CHAPITRE XXXVII
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Les ordonnances de l'Église

Il y a deux rites dans l'Église : le baptême et le Repas du Seigneur. Ces rites sont appelés ordonnances ou sacrements. En plus des deux acceptés par la plupart des Églises protestantes, l'Église catholique Romaine en ajoute cinq : l'ordre, la confirmation, le mariage, l'extrême Onction et la pénitence. Selon la théologie catholique romaine, "chacun des sacrements confère ou accroît la grâce sanctifiante. Cette grâce sanctifiante est connue comme une grâce sacramentelle, vu qu'elle comporte un droit aux secours surnaturels nécessaires et utiles pour la réalisation du but de chaque sacrement."1 Bien que les Églises réformées n'acceptent que deux rites, le baptême et le Repas du Seigneur, elles les considèrent cependant comme des moyens de grâce. Berkhof écrit : "En tant que signes et sceaux, ils sont des moyens de grâce, c'est-à-dire des moyens pour renforcer la grâce intérieure qui a été introduite dans le cœur par le Saint-Esprit"2. Pour éviter le mysticisme et le sacramentalisme caractérisés par le terme "sacrement", il est peut-être préférable d'utiliser le terme "ordonnance" pour désigner les deux rites de l'Église. On peut définir une ordonnance comme un rite extérieur institué par Christ pour être administré dans l'Église comme signe visible de la vérité salvatrice de la foi chrétienne. Il n'y a pas de grâce spéciale produite par le baptême ou le Repas du Seigneur, bien que, lorsque nous obéissons aux commandements du Seigneur et que nous nous souvenons de Christ et de son sacrifice pour nous, nous grandissions effectivement dans la grâce. Cela ne vient cependant pas de l'ordonnance elle-même. Considérons maintenant ces deux ordonnances.

1 — Clarkson, et al., The Church Teaches, p. 257.
2 — Berkhof, Systematic Theology, p. 618.

I. LE BAPTÊME

À partir de la prédication de Jean-Baptiste et tout au long des sections historiques et doctrinales du Nouveau Testament, le lecteur est continuellement confronté au baptême. Nous pouvons le considérer sous différentes perspectives.

A. SON INSTITUTION

Peu de temps avant son ascension, Jésus a commandé à ses disciples : "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur a observer tout ce que je vous ai prescrit" (Mt. 28.19ss. ; voir Mc. 16.15ss.). Et c'est précisément ce qu'ont fait les disciples après la venue du Saint-Esprit (Ac. 2.41 ; 8.12, 38 ; 9.18 ; 10.48 ; 16.15, 33 ; 18.8). L'impératif de Pierre était : "Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ" (Ac. 2.38). Il semble que, lorsque les apôtres prêchaient l'Évangile et que des gens répondaient, ils fussent baptisés immédiatement. La repentance, la foi et le baptême étaient donc étroitement liés. Il est cependant clair que le baptême ne contribuait pas au salut ; il le suivait plutôt immédiatement. Corneille a été baptisé après avoir reçu le Saint-Esprit (Ac. 10.44-48). Bruce dit dans une remarque : "L'idée d'un chrétien non baptisé ne se trouve tout simplement pas dans le Nouveau Testament."3

3 — Bruce, Commentary ont the Book of the Acts, p. 77.

Il y a une différence entre le baptême du Nouveau Testament et celui de Jean (Ac. 10.37 ; 13.24 ; 18.25 ; 19.3). Le baptême de Jean-Baptiste était un baptême de repentance en prévision de l'entrée dans le royaume promis qui avait été prédit par les prophètes (Mal. 3.1 ; 4.5ss. ; Mt. 3.1-12 ; Mc. 1.2-8 ; Lu. 3.2-17 ; Jn. 1.19-36). Le baptême du Nouveau Testament a davantage trait à l'identification du croyant avec Christ.

