Héros d’hier et aujourd’hui

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Jésus : l’ultime héros

JE ME SOUVIENS AVOIR ENTENDU UNE HISTOIRE au sujet d’un prédicateur et de son fils. Il paraît que l’histoire est authentique ; la voici :

Chaque dimanche matin le prédicateur et son fils allaient fidèlement à leur petite église, même si quelquefois le garçon formait à lui seul l’assemblée. Dans l’entrée il y avait un tronc, dans lequel le père mettait ses pièces en entrant. Puis ils assuraient tous deux le service. Quelqu’un d’autre se présentait peut-être, peut-être pas. Mais personne d’autre ne mettait d’argent dans le tronc. Après le service, le père ouvrait le tronc et retirait l’argent qui représentait toujours la même somme que celle qu’il avait mise.

Un jour le garçon eut une brillante idée. « Papa, dit-il, si tu en mettais plus, n’en retirerais-tu pas davantage ? »

« C’est juste, dit le père. C’est juste, mais ce n’est pas toujours facile. »

Quelques-uns d’entre nous peuvent trouver difficile d’investir dans notre foi au-delà de ce qui est confortable. Nous faisons peut-être notre devoir fidèlement, mais nous pensons que c’est un risque de dépasser les limites habituelles. Il se peut que nous ayons choisi, comme modèle de vie, un héros biblique qui nous est familier ou un dirigeant chrétien contemporain. Nous essayons de l’imiter, et c’est bien. Même l’apôtre Paul disait : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » (1 Cor. 11.1). L’exhortation de Paul ne signifiait évidemment pas de l’imiter, lui ; il faisait toujours référence au modèle ultime, Jésus-Christ.

Ceux qui nous ont précédés peuvent nous aider par leur exemple à suivre Christ, mais nous devons aller au-delà ; Jésus-Christ doit être notre plus grand héros. Nous devons Le suivre, nous devons L’imiter, nous devons Lui obéir. Nous devons L’aimer de tout notre cœur, de toute notre pensée, et de toutes nos forces. Tout ce que nous avons, tout ce que nous sommes, et tout ce que nous aurons, ou serons jamais, doit être à Lui.

De tous les héros que vous pouvez étudier, de l’Ancien ou du Nouveau Testament, de l’histoire de l’Eglise ou des temps modernes, — et j’en connais quelques-uns de grands aujourd’hui — aucun n’est plus grand que Jésus Lui-même. L’héroïsme chrétien n’est rien de moins que de ressembler à Christ en toutes choses.

Le premier chapitre de Marc nous donne quelques indices importants sur ce que veut dire ressembler à Jésus.

La discipline de la préparation

Je dois confesser que je ne me réveille pas chaque matin de l’année avec l’ardeur de faire la volonté de Dieu, quoiqu’il en coûte. Je dois quelquefois combattre sur mes genoux, par la Parole de Dieu, dans la prière et la confession. Mais Jésus, le modèle qui inspire à la préparation, vient à mon secours.

Prier le matin

Marc 1.35 dit : « Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert où il se mit à prier. » Prenez note de cinq éléments concernant la préparation de Jésus pour faire la volonté de Dieu :

1. Le matin

Pour la plupart d’entre nous, le moment le plus agréable de notre journée c’est tôt le matin, lorsque nous nous reposons dans la chaleur de nos lits. Nous préférons naturellement y dormir, mais finalement, nous nous levons à contre-cœur. Certains s’emparent d’un journal, d’autres allument la télé. Après avoir pris une douche et nous être habillés, nous partons précipitamment au travail. A la fin de la journée, nous réalisons que nous n’avons pas trouvé le temps de prier, et nous raisonnons : « Dieu comprendra que nous soyons pris par nos affaires. » Mais Jésus, Lui-même, se faisait un devoir de commencer la journée dans la prière.

2. Longtemps avant le jour

Hudson Taylor, qui travailla en Chine comme missionnaire durant des dizaines d’années, écrivit à la fin de sa vie quelques mots qui m’interpelleront toujours : « Durant tout le temps où j’ai vécu en Chine, le soleil ne s’est jamais levé sans me trouver sur mes genoux. » Quel témoignage ! En cela il prit exemple sur Jésus.

3. Il se leva

N’essayez pas de prier au lit. Vous ne le ferez jamais. Cela nuira à votre prière. Cela nuira à votre repos.

