Évangile pour le monde – Nos responsabilités à l’égard du prochain

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Nos responsabilités à l’égard du prochain : Suis-je le gardien de mon frère ?

Pardonne-nous nos offenses,
comme nous aussi nous pardonnons
à ceux qui nous ont offensés.

Matthieu 6.12

Depuis que vous vous êtes décidé pour Christ et que vous avez commencé à étudier la Bible, vous vous êtes trouvé en face de problèmes et d’obligations sociales très variés. Vous avez fait la paix avec Dieu, vous n’êtes plus en guerre et en inimitié contre lui. Vos péchés ont été pardonnés. Vous avez de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives pour votre vie. Le monde entier a changé, car vous commencez à voir les gens comme Jésus les voit. Votre idéal et vos aspirations ont changé. Vos préjugés commencent à s’effacer. L’égoïsme qui vous caractérisait dans beaucoup de domaines a disparu. Vous comprendrez soudain ces mots : « Suis-je le gardien de mon frère ? » Et la réponse : « Non, je suis le frère de mon frère ».

Bien des gens ont refusé la vie chrétienne parce qu’elle leur avait été présentée sous son aspect négatif plutôt que positif. Ils déclarent que la conduite chrétienne est opposée à tout ce qui est agréable et profitable.

Contrairement à ce que croient les gens du monde, être un vrai chrétien ne signifie pas être privé de tout plaisir réel. Seuls les plaisirs coupables qui ont été interdits par Dieu doivent être abandonnés.

L’acceptation totale de Christ et la décision d’être guidé par la volonté de Dieu vous amèneront presque immédiatement à la source de la vraie joie qui est la communion avec Christ. Pour vous, par contre, qui n’êtes pas né de nouveau, cela peut paraître extraordinaire, mais ceux qui ont réellement expérimenté la communion journalière avec Christ savent qu’elle surpasse toutes les joies du monde.

Dans l’introduction de son livre sur George Mac Donald, C.S. Lewis écrit : « Il semble avoir été… un homme jouissant de tout, appréciant profondément toutes les choses vraiment belles et bonnes que l’argent peut procurer, et néanmoins il était parfaitement satisfait de faire sans elles ».

George Mac Donald lui-même écrivait : « Si c’était possible, j’aimerais toujours, en arrivant chez moi en hiver, trouver un feu qui pétille dans la cheminée, et en été découvrir un vase plein de fleurs. Mais, si cela n’était pas possible, laissez-moi m’imaginer combien cela aurait été beau de les trouver et laissez-moi m’abandonner à mon travail. Je ne pense pas que le contentement réside dans le mépris des choses que l’on n’a pas ».

Le Psalmiste dit : « Ils se rassasient de l’abondance de ta maison, et tu les abreuves au torrent de tes délices » (Psaume 36.9). « Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité » (Psaume 84.12). L’apôtre Paul déclare que « Dieu nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions » (1 Timothée 6.17).

Le fait d’être en communion journalière avec Christ doit nous rendre capables de vivre d’une manière réaliste. Christ ne demande pas qu’un homme renonce à tous les intérêts et à toutes les ambitions légitimes. Bien que la Bible nous dise que Christ peut revenir d’un moment à l’autre, elle nous exhorte aussi à gérer normalement nos affaires, jusqu’à ce qu’il revienne.

Ainsi, du temps de Noé, le mal ne résidait pas dans le fait de manger, de boire, de se marier et de donner en mariage, mais bien dans le fait que ces activités préoccupaient totalement les gens, au détriment de la dimension spirituelle de la vie (Luc 17.26). Du temps de Lot également, le mal ne consistait pas à acheter, à vendre, à faire des projets ou à construire, mais bien à employer pour tout cela des méthodes coupables. Ce qui semble avoir été si fondamentalement mauvais à l’époque de Noé ou à celle de Lot, c’est que les hommes faisaient de ces occupations le seul intérêt de leur vie. Ils ne pensaient qu’à leurs plaisirs, à leurs biens personnels et aux avantages matériels qu’ils en tiraient. Ils étaient tellement occupés des choses de ce monde qu’ils n’avaient plus de temps pour Dieu. Cela déplut à Dieu et il envoya ses jugements.

Quelqu’un a dit : « La Bible n’a pas été écrite pour encourager les gens à s’intéresser aux choses de cette vie. Elle suppose qu’ils s’y intéressent déjà bien suffisamment. Non, la Bible cherche à inciter l’homme à considérer les affaires d’ici-bas à la lumière du monde spirituel qui est de plus grande importance et de plus grande valeur ».

La Bible nous dit d’accomplir nos tâches journalières en mettant notre honneur à bien les exécuter. Nous sommes sur la terre pour faire un certain travail et ceux qui se disent chrétiens doivent non seulement travailler, mais travailler de leur mieux.