B. SA SIGNIFICATION

L'ordonnance du baptême est un symbole de l'identification du croyant avec Christ dans sa mort, son ensevelissement et sa résurrection (Ro. 6.3ss. ; Col. 2.12 ; 1 Pi. 3.21). Par le baptême, le croyant témoigne qu'il était en Christ lorsque Christ a été jugé pour le péché, qu'il a été enseveli avec lui, et qu'il est ressuscité à une vie nouvelle en lui. Le baptême symbolise que le croyant est identifié avec Christ, car il est baptisé dans le nom du Seigneur Jésus (Ac. 2.38 ; 8.16). Cela s'est produit lorsque le pénitent a invoqué le nom du Seigneur (Ac. 22.16). Il s'agissait d'une confession publique de la seigneurie de Christ (Ro. 10.9ss.). Mais avant le baptême d'eau, il doit y avoir instruction (Mt. 28.19), repentance (Ac. 2.38) et foi (Ac. 2.41 ; 8.12 ; 18.8 ; Ga. 3.26ss.), car le baptême d'eau n'effectue pas cette identification, mais la présuppose et la symbolise. À première vue, certains passages semblent enseigner que le baptême sauve. Les quatre principaux sont :

Mais dans tous ces cas, la foi doit venir en premier. L'ordre biblique est le suivant : la repentance, la foi et le baptême. La déclaration de Jean : "Je vous baptise d'eau pour la repentance" (Mt. 3.11, Darby) a la même construction en grec que celle de Pierre : "Que chacun de vous soit baptisé... en rémission des péchés" (Ac. 2.38, Darby), en utilisant un "pour" causatif. Jean reconnaissait certainement que la repentance venait en premier ; de même, le pardon vient avant le baptême. La Bible montre clairement que la purification des péchés n'est pas le résultat du baptême (Ac. 15.9 ; 1 Jn. 1.9), mais l'acte du baptême est si étroitement relié à celui de foi qu'ils sont souvent présentés comme un seul acte. Saucy affirme :

C'est par la foi que nous recevons les bénédictions de l'Évangile. Néanmoins, lorsque cette foi qui sauve s'exprime de façon objective dans le baptême, Dieu se sert de cet acte pour confirmer les réalités du salut. La foi de l'individu est fortifiée du fait qu'elle s'exprime ouvertement, et les actes rédempteurs du salut sont scellés et ratifiés avec une force additionnelle dans le cœur du croyant.4

4 — Saucy, The Church in God's Program, p. 198.

Non seulement le baptême symbolise l'identification du converti avec Christ, mais c'est aussi le moyen visible qui identifie le pénitent au groupe local des croyants. Lorsqu'il devient membre du corps de Christ, le chrétien devrait aussi s'identifier à l'assemblée locale. Lorsqu'un individu répond à l'appel du salut, il devrait, comme le faisaient les croyants du Nouveau Testament, être baptisé et introduit dans la communauté chrétienne (Ac. 2.41).

C. SON MODE

Il y a actuellement trois modes de baptême : l'aspersion, l'effusion et l'immersion. À l'intérieur même de ces formes il y a certaines variations, telles le baptême trinitaire et le baptême vers l'avant ou vers l'arrière. Tout le monde est à peu près d'accord sur le fait que le terme "baptiser" signifie "plonger", et c'est l'immersion qui correspond le mieux à la signification du terme. De plus, l'histoire témoigne en faveur de l'immersion. L'effusion et l'aspersion ont vu le jour à cause de l'insuffisance d'eau et parce que c'était plus pratique pour les personnes âgées ou infirmes. La signification du baptême en tant que symbole de notre identification dans la mort, l'ensevelissement et la résurrection de Christ est mieux représentée par l'immersion. Aussi, le fait que le converti est entré dans l'eau et en est ressorti semble laisser sous-entendre l'immersion (Ac. 8.38ss. ; voir Mc. 1.10 ; Jn. 3.23). Nous devons toutefois faire attention que le mode ne devienne pas plus important que la vérité qu'il symbolise ; et bien que l'immersion symbolise le mieux notre identification avec Christ, certaines considérations externes peuvent rendre d'autres modes nécessaires.

