Annie K.
(Yvelines)
Née dans une famille catholique pratiquante, j’ai rejeté très consciemment Dieu et toute forme de religion vers l’âge de 15 ans. Cependant, je devais toujours, en présence de mes parents, me rendre à la messe chaque dimanche et ce, jusqu’à 20 ans.
Vers 18 ans, je suis allée garder des enfants dans une famille catholique très chaleureuse où la maman parlait souvent de la Bible. Devant ce témoignage d’amour vécu, je décidai d’acheter une Bible et d’en faire la lecture. À cette époque, j’étais élève éducatrice spécialisée et pendant 3 années j’ai lu très régulièrement les Saintes Écritures mais de façon décousue. J’ai cependant peu à peu été convaincue que Dieu existait. En fait, il était à l’œuvre dans mon cœur et pendant cette période j’ai pris conscience très profondément de mon état de « pécheresse » au point de frôler la dépression car je n’arrivais pas à avoir la victoire sur le péché et je ne comprenais absolument pas l’effet que le sacrifice de Jésus pouvait avoir dans ma vie. J’essayais simplement de suivre un modèle. Un ami protestant essayait de me lire et de m’expliquer des passages de la Bible. Je comprenais certes mais seulement avec « ma tête ». Puis, cet ami fut gravement blessé dans un accident. Cela se passait quelques mois avant la campagne d’évangélisation de B. Graham en 1970, retransmise à Paris.
Cet ami, désirant participer à cette campagne comme conseiller mais ne pouvant se déplacer, m’a demandé de suivre la préparation à sa place afin de prendre en notes les cours. J’ai accepté et suis allée fidèlement à toutes les réunions, malgré les deux heures de trajet le soir. À la fin de cette série, une feuille a été remise à chacun des participants pour signer son engagement en tant que conseiller, si bien sûr, il le désirait.
Comprenant « intellectuellement » ce dont il s’agissait, je me suis inscrite : j’étais devenue « conseillère à la campagne de B. Graham » sans, en fait, être née de nouveau. Mais l’amour et l’humour du Seigneur sont merveilleux, car le premier soir de la campagne, touchée dès mon entrée dans le Palais des Sports par toute la foule qui chantait « J’ai l’assurance de mon salut », j’ai préféré m’asseoir dans la salle et écouter plutôt que d’aller chercher mon badge de conseillère. Et c’est ce soir‑là que j’ai compris pour la première fois que Jésus avait payé le prix de mon péché sur la croix et que lui seul pouvait m’en libérer et me transformer. Aussi ai-je pris ce soir-là la décision de l’accepter comme Sauveur et Seigneur de ma vie. Peu à peu, dans les mois qui ont suivi, j’ai découvert toutes les promesses qui se rattachaient à cette décision : mon salut, la vie éternelle, le fait que nul ne pourra me ravir de la main de mon Dieu… Inutile d’ajouter que je n’ai pas été conseillère, à ce moment-là tout au moins !
Cela fera bientôt 25 ans que je suis devenue chrétienne. Si parfois j’ai été infidèle, Dieu, lui, est resté fidèle. Je sais qu’il m’aime et je l’aime aussi ; mon désir est de continuer à le servir le mieux possible pour sa gloire.
Dans sa bonté le Seigneur m’a donné un mari et nous avons quatre enfants qui aiment le Seigneur.