Évolution ou création

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Le monde créé par Dieu

Que pouvons-nous savoir du monde et de la vie d’après la révélation biblique ? Telle sera la question à laquelle nous essaierons de répondre dans ce chapitre.

1. L’INTERPRÉTATION DE GENÈSE 1

Nous avons vu dans quel sens nous entendons utiliser le texte de la Genèse : Non pas comme un texte scientifique ayant pour intention de donner un compte-rendu objectif du phénomène de la création, mais comme un récit inspiré dont le but, essentiellement pédagogique (c’est-à-dire destiné à enseigner bien plus qu’à renseigner), était de transmettre à toutes les générations les messages fondamentaux suivants :

  1. Dieu est créateur de l’univers. Il ne dépend d’aucune matière et est antérieur au temps1. Ce n’est pas un démiurge.
  2. Dieu est créateur de la terre.
  3. Dieu est créateur de tout ce qui vit.
  4. Plantes, animaux, homme ont été l’objet d’une création séparée.
  5. L’Homme n’est pas un « animal » comme les autres ; il a une dimension spirituelle2 que les animaux n’ont pas.
  6. La création originelle était parfaite.
  7. Enfin, en racontant la création dans le cadre d’une semaine, le texte inspiré donnait à l’activité humaine un exemple à suivre : 6 jours d’œuvre créatrice, de « travail », suivis d’un jour de « repos » destiné à glorifier le Créateur : le sabbat.

1 Voir sur ce point les belles pages de E. BRUNNER, La doctrine chrétienne de la création et de la rédemption, Genève, 1965, p. 9 ss.

2 Cela ressort nettement de l’intention de textes comme Genèse 2.18-23, où Dieu fait défiler devant Adam tous les animaux créés afin qu’il leur donne un nom (indice de domination, sorte de prise de possession). Adam ne trouve pas d’être semblable à lui, et Dieu crée alors Eve, « chair de sa chair ». Le récit, sous cette forme imagée, a manifestement pour but d’insister sur le caractère unique de l’espèce humaine. Genèse 1.26-28 : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme », indique en quoi l’homme est supérieur aux animaux : il a reçu une dimension spirituelle qui lui permet d’être le reflet de son Créateur, La plupart des animaux ont une dimension psychique, alors que les plantes n’ont qu’une dimension somatique, ou physique. Trois niveaux d’organisation de la matière nettement distingués dès l’origine.

Il nous semble tout aussi impossible d’utiliser les deux premiers chapitres de la Genèse comme des textes scientifiques que de supprimer ou d’amoindrir l’un des 7 points mentionnés ci-dessus. Ils sont la raison même pour laquelle le texte a été écrit. Les négliger équivaudrait à dénaturer profondément, voire même à ruiner totalement l’enseignement qu’ils se proposaient précisément de transmettre sous cette forme ramassée et imagée.

Ceci nous paraît exclure trois styles d’interprétation :

3 Voir sur ce point H. HAAG, A. HAAS et J. KURZELER, Bible et évolution, Paris, 1964, ou J.DE FRAINE, La Bible et l’origine de l’homme, Tournai, 1961.

4 Remarquons en passant que le concordisme, qui critique le littéralisme en l’accusant de prêter aux textes une valeur scientifique qu’ils n’ont pas tombe en fait dans la même erreur, à laquelle il ajoute celle de faire dépendre, à chaque instant, le sens des textes de l’état présent des sciences. D’où les variations constantes des interprétations qui ont fini par le déconsidérer et par déconsidérer aussi la Bible, confondue avec son interprétation fautive.

Sur le plan scientifique et rationnel, cette thèse n’est pas plus solide : il n’est pas sage, en effet, de prêter à un auteur, fût-il inspiré, des connaissances ou des « intuitions » scientifiques qu’un homme de son temps ne saurait avoir, et encore moins exprimer sous peine de n’être absolument pas compris. Au demeurant, il est manifeste que l’intention de l’auteur de la Genèse n’est pas de nous raconter le processus de la création en termes scientifiques, mais bien d’affirmer le fait de la création et d’en tirer les conclusions qui s’imposent sur le plan des valeurs morales et religieuses. C’est donc commettre un double contresens que d’interpréter le texte comme s’il était d’ordre scientifique. C’est ainsi qu’on a pu écrire, à juste titre, qu’on pouvait reprocher au concordisme « de tellement solliciter les textes qu’ils deviennent inadmissibles, aussi bien pour l’exégète que pour le savant5 ».

5 J. CARLES, Le premier homme, Paris, 1970, p. 65.

La seule voie ouverte nous paraît être celle qui comprend le texte en fonction de son genre littéraire ; qui, en tout état de cause, conserve son sens intentionnel par-delà les formes littéraires ; qui s’attache à ne rien perdre du contenu de la révélation, par-delà les ciselures du contenant6.

