Nous avons exposé dans les chapitres précédents les arguments qui nous poussent à rejeter l’actualisme en géologie pour lui préférer le catastrophisme. Nous allons maintenant tenter d’expliquer la présence des roches, leur dépôt, leur constitution ainsi que les formes morphologiques du relief dans le cadre du catastrophisme. Comment le monde antédiluvien s’est-il transformé pour donner naissance à notre monde actuel ?
Avant de tenter cette explication, nous devons tout d’abord faire quelques remarques sur le caractère conjectural dans ses modalités de notre reconstruction du déluge. Non pas que nous doutions de sa réalité, mais le caractère unique de ce cataclysme ne nous offre aucun point de comparaison. Nous n’avons aucun exemple de l’ampleur des forces agissantes. Nous ne connaissons pas non plus la nature et la structure, donc le degré de résistance, des roches antédiluviennes. Tout porte à croire qu’elles étaient beaucoup moins cohérentes et dures que les nôtres1, c’est- à-dire plus vulnérables à l’érosion diluvienne.
1 Ce point nous parait important. En effet, malgré nous, nous raisonnons toujours en actualiste. Inconsciemment, nous pensons que les roches antédiluviennes étaient comparables aux nôtres. Or, il ne peut pas en être ainsi puisque toutes les roches que nous connaissons aujourd’hui sont soit des roches ignées, provenant du manteau ou de la base de la croûte, soit des roches métamorphiques, c’est-à-dire ayant subi des transformations profondes que nous plaçons à l’époque du déluge et consécutives à celui-ci, soit des roches sédimentaires, c’est-à-dire déposées lors du déluge et cimentées depuis par l’action de l’eau. Dans ces conditions, on le voit, aucune de nos roches ne reflète l’état des roches antédiluviennes. Nous sommes donc en droit de supposer que la résistance, la dureté, la cohérence des roches antédiluviennes étaient bien moindres qu’à l’heure actuelle dans notre monde. Cette supposition est d’ailleurs logique, compte tenu de l’action consolidatrice des eaux et du métamorphisme.
On peut donc imaginer la terre d’avant le déluge de la façon suivante (fig.15, phase I, p. 241) : Une croûte terrestre d’épaisseur assez uniforme, formée de roches variables selon les lieux, de composition chimique utilisant les constituants actuels, mais de structure et de cohésion différentes ; des océans moins vastes et moins profonds puisque les eaux du déluge n’étaient pas encore là2.
2 Ceci rejoint le tableau brossé par E.G. WHITE, Patriarches et prophètes, 2e éd., 1948, p. 23 ss.
Lorsque les eaux s’abattirent sur la terre, pendant 40 jours, l’érosion dut être terrible par les effets de ravinement, mais aussi par ceux des glissements de terrains, des torrents et surtout des séismes qui durent ébranler la terre en divers lieux.
Ces sédiments, différents selon les lieux et les natures des roches, durent être entraînés ; broyés, puis déposés par les torrents, rivières et enfin courants marins, dans le fond des océans (fig. 15, phase II, p. 241). Le dépôt des sédiments par les courants marins explique les « lacunes » de sédimentation qu’on attribuait autrefois à des alternances d’émersion et de subsidence sous les eaux, et que l’on attribue de plus en plus de nos jours à des divagations de courants deltaïques3, bien à leur place dans notre conception. Dans notre hypothèse, les inversions de la stratigraphie ne posent guère de problème, car des remaniements de ces sédiments ont pu avoir lieu au cours du déluge, par l’intermédiaire de ces « courants de turbidités » découverts récemment, affectant des étendues de terrains considérables et transportant les sédiments déjà déposés sur d’autres couches formées plus récemment4.
3 Voir plus haut, ainsi que Ch. POMEROL et R. FOUET, Les roches sédimentaires, Paris, 1969, p. 53, 54, et L. MORET, Précis de géologie, Paris, 1967, p. 335.