La Bible parle favorablement de Bethsaleel, artisan sur les métaux, les pierres et le bois. Il était rempli du Saint-Esprit pour son habileté manuelle. « Je l’ai rempli de l’Esprit de Dieu, de sagesse, d’intelligence et de savoir pour toutes sortes d’ouvrages, je l’ai rendu capable de faire des inventions, de travailler l’or, l’argent et l’airain, de graver les pierres à enchâsser, de travailler le bois et d’exécuter toutes sortes d’ouvrages » (Exode 31.3-5).

Jacob et ses fils étaient bergers. Joseph fut premier ministre, Daniel fut homme d’Etat. Joseph et Jésus furent tous deux charpentiers et quelques-uns de ses disciples furent pêcheurs. La Bible nous parle de l’eunuque éthiopien qui était surintendant de tous les trésors de Candace ; de Lydie, marchande de pourpre, de Paul, de Priscille et d’Aquilas qui fabriquaient des tentes et de Luc, le médecin.

L’idéal chrétien ne demande certainement pas que l’homme renonce à tout intérêt terrestre, mais qu’il recherche la direction de Dieu en accomplissant son travail journalier de son mieux, et que son travail et ses ambitions soient soumis au Seigneur en tout temps. Alors nous verrons que Christ nous donne une assistance positive dans notre vie journalière. Il nous inspire dans les dons que nous avons, il nous aide dans notre travail et il nous bénit dans nos plaisirs.

Dans un de ses merveilleux essais, F.W. Boreham, citant Esaïe, raconte combien le charpentier de Nazareth a, au cours des siècles, encouragé les orfèvres, comment les plus grands écrivains ont été inspirés par Jésus de Nazareth et comment les plus grands artistes, musiciens, peintres et sculpteurs ont aussi été inspirés par lui.

Il nous aide aussi à résoudre les problèmes sociaux qui se présentent à nous, et c’est là qu’il importe de ne pas se tromper. Car c’est dans nos devoirs journaliers et dans la manière dont nous envisageons ces problèmes sociaux que le monde verra si Christ est en nous ou non.

Mon beau-père, le regretté Dr L. Nelson Bell, a écrit dans le Southern Presbyterian Journal : « Les gens qui vous voient aller à l’église le dimanche peuvent présumer que vous êtes chrétien. Mais que pensent ceux que vous côtoyez pendant la semaine, dans la rue, à votre bureau, dans votre magasin et aux multiples endroits où se produisent ces inévitables contacts journaliers ? La profession de foi évangélique a sa valeur ; la participation aux activités de l’Eglise est une partie inséparable de la vie chrétienne. Mais, comme nous le savons tous, le fait de gagner notre vie, la responsabilité d’une famille et la routine journalière s’unissent pour éprouver la qualité de notre expérience et de notre foi chrétiennes. Que voient-ils ceux qui entrent ainsi en contact avec nous au cours de la semaine ? Nos compagnons de travail remarquent-ils que nous sommes chrétiens ? Nos connaissances occasionnelles peuvent-elles voir en nous quelque chose qui suggère une différence d’avec ceux qui ne connaissent pas Christ ? Le meilleur test du caractère chrétien se trouve certainement dans la vie de tous les jours.

« La réalité de notre profession chrétienne s’éprouve de nombreuses manières : par les choses que nous disons aussi bien que par celles que nous ne disons pas ; par les choses que nous faisons aussi bien que par celles que nous ne faisons pas. Car si le christianisme n’est pas avant tout une religion d’extérieur, il s’exprime néanmoins dans la conversation, dans les habitudes, dans les délassements, dans les enthousiasmes et dans les ambitions que l’on remarque dans notre vie journalière. Notre conversation honore-t-elle Christ ? Peut-il approuver nos habitudes ? Dans nos loisirs est-il présent ? Nous inclinons-nous pour rendre grâce quand nous mangeons dans un restaurant ? Nos relations peuvent-elles dire, à la manière dont nous traitons les questions matérielles, si nos affections vont aux choses d’En haut ou si nos intérêts primordiaux sont ceux du monde ? Nos collègues constatent-ils en nous des ambitions qui sont en désaccord avec l’idéal chrétien ? N’oublions pas de nous poser ces questions, car c’est par de telles choses que les hommes jugent si nous sommes chrétiens ou non ».

Quelle est notre attitude en face des gens d’autres races, des questions sexuelles ou des relations entre patrons et ouvriers ? Quelle est notre attitude devant le problème de l’avortement, des déviations sexuelles acceptées aujourd’hui comme un style de vie ou de l’abus des drogues et de l’alcool et de toutes les difficultés que cet abus entraîne ? Toutes ces questions sont réelles et concrètes. Nous devons y répondre d’une manière pratique à la vue de notre entourage.