6 Voir sur ces points la bonne étude de P. GRELOT, La Bible, Parole de Dieu, Paris, 1965, 2e éd. étude qu’il conviendrait toutefois de nuancer et d’orienter dans un sens plus respectueux de la Bible que des décisions de la Commission pontificale.

2. LES CONDITIONS MORALES DE LA VIE

Après ces constatations, que veut nous apprendre le texte biblique concernant la vie aux origines ? Le texte, dans sa concision imagée, est tout à fait clair. Il évoque un monde idéal, dont l’homme était le maître (Genèse 1.29-31) et dont il était responsable (Genèse 1.15). Une communion profonde entre Dieu et l’homme, pour autant que l’homme accepte sa condition de créature, c’est-à-dire de dépendance envers son Créateur, ce qui implique une confiance totale en lui (Genèse 2.15-17). Cette communion, indispensable à la permanence de la vie de l’homme7, pouvait à tout moment être rompue si l’homme, oublieux de son état de créature dépendante de Dieu, en venait à vouloir s’affranchir de lui jusqu’à déterminer lui-même quelles seraient ses normes de conduite, autrement dit ce qui pour lui serait bien ou mal8. C’est ce qui arriva par la désobéissance du couple Adam-Eve (Genèse 3.1-6).

7 C’est le sens de l’image de « l’arbre de la vie » planté au milieu du jardin&nbso;; l’homme n’a pas la vie en lui-même : elle lui est communiquée par Dieu (Genèse 2.9).

8 C’est le sens de « l’arbre de la connaissance du bien et du mal ». Par orgueil et désir d’indépendance, l’homme a cessé de s’en remettre à Dieu pour diriger sa conduite. Il fait alors l’expérience du mal, le péché, qui le sépare désormais de Dieu.

Dès lors, le péché entre dans le monde, parce que la communion est rompue. La désobéissance prive l’homme de la communion avec Dieu. Le péché d’Adam réside non dans le fait de manger un fruit nocif, ou de violer un « tabou » imposé par Dieu, mais dans le fait de tenir pour négligeable l’ordre de Dieu. Ou mieux, dans le fait de penser que lui, créature, saura mieux que Dieu déterminer ce qui est bien et ce qui est mal. En agissant ainsi, il s’arrogeait le droit de se fixer à lui-même sa propre règle de conduite. Il s’affranchissait de sa condition de créature pour s’attribuer des prérogatives divines. Il mettait en doute la bonté et la sagesse de Dieu. Il devenait autonome, mais, par-là même, il devait désormais assumer sa propre existence. Il est évident que son existence ne pouvait plus être que temporaire. Une créature ne possède pas la vie ! C’est pourquoi sa vie commence à se dégrader et il s’achemine lentement mais inéluctablement vers la mort, conséquence de sa séparation d’avec la source de la vie9.

9 Cf. Romains 6.23 : « Le salaire du péché c’est la mort », faisant écho à Genèse 2.17: « Si tu en manges, Un jour, lu mourras. » La mort n’est pas tant une punition que la conséquence logique et annoncée de la rupture du « cordon ombilical » entre l’homme et Dieu. Ayant rompu ce cordon qui lui assurait la vie perpétuelle, l’homme devient désormais autonome, mais mortel, comme toute créature.

Par la suite, il semble que l’humanité n’ait pas tiré les leçons de ces funestes événements. La communion brisée n’est pas rétablie, et les valeurs morales se dégradent de plus en plus à un point tel que l’humanité tout entière se détourne de Dieu, à l’exception d’un très petit groupe, la famille de Noé, « homme juste et intègre en son temps » (Genèse 6.9), tandis qu’autour de lui « la méchanceté des hommes était grande sur la terre, au point que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal » (Genèse 6.5).

La mort physique, ou première mort, s’était donc étendue à tous les hommes depuis le péché. Mais Dieu avait donné aux hommes la possibilité, par la foi en la rédemption, d’obtenir à nouveau la vie éternelle en acceptant ce don, en reconnaissant leurs fautes, en se repentant de leurs péchés. C’est cette possibilité de salut éternel par la repentance qui sera désormais le thème de tous les appels de Dieu aux hommes par l’intermédiaire des prophètes. Ce sera aussi, bien sûr, le message fondamental de l’Evangile préché par Jésus-Christ : le salut éternel à tous ceux qui veulent l’accepter, par la foi en la rédemption. Le salut ne dépend que des hommes, de leur volonté de repentance. Dès lors que tous se détournent de Dieu et le rejettent, leur vie éternelle est impossible et leur vie terrestre limitée par le mal qu’ils se font à eux-mêmes.