4. Il sortit et se rendit dans un endroit désert

Pourquoi Jésus a-t-il choisi de s’en aller ? Parce qu’il n’avait pas de maison à Lui, Il était toujours un invité chez quelqu’un d’autre. Afin de ne pas être dérangé, il devait donc se rendre dans les collines, parmi les arbres. Il est nécessaire à la plupart d’entre nous aussi de trouver un endroit tranquille, loin du téléphone et de toutes distractions.

5. Alors Il priait

Jésus avait un travail à faire, et la véritable prière c’est aussi du travail, c’est le prélude à tout ce que Dieu nous. demande de faire.

C’était le prix que Jésus payait pour la préparation. Si nous ne voulons pas payer le prix, nous ne retirerons pas beaucoup de notre marche dans la foi. À moins que nous ayons la volonté d’y investir davantage, nous n’en retirerons pas grand-chose. Nous devons nous lever, sortir, et nous mettre à genoux.

Au cours de la première année de mon ministère, il y a plus de trente ans, Dieu m’a dit : « Sois vigilant et affermis le reste qui est sur le point de mourir » (Apo. 3.2). Cela devint un ordre pour moi. Je dus le vivre ; mais auparavant il fallait que je me réveille. Mais lorsque je me suis réveillé, j’ai commencé à voir des choses que les dormeurs ne voient jamais. Dieu commença à me révéler des choses, tôt le matin. La pensée est alors claire, le cœur est vide, et l’esprit est réceptif à la voix de Dieu. Comme il est important de commencer notre journée avec Dieu !

Prier la nuit

Prier exige des sacrifices. C’est bien plus facile de dormir, en particulier quand on se sent fatigué. Lorsque je lis la vie de Jésus, je suis convaincu qu’Il devait être très souvent fatigué : la puissance qui sortait de Lui, les heures qu’il passait à enseigner les disciples, toutes ces marches à travers le pays, les milliers de personnes auprès desquelles Il exerçait son ministère, à qui Il parlait, pour lesquelles Il priait, qu’Il devait nourrir et toucher. Mais il ne négligea jamais Sa santé spirituelle.

Tard dans la soirée, après avoir exercé Son ministère durant toute une journée, alors que les autres étaient si fatigués que « chacun s’en alla dans sa maison… Jésus se rendit au Mont des Oliviers » (Jn. 8.1). Une autre fois Luc rapporta, que la nuit, alors que les autres étaient ensommeillés, Jésus alla au Mont des Oliviers pour prier « selon Sa coutume » (Luc 22.39).

Comment pouvait-il le faire ? Où trouvait-il la force ? C’est peut-être une mauvaise question. Nous pensons à la force et à la vigueur nécessaires pour prier, mais c’est peut-être l’inverse : c’était justement dans la prière qu’Il recevait la puissance pour tous les autres ministères. Jésus nous a démontré que même le Fils de Dieu ne pouvait pas exercer Son ministère comme le voulait Dieu, à moins qu’il ne prenne le temps d’être seul avec Son Père céleste.

Prier seul

Seul. Cela veut dire lorsque personne n’est là. Seul c’est le moment où notre caractère se révèle. Lorsque nous sommes sous les projecteurs ou sur le podium ou devant le poste de télévision, n’importe qui — même moi — peut devenir un acteur spirituel. Mais quand je suis seul dans l’obscurité, Dieu seul me voit. C’est là que je deviens un homme de Dieu.

Seul avec Dieu, c’est le moment où j’entrevois Sa vision pour le monde. Si je ne me réveille pas, ne me lève pas, et ne me mets pas à genoux, je ne verrais jamais ce que les autres ne voient pas. Dieu veut que nous soyons, selon Son point de vue, des visionnaires avertis sur les besoins du monde. Cela demande des efforts, mais plus nous consacrons du temps pour être seuls avec le Seigneur, plus cela nous sera bénéfique.

Nous voulons tous nous blottir les uns contre les autres. Nous pensons que nous avons tout le temps besoin de partage, et nous ne restons jamais seuls. Mais nous pouvons manquer, ainsi, ce que Dieu a de meilleur pour notre vie, parce que nous ne suivons pas réellement Jésus ; nous demeurons proches d’autres personnes uniquement. Arrangeons-nous pour prier davantage en secret, dans un lieu désert, et le résultat sera visible, tangible, plein de puissance.

