Qui n’a pas été, un jour ou l’autre, frappé de stupeur par la mort soudaine d’un homme de bien, d’une personne dévouée, d’un missionnaire consacré, d’une mère pieuse ? Qui n’a pas, intérieurement, poussé ce cri, tandis que de chaudes larmes coulaient le long des joues : « Pourquoi, ô Dieu, pourquoi ? »
Permettez-moi de vous dire que la mort du juste n’est jamais un accident ni le fait du hasard. Pourriez-vous concevoir que Dieu, qui veille avec soin afin qu’aucun moineau ne tombe sans sa permission, ce Dieu qui connaît le nombre de nos cheveux, puisse soudain se désintéresser de ses enfants à l’heure où le péril les assaille ? La mort qui frappe Ses enfants n’est jamais le résultat d’un accident aveugle, d’un drame inattendu ou d’une catastrophe qui échappe à l’attention de Dieu.
L’apôtre Paul qui a mené une vie constamment exposée à la mort, a exprimé maintes fois sa certitude triomphante d’une vie au-delà du temps et de l’espace. Il savait que ni les difficultés rencontrées, ni les persécutions, ni l’injustice, ni les souffrances, ni les projets contrariés, ni les rêves brisés, rien ne survenait à l’insu de Dieu.
Il ne s’est jamais rebiffé contre la volonté de Dieu. Il n’a pas reproché à Dieu ses décisions. Il savait sans l’ombre d’un doute que sa vie était façonnée à l’image et à la ressemblance de son Rédempteur et, malgré tous les désagréments rencontrés au cours de sa vie terrestre, l’apôtre n’a jamais faibli dans sa résolution de suivre le chemin tracé.
Quand les choses ne se déroulaient pas selon son plan, quand, autour de lui, ses compagnons murmuraient ou se révoltaient, l’apôtre pouvait affirmer : « Nous savons, du reste, que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Romains 8.28).
Lorsque son corps fatigué et meurtri commença à faiblir sous le poids des souffrances endurées, il s’écria dans des accents triomphants : « Nous savons que si notre demeure terrestre, qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons dans les cieux un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite par la main des hommes » (2 Corinthiens 5.1).
Il a été considéré comme fou pour avoir affirmé que les hommes pouvaient devenir les héritiers d’une gloire éternelle, par le moyen de la foi. Ce mépris ne l’a pas empêché de crier son assurance : « Car je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour-là » (2 Timothée 1.12).
Chacune de ces affirmations triomphantes souligne une vérité fondamentale et impérissable : la mort du juste est différente de celle de l’injuste.
Bien que le chrétien ne soit pas épargné par la mort et qu’il n’ait aucun droit à vivre éternellement sur cette terre, sa mort constitue davantage une alliée qu’une ennemie, un commencement plutôt qu’une fin, l’ultime marche d’accès au paradis céleste plutôt qu’un saut dans l’inconnu ténébreux.
Pour beaucoup de nos contemporains, les conclusions de la Science matérialiste ont été comme un acide corrosif qui a détruit la foi en une vie éternelle. Mais permettez-moi de vous dire que la célèbre formule du grand savant Einstein E = MC2 ne constitue nullement une monnaie d’échange satisfaisante à l’équation : Foi + Consécration = Espérance.
Paul avait foi en Christ ; il lui avait consacré son être entier. C’est pourquoi il savait avec certitude que Christ avait le pouvoir de le garder même lors du passage par la mort. Une foi solide est le résultat d’une consécration inconditionnelle à Jésus-Christ.
L’un des bienfaits du christianisme authentique est de faire naître un espoir merveilleux dans le cœur de ceux qui ont la foi : derrière la tombe froide se profile déjà la gloire de Dieu. Si les premières pages de la Bible s’ouvrent sur une tragédie, celle de la mort, ses dernières révèlent le triomphe définitif de la vie glorieuse et éternelle.
Le livre de la Genèse nous présente le sombre tableau des dégâts du péché et de la mort. L’Apocalypse, le dernier livre, dévoile la victoire finale et définitive sur le péché et sur la mort. « Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur, dès à présent ! Oui, dit l’Eternel, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent » (Apocalypse 14.13).