Le principe de nos relations avec le monde devrait être : « Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux », comme a dit Jésus (Luc 6.31).

De nombreuses personnes ont critiqué l’« Evangile social », mais Jésus nous a commandé d’apporter l’Evangile au monde. En fait, il n’y a pas d’Evangile social ; c’est une fausse appellation, car il n’y a qu’un seul Evangile. « Si quelqu’un vous annonce un Evangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! » (Galates 1.9). Et en même temps nous lisons : « Si quelqu’un n’a pas soin des siens et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu’un infidèle » (1 Timothée 5.8). Quel soulagement ce serait pour les autorités si les chrétiens se sentaient responsables des besoins des leurs !

Mon fils Franklin est très engagé dans le travail social ; il dirige une agence chrétienne de secours. Interrogé récemment par un journaliste, il a déclaré : « La proclamation de l’Evangile doit toujours avoir la priorité ». Il exhorta les associations de secours évangéliques et les agences de développement à ne pas perdre de vue la nécessité d’atteindre les gens pour Christ. « L’Evangile – et non le développement – est le mandat chrétien », a-t-il déclaré.

Le verre d’eau fraîche doit venir après – ou parfois avant – mais jamais au lieu de l’Evangile. Le chrétien, plus que tout autre, devrait se préoccuper des injustices et des problèmes sociaux. Au cours des siècles, l’Eglise, plus que toute autre institution, a contribué à relever le niveau social. Le travail des enfants a été interdit. L’esclavage a été aboli en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en d’autres parties du monde. La position de la femme a été élevée à un niveau jamais atteint dans l’histoire, et beaucoup d’autres réformes ont eu lieu sous l’influence des enseignements de Jésus-Christ. Le chrétien doit prendre sa place dans la société pour soutenir avec courage ce qui est droit, juste et honorable.

Soyez un bon citoyen

Le chrétien doit être un bon citoyen. La Bible nous enseigne la fidélité au pays. La fidélité et l’amour de la patrie ne signifient pas que nous ne pouvons critiquer certaines lois injustes et préjudiciables. La Bible dit que Dieu ne fait pas acception de personnes. Tous devraient avoir les mêmes possibilités. Le gouvernement de Dieu doit être notre modèle. La Bible nous dit également que nous devons être soumis aux autorités. L’apôtre Paul exhorta Timothée « à faire des prières, des supplications... pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité » (1 Timothée 2.1-2). Lorsqu’on demanda à Jésus : « Est-il permis de payer le tribut à César ? », il donna un exemple définitif en payant l’impôt. Un gouvernement a besoin d’argent pour accomplir sa tâche, pour maintenir les lois et l’ordre. Le fraudeur fiscal est un parasite civique et un voleur. Aucun chrétien authentique ne saurait frauder le fisc. Jésus dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu 22.21). Nous devons être plus que des contribuables payant l’impôt et se conformant simplement aux lois. Nous devons encore rechercher le bien du pays et travailler dans ce but, comme de bons citoyens.

Nous devons être philanthropes et donner aux œuvres de charité qui concourent honnêtement et fidèlement au bien et au développement de l’humanité, telles que la Croix-Rouge, l’Armée du Salut et autres organisations constructives et secourables. En même temps, en tant qu’intendants responsables, nous devons veiller à ce que ces institutions diverses soient honnêtes et dignes de confiance, et nous devons aussi nous assurer que l’aide donnée par certains gouvernements aille bien là où elle était destinée.

Les chrétiens doivent s’intéresser aux orphelinats, aux hôpitaux, aux asiles, aux prisons et à toutes les institutions sociales. Jésus a dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22.39). Imaginez un pays sans œuvres philanthropiques ! Personne ne voudrait y vivre.

Je me souviens avoir visité un pays dans lequel il y avait à la fois des maisons pour personnes âgées gérées par l’Etat et d’autres par des chrétiens. Dans les homes chrétiens, on pouvait voir l’amour chrétien à l’œuvre, alors que dans les foyers d’Etat les soins étaient impersonnels et superficiels. Le médecin travaillant dans ces deux établissements disait que les gens, au home chrétien, n’étaient pas seulement plus heureux, mais qu’ils vivaient plus longtemps. Nous désirons vivre là où l’amour du prochain prévaut. Nous devons prendre notre place dans la communauté. Ceux qui ont des responsabilités ont droit au respect, à l’appui et à la collaboration. « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu » (Romains 13.1).