4 Cf. HS, LADD, Ecology, Paleontology and Stratigraphy, dans «&nsp;Science », vol. 119, 9 janvier 1959, p. 72.
Nous avons déjà noté que le déluge n’est pas seulement une pluie mais un cataclysme mettant en jeu toutes les forces de la nature. Les séismes, en particulier, et le volcanisme ont joué un rôle très important. Ceci se comprend facilement car les géologues ont remarqué que « l’eau d’origine atmosphérique peut jouer aussi un rôle de déclenchement des phénomènes volcaniques : par exemple en amenant à la cristallisation rapide un magma en surfusion5 ». Les eaux du déluge ont donc très probablement amené une grande activité volcanique.
5 J. ROTHE, Séismes et volcans, Paris, 1968, 5e éd., p. 122. Les savants italiens ont remarqué au Vésuve que « les fortes quantités d’eau absorbées par le volcan étaient suivies d’une recrudescence d’activité ». Ibid.
Fig. 15
Or, cette activité volcanique même (qui pouvait d’ailleurs avoir bien d’autres causes) renforçait l’action du déluge de deux manières : 1° en augmentant la fragilité de la croûte terrestre et en transformant l’équilibre isostatique par vomissement des laves ; 2° en faisant jaillir des « eaux juvéniles » (selon l’expression du géologue Suess), que la Bible désigne par « les sources du grand abîme ». On sait, en effet, que les gaz émis par les volcans se composent d’environ 15% de gaz carbonique (CO2) et de près de 75% d’eau à l’état de vapeur. Cette eau se condense évidemment en arrivant dans l’atmosphère ou dans l’eau. Il ne faut nullement négliger cet apport ; certains géologues pensent même que toute l’eau actuellement à la surface de la terre a été émise par les volcans6. Il est donc possible, en définitive, que le « déluge » ait davantage trouvé sa source « en bas » qu’en haut !
6 Cf. G.A. McDONALD, Volcanology, dans « Science », vol. 133, 10 mars 1961, p. 678. L’origine de cette « eau juvénile » serait à chercher en partie dans le magma même, en partie dans les roches sédimentaires traversées. Cette deuxième origine n’étant valable, selon nous, que pour les volcans actuels qui traversent des couches sédimentaires. C’est pourquoi nous jugeons excessive l’affirmation de l’auteur. Pour nous, les eaux actuelles résultent : 1) des eaux juvéniles ; 2) des eaux atmosphériques diluviennes ; 3) des eaux des mers antédiluviennes. Il n’est évidemment pas possible de répartir ce qui revient à chacune d’entre elles Il se peut, cependant, que la plus grande part soit d’origine juvénile.
Ces phénomènes (auxquels il faudrait très certainement ajouter les courants de convection que nous avons signalés au chapitre 6 et dont les causes sont encore obscures) ont entraîné de profonds bouleversements dans la croûte terrestre. En effet, l’érosion ôtait des matériaux aux continents d’alors (régions A sur la figure 15) et déposait ses sédiments dans le fond des anciens océans (régions B). Il en résultait nécessairement un déséquilibre isostatique que les géologues ont décrit dans tous les manuels de géologie7. Les régions B, chargées par les sédiments, s’enfoncèrent dans le Sima visqueux en un mouvement continu que l’on nomme la subsidence, tandis que les régions A, allégées par l’érosion, avaient tendance à se soulever. Il en résulta des tensions dans la croûte, qui créèrent des séismes et des tendances au volcanisme dans les régions de contact (C). D’énormes failles ont dû s’ouvrir alors, permettant un volcanisme fissural dont nous reparlerons. En même temps, le soulèvement des régions A réactivait l’érosion, toujours plus forte en altitude (fig. 15, phase III). Comme on le voit, le système ainsi créé s’entretenait lui-même.