Le juste ne doit ni craindre ni fuir la mort, car elle est le seuil d’ombre qui précède l’entrée dans le palais éblouissant de Dieu. Il n’est pas étonnant que Balaam ait pu s’écrier : « Que je meure de la mort de ceux qui sont droits, et que ma fin soit semblable à la leur » (Nombres 23.10).
Nous allons souligner quelques différences caractéristiques affirmées par la Bible au sujet de la mort du croyant, comparée à celle de celui qui aura refusé ou simplement négligé de croire en Jésus-Christ.
Devant la mort, l’attitude du croyant est radicalement différente de celle du pécheur non pardonné. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec de nombreux médecins et infirmières qui ont assisté les mourants dans leurs derniers instants ; ils m’ont affirmé qu’entre la mort d’un chrétien et celle d’un non-chrétien, il y avait une différence aussi importante qu’entre le ciel et l’enfer.
En premier lieu la Bible présente la mort du chrétien comme un couronnement. L’image suggérée ici est celle d’un prince de sang royal qui, après avoir combattu dans un pays étranger, revient dans sa terre natale pour y être couronné et honoré en raison de ses actes de bravoure.
La Bible nous décrit comme « pèlerins et voyageurs » ici-bas. Cette terre n’est pas notre patrie définitive ; notre cité véritable est dans les cieux. A celui qui se sera montré fidèle, Christ donnera la couronne de vie. Paul déclare : « Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son apparition » (2 Timothée 4.8).
Sur son lit de mort, le grand évangéliste D.L. Moody leva les yeux en direction du ciel et dit : « La terre s’éloigne, le ciel s’ouvre, voici arrivé le jour de mon couronnement ». Assurément, pour le chrétien, la mort est le couronnement, la fin de toutes les luttes, le commencement de la gloire dans les cieux, le triomphe.
En second lieu la Bible décrit la mort du chrétien comme un repos de ses peines. Il est écrit : « Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur… car ils se reposent de leurs œuvres ». C’est comme si le Maître de la moisson disait au laboureur fatigué : « Tu as accompli fidèlement ton ouvrage ; viens et assieds-toi à l’ombre de mon palais ; repose-toi de tes peines ; entre maintenant dans la joie de ton Seigneur ! »
Certains serviteurs de Dieu ont accompli davantage en quelques années que bien des hommes au cours d’une longue existence. La Bible affirme « qu’il reste un repos de sabbat pour le peuple de Dieu » (Hébreux 4.9). Mais ce repos ne peut commencer que lorsque l’ange de la mort prend par la main les membres de ce peuple pour les introduire dans la glorieuse présence de Dieu.
C’est pourquoi l’apôtre Paul peut encore déclarer : « Nous sommes pleins de courage et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur » (2 Corinthiens 5.8).
En troisième lieu, L’Ecriture identifie la mort à un départ. Au moment de s’engager dans la vallée de l’ombre de la mort, Paul ne tremblait pas d’effroi. Au contraire, c’est avec des accents de triomphe qu’il envisageait sa mort : « Le moment de mon départ approche » (2 Timothée 4.6).
Le mot traduit par « départ » signifie littéralement « lever l’ancre et mettre les voiles ». Tout ce qui précède la mort n’est, en somme, qu’une longue préparation à ce voyage. C’est pourquoi la mort constitue le point de départ et non la fin en soi. Elle est une étape solennelle et décisive dans notre voyage vers Dieu.
Il m’est arrivé souvent de dire « au revoir » à ma femme lors de mes voyages en Europe ou vers d’autres contrées. Si la séparation amène toujours une certaine tristesse, la perspective du revoir fait naître un immense espoir. Pendant le temps de séparation le cœur de ma femme et le mien sont unis par l’amour qui brûle en eux.
Telle est donc l’espérance qui anime le cœur du croyant tandis qu’il se trouve au bord de la tombe d’un être cher que le Seigneur vient de lui ravir. Dans la certitude que le Seigneur a le pouvoir de le garder jusqu’au Jour final, il lui dit « au revoir » en attendant que ce Jour se lève et que les ombres s’évanouissent.
En quatrième lieu la Bible présente la mort comme une transition. Paul a écrit ces paroles merveilleuses : « Nous savons, en effet, que si notre demeure terrestre, qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons dans les cieux un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite par la main des hommes » (2 Corinthiens 5.1).