Bien plus. A l’époque de Noé, le dérèglement général des mœurs de l’humanité mettait en péril l’équilibre psychique, mental et spirituel des rares hommes qui désiraient encore « marcher avec Dieu » (Genèse 6.11, 12). C’est la raison pour laquelle Dieu se résigna à mettre un terme à cette méchanceté par le déluge, tout en sauvant l’humanité future par le moyen de l’arche où Noé et sa famille trouvèrent place (Genèse 7.1). Nous reviendrons plus loin sur les problèmes historiques que pose ce texte.

Une nouvelle possibilité était ainsi offerte à l’humanité de repartir sur des bases plus saines, en attendant la rédemption promise à ceux qui la désiraient au point de conformer leur vie à l’idéal spirituel proposé par Dieu. Telles étaient les conditions morales de la vie avant le déluge. Mais que peut-on savoir des conditions de vie, du climat, de l’environnement ?

3. LES CONDITIONS CLIMATIQUES AVANT LE DÉLUGE

Sur ce point, la Bible nous renseigne peu. Nous avons vu précédemment que son but n’était pas d’ordre scientifique. Il est donc normal qu’il en soit ainsi. Il semble bien toutefois qu’en rassemblant certaines données et surtout en réfléchissant sur les implications suggérées, on puisse avancer ce qui suit.

Le climat devait être doux et uniforme sur la quasi-totalité de la terre. Rappelons seulement que les plantes fossiles du Primaire et du Secondaire révèlent un climat tropical ou sub-tropical10. Ces végétaux fossiles — tout comme les animaux d’ailleurs — sont généralement d’une taille assez nettement supérieure aux représentants actuels de leur groupe. L. Moret a pu dire que ceux-ci « ne sont que de minuscules images des formes fossiles arborescentes disparues11 ».

10 Voir par exemple W.J. ARKELL, Jurassic Geology of the World, New York, 1956, p. 615 5s.

11 L. MORET, Précis de géologie, Paris, 1967, p. 302.

D’autre part, la présence de forêts fossiles au Spitzberg. celle de houille en Antarctique, tout cela « indique le maintien d’une certaine uniformité climatique sur l’ensemble du globe12 ».

12 L. RUDAUX, La terre et son histoire, Paris, 1965, 9e éd., p. 102.

Comment l’expliquer ? Beaucoup de paléontologues ont pensé à un taux de dioxide de carbone plus élevé que de nos jours, ainsi qu’à une plus grande densité de vapeur d’eau dans une atmosphère plus étendue ; ainsi G.N. Plass estime que, durant les époques primaire et secondaire au moins, la vapeur d’eau, l’ozone et le dioxide de carbone ont permis à l’atmosphère d’absorber une plus grande quantité d’énergie solaire (effet de serre), produisant un climat semi-tropical étendu à la terre entière13.

13 G.N. PLASS, Carbon Dioxide and Climate, dans « Scientific American », vol. 201, juin 1959, p. 41 ss. Voir aussi G.N. PLASS, Carbon Dioxide and Climate, dans « American Scientist », vol 44, juillet 1956, p. 313. Cf. aussi A. CAILLEUX, La géologie, Paris, 1967, 6e éd., p. 109. Cette hypothèse nous paraît préférable à celle de H. SHAPLEY, Climatic change, Cambridge (Massachusets), 1954, qui attribue les changements climatiques à des variations des radiations solaires à l’émission même.

Ces indications sont en accord avec ce que suppose le texte biblique : le fait que l’annonce du déluge n’ait rencontré que scepticisme rejoint l’affirmation de Genèse 2.5, 6 selon laquelle il ne pleuvait pas, l’irrigation étant assurée par la grande densité de la vapeur d’eau14. Le choix de l’arc-en-ciel comme signe d’alliance, gage de l’impossibilité d’un nouveau déluge, va dans le même sens (Genèse 9.11-13) : la présence de l’arc, irréalisable avant la pluie, témoigne à l’avance de la régularité future du cycle évaporation-condensation. Une accumulation massive d’eau n’est désormais plus possible.

14 L’absence de pluie ne doit pas surprendre outre mesure. Notre régime actuel d’évaporation-accumulation-transport-condensalion n’est réalisable que dans une terre ayant des climats variés, des zones de hautes et de basses pressions, des régions à faible et forte densité de vapeur, des reliefs élevés, etc. Aucune de ces conditions ne semble avoir été réalisée avant le déluge. Un tel système est impossible dans le cas d’un climat uniforme à haute densité de vapeur d’eau. Les études actuelles semblent montrer que la condensation en pluie s’effectue autour de microscopiques « noyaux » de sel marin résultant de l’évaporation intense. On comprend dès lors que, le cycle une fois amorcé, il se perpétue désormais. Voir J.C. JOHNSON, Physical Meteorology, New York, 1954, p. 206 ss.