Soyez hospitalier

Les chrétiens doivent être hospitaliers (1 Timothée 3.2). La Bible demande que nos maisons soient ouvertes à tous et que ceux qui entrent et sortent y sentent la présence de Christ. Les foyers chrétiens les plus heureux que je connaisse sont ceux où l’hospitalité est vécue, où les voisins se sentent à l’aise, où les jeunes sont les bienvenus, où les personnes âgées sont respectées et où les enfants sont aimés. Nous devons partager avec les autres ce que Dieu nous a donné. Si nous le faisons, Dieu nous bénira et fera prospérer nos foyers.

Une attitude juste en face de la sexualité

Nous devons avoir une attitude chrétienne à l’égard des questions sexuelles. La Bible n’enseigne nulle part que la sexualité en elle-même est un péché, bien que beaucoup de commentateurs bibliques essaient de le lui faire dire. La Bible nous enseigne que le mauvais emploi de la sexualité est un péché. L’acte sexuel, par lequel toute vie sur cette terre est créée, devrait être la plus merveilleuse, la plus significative et la plus satisfaisante des expériences humaines.

Cependant, l’homme, par sa nature vile et corruptrice, a souillé ce qui, dans la pensée de Dieu, devait être l’acte d’amour le plus beau et le plus complet entre deux êtres, et l’a réduit à quelque chose de bas, de vil et d’immonde. L’acte sexuel, dépouillé d’amour mutuel et de respect, devient simplement un acte animal, contre lequel la Bible nous met en garde en termes non équivoques.

La Bible est un des livres du monde qui parle le plus ouvertement des questions sexuelles, et cela sans crainte ni pruderie. Elle n’essaie pas de passer sous silence leurs aspects bons ou mauvais. L’attitude sournoise, secrète et embarrassée du « cela n’existe pas » est d’invention purement humaine.

En essayant d’ôter aux questions sexuelles leur caractère tabou et mystérieux, notre temps a trop insisté sur leur côté physique et a négligé l’atmosphère spirituelle qui devrait entourer cette expression suprême de l’amour humain.

Les divorces sont une preuve de l’incapacité des hommes et des femmes à remplir les conditions de cette union durable et toujours plus belle, s’ils n’ont pas un solide fondement de qualités morales.

La sexualité est une partie de la vie que nous ne pouvons retrancher, même si tel était notre désir, car sans elle toute vie cesserait. Les relations sexuelles, l’acte par lequel toute vie est perpétuée sur la terre, devraient être une expérience humaine merveilleuse et pleine de signification. Comprise comme elle doit l’être, elle peut apporter la joie dans le foyer. Mal interprétée, elle peut faire du foyer un enfer. Comprise avec sagesse, elle peut devenir un merveilleux serviteur. Considérée superficiellement, elle peut se transformer en tyran.

Les chrétiens se sentent honteux et outragés quand ils voient la sexualité s’étaler en tête des journaux, exploitée comme moyen de réclame ou utilisée comme appât à la porte des théâtres. Ils s’affligent de voir leurs concitoyens stupides, grossiers et indécents au point de déshonorer et de défigurer l’acte par lequel Dieu donne la vie.

Un point de vue chrétien sur le mariage

Tout naturellement, ceux qui ont un point de vue chrétien sur les questions sexuelles auront également un point de vue chrétien sur le mariage. Avant de contracter un mariage, considérez que cet acte temporel aura des conséquences spirituelles jusque dans l’éternité. En grandissant, nous apprenons à aimer, d’abord nos parents et nos amis, puis, plus tard, la personne qui partagera notre vie. Nous avons déjà vu que c’est une chose difficile, car c’est la passion plutôt que l’amour qui vient naturellement au cœur du pécheur non régénéré.

Beaucoup de personnes ont le malheur de choisir leur conjoint alors qu’elles sont encore l’une et l’autre dans les filets du monde, de la chair et du Diable. Est-il dès lors étonnant que tant de mariages contractés par deux personnes spirituellement ignorantes et incapables d’amour réel et durable se terminent par le divorce ?

Le mariage est un lien sacré, car il permet à deux êtres de s’aider mutuellement à accomplir leur destinée spirituelle. Dieu déclare que le mariage est bon, car il sait que l’homme a besoin d’une aide et la femme d’un protecteur. Il désire que les époux ne perdent jamais de vue le but premier du mariage. Le rôle de la femme est d’aimer, d’aider et de rassurer son mari dans toutes les circonstances où elle le peut ; le rôle de l’homme est d’aimer, de protéger sa femme et les enfants qu’elle lui donne et de pourvoir à leur entretien, afin que le foyer soit rempli de l’harmonie et de la paix de Dieu. Ils doivent se soumettre l’un à l’autre – et s’aimer.

Les mariages contractés avec une compréhension claire du but et des lois de Dieu n’aboutissent pas au divorce. Les conjoints mal informés – et leur nombre est grand – devraient premièrement s’enquérir de ce que Dieu attend de chacun d’eux, puis lui demander son aide pour suivre ses commandements.

