Accordons-nous une nouvelle halte : que nous ont révélé les témoignages paléontologiques quant à la valeur de la thèse évolutionniste ? Nous avons souligné que la thèse tout entière repose sur la paléontologie. Non sans pétition de principe d’ailleurs, puisque l’identification des couches repose sur celle des fossiles, et la classification de ceux-ci sur leur place respective dans l’arbre généalogique évolutionniste ! Cercle vicieux fondamental. Ce n’est pas le seul. Mais qu’en est-il des faits ? Nous avons relevé l’échec du transformisme sur tous les points fondamentaux sur lesquels s’est édifiée la théorie :
Il semble donc que la thèse évolutionniste soit, en définitive, fondée davantage sur elle-même que sur les faits paléontologiques qui ont été sélectionnés, classés et interprétés d’après l’idée évolutionniste elle-même. Ce vice de raisonnement a même été constaté par d’éminents savants transformistes.
De plus, certains faits rendent difficile l’interprétation transformiste. Ainsi la présence de spores de plantes terrestres dans des terrains « d’âge » cambrien, c’est-à-dire à une « époque » où — selon le transformisme — il n’y avait pas encore de vie terrestre, animale ou végétale. L’existence de « fossiles » vivants, et même parfois d’êtres qui présentent des caractères « intermédiaires », mais vivants parallèlement aux groupes qu’ils sont censés relier (voire après eux), constitue une énigme : où réside, alors, le caractère transitoire que le transformisme doit cependant invoquer pour expliquer l’absence des chaînons intermédiaires fossiles ?
Tout cela ne conduit-il pas à revoir sérieusement l’idée même d’évolution progressive ? D’ailleurs, les seuls facteurs évolutifs connus par la biologie — les mutations — ne sont-ils pas régressifs ? Peut-on accepter l’idée d’une évolution progressive se développant à partir… de régressions continues et répétées ? Non, cela n’est pas sérieux !
On se prend à douter. Et si le monument tout entier était à raser ? Il est tellement lézardé qu’il serait peut-être prudent de le quitter et de tenter une autre explication. Le catastrophisme est la seule hypothèse qui reste. Nous l’examinerons plus loin après avoir envisagé l’aspect biologique du problème.