Cette présence d’une grande quantité d’eau — évidemment à l’état de vapeur, du moins dans l’atmosphère — s’accorde aussi avec le récit imagé de la création15 qui parle de la « séparation des eaux du dessus d’avec les eaux du dessous » (Genèse 1.6-8). L’existence d’un tel « écran de vapeur d’eau » serait la cause d’un ensemble de phénomènes constatés, que nous retrouverons plus loin. Mentionnons seulement :

15 Nous n’insistons pas sur cet argument, le texte de la création ne nous paraissant pas pouvoir être utilisé comme une source historique ou scientifique, permettant de remonter du texte à la réalité même des faits, ce qui ne signifie nullement qu’il soit sans valeur, comme nous l’avons montré précédemment.

  1. L’uniformité du climat sur toute la surface de la terre aux époques primaire et aussi secondaire, sauf exception peut-être au Permien.
  2. Le climat semi-tropical ou tropical indiqué par les fossiles.
  3. La présence d’un taux élevé de CO2 ayant pour effet d’élever la température moyenne et aussi de favoriser la croissance des végétaux géants révélés par la paléontologie.
  4. Cet écran assurait en même temps la protection contre les radiations cosmiques, rendant ainsi les conditions de vie plus favorables.
  5. L’absorption par l’écran des rayons cosmiques et l’effet de serre combinés entraînaient vraisemblablement une valeur du rapport 14C/12C moindre qu’à l’heure actuelle.16

16 Sur ce dernier point, voir le chap. 31 (La méthode de datation au carbone 14). Le rôle du dioxyde de carbone a été souligné par K. KIGOSHI et al, Introduction of Systematic Studies of the variation of C14. Contents in the Atmosphere for the past thousand years, dans « International Conference on Cosmic Rays », vol. 3, Jaipur, 1963, p. 466.

4. LES FORMES DE VIE

Ici encore le texte biblique ne nous apprend que peu de choses. Assez cependant pour que nous sachions que dès l’origine toutes les formes de vie existaient : dans les eaux, dans les airs, sur la terre (Genèse 1.20-23). Nous n’avons aucune indication des espèces d’alors ; ni, contrairement à ce que l’on a longtemps dit, de leur fixité définitive17. Nous sommes en droit cependant de supposer qu’avec les conditions décrites plus haut la densité des formes de vie, végétale et animale, devait être très grande. Quant au nombre des « espèces&nbs;», nous n’en savons rien, sinon par la paléontologie. Les indications bibliques nous permettent de croire que la population humaine à l’époque du déluge (malgré l’incertitude chronologique où nous sommes) devait être déjà fort importante. On a pu l’évaluer, sur la base de la progression suggérée par la Bible (Genèse 5, Luc 3, etc.) à 700 millions d’êtres, voire même 2 milliards, chiffres que nous estimons toutefois largement surévalués18, Ces spéculations sont d’ailleurs toujours discutables.

17 « Le bétail selon son espèce, les reptiles selon leur espèce », Genèse 1.24-26. Ces textes ont souvent été compris, à tort, comme l’indication de la fixité immuable des « espèces ». En réalité, l’expression désigne simplement un ensemble très vaste et très vague dans Ie détail duquel l’auteur du texte ne désire pas s’aventurer. On traduirait mieux ainsi : Le bétail avec toutes ses espèces, les reptiles avec toutes leurs espèces, etc. Voir sur ce point H.G. COFFIN, Creation, Accident or Design ?, Washington, 1969, p. 32 ss.

18 Voir A. REHWINKEL, The Flood, Saint Louis, 1951, p. 24 ss.

Ce qui ne l’est pas, c’est que la population avait eu le temps de se multiplier et de conquérir une grande partie du monde d’alors, monde dont nous ignorons totalement la répartition. C’est assez pour affirmer que le déluge, amenant la destruction de l’humanité de cette époque, a dû être une catastrophe mondiale, et non pas une inondation locale comme on ne cesse de l’affirmer19. Ces indices rejoignent donc ce que la paléontologie nous apprend : les formes de vie disparues, que nous pensons être des formes antédiluviennes, sont réparties sur la totalité de la surface terrestre et témoignent d’une catastrophe mondiale.

19 Par exemple A. PARROT, Déluge et arche de Noé, Paris, 1952, p. 7. « Le déluge … a été un désastre très certainement mésopotamien ».

Les légendes innombrables du déluge20, que l’on retrouve chez presque tous les peuples, sont un indice de plus en faveur d’un catastrophisme mondial : celui que la Bible nous raconte, et que nous allons étudier de plus près.

20 Sur les récits du déluge chez les peuples de toute la terre, voir Sir J. FRAZER, Le Folklore dans l’Ancien Testament, Paris, 1924.

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