CHAPITRE XLIV
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Les résurrections

Il y a obligatoirement un certain chevauchement dans le traitement de la doctrine de l'eschatologie. Une grande partie de ce qui a déjà été dit a propos des résurrections sera répèté ici parce que nous voulons traiter le sujet plus à fond. Et il y a une bonne raison pour un examen plus approfondi de la Bible, car, depuis les tout débuts de l'histoire, des hommes se sont demandé "si l'homme une fois mort pouvait revivre" (Job 14.14). Il y en a toujours eu qui ont nié la résurrection (Mt. 22.23 ; Ac. 23.8 ; 1 Co. 15.12). Il y en a peut-être aussi toujours eu qui ont professé croire à la résurrection, mais qui ont nié qu'il s'agissait d'une résurrection corporelle. Il est donc important que nous regardions les Écritures pour déterminer ce qu'elles nous enseignent à ce sujet.

I. LA CERTITUDE DE LA RÉSURRECTION

Que ce soit comme un sujet d'espérance ou de crainte et d'effroi, l'homme a généralement eu l'impression qu'il y avait une vie après la mort. Les premiers Égyptiens laissent voir cette croyance par le soin qu'ils prenaient de leurs morts ; les Babyloniens, par le fait qu'ils la redoutaient comme une existence triste et morne. Socrate soutenait que la vie continuait après la mort ; les Indiens d'Amérique attendaient un futur terrain de chasse. Le brahmanisme, l'hindouisme, le bouddhisme, le confucianisme et l'islamisme soutiennent tous que l'homme continue d'exister après la mort. D'où vient cette croyance universelle ? Ce pressentiment fondamental de la nature humaine est-il un mensonge ? Non, car le fait que l'esprit ne puisse trouver de repos dans la perspective de son extinction fournit un fondement pour espérer qu'il y a effectivement une vie après la mort. Mais ce qui nous intéresse ici, ce n'est pas le simple fait de l'existence après la mort ; nous aimerions savoir si cette existence est consciente et s'il y a aussi une résurrection du corps.

A. L'EXISTENCE APRÈS LA MORT

La science, avec sa croyance à l'indestructibilité de la matière et à la conservation de l'énergie, ne peut pas dire que la croyance chrétienne n'est pas raisonnable ; et la philosophie, qui reconnaît les injustices de la vie, ne peut pas non plus éviter de poser comme principe une vie après la mort, pendant laquelle les torts de cette vie seront redressés. Cette possibilité et cette nécessité deviennent dans la Bible une certitude. L'Ancien Testament enseigne qu'il y a une vie après la mort. Il présente tous les hommes comme descendant dans le Shéol (l'Hadès du Nouveau Testament). C'est évidemment là que vont les damnés (Ps. 9.18 ; 31.18 ; 49.15 ; És. 5.14). Koré, Dathan et Abiram y sont descendus vivants (No. 16.33). Mais les justes y vont aussi Job 14.13 ; 17.16 ; Ps. 6.6 ; 16.10 ; 88.4). Jacob s'attendait à retrouver son fils Joseph dans le Shéol (Ge. 37.35 ; voir Ge. 42.38 ; 44.29). Ezéchias considérait la mort comme le fait d'entrer dans les portes du Shéol (És. 38.10). L'idée d'aller dans le Shéol est probablement présente aussi dans l'expression qui revient souvent : "il fut recueilli auprès de son peuple" (Ge. 25.8, 17 ; 35.29 ; 49.33 ; No. 20.24 ; 27.13 ; Deu. 32.50 ; Jg. 2.10).

Dans le Nouveau Testament également, les damnés et les justes nous sont présentés comme descendant dans l'Hadès avant la résurrection du Seigneur. Nous lisons que le mauvais riche est allé dans l'Hadès et que lui et Lazare étaient à portée de voix l'un de l'autre dans cet endroit (Lu. 16.19-31). Jésus lui-même est descendu dans l'Hadès (Ac. 2.27, 31). Christ a maintenant les clés de la mort et de l'Hadès (Ap. 1.18), et un jour ils devront tous deux rendre leurs morts (Ap. 20.13ss.). Le mot Hadès revient dix fois dans le Nouveau Testament (Mt. 11.23 ; 16.18 ; Lu. 10.15 ; 16.23 ; Ac. 2.27, 31 ; Ap. 1.18 ; 6.8 ; 20.13ss.). Les deux mots, Shéol dans l'Ancien Testament et Hadès dans le Nouveau, sont, de l'accord général, considérés comme d'exacts équivalents.

