Une fois de plus, nous nous trouvons placés devant deux interprétations possibles. La première, l’interprétation évolutionniste, admet comme postulats de base l’actualisme, la permanence des phénomènes, la génération spontanée, la non-intervention de Dieu dans la nature : elle explique tout par la vertu du temps. Il se trouve que les moyens de datation lui apportent des arguments. Nous dirions même le principal argument.
Cependant, cet argument n’est pas décisif. Car, de plus en plus, il apparaît que les moyens employés pour les datations absolues sont critiquables. Certains ont déjà été abandonnés. D’autres sont peu à peu délaissés (14C). D’autres enfin sont actuellement remis en question (potassium-argon).
D’autre part, il semble y avoir un défaut de principe à la base même de toutes ces méthodes : elles postulent elles aussi la permanence des phénomènes, la constance des conditions d’application des lois. Et surtout elles sont issues d’un arrière-plan cosmogénique assez controversé dans certains milieux scientifiques. Elles sont en définitive elles aussi des interprétations ! Avec d’autres postulats de base (créationisme et catastrophisme), il apparaît possible de trouver une autre explication aux faits, une autre signification aux résultats obtenus.
Evolution ou création ? La question demeure. Les faits scientifiques n’imposent aucune des deux théories. La porte reste ouverte à la foi, à la recherche. Et c’est très bien ainsi.