Évangile pour le monde – La maladie mortelle de l’homme : Le péché, qu’est-ce que c’est ?

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La maladie mortelle de l’homme : Le péché, qu’est-ce que c’est ?

On raconte qu’un avion à réaction volait de Chicago à Los Angeles. Quand ce super-géant se trouva à treize mille mètres d’altitude, les passagers entendirent une voix dans les haut-parleurs :

« Ce message est enregistré. Vous avez le privilège de voyager dans le premier avion à réaction entièrement électronique. Le décollage a été totalement électronique, l’avion est guidé à une altitude de treize mille mètres électroniquement. Cet avion n’a pas de pilote, ni de copilote, ni de navigateur, ni de mécanicien. N’ayez pas de soucis, vous ne risquez aucune panne…, aucune panne…, aucune panne…, aucune panne… »

Nous sommes en panne dans ce siècle des avions supersoniques. On prétend que nous sommes libérés moralement et très instruits scientifiquement. Mais rien ne va plus. Où est la panne ?

Dans la plupart des grandes villes d’Amérique et d’Europe la criminalité augmente. On dirait un fléau qui nous frappe avec la violence d’un ouragan. Une revue a déclaré récemment : « Pendant les quatorze dernières années, le taux des vols a augmenté de 255 %, celui des viols de 143 %, des attaques à main armée de 153 % et des meurtres de 106 %(1) ».

(1) Time, 30 juin 1975, p. 10.

Les statistiques sont froides jusqu’au jour où elles vous concernent. On m’a raconté que, dans une petite ville américaine de l’Ouest les étudiantes de l’Université n’osent plus quitter leurs chambres le soir, de peur d’être attaquées et violées. Le père qui me renseignait ajouta qu’il y avait envoyé sa fille pour qu’elle ne soit pas exposée aux risques d’une grande ville. Elle était tombée dans un danger plus grand encore !

Aucun quartier urbain n’est sûr, aujourd’hui. Une femme peut être agressée dans le parking souterrain d’un grand immeuble, un employé peut être attaqué en allant à son bureau. Les criminels ne respectent pas l’âge, et certains vieillards vivent dans un cauchemar permanent. A New York, la police a arrêté une bande de six jeunes adolescents – l’un d’entre eux avait treize ans – qui avaient assassiné, en les étranglant, trois personnes âgées, d’ailleurs sans argent.

L’homme est une contradiction. D’un côté, il est plein de haine, de péché, il est dépravé ; de l’autre, il est rempli d’amour, de compassion, de gentillesse. Il est d’un côté un pécheur impénitent, de l’autre il possède des qualités qui le rapprochent de Dieu. L’apôtre Paul dit à juste titre que l’homme est malade d’un mystère d’iniquité.

Bien des gens refusent le mot péché. Ils pensent que cela ne les concerne pas, mais tous reconnaissent que l’homme est malade, quel que soit le nom de sa maladie, et que toute sa vie en est affectée.

Qu’est donc le péché ? La confession de l’Eglise anglicane dite de Westminster le définit ainsi : « C’est une transgression de la loi de Dieu ou un manque d’harmonie ». Le péché, c’est ce qui est contraire à la volonté de Dieu.

L’origine du péché

Quand le péché a-t-il commencé et pourquoi Dieu l’a-t-il permis ? La Bible esquisse une réponse à cette énigme quand elle dit que ce n’est pas l’homme qui a commencé, mais l’ange que nous connaissons sous le nom de Satan. Il n’était pas un ange ordinaire mais la plus magnifique de toutes les créatures !

Le prophète Ezéchiel semble décrire cet être exceptionnel en ces termes : « Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées, je t’avais placé et tu étais sur la montagne de Dieu… Tu as été intègre dans tes voies depuis le jour où tu fus créé, jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée en toi ! » (Ezéchiel 28.14-15). Voilà comment tout a commencé. Dans un passé hors de notre temps, le péché fut trouvé dans le cœur d’une splendide créature céleste.

