Évolution ou création

Conclusion de la section « géologie »

Avant de nous livrer à l’étude des témoignages paléontologiques, arrêtons-nous un instant pour faire le point. La géologie nous permet-elle de trancher définitivement en faveur de la thèse évolutionniste-actualiste ? Nullement. Nous avons relevé en effet de nombreuses contradictions internes dans la thèse actualiste ainsi que quelques éléments faisant plutôt penser au catastrophisme (chapitres 2, 5 et 7).

Bien plus, la formation des roches, mêmes les plus compactes, peut avoir eu lieu en un temps bien plus bref qu’on ne le croyait autrefois. Si certaines conditions de température et de pression sont remplies — et elles le sont à la profondeur même où ces roches se sont probablement formées — la cristallisation peut s’être effectuée dans certains cas en l’espace de quelques semaines, voire de quelques heures (chapitre 4). Point n’est besoin d’invoquer pour cela des millions d’années de dépôt et de transformation lente des sédiments en roches. Autre élément digne d’être retenu : le rôle de l’eau dans la consolidation des roches et leur cémentation. Nous y reviendrons.

La formation des roches combustibles (houille-pétrole) conduit à des conclusions du même genre. Les études récentes montrent que l’hypothèse catastrophique trouve là d’assez solides arguments (position et nature des troncs d’arbres, présence de bactéries, empreintes, conservation délicate, formation récente, etc.). Il y a là un champ de recherches largement ouvert aux idées nouvelles. ou au retour d’idées anciennes, ce qui revient souvent au même.

L’examen de la théorie de Wegener nous a d’ailleurs rendus circonspects : une théorie géologique peut passer par des alternances de succès et d’oubli, puis ressusciter… malgré l’opposition des idées en place. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour le catastrophisme ? De nombreux arguments conduisent à le penser. D’autant plus que la stratigraphie, fondement de la thèse évolutionniste, laisse apparaître de profondes lacunes, quelques cercles vicieux de raisonnement et de nombreux a priori : Ainsi il n’est pas sûr que l’identité des roches s’explique par des âges identiques — les évolutionnistes en conviennent eux-mêmes —, tout, en définitive, reposant sur les similitudes des fossiles. Leur identité peut tout aussi bien être imputable à une origine identique qu’à une époque identique. Par ailleurs, le classement des roches dans l’échelle stratigraphique repose, en dernière analyse, sur le classement des fossiles. Or, celui-ci est établi d’après le schéma global de l’évolution. Il y a là un dangereux cercle vicieux sur lequel nous reviendrons plus loin dans les chapitres consacrés à la paléontologie.

La conclusion qui s’impose, au point où nous sommes parvenus, c’est que les deux thèses, catastrophisme et évolutionnisme, peuvent être renvoyées dos à dos sur le vu des faits géologiques.

Quant à la paléontologie, elle apparaît comme la pierre angulaire de l’édifice évolutionniste. Tout le monde en convient. Est-elle solide ?

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