Une attitude chrétienne dans les relations professionnelles

Nous devons avoir une attitude chrétienne dans nos relations professionnelles. La Bible dit : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l’héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur. Car celui qui agit injustement recevra selon son injustice, et il n’y a point d’acception de personnes. Maîtres, accordez à vos serviteurs ce qui est juste et équitable, sachant que vous aussi vous avez un maître dans le ciel » (Colossiens 3.23-25 ; 4.1). Si Christ pouvait prévaloir dans toutes les questions de travail, il n’y aurait que rarement des grèves. Ces discussions interminables, dans lesquelles aucun parti ne veut faire de concessions à l’autre, n’existeraient plus. La direction traiterait le personnel avec générosité et les employés seraient désireux de bien remplir leur journée pour honorer leur contrat – car ils ne travailleraient pas seulement pour un salaire.

La Bible nous enseigne que tout travail honnête a sa dignité et que le chrétien doit être le travailleur le plus fidèle, le plus serviable et le plus efficient de tous. Il doit être connu dans son usine ou dans son magasin comme quelqu’un qui désire la justice et qui ne cherche pas à obtenir à tort des avantages personnels.

De même, les employeurs chrétiens doivent traiter leur personnel avec respect et générosité, afin de servir d’exemple aux autres employeurs. Un homme ayant réellement des conceptions chrétiennes ne peut s’empêcher de s’occuper des mesures de sécurité, des conditions de travail et du bien-être de son personnel. Il ne considérera pas ceux qui travaillent pour lui comme des machines, mais comme des êtres humains.

Ouvriers et patrons devraient se rappeler que l’amélioration des conditions de travail et de la compréhension réciproque est, à l’origine, le résultat d’un grand mouvement de réveil. Le syndicalisme est né au XVIIIe siècle, du réveil religieux de Wesley. La liberté sociale pour la classe ouvrière ne devint réelle que lorsqu’un chrétien de valeur, Lord Shaftesbury, malgré l’opposition véhémente de sa famille, entreprit une croisade visant à l’amélioration des conditions de travail, à la diminution du temps de travail et à l’augmentation du salaire de l’ouvrier.

Sans le réveil spirituel au XVIIIe siècle, les avantages sociaux des travailleurs n’existeraient peut-être pas ou ne seraient apparus que beaucoup plus tard dans l’Histoire. Lorsque certains meneurs s’en prennent à la religion, méprisant Dieu, la Bible et l’Eglise, ils oublient qu’ils doivent à l’Evangile de Christ la majeure partie des avantages qu’ils ont aujourd’hui. Les chefs des mouvements de travailleurs – comme les industriels – sont parfois devenus hautains, fiers, riches, imbus d’eux-mêmes et avides de pouvoir. Tous devraient s’humilier devant Dieu, chercher à reconnaître leur extrême dépendance réciproque, et, par-dessus tout, essayer d’appliquer la règle d’or dans son acception la plus pratique et la plus réaliste.

Une approche chrétienne des autres races

Le chrétien considère la question raciale avec les sentiments qui étaient en Jésus-Christ et admet que l’Eglise n’a que partiellement résolu ce grand problème humain. Nous avons laissé le monde des sports et des amusements, la politique, l’armée, l’instruction et l’industrie nous devancer dans ce domaine. L’Eglise aurait dû entreprendre et faire volontairement ce que les tribunaux obtiennent par la force et la contrainte. Mais, en dernière analyse, la seule solution réelle se trouve au pied de la croix où nous nous rencontrons, poussés par l’amour fraternel. Plus les hommes de toutes races se rapprocheront de Christ et de sa croix, plus ils se rapprocheront les uns des autres.

La Bible dit qu’en Jésus il n’y a ni Juif ni païen, ni homme ni femme, ni Grec ni barbare, ni riche ni pauvre, que nous sommes tous un en Christ. La croix amène tout au même niveau. Quand Christ ouvre nos yeux spirituels, nous ne voyons ni race, ni classe, ni condition, mais simplement des êtres humains ayant les mêmes aspirations, les mêmes craintes et les mêmes besoins que nous. Nous commençons à voir les hommes avec les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. Devenez amis – invitez-les chez vous.

Une attitude chrétienne devant le matérialisme

L’attitude chrétienne doit prévaloir dans les questions économiques. Jésus a dit que la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance. L’argent est un bon serviteur mais un mauvais maître. Les biens doivent être utilisés ; il faut en jouir, les partager, les donner et non les accumuler. L’apôtre Paul a dit que « l’amour de l’argent est une racine de tous les maux » (1 Timothée 6.10). Les biens matériels ont leur raison d’être et leur puissance, mais ils n’ont pas le droit d’occuper le trône ou de porter le sceptre. La cupidité met l’argent au-dessus de la personnalité. Elle enchaîne ses dévots et en fait des victimes. Elle endurcit le cœur, tue ses élans les plus nobles et détruit les qualités foncières de la vie.