D. SES SUJETS

Le baptême est réservé à ceux qui ont personnellement et volontairement répondu à l'appel du salut. Dans le Nouveau Testament, cela comprenait ceux qui devaient être enseignés (Mt. 28.20), qui avaient reçu la Parole (Ac. 2.41) et qui avaient reçu l'Esprit (Ac. 10.47). Certaines familles furent baptisées (Ac. 10.48 ; 16.15, 33 ; 18.8 ; 1 Co. 1.16), et cela a été interprété comme signifiant que même les bébés étaient baptisés. Il a été suggéré qu'un tel baptême des enfants correspond à la circoncision dans l'Ancien Testament. À cela nous répondons que "familles" ne veut pas nécessairement dire qu'il y avait des bébés ; et de plus, dans les cas mentionnés ci-dessus, ceux qui avaient été baptisés étaient ceux qui avaient entendu la Parole (Ac. 10.44) et qui avaient cru en étant capable de s'en réjouir (Ac. 16.31, 34). La Bible n'enseigne nulle part que des bébés ont été baptisés. La présentation d'un enfant au Seigneur par ses parents doit être préférée au baptême des enfants.

II. LE REPAS DU SEIGNEUR

Cette seconde ordonnance porte plusieurs noms.

1° Dans 1 Co. 11.20, elle est appelée le Repas du Seigneur.
2° Elle est aussi appelée "la fraction du pain" (Ac. 2.42), expression fréquente pour un repas en commun.
3° Elle est rendue par "communion" dans la traduction du mot koinonia en 1 Co. 10.16 : "La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ ?"
4° Et finalement, elle est appelée "Eucharistie" , d'après le mot grec pour rendre grâces, tiré de l'action de grâces avant de prendre les éléments. Le repas en commun avant de prendre les éléments était appelé agape (Jud. 1.12).

A. SON INSTITUTION

Paul écrit : "Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain" (1 Co. 11.23) et il poursuit en donnant beaucoup de détails concernant le Repas du Seigneur. Le récit historique de l'institution de la Cène se trouve dans les trois Évangiles synoptiques (Mt. 26.26-28 ; Mc. 14.22-24 ; Lu. 22.17-20). Bien qu'il ne soit pas autant question de la pratique de cette ordonnance que de celle du baptême, elle n'est cependant pas absente de la vie de l'Église primitive. Elle constituait une partie vitale de la toute première Église à Jérusalem. Elle est clairement liée à trois autres activités :

Dans ce verset, les quatre éléments ont un article défini, ce qui suggère que chacun constituait une partie intégrale et particulière des réunions officielles de l'Église. Paul écrit qu'il a reçu du Seigneur ce qu'il a transmis aux Corinthiens (1 Co. 11.23). Cela laisse entendre que, lors de l'établissement de l'Église de Corinthe, il leur avait présenté le Repas du Seigneur. Dans 1 Co., il ne fait que leur rappeler les enseignements concernant le service de communion, qu'il leur avait donnés lorsqu'il avait établi l'Église. Nous pouvons en déduire que Paul avait institué le Repas du Seigneur dans toutes les Églises qu'il avait fondées, et les autres apôtres avaient sans aucun doute fait de même.

B. SA SIGNIFICATION

1. C'est un mémorial de Christ. Jésus a dit : "Faites ceci en mémoire de moi" (1 Co. 11.24). Ce ne doit pas être simplement un mémorial de la mort comme martyr, mais aussi de son être en tant que personne vivante. Il est significatif que les croyants se soient rassemblés le premier jour de la semaine, le jour de la résurrection, pour rompre le pain (Ac. 20.7). On doit se rappeler de Jésus comme celui qui est toujours vivant et toujours présent avec les siens (Mt. 28.20).

