Évangile pour le monde – Mes prières ne semblaient pas dépasser le plafond de ma chambre

Mes prières ne semblaient pas dépasser le plafond de ma chambre

Marie-Pierre R.
(Rhône)

Les premières graines de la foi ont été plantées dans mon cœur par mes parents « croyants non pratiquants » et j’ai grandi avec la connaissance d’un Dieu créateur. A l’adolescence, l’âge de la contestation, j’ai abandonné toute morale religieuse et, tel le fils prodigue, je partis dans le monde. Je suivis mes propres voies, décidant seule d’après ma conscience personnelle du bien et du mal. En fait, pendant toute cette période, j’ai enfreint toutes (ou presque) les lois du Décalogue !

Tout ce qui me rappelait Dieu me mettait très mal à l’aise, mais à l’approche de la trentaine, je me suis remise en question, car ma vie n’avait ni sens ni but : vers où courais-je ? Encouragée par une personne de mon entourage qui me rappela que ma vie ne plaisait pas à Dieu, je décidai de mettre de l’ordre dans mon existence et commençai en même temps une étude biblique avec les Témoins de Jéhovah. Cette expérience dura 18 mois, m’apportant une nouvelle connaissance intellectuelle mais qui, au quotidien, se révélait contraire à ces paroles de Jésus : « … Mon joug est doux, mon fardeau léger… ». J’étais impuissante à devenir ce que l’on attendait de moi : bonne épouse, mère patiente, voisine agréable, etc. Même avec la meilleure des volontés, je n’arrivais pas à être parfaite !

Je rencontrai alors une chrétienne évangélique. Mes croyances. furent confrontées à sa foi et je découvris alors que la Bible pouvait faire l’objet d’interprétations différentes et combien contradictoires !

Je me penchai sur le Saint Livre dans 8 versions différentes pour arriver à la conclusion que l’enseignement des Témoins de Jéhovah était faux. Je passai les 6 mois qui suivirent à savourer la liberté de ne plus mettre en pratique l’enseignement de cette secte et à remercier Dieu de m’avoir arrachée à cette organisation. Mais mes prières ne semblaient pas dépasser le plafond de ma chambre. Tout en trouvant le milieu évangélique plein d’amour chrétien, je misai sur la prudence attendant d’être prête pour laisser le « volant de ma vie à Dieu ». Pendant cette période, Apocalypse 3.20 et 21 était pour moi un défi : je voulais ouvrir ma porte au Seigneur, mais où était la poignée ?

En septembre 1986, lors de la campagne d’évangélisation de Billy Graham, le Seigneur allait me montrer comment ouvrir la porte et m’offrir ainsi la plus grande joie de ma vie ! Ce jour-là je compris que Jésus était mort non seulement pour les péchés du monde en général, mais aussi pour les miens en particulier. J’étais maintenant assurée que Dieu voulait répondre à mon besoin de pardon d’une vie rebelle loin de lui et que je pouvais me repentir et commencer alors une nouvelle relation avec lui. Je n’ai pas hésité : pendant plus de 30 ans Dieu n’avait été que le Créateur, un Dieu lointain et inconnu, mais ce jour-là il devenait mon Sauveur et mon Père, simplement parce que je le prenais au mot et que je faisais mien le verset de Jean 3.16 : « Dieu a tant aimé le monde (Marie-Pierre) qu’il a donné son Fils unique (Jésus), afin que quiconque (Marie-Pierre) croit en lui ne périsse point mais qu’il (elle) ait la vie éternelle ».

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