7 Nous précisons que tous les phénomènes que nous décrivons ici ne sont pas de notre invention. Tous ont été décrits, mentionnés ou admis par des géologues éminents, on pourrait dire par la quasi-totalité des géologues. Mais ceux-ci, actualistes en général, font « défiler le film » de l’action à une vitesse extrêmement lente. Ils supposent un rythme très lent et postulent une durée infiniment longue. Nous pensons toutefois que ces faits s’expliquent mieux dans le cadre d’un catastrophisme rapide.
Lorsque l’érosion fut maximale (érosions surtout marines désormais, les eaux du déluge couvrant toute la surface de la terre), la croûte ancienne des régions An continuellement relevée et allégée, pouvait ne plus avoir qu’une épaisseur très faible, voire nulle en certains lieux. Au contraire, les régions B, surchargées de sédiments que les courants marins y déposaient, s’enfonçaient toujours plus dans le Sima qui, repoussé, remontait dans les régions A, tendant ainsi à surélever encore la mince croûte qui subsistait. En même temps, dans les régions C, le magma pouvait profiter de fractures géantes et se répandre en nappes basaltiques, qui, on le sait, ont « formé de vastes coulées au cours des éruptions tertiaires et actuelles8 ». L’enfoncement des régions B avait encore une autre conséquence : le métamorphisme des couches sédimentaires les plus profondes (fig. 15, phase IV et détail IV bis). On peut donc penser, avec L. Moret, que s’étaient formés « d’immenses bassins de sédimentation dont le fond s’affaissait au fur et à mesure de l’accumulation et que le métamorphisme général a dû s’effectuer avant le plissement, lorsque tous ces terrains étaient orientés suivant des plans sensiblement horizontaux9 ». Ceci, on en conviendra, correspond exactement à ce qui a pu se passer lors du déluge.
8 Ch. POMEROL, Les roches éruptives, Paris, 1965, 4e éd. p. 74. Il s’agit des plateaux basaltiques du Deccan, du Brésil, des Etats-Unis, etc. dont nous avons déjà souligné l’importance ; leur étendue atteint en effet 900 000 km2 dans le cas du Brésil.
9 L. MORET, op. cit., Paris, 1967, 5e éd., p. 257.
Ce métamorphisme, on le sait maintenant, a pu s’effectuer en un laps de temps très bref, à grande profondeur et à hautes températures, conditions qui étaient réalisées à la base des couches sédimentaires. La conséquence de ce métamorphisme est double : d’une part, les roches sédimentaires furent transformées en roches comme le granite ou le gneiss ; d’autre part, ce métamorphisme, on l’a vu, s’est effectué avec une importante augmentation de volume, de l’ordre de 55 % en certains cas (feldspaths, par exemple). Ainsi, dans les régions B, au fond des couches sédimentaires, des forces considérables tendaient à repousser les couvertures de sédiments. Nous en reparlerons plus loin en étudiant la tectonique.
Au même stade, mais cette fois à la base de la couche de Sial, une autre transformation trouvait place. Cette couche de Sial, profondément enfoncée dans le magma plus dense, était soumise à des pressions et à des températures telles que le phénomène que les auteurs anglo-saxons appellent « magmatic shopping » a pu se produire : de gros fragments de roches se sont désagrégés au centre du magma. Ils sont tombés dans ce dernier, où ils ont été « digérés ». Le magma a rempli immédiatement les vides ainsi créés pour progresser vers le haut10.
10 Op. cit., p. 259.
Appliqué aux basses couches du Sial, le phénomène de « magmatisation » peut être responsable de l’inversion des forces et de l’orogenèse. En effet, une grande partie de l’ancienne écorce étant ainsi transformée en magma, il en résulte que cette écorce se trouve considérablement allégée. De plus, elle subit la poussée verticale due au métamorphisme.