Le fondement du caractère

Après que Jésus se soit levé tôt et soit sorti pour prier, l’Evangile de Marc dit : « Simon et ceux qui étaient avec lui s’empressèrent de le rechercher, et quand ils l’eurent trouvé, ils lui dirent : Tous te cherchent » (Mc. 1.36-37). Quelqu’un vous a-t-il recherché un jour ? Ont-ils entrepris un voyage pour venir vous voir à cause de votre caractère ?

Vous ne devenez pas un ancien, ou un dirigeant dans l’église, parce que quelqu’un vous a tout simplement nommé à ce poste. Vous êtes un ancien parce que les gens viennent vers vous avec leurs problèmes. Votre ministère personnel se développant, vous pouvez être nommé officiellement — c’est ainsi que ça se passe normalement. La nomination ne fait pas de vous un ancien. Votre vie personnelle, votre caractère, l’utilisation que vous faites de vos dons spirituels font de vous un ancien, un conseiller, un frère ou une sœur plus âgée pour les autres, qui ont besoin de l’amour de Dieu.

La résurrection de Lazare (cf. Jn. 11) révéla la puissance extraordinaire que Jésus avait. Dans le chapitre suivant, une grande foule vint pour voir Lazare, et les Ecritures disent : « Les principaux sacrificateurs délibérèrent afin de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de juifs s’éloignaient à cause de lui et croyaient en Jésus » (Jn. 12.10-11). Si Dieu accomplit une grande œuvre en nous, beaucoup d’autres gens croiront. Cela, c’est la puissance qui se manifeste par un caractère transformé. La puissance spirituelle est une chose très personnelle qui vient lorsqu’on suit Jésus de très près.

Motivé par une mission

Lorsque les disciples arrivèrent, cherchant Jésus, « Il leur répondit : ‘Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que j’y prêche aussi ; car c’est pour cela que je suis sorti’. Et il s’en alla par toute la Galilée, prêchant dans les synagogues et chassant les démons » (Mc. 1.38-39). Lorsque Jésus sortait, c’était toujours avec une mission. Il savait ce qu’Il faisait. Quelle différence cela fait quand nous savons que nous avons été envoyés pour un objectif précis !

Jésus allait dans les synagogues à travers toute la Galilée, prêchant et chassant les démons. La prédication est logiquement une forme d’évangélisation agressive. Nous ne devrions pas attendre que les gens viennent pour commencer à prêcher.

Aujourd’hui nous construisons en général de grandes églises, et espérons que des gens viendront vers nous. Mais ce n’est pas ce que le Nouveau Testament nous démontre.

Jésus se rendait sur les lieux où les gens étaient réunis. Un pêcheur doit aller, avec son filet, à l’endroit où se trouvent les poissons. Ne mettez pas un magnifique filet sur la plage, et n’attendez pas, tout en chantant des chansons, que les poissons sautent hors de l’eau et tombent dans le filet. Nous devons aller vers eux.

Emu de compassion

Alors que Jésus passait au milieu de la foule, « … un lépreux vint à lui et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant : ‘Si tu le veux, tu peux me rendre pur’ » (Mc. 1.40-41). Savez-vous ce qu’est la compassion ? La compassion c’est l’amour qui ressent la souffrance d’un autre. Notre amour doit prendre une autre dimension ; nous devons aimer ; nous devons aimer ceux qui souffrent. Parmi tous les gens qui se pressaient pour Le voir, Jésus vit le lépreux et ceux qui étaient possédés par des démons. Il voit toutes les personnes malades, les opprimés, les nécessiteux ou ceux qui ont peur.

Qu’est-ce qui poussa Jésus à s’avancer vers le lépreux ? Qu’est-ce qui L’a fait chasser les démons ? C’était l’amour de Dieu vivant en Lui. Il est dit de Jésus que « en Lui, habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Col. 2.9). La nature de Jésus toute entière était tellement remplie de la présence de Dieu, qu’il ne pouvait simplement pas tolérer le mal et la souffrance. Mais il n’y a rien de ce que Jésus avait que nous ne puissions avoir. Nous aussi, nous pouvons avoir la plénitude du Saint-Esprit. Nous pouvons avoir l’amour de Dieu qui se répand, nous permettant d’aller au-delà de nos propres limitations.