Si donc la Bible enseigne qu'il y a une existence après la mort, s'agit-il d'une existence consciente ? L'Ancien Testament n'est pas explicite sur ce point. Être recueilli auprès de son peuple, descendre vers son fils et d'autres expressions semblables laissent sous-entendre une telle existence, bien qu'elles ne l'affirment pas catégoriquement. Dans Ec. 9.5, 10, il semble y avoir un démenti d'une existence consciente, car on y lit : "Il n'y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas." Mais nous ne devons pas oublier que ce livre a été écrit du point de vue de la connaissance sous le soleil, c'est-à-dire du point de vue de l'homme naturel. Seule la révélation divine peut nous parler de la véritable nature de la vie après la mort. Dans És. 14.9-11, 15-17, nous voyons définitivement qu'il s'agit d'une existence consciente. Et ce qui est insinué dans l'Ancien Testament est clairement enseigné dans le Nouveau. C'est ce que Jésus a enseigné dans Mt. 22.31ss. ainsi que dans l'histoire de Lazare et du mauvais riche (Lu. 16.19-31). L'homme riche et Lazare pouvaient parler, penser, se souvenir, ressentir et se soucier des autres. Les mêmes choses sont sous-entendues dans la déclaration de Jésus au bon larron : il serait cette journée-là avec Christ au paradis (Lu. 23.43). Incidemment, le Nouveau Testament semble enseigner qu'il y avait deux compartiments dans l'Hadès, un pour les damnés et un pour les justes. Celui pour les justes était appelé le paradis ; celui pour les damnés n'est pas nommé, mais il est décrit comme un lieu de tourments. Il est donc clair que le terme "dormir", lorsqu'il est appliqué à la mort, ne fait allusion qu'au corps (Mt. 27.52 ; Jn. 11.11-13 ; 1 Co. 11.30 ; 15.20, 51 ; 1 Th. 4.14 ; 5.10).

Après la résurrection de Christ, il semble y avoir eu un changement. À partir de ce moment, les croyants sont présentés comme allant dans la présence du Seigneur à leur mort. Ainsi, Paul parlait de sa condition incarnée comme d'une condition dans laquelle il était "loin du Seigneur", et de sa condition désincarnée comme d'une condition où il serait "auprès du Seigneur" (2 Co. 5.6-9). Il a exprimé son désir de s'en "aller et d'être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur" (Ph. 1.23). Nous voyons également sous l'autel les "âmes de ceux qui avaient été immolés" ; elles sont bien conscientes (Ap. 6.9-11). Les morts vont encore au paradis, mais le paradis est maintenant en-haut (2 Co. 12.2-4). Il est possible que, à sa résurrection, Christ ait pris avec lui non seulement les prémices de ceux qu'il avait ressuscités corporellement (Mt. 27.52ss.), mais aussi les âmes de tous les justes en Hadès. Tous les croyants vont maintenant dans la présence du Seigneur à leur mort, tandis que les incroyants continuent d'aller dans l'Hadès, comme à l'époque de l'Ancien Testament.

B. L'ENSEIGNEMENT DE L'ANCIEN TESTAMENT
À PROPOS DE LA RÉSURRECTION CORPORELLE

Premièrement, l'Ancien Testament rapporte la résurrection corporelle d'au moins trois personnes :

À partir de ce moment, Israël avait en tout cas la preuve de la possibilité d'une résurrection corporelle. Mais la croyance en une telle résurrection remonte beaucoup plus loin que cela. Abraham s'attendait à ce que Dieu ressuscite Isaac d'entre les morts sur le mont Morija (Ge. 22.5 ; Hé. 11.9).