On comprend dès lors qu’à ce stade les régions B, jusque-là en subsidence, soient désormais en voie de surrection. Ainsi donc naissent les « radeaux » continentaux formés d’une épaisse croûte (reste de l’écorce antédiluvienne) recouverte des couches sédimentaires qui s’étaient déposées lorsque la région était en subsidence. A celles-ci s’ajoutent encore pour un temps les dépôts des sédiments en suspension dans les eaux qui recouvrent encore la totalité de la terre.
Selon notre hypothèse, les continents actuels seraient donc les anciennes mers antédiluviennes ayant fait office de bassins de sédimentation, tandis que les océans actuels se sont déprimés à une époque du processus correspondant au Tertiaire. C’est alors seulement que l’érosion a cessé sur les régions A et que la sédimentation l’a remplacée. Mais cette « élévation » des régions B ne se fit pas sans bouleversements considérables de l’écorce. De grands mouvements tectoniques commencèrent.
Les poussées verticales dont nous avons parlé plus haut ont fait monter, telle une dent perçant à travers la gencive, des masses métamorphisées à travers les couches sédimentaires qui les recouvraient. Cette montée des roches, granitiques en général, a soulevé la couverture sédimentaire qui les recouvraient, provoquant ainsi le décollement de la couverture, puis son glissement, comme l’indique la figure 19 de la page 26411.
11 Nous renvoyons ici au chapitre Les montagnes et l’érosion, p.67. Voir aussi fig. 16, p. 247.
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Fig. 16 - Tectonique de gravité : Formation des montagnes plissées, d’après Moret.
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A l’origine de ces poussées orogéniques, on trouve donc réunis différents facteurs : l’isostasie, la dilatation due au métamorphisme, ainsi que des mouvements plus hypothétiques, appelés courants de. convection, c’est-à-dire ceux-là même que reconnaissent les géologues actualistes12. Seule l’échelle des temps se trouve changée : alors que les géologues actualistes supposent un dépôt lent, étagé sur des centaines de millions d’années, suivi d’une orogenèse très lente également, s’étalant sur plusieurs millions d’années, nous pensons que ces phénomènes ont eu lieu très rapidement, selon un processus catastrophique, appliqué à des couches sédimentaires plastiques et souples parce que récemment déposées, mais dont la cohésion était assurée par la pression.
12 En tout état de cause, l’isostasie ne suffit pas, à elle seule, à expliquer l’orogenèse, ainsi que l’a démontré par le calcul J. GOGUEL, La constitution interne du globe, dans La géophysique du même auteur, Paris, 1971, p. 207.
Certes, on pourrait objecter que de tels exemples d’orogenèse n’existent plus à l’heure actuelle. A ceci nous répondrons que les causes ayant disparu, les effets ne se font plus sentir, ou du moins se font sentir faiblement. Cependant, bien que l’ampleur n’en soit pas comparable, on connaît actuellement des zones d’activité orogénique intense. On a fait remarquer que « l’île de Timor appartient à ces hauts-fonds en voie de surrection rapide puisqu’on y a découvert des coraux quaternaires portés à 1000 m d’altitude13 ». Nous avons déjà donné quelques exemples de tels mouvements rapides. Ils n’ont évidemment qu’une ampleur limitée et sans aucune mesure avec les bouleversements causés par le déluge.
13 P. BELLAIR et Ch. POMEROL, Eléments de géologie, Paris, 1965, p. 207.
Nous avons fait remarquer au chapitre 6 que l’hypothèse de la dérive des continents revenait à l’honneur, appuyée par la notion nouvelle d’expansion océanique à partir des crêtes océaniques. On a constaté, en effet, que le fond des océans est sillonné de vastes lignes de crêtes et de fractures, d’où le basalte s’échappe en s’étalant symétriquement de part et d’autre. Nous avons mentionné les inversions magnétiques enregistrées par les roches symétriques l’une de l’autre par rapport à ces crêtes. Pouvons-nous trouver, dans le cadre du catastrophisme, une explication à cela ?