Au moment de sa mort, le chrétien échange sa « tente » présente contre une demeure solide. Ici-bas, notre vie de pèlerins se déroule dans une tente fragile, exposée aux dangers ; nous sommes sujets à la souffrance et à différents maux. A notre mort, nous abandonnons cette enveloppe usée pour une demeure céleste, non faite par des mains humaines. C’est à sa mort que le voyageur chrétien reçoit le titre de propriété qui lui donne accès à une demeure éternelle qui ne sera jamais détruite.
La mort est encore comparée à un exode. Nous parlons de « décès » comme si ce mot traduisait la fin de tout ; or, étymologiquement, il signifie « sortie », « exode ». Il évoque le récit bien connu des enfants d’Israël quittant le pays d’Egypte où ils avaient été esclaves pendant de nombreuses années.
Ainsi, pour le chrétien, la mort représente aussi la libération de toute limitation, de tous les périls et de tous les asservissements de cette vie présente. Victor Hugo a dit un jour : « Quand je descendrai dans la tombe, je pourrai dire comme beaucoup que j’ai achevé mon travail quotidien, mais je ne pourrai pas dire que j’ai achevé ma vie. Une nouvelle tâche m’attend au jour suivant. La tombe n’est pas une impasse, mais une grande voie de communication. Elle est le crépuscule d’une vie et l’aube d’une autre ».
Pourriez-vous concevoir que Dieu qui a pourvu à tout ce qui est nécessaire pour cette vie, n’ait rien prévu pour la vie qui suit ? Gardez présent à l’esprit ceci : l’espoir d’une vie éternelle repose uniquement sur votre foi en Jésus-Christ ! Voilà un point très important à ne pas négliger.
Avant de dire à ses disciples qu’il y avait plusieurs demeures dans la maison du Père, avant de leur parler du ciel, Jésus leur a dit : « Vous croyez en Dieu ; croyez aussi en moi ». Ensuite seulement il leur a révélé : « Je vais vous préparer une place » (Jean 14.1-2).
La vie éternelle ne s’obtient que par Jésus-Christ ; elle est en lui. Pour reprendre l’exacte formulation de cet espoir béni : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie » (Jean 3.36).
Quand un chrétien meurt, il va immédiatement dans la présence de Christ. Il va au ciel pour passer l’éternité avec Dieu. Par contre, celui qui n’a pas demandé le pardon de Dieu, passera l’éternité dans un état de séparation d’avec Dieu, dans un endroit que Jésus nomme l’enfer.
Je me demande où vous passerez l’éternité. Avez-vous confié votre vie à Jésus-Christ ? Etes-vous né de nouveau ? Avez-vous été transformé par la puissance de régénération de l’Esprit de Dieu ?
Si vous pensez sincèrement : « J’aimerais aller au ciel à ma mort – j’aimerais avoir dans mon cœur cette espérance qu’au moment de ma mort j’irai dans la présence de Christ. Je ne veux pas être perdu – je ne veux pas aller en enfer – je ne veux pas devoir affronter le jugement de Dieu », alors lisez Romains 8.1 : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ Jésus ».
Voilà donc une affirmation catégorique : il n’y a ni jugement ni enfer pour ceux qui sont en Christ. Pour cela il vous faut renoncer à vos péchés, confesser vos péchés, vous détourner de vos péchés et recevoir, dès maintenant, Christ comme votre Sauveur.
A l’instant même, vous pouvez incliner votre tête et prier ainsi : « O Dieu, aie pitié de moi qui suis un pécheur ! » (cf. Luc 18.13). Il écoutera une telle prière jaillie du fond d’un cœur. Et l’Esprit de Dieu entrera dans votre cœur.
Vous deviendrez aussitôt un héritier de la vie éternelle. Dès aujourd’hui, vous pourrez nourrir l’espoir du ciel, de sorte que si vous deviez mourir cette nuit, vous seriez prêt à rencontrer Dieu. Sans l’ombre d’un doute, vous iriez dans Sa présence.
Que vous soyez un homme âgé ou une femme parvenue à la fin de la vie, à la porte de la mort, sans jamais avoir fait la paix avec Dieu, il n’est pas encore trop tard. Au brigand qui n’avait plus que quelques instants à vivre et qui avait demandé à Jésus de se souvenir de lui, le Seigneur a répondu : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis » (Luc 23.42-43).
Vous, de même, à l’instant, vous pouvez recevoir le Sauveur et posséder l’espoir du ciel dans votre cœur.