Noëlle D.
(Seine-Saint-Denis)
Adolescente, j’entendais souvent ma grand-mère me parler du Dieu créateur et Maître de toutes choses. Elle m’amenait parfois au culte de son Eglise.
Vers l’âge de 18 ans, ma curiosité pour les choses spirituelles augmenta. Je demandai alors à mon pasteur de m’en apprendre un peu plus sur Jésus, sur le péché et sur ce qu’il y a après la mort.
Chaque semaine, je me rendais chez lui. Par la lecture de la Bible, j’appris que Jésus était mort pour les hommes pécheurs, que Dieu était prêt à pardonner tous ceux qui reconnaissent leurs fautes. Cet enseignement me plut et m’apporta une certaine satisfaction mais, au fond de moi-même, je pensais que c’était bon pour les autres, moi je n’avais pas de péchés !
Mes contacts avec l’Eglise locale se firent ensuite plus fréquents et je me mis à suivre régulièrement les activités de son groupe de jeunes. Début 1955 on nous annonça, pour le mois de juin, de grandes réunions au « Vél d’Hiv » à Paris avec un certain Billy Graham, célèbre évangéliste venu d’Amérique ! Je m’y rendis avec une tante. Très attentive à ce que cet homme de Dieu disait, je compris soudainement que le pardon de Dieu était aussi pour moi. Je reconnus que moi aussi j’étais une pécheresse et désirai vivement commencer une vie nouvelle. Mais voilà ! Est-ce que Dieu voudrait bien me pardonner ? N’avais-je pas trop tardé ?
Lorsque Billy Graham invita ceux qui voulaient donner leur vie à Dieu à quitter leur place et à s’avancer vers l’estrade, je me suis levée et, en pleurs, j’y suis allée. Dieu, par les paroles de son serviteur, m’avait donné la certitude d’être pardonnée parce qu’il m’aimait. Ce jour-là, je lui ai donné ma vie.
Jamais je n’ai eu à le regretter. Durant ces 40 années, j’ai connu de grandes joies, éprouvé bien des souffrances et des déceptions, mais Jésus ne m’a jamais abandonnée. Il m’a donné un mari qui, comme moi, avait reçu à la naissance une étiquette : « Protestant ! » Peu après notre mariage – il y a 38 ans déjà ! – il a lui aussi accepté Jésus comme Maître de sa vie. Ainsi, ensemble, nous avons cheminé avec Jésus en essayant de le servir avec joie et de faire connaître que le salut est en lui seul.