Le psalmiste était confiant qu'il ne serait pas abandonné dans le Shéol (Ps. 16.10 ; voir Ps. 17.15). Que cela englobe une prophétie de la résurrection de Christ n'affecte en rien l'argument (Ac. 2.24-28). De plus, nous remarquons l'espérance d'Ésaïe en une résurrection corporelle (Es. 26.19), la promesse du Seigneur dans Osée (Os. 13.14) et sa promesse dans Daniel (Da. 12.1-3, 13). Cela ne représente pas une abondance de données, mais celles-ci commencent à l'époque d'Abraham et vont jusqu'au moment du retour de Babylone. Il est clair et suffisant de prouver que la doctrine était enseignée et crue durant cette période.

C. L'ENSEIGNEMENT DU NOUVEAU TESTAMENT
À PROPOS DE LA RÉSURRECTION CORPORELLE

Le Nouveau Testament nous rapporte la résurrection de cinq personnes :

De plus, il est question de la résurrection de plusieurs saints après la résurrection de Christ (Mt. 27.52ss.). Christ (Jn. 5.28ss. ; 6.39, 44, 54 ; Lu. 14.14 ; 20.35ss.) de même que les apôtres (Ac. 24.15 ; 1 Co. 15 ; Ph. 3.11 ; 1 Th. 4.14-16 ; Ap. 20.4-6, 12ss.) ont parlé d'une future résurrection. Et finalement, la résurrection de Christ est la garantie de notre propre résurrection corporelle (Ro. 8.11 ; 1 Co. 6.14 ; 15.20-22 ; 2 Co. 4.14). Il "a réduit la mort à l'impuissance et a mis en évidence la vie et l'immortalité par l'Évangile" (2 Ti. 1.10). Il y a donc d'abondantes preuves que le Nouveau Testament enseigne une résurrection corporelle.

II. LA NATURE DE LA RÉSURRECTION

"Mais quelqu'un dira : Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps viennent-ils ?" (1 Co. 15.35). C'est le sujet que nous examinerons maintenant. Remarquons d'abord que la Bible parle de trois sortes de résurrections :

Intéressons-nous maintenant à la résurrection physique.

A. LE FAIT DE LA RÉSURRECTION CORPORELLE

La Bible indique, d'au moins quatre façons, que le corps ressuscitera.

1° Dans de claires affirmations à cet effet (Ps. 16.9ss. ; Da. 12.2 ; Jn. 5.28ss.). À propos de l'ensevelissement et de la résurrection du corps, Paul écrit : "Il est semé corps naturel, il ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel" (1 Co. 15.44). Le corps naturel est le corps composé de chair et de sang ; il a besoin de nourriture, d'air et de repos ; et il est sujet à la corruption et à la douleur. C'est le corps qui est adapté à l'existence sur cette planète. Le corps spirituel est celui qui est adapté à une existence céleste, un corps puissant et glorieux. C'est un corps comme le corps de résurrection de notre Seigneur. Paul affirme plus loin que Christ transformera "le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire" (Ph. 3.21).

2° Dans la déclaration que le corps est inclus dans notre rédemption (Ro. 8.23 ; 1 Co. 6.13-15, 19ss.). Lorsque Christ est mort pour nous, il est mort pour l'homme tout entier. Les pleins bénéfices de son expiation ne sont pas réalisés tant que le corps n'est pas devenu immortel, événement qui aura lieu à la résurrection.

3° Dans la sorte de corps avec lequel Jésus-Christ est ressuscité. Il a été ressuscité dans un corps physique (Lu. 24.39 ; Jn. 20.27). Nier la résurrection physique, c'est nier la résurrection physique de Jésus-Christ (1 Co. 15.13).

4° Dans le caractère littéral du retour du Seigneur et des jugements. L'homme Christ Jésus reviendra juger, non des esprits désincarnés, mais des hommes incarnés (1 Th. 4.16ss. ; Ap. 20.11-13).

