SIXIÈME PARTIE
LA SOTÉRIOLOGIE

La sotériologie est la doctrine du salut. Dans l'anthropologie, nous avons vu que tout homme est, par nature, entièrement corrompu, coupable devant Dieu et sous la peine du péché. La sotériologie traite le l'offre du salut par Jésus-Christ et de son application par le Saint-Esprit. Cette doctrine sera traitée sous ces deux catégories générales.

Les six premiers chapitres (XXI-XXVI) aborderont l'offre du salut, en couvrant des sujets tels le plan de Dieu et la personne et l'œuvre de Jésus-Christ. Les huit chapitres suivants (XXVII-XXXIV) parleront de l'application du salut. Dans cette dernière section, nous étudierons l'œuvre du Saint-Esprit ; les grandes doctrines du salut comme l'élection, la conversion, la justification, la régénération, l'adoption ; et d'autres doctrines qui ont trait à la marche chrétienne, comme la sanctification, la persévérance et les moyens de grâce.

CHAPITRE XXI
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Le dessein, le plan et les méthodes de Dieu

Puisque le salut est la grande œuvre spirituelle de Dieu par rapport à l'homme, il est raisonnable de croire qu'il avait un dessein, un plan et un programme précis. Ce sont ces trois choses que nous considérerons dans ce chapitre

I. LE DESSEIN DE DIEU

Par sa prescience, Dieu était tout à fait conscient, même avant de créer l'homme, que celui-ci tomberait dans le péché et deviendrait complètement perdu. Il le créa néanmoins pour sa gloire et son dessein, et prépara un moyen de rédemption lorsqu'il "nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui" (Ép. 1.4). Ce dessein est révélé dans la nature humaine et dans les Écritures.

A. DANS LA NATURE HUMAINE

La chute de l'homme entraîna la perte de son innocence et de sa sainteté originelles, mais cela ne le priva pas de toute sa connaissance spirituelle.

1. La connaissance de Dieu. On reconnaît généralement à l'homme une connaissance intuitive de l'existence d'un Dieu ou de dieux. Tous les hommes ont une certaine idée ou conception de Dieu, bien qu'elle puisse varier grandement. À propos de ceux qui se prétendent athées, nous pouvons nous demander s'il y en a parmi eux qui retiendront leur position avouée dans toutes les circonstances. La Bible déclare que les hommes ont également cette connaissance par le témoignage de la création (Ro. 1.20 ; Ac. 14.15-17 ; 17.22-31). Le dessein de Dieu d'offrir le salut à l'homme est ainsi révélé dans ce reste de connaissance de Dieu que Dieu a permis à l'homme de garder.

2. La connaissance du péché. Celle-ci est aussi universelle que la connaissance de Dieu (Ro. 1.32). En fait, il est possible de rencontrer des gens qui se disent agnostiques, mais qui admettront volontiers l'existence du péché. La présence du mal tout autour d'eux est une preuve trop solide pour qu'on puisse la nier. Même ceux qui prétendent être "suffisamment bons" et ne pas avoir besoin d'un sauveur ne vont pas jusqu'à dire qu'ils n'ont jamais commis de péchés. Les païens peuvent avoir des conceptions du péché qui ne sont pas conformes aux Écritures, mais ils croient que certaines choses offensent la divinité à laquelle ils croient. "En outre, tous les hommes ont des réflexes moraux, même l'homme moderne qui, en théorie, nie la morale. Des jugements moraux sont constamment formulés, bien que les critères sur lesquels on se base soient souvent beaucoup moins élevés que ceux de la Bible."1

1 — Schaeffer, La mort dans la cité, p. 94.

B. DANS LES ÉCRITURES

Puisque le Nouveau Testament est l'accomplissement et l'explication de l'Ancien, c'est principalement vers ce dernier que nous nous tournerons pour y découvrir la révélation du dessein de Dieu. Il commence par le protévangile (Ge. 3.15) et se poursuit jusqu'à ce que tout le programme ait été exposé dans ses grandes lignes. On peut considérer cette révélation du point de vue de la loi et des prophètes.

1. La loi. Nous faisons par là allusion à la législation mosaïque que l'on trouve dans le Pentateuque.
- D'abord, les théophanies, ou apparitions de Dieu à Moïse, et même à tout le camp d'Israël à l'occasion, ont servi à confirmer et à développer la foi en un Dieu personnel. Les divers miracles accomplis en Égypte et pendant les pérégrinations au désert ont aussi servi au même but.
- Deuxièmement, les prescriptions des exigences divines, ainsi que la peine annoncée en cas de désobéissance, servirent à susciter une conviction de culpabilité et une crainte à l'égard des conséquences du péché. "C'est par la loi que vient la connaissance du péché" (Ro. 3.20). Cette loi est appelée "un précepteur pour nous conduire à Christ" (Ga. 3.24).
- Troisièmement, l'établissement d'un système de sacrifices et d'une sacrificature pour l'administrer indique le besoin d'une méthode quelconque pour enlever la culpabilité de l'homme, et la nécessité que Dieu lui-même fournisse cette méthode. Nous avons besoin du livre du Lévitique pour comprendre pleinement l'Epître aux Hébreux.

