Gérald F.
(Yvelines)
Je suis né au même instant que mon épouse, à Paris-Bercy, en septembre 1986.
Il s’agit là bien sûr de la « nouvelle naissance », celle de l’Esprit, celle qui scandalisait le grand docteur Nicodème lorsque Jésus lui expliquait : « si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » (Jean 3.5).
Cette merveilleuse expérience, nous l’avons donc vécue, lorsque l’évangéliste Billy Graham est venu en France et que Dieu a permis cet extraordinaire moment d’unité et d’évangélisation, au stade de Bercy à Paris.
Déjà, le Seigneur avait préparé le terrain pour nous : le mois précédent, ma tante de Suisse nous avait parlé de cet homme de Dieu à propos de ses livres, en nous exhortant : « Si jamais B. Graham vient en France, ne ratez pas l’occasion de l’entendre ».
Ainsi avertis, nous n’avons pas hésité à y aller, le premier jour de la campagne d’évangélisation, sans crainte des rumeurs d’attentats et de troubles qui existaient alors à Paris. Un stade bondé, une heure de perdue pour se garer, la partie chorale manquée mais impressionnante par son ampleur, un message traduit oublié à présent, toutes ces choses restant gravées, et puis ce moment qui nous a le plus frappé : le silence incroyable qui suivit l’invitation de l’orateur à prendre la décision de se lever et de descendre recevoir la bénédiction de Dieu.
Je « vois » toujours cet arrêt du temps où chacune de ces milliers d’âmes fut placée en face de l’Eternité : c’est le Saint Esprit qui parlait directement ce soir-là et, moi le premier, j’étais concerné au plus haut point : « Veux-tu aujourd’hui me donner ta vie et faire ce choix, suivre Jésus-Christ comme ton Seigneur et Sauveur ? »
Ceux qui ont fait ce choix savent qu’il est dur dans ce moment de se « décoller » de son siège ! (merci à Sophie mon épouse qui m’y a aidé…)
Après quelques longues secondes, des files commencèrent à se former dans cet immense stade et c’est toute une foule qui se retrouva en bas pour recevoir la grâce divine.
Une décision, simple et claire, devant Dieu et les anges, devant les autorités célestes et devant 6000 personnes, c’est important et personne ne peut nous faire douter de ce choix !
Après quelque temps, sentant le danger de voir le feu s’éteindre, Sophie et moi prîmes la décision d’agir et d’aller dans l’Eglise de Colette qui nous avait reçus au pied de l’estrade et avait prié personnellement pour nous. Quelques mois après, c’est dans notre propre ville que démarra une Eglise Evangélique, et là le Seigneur m’invita à le suivre dans le ministère qu’il avait préparé pour moi et ma femme.
Une parole brisa avec douceur toute inquiétude et toute résistance : « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon Sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ » (Philippiens 4.19). Il s’occupa aussi de Sophie et lui donna la promesse de Matthieu 6.26 : « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils m’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? »
Ainsi « rassurés », je démissionnai de mon travail professionnel et rentrai sans crainte dans le service de Dieu à plein temps.
Qu’il est bon aujourd’hui de voir le chemin que le Seigneur nous donne de parcourir et de discerner « les bonnes œuvres qu’il a préparées d’avance afin que nous les pratiquions » (Ephésiens 2.10) ! Qu’il est doux également de savoir qu’il prépare avec soin ce moment privilégié où nous prenons la décision de suivre Jésus-Christ, par la puissance de l’Esprit, et qu’il nous donne la grâce de faire partie de la merveilleuse famille de Dieu !
A lui seul soit toute la gloire !