Gardez-vous de la cupidité sous toutes ses formes et cela par la vigilance, la prière, le contrôle de vous-même et la discipline. La vie n’est pas une affaire de francs et de centimes, de maisons et de champs, de revenus et de réalisation financière. L’avidité fait de l’homme un esclave de la richesse.

Jésus, à qui on demandait d’arbitrer une dispute d’héritage entre deux frères, répondit par un avertissement et par une magnifique parabole montrant les applications terrestres du message céleste. Il raconta l’histoire de l’homme riche qui, au sein de la prospérité, envisageait une plus grande richesse encore et faisait des projets lointains pour remplir sa vie avec tout le confort matériel et la gloire personnelle qu’il pouvait désirer. Apparemment, il était habile, économe, industrieux, prudent, honnête et moral dans sa manière d’agir – mais il fut victime de son ambition, comme tant d’autres.

Il mesurait son succès en champs fertiles et en greniers pleins et repaissait son âme de vanités humaines. Son cœur était dominé par ses richesses ; il était centré sur lui-même et il faisait ses plans sans tenir compte de Dieu ni de l’incertitude de la vie.

Mais Dieu eut le dernier mot et les plans qu’il avait faits furent anéantis par une mort subite. Les biens qu’il avait amassés avec tant de peine glissèrent de ses doigts refroidis pour être divisés, éparpillés et gaspillés par d’autres, alors que lui devait comparaître devant Dieu les mains vides.

Le chrétien, plus que tout autre, devrait se rendre compte que nous naissons les mains vides - et que nous mourrons les mains vides. Nous ne pouvons rien posséder réellement – ni biens, ni personnes – durant notre vie. C’est Dieu qui possède toutes choses et nous ne sommes que les intendants de ses biens pendant le peu de temps que nous passons sur la terre. Toutes les choses que nous voyons autour de nous et que nous considérons comme notre possession ne sont que des prêts de Dieu. Parce que nous perdons de vue cette vérité, nous devenons avares et cupides.

Quand nous saisissons un objet et que nous disons : « Ceci est à moi », quand nous regardons avec envie la propriété d’autrui avec l’intention de l’obtenir à tout prix, nous oublions que ce que nous possédons, nous ne pourrons pas l’emporter lorsque nous devrons aller rendre compte de notre vie au jugement dernier.

La Bible ne dit cependant pas que la possession des richesses terrestres soit un péché. Non, elle nous dit clairement que Dieu attend que nous fassions fructifier au mieux les talents, les capacités et les situations que nous procure la vie. Il y a une bonne et une mauvaise manière d’obtenir de la puissance. Des chrétiens, trop nombreux, n’ont pas compris cela et ont tiré de leur pauvreté un orgueil spirituel coupable et préjudiciable, en se tenant à l’écart et en disant : « Que la volonté de Dieu soit faite ! » tandis que leurs enfants manquaient du nécessaire. L’apôtre Paul a dit : « Si quelqu’un n’a pas soin des siens et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu’un infidèle » (1 Timothée 5.8).

La parabole de l’homme riche qui remit à chacun de ses serviteurs une certaine somme d’argent, tandis qu’il s’en allait dans un pays lointain pour se faire investir de l’autorité royale, est révélatrice à ce sujet. Quand il revint, il trouva que quelques-uns de ses serviteurs avaient fait des placements rémunérateurs et que son argent avait fructifié. Il les loua pour leur jugement sain et leur prudence, mais il condamna le serviteur craintif et sans intelligence qui n’avait su faire autre chose que de mettre son argent à l’abri des voleurs.

Gagnez de l’argent, autant que vous pouvez, selon les lois de Dieu et dépensez-le pour mettre à exécution ses commandements. Donnez-en fidèlement les prémices (Proverbes 3.9) et la dixième partie au Seigneur, car la Bible dit que cela est juste et équitable. Chaque fois que vous avez des doutes au sujet de questions matérielles, prenez votre Bible et lisez ce que Jésus dit de l’argent et de la manière de le gagner ; lisez ce qu’il dit de l’emploi et de la distribution de la richesse. Demandez-vous alors : « Que ferait Jésus dans cette situation ? » et laissez-vous guider par la seule réponse à cette question. J’eus le privilège, à un certain moment, d’avoir comme ami très proche un très riche industriel. Un jour, comme nous mangions ensemble, il m’annonça calmement que la veille il avait vendu un certain produit lui rapportant, à lui et à sa famille, treize millions de dollars. Puis, changeant brutalement de sujet pour revenir à ses intérêts les plus profonds, il s’exclama : « Permettez-moi de vous dire ce que j’ai découvert ce matin dans l’Ecriture ». Cet homme avait établi ses priorités dans le bon ordre.