2. Les prophètes. Par la prophétie, Dieu a annoncé son dessein. La venue de Jésus-Christ est clairement prédite. Beaucoup de prophéties ont son royaume terrestre en vue, car cela fait également partie du programme de salut de Dieu, mais ce qui nous intéresse maintenant, ce sont celles qui parlent de son humiliation dans le but de nous délivrer du péché. Si l'on en dégage quelques-unes parmi beaucoup d'autres, nous voyons que Christ devait :

  1. écraser la tête du serpent (Ge. 3.15) ;
  2. enlever les impiétés de Jacob (Ro. 11.26ss. ; voir aussi Es. 59.20) ;
  3. porter les péchés de beaucoup (Es. 53.12) ;

et pour faire cela,

  1. livrer sa vie en sacrifice pour le péché ;
  2. se livrer lui-même à la mort ;
  3. et être mis au nombre des malfaiteurs (És. 53.10, 12).

Les souffrances de la croix sont décrites de façon saisissante dans le Ps. 22.

Nous voyons également la révélation de Dieu dans de nombreux types de l'Ancien Testament :

Paul dit que Dieu "nous a fait connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ" (Ép. l.9s.) et parle du "dessein éternel qu'il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur" (Ép. 3.11). Il est donc absolument certain que Dieu a un dessein précis.

II. LE PLAN DE DIEU

Celui qui travaille de façon ordonnée dans la nature n'a pas laissé Le salut de l'homme au hasard ni à une expérimentation incertaine. Les Écritures nous montrent qu'il a un plan de salut bien précis. Ce plan comprend les moyens par lesquels le salut doit être offert, les objectifs qui doivent être réalisés, les personnes qui doivent en bénéficier, les conditions pour y avoir droit, ainsi que les agents et les moyens par lesquels il doit être appliqué. On pourrait ajouter qu'il n'a qu'un seul plan et que tous doivent être sauvés de la même manière, s'ils sont pour être sauvés, qu'ils soient moraux ou immoraux, éduqués ou ignorants, Juifs ou Gentils, qu'il aient vécu à l'époque de l'Ancien Testament ou qu'ils vivent à l'époque actuelle.

A. LA RÉVÉLATION DU PLAN DE DIEU

Il nous faut étudier les Écritures globalement si nous voulons vraiment connaître le plan de Dieu. Quelqu'un pourrait, par exemple, relever ce que Jésus a dit au jeune homme riche qui était venu vers lui : "Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements" (Mt. 19.17), et entreprendre de se sauver lui-même par une bonne conduite. Il passerait ainsi complètement à côté de la vraie signification de ce passage. La Bible est au théologien ce que la nature est à l'homme de science : une source de faits non organisés ou organisés seulement en partie, à partir desquels il formule ses généralisations. Tout comme il est dangereux pour l'homme de science de tirer des conclusions avant d'avoir fait un nombre suffisant d'inductions, il est de même dangereux pour celui qui étudie la Bible de formuler des doctrines à partir de preuves isolées ou insuffisantes. Ce principe n'est nulle part plus important que dans l'étude de la doctrine du salut, car il n'y a dans aucun autre domaine autant de différences d'opinions, et il n'y a aucun autre sujet dont les conclusions aient une aussi grande portée.

B. LES GRANDES LIGNES DU PLAN DE DIEU

Plusieurs sujets sont inclus dans le plan de Dieu. La Bible enseigne que Dieu a offert le salut dans la personne et l'œuvre de son Fils. Ce Fils a dû assumer notre chair, mourir à notre place, ressusciter d'entre les morts, retourner auprès du Père, recevoir une position de puissance à la droite de Dieu et paraître devant Dieu en faveur du croyant. Il doit revenir pour compléter la rédemption. Cette œuvre du Fils de Dieu avait pour but de nous sauver de la culpabilité, de la peine, de la puissance et, ultimement, de la présence du péché. Ce plan englobait aussi la rédemption de la nature, qui a été soumise à la vanité à cause du péché de l'homme. Le salut a été offert au monde de façon générale, mais plus particulièrement aux élus, ceux qui croiront en Jésus-Christ et marcheront dans ses voies. La repentance est nécessaire au salut, mais simplement comme une préparation du cœur et non comme un prix à payer pour le don de la vie. La foi est la seule condition pour le salut, et c'est un don de Dieu. Le Saint-Esprit est l'agent qui applique le salut à chaque âme. Il se sert de la parole de Dieu pour produire la conviction, pour indiquer le chemin vers Jésus-Christ et pour régénérer l'âme. Il poursuit l'œuvre de sanctification dans la vie du croyant. Le salut ne sera pas complet tant que le croyant ne sera pas ressuscité et présenté comme saint et sans tache à Christ par le Saint-Esprit.

