Quel est l'ordre logique dans l'expérience du salut ? Bien entendu, il n'y a pas d'ordre chronologique ; la conversion, la justification, la régénération, l'union avec Christ et l'adoption ont toutes lieu en même temps. Seule la sanctification est à la fois un acte et un processus. Mais il y a cependant une suite logique, et nous suivrons l'ordre que nous venons d'indiquer. Il en est ainsi parce que les Écritures appellent l'homme à se tourner vers Dieu (Pr. 1.23 ; Es. 31.6 ; 59.20 ; Ez. 14.6 ; 18.32 ; 33.9-11 ; Joe. 2.12ss. ; Mt. 18.3 ; Ac. 3.19 ; Hé. 6.1). La conversion consiste justement à se tourner vers Dieu et elle représente la réponse de l'homme à l'appel de Dieu. Elle comporte deux éléments : la repentance et la foi. La Bible ne demande jamais à l'homme de se justifier lui-même, de se régénérer lui-même ou de s'adopter lui-même : Dieu seul peut faire ces choses. Mais l'homme, parce que Dieu l'en rend capable, peut se tourner vers Dieu. L'Église de Jérusalem a reconnu ce qui suit : "Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu'ils aient la vie" (Ac. 11.18 ; voir 2 Ti. 2.25). Il semble clair que la repentance et la foi conduisent à la justification, et la justification conduit à la vie, et non l'inverse (Ro. 5.17ss.). Regardons maintenant les deux éléments dans la conversion.
Bien que la repentance et la foi soient étroitement liées ensemble, il nous faut cependant les considérer séparément.
L'importance de la repentance n'est pas toujours reconnue comme il le faudrait. Certains invitent ceux qui ne sont pas sauvés à accepter, Christ et à croire, sans même montrer au pécheur qu'il est perdu et qu'il a besoin d'un Sauveur. Mais la Bible accorde beaucoup d'importance à la prédication de la repentance. La repentance était le message des prophètes de l'Ancien Testament (Deu. 30.10 ; 2 Ro. 17.13 ; Jé 8.6 ; Ez. 14.6 ; 18.30). C'était la note dominante de la prédication de Jean-Baptiste (Mt. 3.2 ; Mc. 1.15), de Christ (Mt. 4.17 ; Lu. 13.35), des douze apôtres (Mc. 6.12) et en particulier de Pierre le jour de la Pentecôte (Ac. 2.30 ; voir Ac. 3.19). Elle occupait également une place fondamentale dans la prédication de Paul (Ac. 20.21 ; 26.20). Le changement de dispensation n'a pas rendu la repentance inutile à l'époque actuelle ; c'est définitivement un commandement adressé à tous les hommes (Ac. 17.30). C'est ce que Paul a dit à Athènes, qui était loin d'être un milieu juif. La repentance est une chose à laquelle le ciel tout entier s'intéresse grandement (Lu. 15.7, 10 ; 24.46ss.). C'est l'absolu des absolus (Mt. 21.32 ; Hé. 6.1), parce que c'est une condition essentielle pour le salut (Lu. 13.2-5).
La repentance est essentiellement un changement de mentalité, si l'on prend le mot dans son sens large. Elle comporte cependant trois aspects :
Regardons plus attentivement chacun de ceux-ci.
1. L'élément intellectuel. Cet élément implique un changement de point de vue. C'est un changement de point de vue en ce qui concerne le péché, Dieu et le moi. Le péché en vient à être reconnu comme une culpabilité personnelle, Dieu comme celui qui exige à juste titre la justice, et le moi comme souillé et impuissant. Les Écritures parlent de cet aspect de la repentance comme la connaissance du péché (Ro. 3.20 ; voir Job 42.5ss. ; Ps. 51.5 ; Lu. 15.17ss. ; Ro. 1.32). La repentance comporte également un changement de mentalité à propos de Christ. Pierre a invité les Juifs à considérer Christ, non comme un simple homme, un imposteur, ou un blasphémateur, mais comme le Messie promis et le Sauveur (Ac. 2.14-40).
2. L'élément émotionnel. Cet élément implique un changement de sentiments. La tristesse pour le péché et un désir d'être pardonné sont des aspects de la repentance. Il y a une profonde émotion dans la prière de David : "O Dieu aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions" (Ps. 51.3). Paul écrit : "Je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage. En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais" (2 Co. 7.9ss.). Voici d'autres versets qui montrent que l'émotion fait partie de la repentance : Mt. 21.32 ; 27.3 (voir Ps. 38.19).