Il semble que oui. Reprenons, d’après la figure 15 de la page 241 (établie à une échelle plus étalée), le « film » approximatif du déluge au moment où les sédiments accumulés font s’enfoncer les zones B. Pendant ce temps, les parties A, érodées, sont en voie de disparition ou, du moins, sont (relativement) très minces.
A ce moment, les forces, dans le Sima, se répartissent selon les flèches (cf. fig. 15, phase VI). Les efforts ont pu être tels que la croûte terrestre se serait fracturée en un ou plusieurs endroits (F).
Au moment où la magmatisation a allégé le « radeau », les forces se sont inversées et les efforts ont contribué à accentuer ces fractures, jusqu’à la séparation des radeaux en deux blocs. Des « cellules de convection » ont alors pu se former, dans le Sima. écartant les deux radeaux continentaux flottant sur lui (phases VII et VIII, p. 245). En même temps, les variations rapides du magnétisme terrestre s’inscrivaient dans les roches s’épanchant autour de la crête. Le mouvement, commencé au Trias ou au Jurassique, se serait poursuivi jusqu’à l’époque actuelle, mais avec une vitesse décroissante, au point que la vitesse actuelle de la dérive semble n’être plus que de l’ordre du centimètre par an.
Cette explication, encore très hypothétique, aurait du moins l’avantage de rendre compte des 171 inversions du magnétisme terrestre enregistrées dans les roches depuis le Crétacé14. Elle permettrait de comprendre aussi pourquoi on ne trouve pas, dans les océans actuels, de grandes quantités de sédiments antérieurs au Crétacé, fait explicable aussi dans l’hypothèse traditionnelle de la dérive des continents.
14 Cf. J.R. HEIRTZLER, Sea Floor Spreading, dans « Scientific American », vol. 219, décembre 1968, p. 60-70.
Nous pensons toutefois que ce point 8 présente un caractère plus hypothétique que les précédents, et nous ne le présentons que comme une suggestion pouvant servir de base à de futures investigations.
Une géologie catastrophiste présente plusieurs avantages. Par exemple, elle permet d’expliquer :
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Arbre vertical pétrifié près de Joggins, Nouvelle-Ecosse, Canada. |
On s’accorde à penser, en effet, que « l’orogenèse semble avoir été particulièrement intense à la fin du paléozoïque et à la fin du tertiaire15 ».
15 B.F. HOWELL, Introduction à la géophysique, Paris, 1969, p. 333. Il est vrai que des traces d’orogenèse peuvent être relevées dans toutes les ères.
16 A. CAILLEUX, La géologie, Paris, 1967, 6e éd., p. 51.
D’innombrables autres indices de catastrophisme pourraient être relevés17. Citons seulement ici les guyots, ces montagnes sous-marines dont les sommets sont aplanis par une érosion qui n’a pu être que marine, ce qui se conçoit bien au moment où les sommets affleuraient la surface des océans d’alors18. La paléontologie, nous l’avons vu, en fournit également de nombreux exemples.
17 Voir H.G. COFFIN, Creation, Accident or Design ?, Washington D.C., 1969, p. 75-92, et R.M. RITLAND, A Search for Meaning in Nature, Mountain View, 1970, p. 167-177.
18 Une explication différente (mais tout aussi catastrophiste) des guyots a été donnée par H. TAZIEFF. Selon lui, les guyots seraient dus à l’activité volcanique sous-marine dès l’origine. Dans ce cas, l’érosion marine ne serait pas la cause de la forme horizontale de leur surface et il n’y aurait pas eu affaissement. Par contre, TAZIEFF admet une montée continue du niveau des océans depuis l’époque jurassique. Cf. H. TAZIEFF, Les volcans et la dérive des continents, Paris, 1972, p. 51, 52.
Il nous reste maintenant à montrer comment l’hypothèse du déluge peut rendre compte de la présence, dans les roches, de fossiles que la paléontologie transformiste a classés dans une perspective évolutionniste.