Le prophète Esaïe fait sans doute allusion au même événement quand il dit : « Te voilà tombé du ciel, astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, toi le vainqueur des nations ! Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu, je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée à l’extrémité du Septentrion ; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut ! Pourtant tu as été précipité au séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse » (Esaïe 14.12-15).

Voilà le tableau. Le péché de l’Ange de lumière se résume dans ces cinq affirmations au futur. Il sombra et devint Satan à cause de son ambition coupable. Il voulait être égal de Dieu, comme le Très-Haut. C’était le comble de l’orgueil. Le Nouveau Testament nous met en garde contre la gravité du péché d’orgueil et saint Paul avertit en ce sens le jeune chrétien, « de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable » (1 Timothée 3.6).

De Satan aux pécheurs

Le péché a commencé par la révolte de Lucifer contre Dieu et a continué par celle de l’homme. Au lieu de « vivre pour Dieu », le péché le pousse à « vivre pour lui-même ».

La Bible nous raconte comment le péché a infecté l’humanité. Dans le luxuriant jardin d’Eden se trouvaient de nombreux arbres. L’un d’entre eux symbolisait la connaissance du bien et du mal et Dieu, dans sa sagesse, avait dit à Adam et à Eve : « Vous n’en mangerez pas ». Nos premiers parents désobéirent à la volonté de Dieu, qu’ils connaissaient (voir Romains 5.12-19  ; Genèse 3.1-8 ; 1 Timothée 2.13-14).

Dieu aurait pu nous programmer comme des robots humains qui auraient exécuté machinalement ses ordres. Il est évident qu’alors l’homme ne serait pas responsable de ses actes. Dieu, au contraire, nous a créés à son image et il désire voir sa créature adorer le Créateur en réponse à son amour. L’amour et l’obéissance ne peuvent se commander. Dieu a voulu des fils, non des machines.

Un ami pasteur me parla, un soir qu’il dînait avec nous, de son fils qui faisait de brillantes études dans une de nos universités. « Papa, avait-il dit un jour à son père, je ne suis pas sûr, après avoir terminé mes études, de pouvoir partager ta foi chrétienne, si simple ». Mon ami regarda son fils dans le blanc des yeux et lui répondit : « Mon fils, tu es libre, terriblement libre ».

C’est cette liberté, la liberté de choisir, que Dieu a donnée à Adam et à Eve - comme à nous. Notre terrible liberté. Dieu a fait ce don à l’homme. Nos premiers parents pouvaient aimer Dieu et lui obéir ou se révolter et bâtir leur monde de leurs mains. L’arbre de la connaissance du bien et du mal était un test qui marqua leur échec.

Le péché est une révolte

Pourquoi Adam et Eve, dans la joie du paradis, ont-ils choisi de se révolter ? La cause de la révolte est « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie » (1 Jean 2.16). C’est à ce type de convoitise que se livra Eve. « Quand la femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était bon pour ouvrir l’intelligence, elle prit de son fruit, et en mangea, et elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea » (Genèse 3.6).

Des siècles plus tard, le Christ a dû surmonter les mêmes trois tentations dans le désert. Il eut la victoire et nous démontra ainsi qu’il est possible de résister aux tentations de Satan (Matthieu 4.1-11).

Les Dix Commandements nous disent de ne pas convoiter et de n’avoir pas d’envie. Pourtant, toute la loi morale est plus qu’un simple test : elle nous fait du bien. Désobéir, ce n’est pas seulement se révolter contre Dieu, c’est se priver soi-même d’un bienfait. Dieu donne à l’homme sa loi parce qu’il l’aime. C’est pour son bien. La loi a pour but de sauvegarder le bonheur de l’homme et non pas de le restreindre. Dieu veut le meilleur possible pour l’homme. Demander à Dieu de modifier sa loi, c’est lui demander de moins aimer sa créature.

Les enfants accusent souvent leurs parents de « ne pas les comprendre » et d’être trop sévères. Lorsqu’un père dit à sa fille adolescente : « Sois rentrée à onze heures et dis-moi où tu passes ta soirée », il ne la punit pas, il la protège. Dieu est un père qui nous aime.