3. L'élément volitif. Cet élément implique un changement de volonté, de disposition et de but. C'est par cet élément que l'on se détourne intérieurement du péché. Il y a un changement de disposition pour rechercher le pardon et la purification. Pierre a dit : "Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, à cause du pardon de vos péchés" (Ac. 2.38), et Paul écrit : "Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?" (Ro. 2.4). Nous voyons dans ces deux versets l'élément volitif de la repentance.
La confession des péchés (Ps. 32.5 ; 51.5ss. ; Lu. 15.21 ; 18.13 ; 1 Jn. 1.9) et la réparation des torts faits aux autres (Lu. 19.8) sont des fruits de la repentance, mais ils ne font pas partie de la repentance elle-même. Nous ne sommes pas sauvés pour nous repentir mais si nous nous repentons. La repentance n'est pas une réparation faite à Dieu, mais une condition du cœur essentielle avant de pouvoir croire à salut. De plus, la véritable repentance n'existe jamais en dehors de la foi. C'est-à-dire que l'on ne peut pas se détourner du péché sans en même temps se tourner vers Dieu. Réciproquement, nous pouvons dire que la véritable foi n'existe jamais sans la repentance. Les deux sont inséparablement liées ensemble.
Nous devrions dire quelques mots à propos des moyens qui mènent à la repentance. Du côté divin, la repentance est un don de Dieu. Paul écrit : "Dans l'espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité" (2 Ti. 2.25 ; voir Ac. 5.31 ; 11.18). Du côté humain, plusieurs choses peuvent la produire. Jésus a enseigné que les miracles (Mt. 11.20ss.), même le retour de quelqu'un d'entre les morts (Lu. 16.30ss.), ne sont pas suffisants pour amener à la repentance. Mais,
sont des moyens précis dont Dieu se sert pour produire la repentance.
Il en est de la foi comme de la repentance : la doctrine ne reçoit pas l'attention qu'elle mérite. La vie d'un homme est dirigée par ce qu'il croit et par ce en quoi il a foi, et sa religion par la personne en qui il croit. Evans dit : "La femme syro-phénicienne (Mt. 15) avait de la persévérance ; le centurion (Mt. 8), de l'humilité ; l'aveugle (Mc. 10), de la ferveur. Mais ce que Jésus-Christ vit et récompensa dans chacun de ces cas, c'est la foi."1 C'est vrai, et cela devrait nous amener à examiner la place de la foi dans la vie. Considérons-la en tant qu'élément de la conversion.
1 – Evans, The Great Doctrines of the Bible, p. 144.
La Bible déclare que nous sommes sauvés par la foi (Ac. 10.31 ; Ro 5.1 ; 9.30-32 ; Ép. 2.8), enrichis de l'Esprit par la foi (Ga. 3.5, 14) sanctifiés par la foi (Ac. 15.9 ; 26.18), gardés par la foi (Ro. 11.20 ; 2 Co. 1.24 ; 1 Pi. 1.5 ; 1 Jn. 5.4), affermis par la foi (Es. 7.9) et guéris par la foi (Ac. 14.9 ; Ja. 5.15). Nous marchons par la foi (2 Co. 5.7) et surmontons les difficultés par la foi (Mc. 9.23 ; Ro. 4.18-21 ; Hé. 11.32-40). Dieu déclare que la foi est nécessaire pour lui plaire (Hé. 11.6) et considère l'incrédulité comme un grand péché (Jn. 16.9 ; Ro. 14.23) et comme mettant un obstacle aux manifestations de sa puissance (Mc. 6.5ss.). La foi fait de nous une bénédiction constante pour les autres (Jn. 7.38) ; elle nous pousse à faire des efforts pour les autres (Mc. 2.3-5) ; elle produit la persévérance dans le service (Mt. 15.28) ; et elle obtient de l'aide pour les autres (Ac. 27.24ss.). Ces avantages révèlent assurément l'importance de la foi.
Établissons d'abord une distinction entre certains termes qui sont parfois confondus. Ce sont les termes "croyance", "espérance", "la foi" et "foi". Le mot "croyance" est souvent utilisé dans le même sens que le mot "foi" ; mais il n'est souvent utilisé que pour dénoter un seul élément de la foi, l'élément intellectuel. Nous devons être en garde contre l'emploi confus de ce terme. L'espérance a à faire exclusivement avec l'avenir, tandis que la foi a à faire avec le passé, le présent et l'avenir. L'espérance a été définie comme un désir associé à une attente, mais l'espérance biblique comporte aussi des éléments de connaissance et d'assurance. Elle repose sur une vérité révélée dans les Écritures. Par "la foi", nous voulons dire la somme totale de la doctrine chrétienne contenue dans la Bible (Lu. 18.8 ; Ac. 6.7 ; 1 Ti. 4.1 ; 6.10 ; Jud. 1.3). La confiance est le mot caractéristique de l'Ancien Testament équivalent à "croire" ou "foi" dans le Nouveau Testament.