2. C'est un gage de la nouvelle alliance. La coupe est le signe de la nouvelle alliance. Elle symbolise le sang qui a été versé par notre Seigneur pour ratifier cette nouvelle alliance. Jésus a dit : "Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous" (Lu. 22.20 ; voir 1 Co. 11.25). Nous lisons dans l'Évangile de Matthieu : "Ceci est mon Sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés" (Mt. 26.28). Cette nouvelle alliance accorde donc au croyant le pardon des péchés (Hé. 10.16-18). Il s'agit d'une meilleure alliance que l'ancienne (2 Co. 3.6-18 ; Hé. 7.22 ; 12.24). Le fait de prendre les éléments de la communion nous rappelle donc à nouveau le pardon parfait que nous avons en Christ.

3. C'est une proclamation de la mort de Christ. Paul écrit : "Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne" (1 Co. 11.26). Chaque fois que les croyants se rassemblent en mémoire de Christ, ils proclament effectivement au monde la mort de Christ. C'est à la fois le fait de sa mort et sa signification qui sont proclamés par les membres de son corps lorsqu'ils prennent ce repas ensemble.

4. C'est une prophétie du retour de Christ. Cette ordonnance doit être pratiquée jusqu'à ce que Christ vienne (1 Co. 11.26). Non seulement ce rite rappelle sa mort, mais il annonce aussi son retour pour les siens. Lors de la Cène, Jésus a dit à ses disciples : "Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père" (Mt. 26.29). À propos de cette déclaration, Hendriksen écrit : "Nous voyons donc que la communion nous rappelle non seulement ce que Jésus-Christ a fait pour nous, mais aussi ce qu'il représentera encore pour nous dans l'avenir."5 Le fait de prendre ce repas ensemble rappelle aux croyants la joyeuse réunion et la jubilation éternelle qui les attendent lorsqu'ils rencontreront le Seigneur.

5 — Hendriksen, Exposition of the Gospel According to Matthew, p. 911.

5. C'est une communion avec Christ et avec les siens. Lorsque les rachetés se rassemblent pour la communion autour de Jésus-Christ, c'est vraiment un moment particulier. La table rappelle à l'adorateur tout ce à quoi Christ a pourvu pour les siens. Nous nous asseyons à la table du Seigneur plutôt qu'à la table des démons (1 Co. 10.21). Christ est l'hôte invisible de ce repas. De plus, le croyant se rappelle l'humilité de Christ et notre responsabilité de nous servir les uns les autres. C'est lors du Repas du Seigneur que Jésus a lavé les pieds des disciples, un acte d'humilité, de consécration et d'amour. Jésus a dit : "Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait" (Jn. 13.14ss.).

Si Christ est présent parmi les croyants lors du service de communion, quelle est la nature de sa présence ? Différents points de vue ont été avancés. L'Église catholique romaine enseigne que le corps et le sang de Christ sont littéralement présents dans le pain et le vin. Lors de la consécration, les éléments deviennent le corps et le sang de Christ. Cette interprétation, appelée "transsubstantiation", doit être rejetée pour plusieurs raisons :

1° Christ était présent lorsqu'il a dit que les éléments étaient son corps et son sang. Il est clair qu'il utilisait un langage figuratif.

2° L'emploi de "est" dans "ceci est mon corps" (1 Co. 11.24) est figuratif et signifie "ceci représente mon corps", tout comme dans les parabole où, à titre d'exemple, le Seigneur dit : "Le champ est le monde...".

3° Jésus lui-même a dit que manger son corps et boire son sang, c'était venir à lui et croire (Jn. 6.35 ; voir Jn. 6.53-58).

4° L'idée de manger littéralement de la chair humaine et de boire littéralement du sang humain serait répugnante pour tout Juif. Les Juifs de l'époque de Jésus auraient certainement fortement réagi contre une telle pensée. Boire du sang était strictement défendu (Ge. 9.4 ; Lév. 3.17 ; Ac. 15.29).

