d’en remercier Dieu, conscient du privilège d’avoir pu partager ses joies et ses peines avec une telle compagne qui sut l’encourager et le seconder. Au soir de sa vie il écrit : “Ensemble nous bénissons Dieu pour le chemin parcouru et Ses infinies bontés à notre égard.” André Adoul n’était pas homme à se mettre en avant, et ce n’était pas de la fausse modestie, croyez-moi. Il était conscient de ses forces, à travers les nombreux dons reçus de Dieu, et de ses faiblesses à la fois. Il n’aimait donc pas parler de lui-même et encore moins que l’on parlât de lui. Mais je suis convaincu qu’il nous pardonnerait sans hésiter ces quelques pages sur sa vie d’autant qu’il considérerait, comme nous, qu’il est difficile de ne pas témoigner, à travers les péripéties de sa vie, de l’œuvre même de Dieu, à qui revient toute la gloire. André “aimait ceux qu’il enseignait et ce qu’il enseignait. La douceur, la clarté et la fermeté ont marqué sa pédagogie. Il a été non pas un « hussard de la République » mais le « hussard du Seigneur ». Il nous a fait découvrir les merveilles de la Parole, posé les bases de la vie avec Dieu, montré la voie de la profondeur spirituelle, et tout cela dans une joie, un amour, une sérénité dont nous gardons un souvenir… lumineux !”1

1 B. Huck, témoignage.

Je tiens à exprimer ma gratitude à tous ceux qui m’ont encouragé et aidé, d’une manière ou d’une autre, dans cette aventure, et particulièrement à Alice Adoul avec qui j’ai pu avoir des entretiens privilégiés, qui m’ont apporté un éclairage important sur la personne même d’André, son mari, ainsi qu’à ses quatre enfants pour leur confiance et leur aide.

Ma prière est que la joie qui a été la mienne à écrire ces lignes, malgré les lacunes, soit aussi la vôtre à la découverte de cette vie passionnante et trépidante qu’était celle de l’évangéliste André Adoul.

Frédéric Travier
janvier 2011

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