Qu'est donc la foi ? Il n'est pas facile de formuler une définition simple et adéquate. Dans la conversion, croire, c'est se tourner vers Dieu, comme se repentir, c'est se détourner du péché. Mais il nous faut étudier plus attentivement cet acte qui consiste a se tourner vers Dieu. Nous pouvons dire que la Bible présente la foi comme un acte du cœur. Elle comporte donc un changement intellectuel, émotionnel et volitif. Les hommes croient du cœur pour être sauvés (Ro. 10.9ss.). Les Écritures soulignent l'aspect intellectuel de la foi dans des passages comme Ps. 9.11 ; Jn. 2.23ss. ; et Ro. 10.14. Nicodème avait la foi dans ce sens du terme lorsqu'il est venu vers Jésus (Jn. 3.2), et les démons aussi croient, nous est-il dit, car ils connaissent les faits concernant Dieu Ja. 2.19). C'est sans aucun doute dans ce sens que Simon le magicien a cru (Ac. 8.13), car rien n'indique qu'il se soit repenti et ait accepté Jésus-Christ. Nous en concluons donc que la foi doit être plus qu'un simple assentiment intellectuel. Regardons les trois aspects essentiels de la foi.
1. L'élément intellectuel. Cet élément inclut la croyance à la révélation de Dieu dans la nature, aux faits historiques des Écritures, et aux doctrines qui y sont enseignées à propos de la nature pécheresse de l'homme, de la rédemption offerte en Christ, des conditions du salut et de toutes les bénédictions promises aux enfants de Dieu. Bien que cet élément de la foi soit grandement dénigré de nos jours, il est néanmoins fondamental pour les autres éléments constitutifs de la foi. Paul dit : "Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ" (Ro. 10.17). Nous savons qu'il y a un Dieu ; nous croyons donc à son existence (Ro. 1.19ss.) ; nous avons besoin de connaître l'Évangile pour croire à Jésus-Christ (Ro. 10.14). La foi biblique n'est donc pas l'acceptation d'une hypothèse de travail en matière de religion, c'est une croyance fondée sur la meilleure des preuves. Le psalmiste a écrit : "Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi. Car tu n'abandonnes pas ceux qui te cherchent, ô Éternel'" (Ps. 9.11).
2. L'élément émotionnel. Il est souligné dans des passages comme Ps. 106.12ss. : "Et ils crurent à ses paroles, ils chantèrent ses louanges. Mais ils oublièrent bientôt ses œuvres, ils n'attendirent pas l'exécution de ses desseins" ; Mt. 13.20ss. : "Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c'est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racine en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute" ; et Jn. 8.30ss. où l'auteur fait une distinction entre le grand nombre qui ont cru en Jésus et ceux qui l'ont simplement cru. Comparez également l'assentiment des scribes aux déclarations de Jésus concernant le plus grand commandement, sans toutefois l'accepter comme le Sauveur (Mc. 12.32-34) ; et Jn. 5.35 : "Jean était la lampe qui brûle et luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière." Toutes ces références suggèrent une acceptation partielle et temporaire de la vérité de Dieu, comparativement à une appropriation complète de son message et de son Christ.
Nous pouvons définir l'élément émotionnel de la foi comme le réveil de l'âme à ses besoins personnels et à l'application personnelle de la rédemption offerte en Christ, ainsi qu'un assentiment immédiat à ces vérités. Mais elle ne doit pas s'arrêter là, car bien que l'élément émotionnel doive certainement être reconnu comme un élément constitutif de la foi, il ne faut pas le traiter comme si c'était la seule caractéristique de la foi.
3. L'élément volitif. Cet élément de la foi est l'aboutissement logique des deux autres éléments. Si quelqu'un accepte la révélation de Dieu et son salut comme vrais et vient à les accepter comme s'appliquant à lui personnellement, il devrait logiquement en arriver à se les approprier pour lui-même. Chaque terme conduit logiquement au suivant ; un homme n'est pas sauvé tant que sa foi ne comporte pas ces trois éléments. L'élément volitif est cependant si étendu qu'il présuppose les deux autres. Personne ne peut certainement être sauvé s'il ne s'approprie pas volontairement Jésus-Christ, et personne ne peut obtenir une réponse à ses prières s'il ne saisit pas de tout cœur les promesses de Dieu.