III. LES MÉTHODES DE DIEU

Bien que Dieu n'ait qu'un seul plan de salut, il a cependant eu différentes façons de s'y prendre avec l'homme à ce sujet, et celles-ci se sont étendues sur une longue période de temps. Pour décrire ces méthodes, les théologiens parlent de dispensations. Les Écritures laissent entendre que cette longue période de préparation était nécessaire. Elles affirment : "Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi" (Ga. 4.4).

Le but de cette période de préparation était triple :

L'histoire démontre que le monde a bien mal appris ces leçons ; une connaissance partielle de celles-ci était cependant nécessaire avant que Dieu puisse introduire le Sauveur en personne. Les moyens dont Dieu s'est servi pour réaliser ces objectifs sont nombreux. Bien que Dieu ne change pas, ses méthodes, elles, changent souvent. Il s'est servi d'un milieu parfait, de la conscience, du gouvernement humain, de promesses et de la loi mosaïque. Il se sert actuellement de la révélation plus complète du Nouveau Testament et, à l'avenir, il régnera personnellement avec une verge de fer. À chacune de ces épreuves, il y a eu un échec, et chacune s'est terminée par un jugement. Ce sera le cas pour l'époque actuelle de même que pour celle à venir. C'est ce que l'on voit clairement en examinant attentivement les Écritures dans leur division du temps en périodes.

A. À L'ÉPOQUE DE L'ANCIEN TESTAMENT

Dieu plaça nos premiers parents dans le jardin d'Éden, un milieu de vie des plus parfaits. Il les avait créés sans nature charnelle et avait pourvu à tout pour assurer leur bonheur et leur sainteté. Il les soumit à une simple épreuve et les avertit des conséquences de la désobéissance. Il entra dans une relation personnelle avec eux. Mais lorsque Satan se présenta sous le déguisement d'un serpent, Ève l'écouta, mangea du fruit défendu, en donna aussi à son mari, et il en mangea. Comme conséquence, ils devinrent coupables devant Dieu ; leur nature devint corrompue ; ils moururent spirituellement, et ils transmirent les effets de leur péché à leur progéniture. Ils ne retinrent pas la vraie connaissance de Dieu, mais s'égarèrent dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence fut plongé dans les ténèbres. Dieu les expulsa du jardin après avoir prononcé une malédiction contre le serpent et contre le sol.

La conscience devint alors active, et l'homme eut l'occasion de montrer que la loi de Dieu écrite dans la nature de l'homme était suffisante pour le ramener à Dieu. Mais Caïn lui-même devint meurtrier ; et bien que, pendant un certain temps, il y eût de la piété dans la descendance de Seth, petit à petit toute ferveur pour Dieu disparut. Toute chair avait corrompu sa voie et toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. Personne ne cherchait Dieu. La voix de la conscience était insuffisante pour amener l'homme à chercher Dieu et son chemin de salut. Dieu fut obligé d'envoyer un jugement sur le monde. Seuls Noé et sa famille furent sauvés ; tous les autres périrent dans le déluge que Dieu fit venir sur l'homme à cause de son péché.

Après le déluge, Dieu donna à Noé des instructions concernant le gouvernement humain. Les meurtriers devaient être légalement exécutés. C'est la plus haute fonction du gouvernement, et elle implique toutes les fonctions subalternes. L'homme devait cependant gouverner sous l'autorité de Dieu, et les hommes être dirigés par Dieu à l'aide de lois justes et saintes. Mais les hommes firent une grande fédération et édifièrent une tour dans le but d'adorer des idoles. La gloire et l'orgueil de l'homme semblent avoir été le but principal de l'érection de la tour de Babel. L'homme avait cessé de gouverner sous l'autorité de Dieu et il s'était mis à le faire pour lui-même. Dieu dut par conséquent envoyer son jugement sur la race désobéissante et confondre leur langage. Les peuples furent alors dispersés sur la face de la terre et il en résulta une nation divisée. Les gouvernements ne se souciaient pas de Dieu, et l'homme dégénéra dans l'idolâtrie.

Dieu demanda alors à Abraham de quitter son pays et de le suivre dans une nouvelle patrie. Abraham obéit à Dieu, et Dieu conclut une alliance avec lui. Il promit de lui donner une grande postérité, de donner à sa postérité le pays dans lequel il n'était qu'un étranger, et de faire de lui une bénédiction pour toutes les nations. Cette dernière promesse concernait la venue du Messie, mais ne se limitait pas à cet événement. Lui et ses descendants devaient également être une bénédiction pour les nations à toutes les époques. La même promesse fut répétée à Isaac et à Jacob. Jacob et sa famille descendirent en Égypte. Ils y furent persécutés par les Égyptiens, et Dieu les délivra de cette maison d'esclavage.