Guidé par la justice

Le caractère de Jésus est aussi décrit par Paul qui cite le psalmiste : « (Le Fils) Tu as aimé la justice et tu as haï l’iniquité » (Hé. 1.9). Jésus a haï non seulement le péché mais les conséquences du péché. Nous ne pouvons pas toujours analyser et diagnostiquer le péché, mais nous pouvons toujours voir ce qui en résulte : des enfants déchirés par le divorce des parents ; des dirigeants chrétiens se montrant du doigt mutuellement et se déchirant les uns les autres ; la vie des gens ruinée par les drogues ou par l’alcool, la pollution de l’air ; des animaux au bord de l’extinction ; des groupes entiers de gens reniant les droits fondamentaux ; les nations empoisonnées par la guerre ; l’Eglise persécutée dans le monde entier.

Mais la justice ne fait pas que constater ; elle agit. Les démons à l’œuvre ? Jésus vint avec la délivrance. La maladie ? Il vint avec la guérison. Le péché ? Il apporta l’Evangile. La mort ? Il apporta la vie. La rébellion ? Il apporta la réconciliation. L’injustice et l’anarchie ? Il vint avec les principes de Dieu. Ce sont des solutions que nous avons à offrir au monde aujourd’hui.

En tant que chrétiens, nous devons spécialement nous préoccuper de l’Eglise souffrante ; nous ne pouvons pas attendre des gouvernements terrestres qu’ils assurent une réelle protection. Souvenez-vous : la bataille est spirituelle. Les gouvernements ne peuvent apporter de réelles solutions. C’est pour cela que nous sommes équipés pour le faire.

Nous ne devons jamais permettre au mal de continuer à abolir les droits fondamentaux des peuples. Chacun a le droit d’entendre qui est Jésus, le droit d’adorer Dieu, le droit de posséder sa propre Bible, de prêcher la Bible, et de vivre selon la Bible.

Les résultats de l’action

Dans Marc 1 nous découvrons que la préparation et le caractère de Jésus ont eu pour résultat la guérison du lépreux : « Aussitôt la lèpre le quitta et il fut purifié » (Mc. 1.42). La transformation fut totale.

Les gens seront changés

Afin de devenir de véritables héros de la foi, nous devons nous demander si nous sommes réellement convaincus que les personnes peuvent être changées par Jésus. Chaque rencontre avec Jésus a provoqué un changement dans les gens : les faibles devinrent forts ; les malades furent guéris ; les découragés reçurent du courage ; les captifs reçurent la liberté ; les brisés furent reconstruits. Mais sommes-nous réellement convaincus que c’est vrai ? Avons-nous des sentiments évangéliques dépourvus de fausse honte ? Si ce n’est pas le cas, nous ne pouvons être des héros de la foi.

Le monde recevra ce dont il a besoin

La liberté est un idéal fondamental de la Bible, et la liberté d’adorer le Seigneur est un droit spécial donné par Dieu. Toutefois, je ne pense pas que la Bible indique une nette préférence pour n’importe quel système politique ou économique particulier. Par conséquent, je ne pense pas que le but primordial du chrétien soit de travailler pour ou contre un système politique ou économique terrestre — capitaliste, communiste, colonial, monarchique. Ce n’est pas ce dont le monde a réellement besoin.

En fait, si l’Eglise en Chine ou en Russie se développe davantage sous la persécution, ce dont elle n’a jamais été capable lorsque les missionnaires pouvaient œuvrer en toute liberté, alors pourquoi résisterais-je à ce système particulier ? Notre devoir c’est d’être pour l’avancement du Royaume de Dieu, mais pas contre cette forme-ci ou cette forme-là de gouvernement mondial. Si je suis pour Jésus et Sa justice, alors il y aura visiblement des conflits avec le mal. Je résisterai à chaque principe d’injustice et je passerai toutes les frontières pour partager l’Evangile. Mais c’est différent que de me faire l’avocat d’une forme de gouvernement et de m’opposer à une autre. Les conflits sont provoqués par l’Evangile, mais pas par un programme politique.