Quand Adam et Eve ont désobéi aux ordres de Dieu, ils sont morts spirituellement et ont encouru la mort éternelle. Les conséquences de leur acte furent instantanées et terribles. Le péché devint et est resté le fait le plus têtu de notre expérience humaine.

Dans notre univers, nous sommes régis par la loi de Dieu. Dans le monde de la physique, les planètes ont un mouvement précis à une fraction de seconde près. Aucune galaxie ne se livre à des improvisations. Dans la nature, nous constatons que tous les phénomènes s’inscrivent dans un plan ordonné, harmonieux et obéissant. Dieu, qui créa l’univers physique, serait-il moins exigeant dans le domaine plus élevé de l’ordre moral et de l’ordre spirituel ? Dieu nous aime d’un amour sans limite ; il ne veut et ne peut approuver le désordre. Par conséquent, il a édicté des lois spirituelles établissant l’harmonie et l’épanouissement. Y désobéir, c’est créer le désordre et la discorde.

Quels furent les résultats du péché d’Adam et d’Eve ? En s’élevant contre la loi de Dieu, Satan et l’homme n’ont pas détruit Dieu ou sa loi, ils se sont détruits eux-mêmes. La vie de beauté, de liberté et de communion que Dieu avait préparée pour Adam fut gâchée : par son péché, il devint un mort en sursis. La nature fut maudite et le poison du péché contamina toute la race des hommes. Toute la création fut plongée dans la disharmonie et la terre n’était plus qu’une planète en révolte.

Manquer la cible

Un des mots utilisés dans le Nouveau Testament pour désigner le péché signifie « avoir manqué la cible ». Le péché, c’est ne pas réussir à atteindre le but fixé par Dieu. Chacun de nous, nous avons raté notre cible ; personne n’est capable d’accomplir la volonté de Dieu constamment.

Pour quelques-uns, il est déjà difficile d’atteindre les buts fixés par notre culture. Un des spectacles les plus enthousiasmants et les plus intenses que l’on puisse voir, c’est sans doute les Jeux olympiques. Les athlètes se sont entraînés pendant des années, acceptant une sévère discipline intellectuelle, morale et physique pour atteindre des records meilleurs, et pourtant beaucoup échouent juste en dessous du but. Une des patineuses artistiques déclara qu’elle avait très peur de tomber et d’échouer ainsi. « Pensez, dit-elle, à tout le temps que j’y ai passé, à tout le travail de tant de personnes qui m’ont aidée. Une seule chute et tout cela irait à la poubelle(2) ! »

(2) Time, 2 février 1976, p. 62.

Spirituellement, nous tombons souvent. Nous ne pouvons produire une œuvre parfaite. Le roi David a dit : « Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul » (Psaume 14.3).

Le prophète Esaïe a fait cette confession : « Nous étions tous comme des brebis errantes, chacun suivant son propre chemin » (Esaïe 53.6).

Nous avons tous été atteints par le péché d’Adam. David a encore écrit : « Voici, je suis né dans l’iniquité et ma mère m’a conçu dans le péché » (Psaume 51.7). Cela ne veut pas dire qu’il était un enfant illégitime, mais qu’il avait dès sa naissance hérité de ses parents la tendance à pécher.

« Pourquoi sommes-nous punis à cause de la faute d’Adam ? » Réfléchissez à cette question. Auriez-vous fait mieux que lui ? Pour moi, je suis sûr du contraire.

Mais nous sommes tous pécheurs par choix délibéré. Dès que nous avons atteint l’âge de raison et que nous devons choisir entre le mal et le bien, nous tombons. Peut-être choisissons-nous de mentir, de nous mettre en colère, d’agir en égoïste. Peut-être médisons-nous de notre prochain. Personne ne peut faire confiance à son propre cœur, pas plus qu’on ne peut se confier à un fauve. Dans une réserve animale en Afrique orientale, les lions circulent librement comme s’ils étaient dans leur habitat. Les visiteurs conduisent leurs voitures à travers le parc, regardent les lions, mais sont avertis de ne pas trop s’approcher. Une visiteuse, un jour, baissa la glace de sa portière pour mieux voir et brusquement un lion bondit et la mutila gravement. Ce lion semblait si gentil et paraissait inoffensif : pourtant, en un instant tragique, il devint féroce.