Au mont Sinaï, Dieu proposa l'alliance des œuvres, et le peuple l'accepta. Ils promirent de faire "tout ce que l'Éternel a dit" (Ex. 19.8). Mais il est évident que le peuple n'avait pas tenu compte de la corruption du cœur humain, ni de la puissance de Satan. Avant que Moïse ait pu leur remettre les Dix Commandements, écrits sur deux tables de pierre, Israël s'était fait une idole et avait commencé à l'adorer. L'histoire de l'échec d'Israël à Kadès-Barnéa, puis sous les Juges et à l'époque de la monarchie est bien connue. Sous les Juges, Dieu les soumit à plusieurs reprises à des oppresseurs, et après peu de temps, il livra le royaume du nord à l'Assyrie, et environ 135 ans plus tard, le royaume du sud tomba aux mains de Babylone. Environ 50 000 à 60 000 personnes revinrent de Babylone, mais leur conduite ne fut guère meilleure.

Quand Jésus, leur Messie, vint, ils le rejetèrent et demandèrent aux Romains de le crucifier. Dieu envoya finalement ces mêmes Romains détruire leur ville et leur temple, et disperser le peuple sur toute la surface de la terre. Ils honoraient la loi du bout des lèvres, mais leur cœur était loin de Dieu. Cela prouva que des prescriptions légales ne peuvent pas amener l'homme à chercher Dieu, ni les sacrifices d'animaux changer le cœur.

B. À L'ÉPOQUE ACTUELLE

Un changement encore plus grand dans les méthodes s'est produit pour l'époque actuelle. Nous sommes dans la période de l'Église. Après toutes les méthodes précédentes, le Sauveur lui-même est apparu. Par sa mort, il a expié les péchés des croyants de l'Ancien Testament ainsi que ceux du Nouveau (Ro. 3.21-26). Dieu offre maintenant à chaque homme le salut en Jésus-Christ. Avant la présente époque, le plan du salut n'était, dans bien des cas, perçu qu'imparfaitement ; tout le plan du salut est maintenant exposé clairement à tout homme qui veut en prendre connaissance. Tout ce qu'une personne doit faire, c'est d'accepter ce que Dieu a offert en Jésus-Christ. Si un homme accepte l'offre de vie, il naît de nouveau par le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit poursuit l'œuvre commencée par la régénération et perfectionne la sainteté chez le croyant. Aussi simple et clair que soit ce plan, les Écritures et l'observation nous enseignent tous deux que l'homme ne répond pas facilement à l'invitation de l'Évangile. Il nous est dit, en effet, que plus nous approcherons de la fin de l'époque actuelle, plus nous verrons de gens refuser la foi et plus l'impiété abondera. Dieu prendra son Église avec lui et livrera le reste de la population de la terre à une épouvantable tribulation. Même pendant la période de l'Église, l'incrédulité règne et les croyants sont peu nombreux.

C. À L'ÉPOQUE FUTURE

Un changement encore plus grand devrait se produire pour la période du millénium. Christ doit régner partout où le péché est entré. Il est venu une première fois et s'est présenté comme le roi et le Sauveur d'Israël, mais la majorité a fait la sourde oreille à son offre. Il reviendra en gloire et prendra le contrôle de ce monde par la force. En tant que fils de David, il instituera un royaume terrestre. Israël sera le centre de ce royaume et Jérusalem en sera la capitale. Toutes les nations viendront adorer sur le mont Sion. Cette période commencera avec un monde converti, car Christ jugera les armées qui se seront soulevées contre lui lors de la bataille d'Harmaguédon et les nations qui les auront envoyées, et liera Satan. Seuls les sauvés de la terre entreront dans le royaume. Mais beaucoup de gens naîtront pendant le millénium et ils ne deviendront pas tous de vrais croyants. Certains ne feront que feindre l'obéissance. Le péché sera réprimé par une verge de fer, mais beaucoup de gens ne se conformeront qu'extérieurement. L'hypocrisie d'un grand nombre deviendra évidente à la fin du millénium, car lorsque Satan sera libéré pour une courte période, il regroupera les pseudo-croyants tièdes. Le jugement s'abattra sur cette nouvelle rébellion, et Satan sera précipité dans l'étang de feu. Le royaume ne réussira pas lui non plus à rendre le monde juste. À n'importe quelle époque, seule la grâce de Dieu dans le cœur de l'individu peut changer la vie de façon permanente ; et puisque que ce ne sont pas tous les hommes qui recevront cette grâce, tous ne seront pas sauvés.

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