B. LA NATURE DU CORPS DE RÉSURRECTION

On peut dire, en général, que le corps de résurrection ne sera pas une création entièrement nouvelle. Si c'était le cas, ce ne serait pas le corps actuel, mais un autre corps. Mais c'est le corps qui est semé qui ressuscitera (1 Co. 15.43ss.). D'un autre côté, le corps de résurrection ne sera pas non plus nécessairement composé, dans les moindres détails, des particules identiques contenues dans notre corps actuel (1 Co. 15.37ss.). Tout ce que la Bible nous garantit en cela, c'est que le corps de résurrection aura une relation semblable par rapport au corps actuel que l'épi de blé en a une par rapport au grain de blé duquel il a poussé. Un adulte a le même corps que celui dans lequel il est né, bien qu'il ait subi des changements continuels et qu'il ne contienne pas les mêmes cellules avec lesquelles il est né. De même le corps de résurrection sera le même corps, même si sa constitution sera changée.

1. Le corps des croyants. Plusieurs passages bibliques affirment ou laissent entendre que le corps de résurrection des croyants sera semblable au corps de gloire de Jésus-Christ (1 Co. 15.49 ; Ph. 3.21 ; 1 Jn. 3.2). Nous pouvons tirer certains détails de 1 Co. 15).

1° Il ne sera pas composé de chair et de sang (1 Co. 15.50ss.). Christ a pris la chair et le sang (Hé. 2.14), mais après sa résurrection, il parle de son corps comme étant composé de chair et d'os (Lu. 24.39). Il n'était donc pas un pur esprit, et nous ne serons pas non plus de purs esprits à la résurrection.

2° Il sera incorruptible (1 Co. 15.42, 53ss.). Il ne sera donc sujet ni à la maladie, ni à la mort, ni à la corruption. Ce sera un corps durable.

3° Ce sera un corps glorieux (1 Co. 15.43). Nous pouvons avoir une petite idée de ce que cela signifie en pensant à la transfiguration de Christ (Mt. 17.2) et à la description du Christ glorifié dans le ciel (Ap. 1.13-16).

4° Il sera plein de force (1 Co. 15.43) ; c'est-à-dire qu'il ne sera jamais fatigué, mais qu'il accomplira de puissants exploits au service de Christ (Ap. 22.3-5).

5° Ce sera un corps spirituel (1 Co. 15.44). Cela veut probablement dire que sa vie sera celle de l'esprit.

6° Et finalement, ce sera un corps céleste (1 Co. 15.47-49). Dans 2 Co. 5.1ss., Paul parle d'un "édifice qui est l'ouvrage de Dieu" et de "notre domicile céleste". Il sera céleste par comparaison à notre corps actuel, qui est terrestre. Ces détails ne satisfont peut-être pas pleinement la curiosité du chrétien quant à la nature du corps de résurrection, mais ils nous apprennent beaucoup plus de choses que ne pourrait le faire le pronostic de n'importe quel homme digne de foi.

2. Le corps des incroyants. Bien que la Bible ait moins à dire à propos de la résurrection de ceux qui ne sont pas sauvés que de ceux qui le sont, la preuve qu'on en a n'est pas faible pour autant et ne laisse pas non plus à désirer. Jésus a déclaré que l'heure viendrait où tous ceux qui seraient dans les tombeaux en sortiraient, certains pour une résurrection de vie et d'autres pour une résurrection de jugement (Jn. 5.28ss.). Il a mis ses disciples en garde de ne pas craindre "ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne" (Mt. 10.28). Devant Félix, Paul a déclaré qu'Israël avait en Dieu l'espérance "qu'il y aura une résurrection des justes et des injustes" (Ac. 24.15). Dans Da. 12.2, nous voyons que plusieurs de ceux qui dormiront dans la poussière se réveilleront "pour l'opprobre, pour la honte éternelle" ; dans Ap. 20.12ss., il nous est clairement enseigné que ceux qui ne seront pas sauvés seront ressuscités, jugés et jetés dans l'étang de feu. Il est donc clair que ceux qui ne sont pas sauvés ressusciteront également corporellement. La curiosité aimerait fureter dans la nature de ce corps de résurrection, mais le silence des Écritures sur le sujet indique que nous devrions nous contenter de ce qui a été révélé et laisser la question comme la Bible la laisse : sans réponse.