Un intérêt pour ceux qui souffrent

Un chrétien se préoccupe de l’humanité souffrante qui l’entoure. Les bas-fonds de votre propre ville deviendront un fardeau pour vous. La misère et la souffrance de milliers de gens qui vivent dans votre voisinage deviendront une préoccupation pour vous. Vous aiderez les organisations et les associations qui soulagent la souffrance de l’humanité. Bien des gens consacrent tellement de temps à des entreprises grandioses qu’ils ne contribuent pas à alléger la souffrance qui les touche de tout près. Qui est notre prochain ? C’est celui ou celle qui nous est le plus proche. C’est peut-être une épouse, un mari, un enfant ou des voisins. Puis celui qui est dans notre ville, dans notre pays, puis dans le monde.

La Bible dit que le commun peuple écoutait Jésus avec joie. Partout où il allait, il guérissait les malades, il réconfortait les affligés, il donnait des encouragements pratiques. Il y a quelques années, un évêque anglican m’a dit qu’il ne connaissait aucune organisation sociale en Angleterre qui n’ait eu ses racines dans un réveil évangélique. Le chrétien doit apporter sa contribution et son intérêt à la construction et au développement des hôpitaux, des orphelinats, des asiles de vieillards et d’autres institutions charitables qui cherchent à aider les moins privilégiés. Il doit être partisan de tout effort national ou international ayant pour but de soulager les misères. Un avertissement, ici : quand nous donnons l’argent de Dieu à une organisation, il nous incombe – en bons gérants – de vérifier que cet argent est bien utilisé. Il y a des quantités d’organisations valables et charitables qui méritent notre soutien et nos prières – et d’autres que nous ne devrions pas soutenir.

Il n’est dit nulle part dans la Bible que nous devions nous retirer de la société. La Parole de Dieu enseigne tout le contraire. Nous devons nous joindre à ceux qui travaillent dans un sentiment élevé au relèvement des malheureux. Dieu a besoin de travailleurs sociaux, de gardiens de prison, de policiers, de médecins, d’infirmières et de tous ceux qui aident à soulager la souffrance humaine.

Le mot d’ordre de Jésus-Christ était certainement amour et service – amour pour Christ et service pour Christ ; amour pour notre prochain et service pour notre prochain. Jésus a dit : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14.15). En d’autres termes : « Si vous m’aimez, obéissez-moi ! servez-moi ! » Christ a le droit d’éprouver notre amour pour lui. Vous ne pouvez aimer sans servir.

L’amour pour les frères en la foi

Le chrétien a une obligation spéciale envers les autres chrétiens. Les croyants devraient représenter pour nous une classe à part, pour laquelle nous devrions éprouver un amour surnaturel. « Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort » (1 Jean 3.14).

Nous devons aimer nos ennemis. Nous devons même aimer ceux qui nous persécutent et disent « faussement toute sorte de mal de nous » (Matthieu 5.11). Mais notre plus grand amour humain doit être pour les autres chrétiens. Jésus a dit : « C’est ici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 15.12).

Nous devons les servir. « Frères, rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres » (Galates 5.13).

La Bible dit que notre devoir de chrétien est d’être un exemple pour les autres. L’apôtre Paul a dit : « Sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté » (1 Timothée 4.12). Ce n’est pas là une suggestion, mais un commandement. Ce n’est pas une recommandation, mais une obligation. Nous devons être des chrétiens modèles.

La Bible dit aussi que nous devons nous pardonner les uns les autres. « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ » (Ephésiens 4.32). Jésus a dit que si vous ne vouliez pas pardonner, votre Père qui est dans les Cieux ne vous pardonnerait pas non plus vos péchés. Il a dit aussi : « Lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses » (Marc 11.25).

Comme chrétiens, nous ne devons pas nous juger les uns les autres, mais plutôt décider de ne jamais mettre de pierres d’achoppement et d’obstacles sur le chemin de nos frères.

La Bible déclare que nous devons nous soumettre les uns aux autres et nous revêtir d’humilité les uns envers les autres. Nous devons « par honneur, user de prévenances réciproques » (Romains 12.10). Nous devons faire passer les autres avant nous.

