Bernadette H.
(Haut‑Rhin)
C’était à Londres, un certain 3 septembre 1973… Après avoir éperdument cherché, j’ai trouvé et après avoir frappé, la porte me fut ouverte !
Quatrième d’une famille de cinq enfants, fille d’un père catholique non pratiquant et d’une mère juive devenue de force catholique pendant les persécutions antisémites, j’ai reçu un enseignement religieux catholique. L’existence de Dieu fut une certitude dès mon enfance. À la mort de mon père, la compassion des deux prêtres de ma paroisse m’impressionna. Après la fin de mon catéchisme, rien n’étant organisé pour la jeunesse, je n’assistais à la messe qu’aux grandes fêtes. Pourtant, mon cœur d’adolescente bouillonnait de questions concernant Dieu, la justice et mon identité.
À 14 ans, j’ai commencé à lire entièrement la Bible que mon oncle m’avait offerte sous forme de revue mensuelle. Cette lecture fortifia beaucoup ma foi et aiguisa encore mon désir de trouver la vérité. J’ai alors multiplié mes enquêtes auprès de prêtres, de religieuses, d’un groupe non violent, etc. J’ai commencé à fréquenter chaque dimanche une paroisse de jeunes dans laquelle nous préparions la messe avec les prêtres. J’essayais de pratiquer les bonnes œuvres, pensant qu’elles me permettraient de gagner le salut et de m’approcher de Dieu. Avec l’aumônerie de mon lycée, j’ai participé à deux rencontres œcuméniques à Taizé, mais les discours des prêtres, plus humanistes que spirituels et bibliques, me laissèrent sur ma faim. C’est pendant ce grand rassemblement que j’ai lancé un appel à Dieu, dans les larmes : « Mon Dieu, je sais que tu existes, je te cherche mais je ne parviens pas à t’atteindre. Montre‑moi comment mieux te connaître. Je t’en supplie, réponds‑moi ! »
Cette année‑là, ma sœur aînée, la seule de ma famille à ne plus vouloir mettre les pieds à l’église, s’est convertie et commença à fréquenter une Église Évangélique à Paris.
Elle pria avec ardeur pour que tous les membres de notre famille entière connaissent personnellement le Seigneur, s’appuyant sur cette promesse : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta famille » (Actes 16.31). Dieu l’exauça sans tarder. L’espace d’un été, chacun dans des circonstances et des lieux différents, s’est tourné vers Jésus‑Christ.
Pour ma part, c’est lors de la campagne de Billy Graham Spree ‘73 en Angleterre que ma vie fut transformée par le Christ. Sur invitation de ma sœur, j’avais accepté de m’y rendre pour recevoir une formation à l’évangélisation, persuadée d’être chrétienne. Un soir, lors d’une réunion, Billy Graham adressa un appel qui me bouleversa. Il disait : « Et vous qui êtes croyant, qui êtes même actif dans votre Église, vous ne connaissez pas le Christ comme Sauveur personnel et vous le cherchez... »
Chaque mot m’atteignait de plein fouet. Je me suis donc levée pour dire « oui ». Je savais que c’était la réponse au « défi » que j’avais lancé à Dieu trois mois auparavant.
Avec toute ma famille, je me suis engagée dans une Église Évangélique à Paris. Quel immense privilège de nous retrouver unis dans la même foi, nous qui avions déjà des liens familiaux très forts ! Dieu répond à la prière, souvent au‑delà de ce que nous pouvons imaginer !
Quelques années plus tard, j’ai suivi des études dans un Institut Biblique. À l’heure actuelle, j’ai la joie de servir Dieu en Alsace avec mon époux qui est pasteur. Nous avons deux enfants.
Lorsque je regarde le chemin parcouru, que dire sinon que le Messie est celui qui a donné à ma vie son sens, son épanouissement ? Ce Dieu merveilleux, qui m’a aussi permis de trouver ma véritable identité, ne m’a jamais déçue. C’est pourquoi je peux déclarer par les paroles du cantique : « Jusqu’au bout je veux te suivre, dans les bons, les mauvais jours, à toi pour mourir et vivre, à toi Jésus pour toujours ».
Vous qui cherchez Dieu, souvenez‑vous de sa promesse : « Vous me trouverez si vous me cherchez de tout votre cœur ! »