III. LE MOMENT DES RÉSURRECTIONS

Divers arguments ont déjà été présentés pour prouver qu'il n'y a pas de résurrection générale où tous les hommes ressusciteront en même temps, mais nous devons les rassembler ici pour montrer toute leur force. Dans 1 Th. 4.16, nous voyons que, lorsque notre Seigneur viendra dans les airs, seuls les morts en Christ seront ressuscités. L'expression "en Christ" employée ici ne peut pas avoir une autre signification que celle qu'elle a ailleurs. Elle décrit l'union fondamentale et mystique entre le croyant et Jésus-Christ, ici entre les morts en Christ et Christ lui-même. Paul limite aussi la première résurrection aux chrétiens quand il dit : "ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement (1 Co. 15.23). Paul croyait à la résurrection des sauvés et de ceux qui ne l'étaient pas, mais il n'enseignait pas qu'ils ressusciteraient en même temps. Dans Jean 5.28ss., il est non seulement fait allusion à deux aboutissements après la résurrection, mais à deux résurrections, l'une pour la vie et l'autre pour le jugement. Dans Da. 12.2, il est également question de deux résurrections, et non seulement de deux aboutissements après une résurrection unique. Le passage qui fait le plus clairement allusion à deux résurrections se trouve dans Ap. 20.4-6. De plus, dans Hé. 11.35, où l'on parle de ceux qui ont refusé la délivrance "afin d'obtenir une meilleure résurrection", nous retrouvons la même attente.

Sur la base de certains termes, des objections ont été soulevées contre ce point de vue. L'une de celles-ci s'appuie sur l'expression souvent répétée : "au dernier jour" Jn. 6.39, 44, 54 ; 11.24 ; voir Jn. 12.48). Mais il est tout à fait évident que le terme "jour" est parfois utilisé dans le sens d'une longue période. Abraham s'est réjoui de voir le jour de Christ (Jn. 8.56). La période de l'Exode est décrite comme "le jour où je les saisis par la main" (Hé. 8.9) et le "jour de la tentation dans le désert" (Hé. 3.8). La longue période de la désobéissance d'Israël est décrite comme "tout le jour" (Ro. 10.21). Jésus s'est lamenté sur Jérusalem parce qu'elle n'a pas connu en "ce jour" les choses qui appartenaient à sa paix (Lu. 19.42). Et Paul dit que toute l'époque actuelle est "le jour du salut" (2 Co. 6.2). Pierre indique que Dieu compte le temps différemment de nous lorsqu'il écrit : "Devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour" (2 Pi. 3.8). Dans Jn. 5.25, l'heure à laquelle ceux qui sont morts spirituellement entendront la voix de Christ et vivront a déjà duré plus de 19 siècles. Il semble donc raisonnable que, dans Jn. 5.28, l'heure où ceux qui seront dans les tombeaux entendront sa voix et en sortiront, puisse s'étendre sur une période de temps suffisante pour inclure deux résurrections bien distinctes.

Il est clair que la première résurrection aura lieu lorsque Christ reviendra dans les airs (1 Co. 15.23 ; 1 Th. 4.16). Tous les sauvés de l'époque actuelle seront alors ressuscités. Les saints de l'Ancien Testament et ceux de la tribulation qui seront mis à mort pendant la tribulation seront ressuscités au moment de la venue de Christ sur terre (Da. 12.1ss. ; Ap. 20.4). La première résurrection sera alors complétée. La seconde résurrection aura lieu mille ans plus tard (Ap. 20.5, 11-13). Il semble que Dieu est aussi patient que possible avec les morts qui ne sont pas sauvés. Ils sont dans un lieu de tourments dans leur état intermédiaire, mais ils ne sont pas encore dans leur lieu final de condamnation. La bonté de Dieu repousse donc le jour des règlements de compte jusqu'après le millénium. Mais même s'il tarde, il viendra sûrement. Ceux qui ne sont pas sauvés peuvent bien souhaiter demeurer désincarnés, mais leurs souhaits n'auront rien à voir avec les faits. Eux aussi sortiront de leurs tombeaux et ils subiront la condamnation éternelle de Dieu dans leurs corps.

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