La Bible décrit ainsi la situation : « Le péché est couché à ta porte » (Genèse 4.7). Si les circonstances le permettent, la plupart d’entre nous sont prêts à faire n’importe quoi. David en est un exemple classique. A la suite de circonstances favorisant son désir sexuel, il prit la femme d’un de ses officiers et, de fil en aiguille, fut amené à faire tuer le mari dans une bataille en le faisant mettre en première ligne.

Vous protestez : « Vous présentez chaque homme comme un être corrompu : ce n’est pas vrai ». Bien sûr, ce n’est pas vrai. Mais une personne ayant une très haute moralité peut cependant manquer d’amour envers Dieu, ce qui est l’exigence de base de la loi.

Puisque nous ne pouvons pas accomplir la volonté de Dieu, nous sommes coupables et nous méritons la condamnation. Etre coupable signifie mériter un châtiment. La sainteté de Dieu réagit contre le péché : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes » (Romains 1.18).

Coupable de quoi ?

La Bible dit que pécher, c’est être privé de la gloire de Dieu. Bien des gens ne connaissent pas la nature de la cible et ne comprennent pas quand on leur dit qu’ils n’ont pu l’atteindre. Imaginons que l’on vous mette un bandeau sur les yeux si serré que vous êtes totalement dans l’obscurité. On vous donne ensuite une fléchette qu’on vous dit de lancer sur une cible qui est à l’autre bout de la pièce. Vous lancez la fléchette dans la direction qu’on vous a indiquée, mais quand on vous enlève votre bandeau vous trouvez votre fléchette piquée dans un fauteuil, à un mètre de la cible. C’était la bonne direction, mais loin du but.

C’est l’image de notre monde, loin du but. Salomon exprimait cette vérité en disant : « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue c’est la voie de la mort » (Proverbes 14.12).

Lorsque Dieu soulève notre bandeau et que nous y voyons un peu, nous commençons à apercevoir au moins les contours de la cible. Nous voyons, par exemple, comment Dieu commence à révéler la direction générale à une jeune fille qui m’a écrit cette lettre : « J’ai dix-sept ans. Je n’ai pas de grave problème ni de chagrin, mais j’ai besoin de Jésus-Christ. C’est la première fois que je cherche. Je veux devenir chrétienne, je voudrais y parvenir… S’il vous plaît, ne me désappointez pas ». Elle n’est pas capable de dire ce qui est mauvais dans sa vie et bon dans celle du Christ, mais elle sent en elle une sorte d’odeur de mort et elle voudrait respirer le parfum du Christ. Quand elle dit ne pas avoir de grand problème, elle fait allusion sans doute à un événement honteux, comme la prison ou un déshonneur public. Mais elle a pourtant conscience d’avoir un poids sur son cœur.

Pour nous aider à comprendre le mal très grave qui empoisonne notre vie et entraîne la mort spirituelle, Dieu nous donne « la loi », c’est-à-dire un ensemble de principes qui aiguisent notre jugement moral, nous permettant de reconnaître le péché. Le Décalogue constitue la colonne vertébrale de la loi. Il est une sorte de gigantesque appareil de radio révélant la structure interne de notre état de péché. Les quatre premiers commandements sont semblables à des clichés radiographiques montrant l’état de nos relations directes avec Dieu. Les six autres concernent nos relations avec les autres.

