Évangile pour le monde – Il a changé ma vie, et même mon caractère

Il a changé ma vie, et même mon caractère

Isabelle C.
(Nord)

C’est en 1986 que j’ai réellement entendu l’Évangile. J’étais alors âgée de 25 ans et avais vécu diverses expériences après une adolescence difficile : mon cœur était empli de révolte contre la société, la famille, l’école... même si extérieurement cela ne se voyait pas trop, à cause d’une grande timidité.

À 18 ans, tout en continuant les études, j’avais trouvé un « petit boulot », puis un appartement : c’était l’indépendance, mais aussi l’ennui parfois et le vide, malgré les soirées arrosées ou enfumées avec les copains. À 22 ans, je suis partie vivre dans les Pyrénées, en travaillant chez des paysans. Là, j’ai appris beaucoup au point de vue humain, sur la valeur des choses et du travail, même si j’étais très mal payée. J’y ai aussi rencontré des personnes plus révolutionnaires que moi qui n’hésitaient pas à vivre radicalement cet engagement. Ça, ça me plaisait !

Pourtant, je suis revenue en ville après un an et demi. Installée chez mes parents, je pensais travailler un moment, épargner et repartir là‑bas. C’est à ce moment que des questions anciennes ont resurgi. Depuis longtemps, je pensais qu’il existait un Dieu et j’espérais bien le rencontrer avant de mourir. Des gens m’en avaient parfois parlé, car j’avais reçu une instruction religieuse dans mon enfance, mais je l’avais abandonnée. Par contre, d’autres domaines m’attiraient, notamment les questions paranormales et occultes. J’étais convaincue que, là, il y avait une voie, un chemin... quelque chose de plus fort même que ce que je pourrais vivre avec les amis ou à la campagne.

J’avais repris des études et j’ai rencontré à cette occasion une fille qui semblait s’intéresser à moi. Un jour, elle m’a dit qu’elle était chrétienne : ça m’a paru curieux, un peu anachronique. Dans nos discussions, nous étions rarement d’accord : ma révolte, ma vie sentimentale étaient tellement éloignées de sa façon de vivre et de penser !

Curieusement, nous sommes devenus amies. Un jour, elle m’a invitée à l’Église et, là, j’ai entendu une prédication toute simple qui m’a beaucoup frappée parce qu’elle présentait une application réelle de l’Évangile dans la vie de tous les jours.

L’automne approchait. J’avais une grande décision à prendre : j’étais reçue à l’examen d’entrée d’une école de bergers dans les Pyrénées. Si je repartais, comme j’en avais toujours eu l’intention, j’allais retrouver mes amis « révolutionnaires ». Par contre, si je restais ici, je le sentais bien, je pourrais peut‑être rencontrer Dieu.

C’est alors que mon amie chrétienne m’invita à écouter un pasteur américain dont les prédications étaient retransmises par satellite. Pourquoi pas ? J’aurais peut‑être la réponse à ma question. Ce soir‑là, dans le hall, j’ai acheté ma première Bible. Jamais je n’en avais encore tenue une dans les mains. J’étais impressionnée.

Dans la salle, moi qui suis une habituée des concerts qui s’y tenaient ordinairement, j’ai été surprise par l’atmosphère paisible qui régnait... j’avais déjà remarqué cette paix chez mon amie. Je ne me souviens pas très bien de ce que Billy Graham a dit ce soir‑là. C’étaient des mots tout simples, il parlait de Noé et de son arche. Je n’ai pas osé me lever pour m’avancer. Mais mon amie, qui était conseillère, m’a parlé et j’ai répondu « oui » à sa question : « Crois‑tu que Jésus est ton Sauveur et Seigneur ? ». En fait, je me suis rendue compte par la suite que je n’avais pas compris encore ce que cela signifiait vraiment, mais cette soirée a marqué le début pour moi d’un processus qui s’étendrait sur plusieurs semaines et aboutirait à la certitude d’avoir enfin rencontré Dieu, notamment en lisant cette Bible que j’avais achetée lors de la soirée, au Psaume 34.5‑7 en particulier : « J’ai cherché l’Éternel et il m’a répondu ; il m’arrache à toutes mes frayeurs. Quand on regarde à lui, on resplendit de joie et le visage n’a pas à rougir. Quand un malheureux crie, l’Éternel entend et le sauve de toutes ses détresses ».

Finalement, j’ai pris la décision de rester à Lille. Avec mon amie, une autre chrétienne et une fille qui s’était avancée au cours de ces soirées ont commencé des moments de découverte de la foi, à partir des brochures de Billy Graham. Depuis ce temps, je suis heureuse de marcher avec le Seigneur. Il a changé ma vie et même mon caractère !

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