Certaines personnes disent qu’on ne peut prêcher l’Evangile dans un certain pays, et qu’on ne peut parler de Jésus dans un autre. C’est un non-sens. Vous pourriez être arrêté comme Pierre, Paul et Jésus le furent, mais vous pouvez toujours le faire si vous le voulez. Ils ne se laissèrent pas arrêter par de telles menaces, et de nombreux croyants, qui ont enduré la persécution à travers les siècles, non plus.

L’Evangile sera enseigné

Récemment notre correspondant de Portes Ouvertes, Ron MacMillan, rapporta que le gouvernement chinois serait en train de renforcer son contrôle sur l’Eglise (« La revue des chrétiens en Chine centrale — De nouveaux interdits restreignant les activités de l’Église », Le Service d’Information de Portes Ouvertes — 10 août 1987, pp. 8-9). A titre d’exemple, les autorités de la Sécurité Publique ont récemment intercepté une lettre écrite par un évangéliste connu à deux nouveaux convertis dans le centre de la Chine. La lettre contenait des conseils utiles aux nouveaux chrétiens incluant une citation de la Bible, qui disait : « Le Seigneur est juste, miséricordieux et plein d’amour. »

Les convertis furent pris et interrogés durant huit heures, puis ils reçurent une liste de cinq interdits qui limitaient leur activité religieuse. La liste leur interdisait de (1) Témoigner à qui que ce soit de Jésus-Christ — un droit réservé seulement aux pasteurs enregistrés au « Three-Self » Mouvement Patriotique. (2) Baptiser n’importe qui — à moins d’obtenir la permission du « Three-Self » pasteur de la région. (3) Prendre part à une réunion d’église de maison. (4) Ecouter n’importe quelle émission radiophonique chrétienne. (5) Accepter n’importe quelle Bible importée ou de la littérature chrétienne. Les officiers furent particulièrement intraitables dans leurs avertissements, insistant sur le fait que ces interdits n’étaient pas seulement des lignes directrices, mais des « lois du pays à appliquer rigoureusement ».

Seulement quelques mois auparavant, un groupe de six membres de la « Famille de Jésus », la plus vaste communauté chrétienne des provinces du nord de la Chine, furent arrêtés, attachés, suspendus à des branches, et battus brutalement par des gardes qui tentaient de les faire abandonner leur communauté locale (Ron MacMillan, « Les dirigeants de ‘La Famille de Jésus’ arrêtés en représailles contre les pentecôtistes de Chine », Service d’Information de Portes Ouvertes, 8 juillet 1987, p. 3)

Et cependant, en dépit de la persécution, l’Eglise en Chine s’est développée à une cadence remarquable. Lorsque la Chine devint communiste en 1949, il y avait environ 700 000 croyants protestants, après 100 ans d’effort missionnaire. À présent les observateurs estiment que le nombre de croyants dépasse les 50 millions.

Ce qui arriva après que Jésus eut guéri le lépreux, démontre justement comment l’Evangile ne peut être arrêté dans sa propagation. Et même lorsque Jésus voulut le garder dans le silence temporairement, Il ne put le faire.

« Jésus le renvoya aussitôt avec de sévères recommandations, et lui dit : ‘Garde-toi de rien dire à personne, mais va te montrer au sacrificateur, et présente pour ta purification ce que Moïse a prescrit, afin que cela leur serve de témoignage.’ Mais cet homme, une fois parti, se mit à publier hautement la nouvelle et à la colporter, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville. Il se tenait dehors, dans les lieux déserts, et on venait à lui de toutes parts. (Mc. 1.43-45)

Ceux qui vivent véritablement une vie en Christ sont sans aucun doute des personnes les plus attirantes du monde. Celui que nous imitons attire les personnes de tous âges, de tous milieux sociaux. Jésus passa du temps avec les enfants et avec les adultes. Il est LE Héros de la foi.

Lorsque Jésus retourna vers Son Père, Il confia à Ses Disciples — aussi bien présents que futurs — la mission de proclamer le salut qu’Il avait accompli sur la croix, et de continuer l’œuvre qu’Il avait commencée, par la puissance du Saint-Esprit. Lorsque nous décidons que nous allons Le suivre exclusivement, marcher comme Il a marché, aimer comme Il a aimé, et faire ce qu’Il a fait, alors les choses qui sont arrivées dans Sa vie, arriveront aussi dans nos vies, chaque jour, à chaque heure, à chaque minute.

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