Le résultat de la radiographie

Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face (Exode 20.3). Un autre dieu, ce n’est pas forcément un bouddha de bronze ou un poteau totem sculpté : tout ce qui captive notre intérêt est notre dieu. Le sport peut être une idole - ou le travail, ou l’argent. Pour certains, l’idole peut être le sexe, les voyages pour d’autres. Notre plus grand désir devrait être Dieu. Lui seul est digne de notre adoration. Jésus a dit que le plus grand commandement est d’aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre pensée et de toute notre force. Si nous étions capables de le faire, nous prouverions ainsi que nous n’avons pas de dieu en dehors de l’Eternel.

Tu ne te feras pas d’image taillée (Exode 20.4). Le premier commandement concerne la personne adorée, le second montre le mode d’adoration. Nous devons adorer sincèrement, intérieurement avec notre cœur. « L’homme regarde ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur » (1 Samuel 16.7). Quand nous sommes assis, dans une église, très pieux, mais ignorant la personne de Dieu, le système ecclésiastique et le bâtiment même deviennent des idoles.

Tu ne prendras pas le nom de l’Eternel ton Dieu en vain (Exode 20.7). Il ne s’agit pas seulement d’une condamnation des jurons. Ce texte dénonce le fait de prononcer le nom de Dieu, le mot Seigneur ou Jésus, sans penser vraiment à Dieu lui-même. Si nous fredonnons sans y penser les paroles d’un cantique, si nous nous prétendons chrétiens sans connaître le Christ personnellement, nous prenons le nom de Dieu en vain.

On raconte qu’Alexandre le Grand rencontra un jour un homonyme qui avait mauvaise réputation. Alexandre lui dit : « Change de conduite ou change de nom ».

Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier (Exode 20.8). Toute la Bible enseigne que l’homme doit mettre à part un jour sur sept pour le consacrer au repos et à l’adoration ; c’est le jour du Sabbat. Jésus a dit : « Le Sabbat a été fait pour l’homme et non pas l’homme pour le Sabbat » (Marc 2.27). Nous avons donc besoin de ce jour mis à part. Dieu, dans sa sagesse, sait que notre corps a besoin de repos et que notre esprit doit adorer. Notre pratique actuelle tendant à transformer nos week-ends en longue période de loisirs et de distractions en supprimant le culte adressé à Dieu, montre que nous avons perdu à la fois le vrai repos et l’adoration.

Une société, comme un individu, ne peut travailler sept jours sur sept sans souffrir physiquement, psychologiquement et spirituellement. Même les machines ont besoin de se reposer !

Honore ton père et ta mère (Exode 20.12). Ce passage ne limite pas cet honneur dans le temps. Il ne dit pas non plus que les parents doivent être honorables pour être honorés. Il n’ordonne pas non plus nécessairement « d’obéir » à des parents qui pourraient être malhonnêtes. Nous devons cet honneur non seulement pendant notre enfance mais pendant toute la vie de nos parents, pour obéir à l’ordre de Dieu. Cet honneur peut revêtir bien des formes : affection, aide matérielle, respect, attention. Et souvent, c’est au sein de la famille que l’on entend prononcer les paroles les plus dures. Nous disons parfois à nos parents des mots que nous n’oserions jamais dire à nos collègues ou à nos amis.

Tu ne tueras point (Exode 20.13). Il s’agit de ne pas commettre de meurtre. L’acte meurtrier est l’acte résultant de beaucoup d’émotions. Ce peut être la colère, l’envie ou la haine. Jésus a ainsi commenté ce texte : « Vous avez entendu la parole dite aux anciens : « Tu ne tueras point », celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges, que celui qui dit à son frère : « Stupide », mérite d’être puni par le tribunal ; et que celui qui dira : « Insensé », mérite d’être puni par le feu de la géhenne » (Matthieu 5.21-22).

Existe-t-il un homme qui n’a jamais éprouvé de colère contre un autre ? Nous tombons tous sous la condamnation de cette loi même si nous n’avons jamais assassiné personne.