Pendant les six dernières années de sa vie, ma belle-mère a vécu dans une chaise roulante, paralysée par une attaque. Mon beau-père, le Dr L. Nelson Bell, qui avait été un athlète extrêmement actif, médecin, missionnaire et écrivain et qui fut même la dernière année de sa vie, modérateur de l’Eglise Presbyterienne du sud des Etats-Unis, se consacra totalement et avec amour à soigner son épouse. Il déclara un jour à ma femme : « Ce sont les plus beaux jours de notre vie ! Prendre soin de ta mère est le plus grand privilège de ma vie ! » Et ceux d’entre nous qui le virent l’entourer savent ce qu’il voulait dire.

Comme chrétiens, nous devons porter les fardeaux les uns des autres. Il y a des devoirs que chaque homme doit remplir lui-même, car personne ne peut les accomplir à sa place, tel celui d’être honnête, d’obéir à la Parole de Dieu, d’élever ses enfants pour Dieu, de rendre sa femme heureuse. Mais il y a des fardeaux que nos amis peuvent nous aider à porter, tels les soucis, le malheur, les épreuves, la solitude, les charges de famille, les difficultés spirituelles, le souci d’un fils ou d’une fille qui se drogue ou qui est en prison, un enfant qui a disparu. Mais nous ne devons pas nous tourmenter pour nos fardeaux. Nous devons les déposer sur Dieu, regardant à lui pour recevoir la force qui nous soutiendra et nous fortifiera.

La Bible dit qu’en qualité de chrétiens nous devons aussi exercer la libéralité les uns envers les autres. Dieu dit que c’est le devoir des chrétiens d’être généreux les uns envers les autres, de prendre soin des veuves et des orphelins et d’aider les pauvres au sein de la communauté chrétienne. La Bible dit : « Pourvoyez aux besoins des saints… exercez l’hospitalité… recueillez les étrangers… soulagez les affligés… n’oubliez pas de soutenir les étrangers ». Et Jésus déclare : « Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites… » (Matthieu 25.40). « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes 20.35). « Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Corinthiens 9.7). Ce sont là autant d’obligations sociales que nous avons les uns envers les autres, en tant que chrétiens.

La grâce agissante

En dernier lieu, les chrétiens doivent être conciliants, ce qui est une des vertus chrétiennes les plus importantes – et l’une des plus grandes. Notre conviction très ferme nous incline parfois à penser que nous avons raison et que tous les autres ont tort. Cela est bien quand nos convictions sont basées sur les « Tu feras » et les « Tu ne feras pas » de la Bible plutôt que sur nos propres idées. Mais les nombreuses discussions au sein de l’Eglise montrent bien la fâcheuse tendance qu’ont les hommes à former des petits groupes fermés, ayant des convictions fortement arrêtées sur des sujets sans importance et prétendant chacun être seul à voir juste.

Le Dr Harry Ironside a dit : « Prenons garde de ne pas prendre nos préjugés pour des convictions ».

Assurément, nous devons déplorer la méchanceté, le mal et l’injustice, mais notre louable intolérance du péché se change trop souvent en une impitoyable intolérance envers les pécheurs. Jésus a le péché en horreur, mais il aime le pécheur.

Jésus ne redoutait pas de frayer avec qui que ce soit. Une des choses que les scribes et les pharisiens lui reprochèrent avec le plus de véhémence fut son empressement à fréquenter, à aider et à interroger tout le monde : publicains, voleurs, professeurs érudits, prostituées, riches et pauvres ! Même ses disciples décrièrent quelques-uns de ceux avec lesquels il se montrait publiquement. Mais cela ne diminua pas la compassion que Jésus éprouvait pour l’humanité se débattant dans la pauvreté et l’obscurité.

Jésus eut l’esprit le plus ouvert et le plus universel que le monde ait jamais connu. Sa conviction intérieure était si forte, si ferme et si inébranlable, qu’il pouvait se mêler à tous, sûr de ne pas être contaminé. C’est la crainte que nos propres idées soient vulnérables qui nous rend méfiants à l’égard de l’opinion d’autrui. Jésus n’a pas connu cette crainte, ce point de vue étroit ; il n’avait pas besoin de dissimuler sa pensée pour se protéger lui-même. Il savait la différence qu’il y a entre la tolérance et le compromis et nous ferions bien de l’apprendre de lui. Il nous donna l’exemple le plus merveilleux et le plus éclatant de la vérité associée à une charité sans défaillance. Et il nous dit : « Va, et toi, fais de même » (Luc 10.37).

Nous avons vu quelques-unes des nombreuses obligations sociales du chrétien. Le chrétien ne peut se retirer comme un ermite et vivre une vie solitaire. Il est un membre de la société humaine. C’est pour cela que les enseignements de Jésus parlent beaucoup de notre attitude envers nos semblables.

Etudiez la Bible, lisez-la puis vivez-la. Alors seulement vous pourrez montrer à un monde plongé dans la confusion la puissance de transformation de la présence de Christ.

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