5° Et la Pâque elle-même, la fête de laquelle les éléments ont été tirés, était une fête symbolisant la délivrance d'Israël de l'esclavage de l'Égypte (Ex. 12). Le symbolisme des éléments dans le service de communion correspondrait donc au symbolisme de la fête de la Pâque.

Un autre point de vue concernant la présence de Christ est appelé "consubstantiation". Selon ce point de vue adopté par l'Église luthérienne, le communiant prend part au vrai corps et au vrai sang de Christ dans, avec et sous le pain et le vin. Les éléments eux-mêmes demeurent inchangés, mais le simple fait d'y prendre part après la prière de consécration communique Christ aux participants en même temps que les éléments. On considère que l'on prend littéralement part à Christ. Ce point de vue comporte cependant les mêmes problèmes que ceux qui sont associés à la transsubstantiation. Jésus a établi le vrai principe : "C'est l'Esprit qui vivifie ; la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie" (Jn. 6.63).

Cherchant à éviter la signification mystique et sacramentelle de la présence de Christ dans les éléments, d'autres ont soutenu que le service de communion n'est rien d'autre qu'une commémoration de la mort de Christ. Bien que Christ soit présent spirituellement, le fait de manger et de boire les éléments représente la foi des participants en lui et en son œuvre rédemptrice. Ce point de vue rejette la présence corporelle de Christ dans les éléments.

La position réformée se situe quelque part entre celle de la consubstantiation et celle du mémorial. D'une certaine façon, il y a une présence dynamique de Christ dans les éléments rendue efficace dans le croyant lorsqu'il y prend part. Selon Paul, la coupe est "la communion au sang de Christ", et le pain est "la communion au corps de Christ" (1 Co. 10.16). Les éléments sont les symboles de sa présence. Saucy écrit : "Participer à sa présence, ce n'est donc pas manger et boire, mais communier intérieurement avec sa personne dans un acte extérieur qui est une expression de la foi spirituelle intérieure."6 Sa présence dans le repas est donc similaire à sa présence dans la Parole. Il est peut-être préférable de considérer le service de communion comme étant principalement un mémorial, tout en reconnaissant en même temps la présence de Christ parmi nous lorsque nous prenons les éléments qui symbolisent son corps et son sang. La réception des éléments peut certainement symboliser une réception et une communion spirituelle avec Christ.

6 — Saucy, The Church in God's Program, p. 224.

C. SES PARTICIPANTS

Les conditions pour participer au Repas du Seigneur sont la régénération et une vie d'obéissance à Christ. Il est évident que la régénération est une condition du fait que le Seigneur a donné cette ordonnance à ses disciples (Mt. 26.27), que les disciples l'ont observée entre eux (Ac. 2.42, 46 ; 20.7 ; 1 Co. 11.18-22), et que chaque participant doit s'examiner lui-même pour voir s'il est qualifié pour participer aux éléments de la communion (1 Co. 11.27-29). Qu'une vie d'obéissance soit une condition est évident du fait que les personnes qui tombent dans le péché doivent être exclues de l'Église (1 Co. 5.11-13 ; 2 Th. 3.6, 11-15), de même que ceux qui enseignent de fausses doctrines (Tit. 3.10 ; 2 Jn. 1.10ss.) et qui causent des divisions et des dissensions (Ro. 16.17). Le baptême précédait la participation au Repas du Seigneur dans la vie de l'Église primitive, pour autant que nous le sachions, mais il n'y a aucun commandement à cet effet, ni d'ailleurs aucune preuve que les croyants étaient exclus du Repas du Seigneur tant qu'ils n'étaient pas baptisés. Rien ne prouve non plus que le fait d'être membre de l'Église locale était une condition. C'est "la table du Seigneur", поn la table de l'Église. Cela est évident du fait que chaque personne devait s'examiner elle-même pour voir si elle pouvait s'approcher de la table ; l'Église n'est pas autorisée à poser un jugement sur les croyants, sauf dans le cas de conduite désordonnée, de faux enseignement ou de participation à des pratiques non bibliques.

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