Tu ne commettras pas d’adultère (Exode 20.14). Un savant a écrit : « On constate fréquemment, dans plusieurs religions non chrétiennes, une chose extraordinaire : l’immoralité et l’obscénité fleurissent sous la protection de la religion. Il a été dit souvent, avec exactitude, que la chasteté est une vertu complètement nouvelle apportée par le christianisme au monde »(3). Il faut ajouter à cette constatation que cet ordre va au-delà de la chasteté. Il implique davantage que l’infidélité au mari ou à la femme en ayant des relations sexuelles avec des tierces personnes : il s’applique à toute la mentalité sexuelle. Même regarder une femme ou un homme avec une attitude de convoitise ou de désir est condamné. Pour Dieu, la pureté se situe d’abord dans le cœur, puis dans l’acte.

(3) William Barclay : Letters to Timothy (Philadelphie, 1960), p. 44.

Le problème étant placé sur ce terrain, vous pouvez dire : « C’est ridicule : personne ne peut obéir à ce commandement ». Vous avez raison.

Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain (Exode 20.16). Nous pensons à un témoignage devant un tribunal. Si nous sommes dans le box et que nous disons au juge : « Monsieur le Président, mon client était en état de légitime défense : son voisin l’a frappé avec un gourdin si bien que le chien s’est défendu et a mordu son agresseur », alors que nous savons, en vérité, que le chien a sauté sur la jambe du voisin et en a enlevé un morceau sans avoir été provoqué, cela, c’est du faux témoignage.

Mais lorsque nous bavardons et colportons des ragots « innocents », nous sommes tout aussi désobéissants à cet ordre.

Tu ne convoiteras pas (Exode 20.17). Quand nous prenons un objet appartenant à un autre, c’est du vol, c’est un acte. La convoitise est une attitude intérieure. Quand nous désirons quelque chose appartenant à un autre, c’est de la convoitise. Combien de mariages ont été rompus et ont fini par un divorce parce que le mari a remplacé les pensées concernant sa femme par des pensées concernant les charmes de la femme de son voisin ? L’ordre est de ne convoiter aucune chose, c’est-à-dire ni la nouvelle maison du voisin, ni sa voiture, sa télévision ou la caravane dans son jardin.

Diagnostic radiographique

Peut-on lire les Dix Commandements sincèrement sans se sentir condamné ? Ils révèlent ce qui se trouve dans notre cœur. L’apôtre Jacques précise, dans son épître, qu’il suffit de désobéir à un seul des dix pour être coupable envers toute la loi. Si nous sommes suspendus au-dessus d’un gouffre par une chaîne formée de dix anneaux, combien d’anneaux doivent-ils être brisés pour que nous tombions ? « Quiconque observe toute la loi mais pêche contre un seul commandement devient coupable de tous » (Jacques 2.10).

La Bible et notre conscience nous disent que nous n’avons pas atteint le but fixé : nous sommes donc pécheurs. Que fait le Dieu saint ? Comment Dieu traite-t-il notre péché ?

Nous avons un début de réponse dans les paroles d’un jeune homme qui fut un jour douloureusement conscient d’avoir enfreint le commandement : « Tu ne déroberas point ». Il raconte : « Ma vie n’avait pas été rose. Avant d’avoir treize ans, j’étais un voleur en pensée, en parole, en action. Je fus arrêté plusieurs fois. Je fus envoyé dans une maison de correction et dès que j’étais sorti, je recommençais à voler ». Sa famille le considérait comme irrécupérable et pensait qu’il avait compromis son avenir. Un soir, il entendit l’Evangile à la télévision, découvrit la Bible et se mit à la lire. Il demanda au Christ de lui pardonner son passé. Il compte maintenant sur Dieu pour rebâtir sa vie sur de nouvelles fondations et pour lui préparer un avenir meilleur.

Comment Dieu peut-il nous pardonner, surtout quand le péché fait partie de notre vie ? Que se passe-t-il quand nous sommes enfermés dans le cercle infernal du péché ? Pouvons-nous espérer ?

S’il n’y avait pas d’espoir, je n’aurais pas écrit ce livre. S’il n’y avait pas de réponse, vous ne liriez pas ces lignes.

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