L'élément volitif inclut l'abandon du cœur à Dieu et l'appropriation de Jésus-Christ comme Sauveur. Le premier est souligné dans des passages comme : "Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent dans mes voies" (Pr. 23.26) ; "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions" (Mt. 11.28ss.) ; et "Si quelqu'un vient à moi, sans me préférer à son père, à sa mère, à sa femme, à ses enfants, à ses frères et à ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple" (Lu. 14.26). Que le terme grec pisteno (croire ou avoir confiance) soit utilisé dans le sens d'abandon ou d'engagement est évident dans des déclarations comme : "Mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu'il les connaissait tous", (Jn. 2.24) ; "les oracles de Dieu leur ont été confiés" (Ro. 3.2) ; et "l'Évangile m'avait été confié" (Ga. 2.7). La Bible souligne à plusieurs reprises que l'homme doit calculer le coût avant de prendre la décision de suivre Jésus-Christ (Mt. 8.19-22 ; Lu. 14.26-33). L'idée de l'abandon est également sous-entendue dans l'exhortation d'accepter Jésus comme Seigneur. Le commandement est le suivant : "Crois au Seigneur Jésus" (Ac. 16.31), et nous devons confesser "le Seigneur Jésus" (Ro. 10.9) pour être sauvé. Croire en lui comme Seigneur, c'est le reconnaître comme Seigneur, et nous ne pouvons pas le reconnaître comme Seigneur tant que nous n'avons pas abdiqué. Cet accent dans la foi est souvent négligé ou même mentionné à une période ultérieure de consécration, mais la Bible le relie à l'expérience initiale du salut.
L'appropriation de Christ comme Sauveur est abondamment enseignée dans les Écritures : "Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu" (Jn. 1.12) ; "mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle" (Jn. 4.14) ; "si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour" (Jn. 6.53ss.) ; et "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi" (Ap. 3.20).
Comme pour la repentance, il y a un côté divin et un côté humain à la foi.
1. Le côté divin. L'auteur de l'Épître aux Hébreux parle de Jésus comme celui "qui suscite la foi et la mène à la perfection" (Hé. 12.2). La foi est clairement un don de Dieu (Ro. 12.3 ; 2 Pi. 1.1), donnée de façon souveraine par l'Esprit de Dieu (1 Co. 12.9 ; voir Ga. 5.22). Paul parle du salut au complet comme un don de Dieu (Ép. 2.8), et cela inclut sûrement la foi.
2. Le côté humain. Aussi bien la parole parlée que la parole écrite de Dieu produit la foi. La Bible dit : "Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ" (Ro. 10.17) et "Beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent" (Ac. 4.4). Il n'y a pas que la parole de Dieu qui soit un moyen conduisant à la foi ; la prière en est aussi un (Mc. 9.24 ; Lu. 22.32). Les disciples ont demandé au Seigneur : "Augmente-nous la foi" (Lu. 17.5). De plus, l'exercice de la foi que nous avons sera un moyen par lequel notre foi grandira (Mt. 25.29 ; voir Jug. 6.14).
Les résultats de la foi sont nombreux.
1. Le salut. Tout notre salut dépend de la foi. Du début à la fin, nous sommes sauvés par la foi, que ce soit la justification (Ro. 5.1), l'adoption (Ga. 3.5, 14 ; 4.5ss.), ou la sanctification (Ac. 26.18). Pierre nous dit que nous sommes "par la puissance de Dieu... gardés par la foi" (1 Pi. 1.5).
2. L'assurance. Il est vrai que l'assurance vient du témoignage du Saint-Esprit (Ro. 8.16 ; Jn. 3.24 ; 4.13), mais toutefois, Dieu renvoie l'âme aux promesses de sa Parole, et l'assurance vient lorsque nous les croyons. Étroitement liées à l'assurance, il y a la paix (Es. 26.3 ; Ro. 5.1), le repos (Hé. 4.3), ainsi que la joie qui en résulte (1 Pi. 1.8).
3. Les bonnes œuvres. La foi conduit nécessairement aux bonnes œuvres. Nous avons été sauvés sans les œuvres (Ro. 3.20 ; Ép. 2.9), mais cependant "pour de bonnes œuvres" (Ép. 2.10). Jésus a dit : "Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux" (Mt. 5.16). Jacques souligne la manifestation de la foi dans les "œuvres" (Ja. 2.17-26). Paul insiste sur l'insuffisance des œuvres de la loi (Ga. 2.16 ; 3.10) ; mais il indique cependant que les "œuvres" sont l'aboutissement de la foi (Tit. 1.16 ; 2.14 ; 3.8). Ces bonnes œuvres sont le fruit de l'Esprit (Ga. 5.22ss. ; Ép. 5.9).