Échec à la dépression

PETITS CONSEILS PÊLE-MÊLE

Les meilleurs conseils pour vivre heureux seraient sans lendemain si nous ne restions humbles et soumis dans la main du Seigneur. Et Dieu ne pourrait intervenir en nous si, de notre côté, nous n’accomplissions pas notre part dans la poursuite du bonheur.

Les impératifs de l’Écriture condamnent toute passivité : « Soyez toujours joyeux … Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur … Que la paix de Christ règne dans vos cœurs … » (1 Thessaloniciens 5.16 ; Philippiens 4.4 ; Colossiens 3.15). Donc, pas de relâche puisque : « nous sommes ouvriers avec Dieu » (1 Corinthiens 3.9).

1. Soignez votre intérieur.

A moins que ce ne soit réellement impossible, choisissez un appartement ensoleillé, gai, situé dans un quartier calme et non loin du lieu de votre activité. Bannissez les couleurs sombres chères à nos arrière-grands-parents. N’attendez pas vingt ou trente ans pour rafraîchir vos murs. Changez de temps à autre vos tapisseries, renouvelez les peintures de vos portes et de vos plinthes en utilisant des teintes lumineuses. Révisez votre politique dans ce domaine et aimez assez les vôtres pour leur offrir un cadre accueillant. De même, soignez votre mise car, dit-on, « le costume rassure ». On est triste avec des chaussures qui boivent l’eau, une veste qui bâille et un visage mal rasé.

2. Souriez.

Observez ces deux enfants qui viennent de se disputer et qui, rouges de colère, se regardent avec des yeux mauvais et le visage tendu. Dites-leur : « Souriez maintenant ! » et vous sentirez une résistance, un refus. Insistez, et si l’un des garçons accepte de vous obéir, la partie sera gagnée. – Vous êtes au volant de votre voiture. Brusquement, un chauffard nerveux vous fait « une queue de poisson ». Alors … « souriez, souriez » et vous vous épargnerez dix minutes de grognements. Et si le passage à niveau se ferme devant vous, « souriez encore » et vous chanterez dix minutes de plus. C’est une méthode efficace : elle barre la route aux propos rageurs, chasse toute tension et conduit à la joie si indispensable à la santé de nos nerfs. Dès que nous acceptons de sourire – il faut le vouloir – la salivation est activée alors que la langue colle au palais lorsque nous vociférons et nous mettons en colère.

Il est possible, paraît-il, de mesurer l’état de tension de notre système neuro-végétatif en considérant notre aptitude à saliver. On affirme aussi que la plupart des maux de tête, le manque d’appétit, les palpitations, ce qui est d’origine nerveuse, peuvent disparaître rapidement avec le sourire. En tout cas, puisqu’il est possible de sourire à chaque instant de la journée, ne nous privons pas de le faire. Cette thérapeutique est bon marché.

3. Cultivez des pensées agréables et tenez des propos positifs. Et surtout adonnez-vous à la louange.

Le Saint-Esprit nous en rendra capable si nous le voulons fermement. Il faut purger notre cerveau de toute pensée négative et s’appliquer à se réjouir de tout ce qui vient de Dieu. Paul précise : « Que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable et mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange soit l’objet de vos pensées » (Philippiens 4.8). Bénissez Dieu pour chaque oiseau qui passe dans le ciel. Pensez avec reconnaissance à votre conjoint, à vos enfants, à votre foyer. Réjouissez-vous de vous savoir enfant de Dieu, conscient que le Seigneur plaide votre cause auprès de Dieu, tous les jours jusqu’à la fin du monde. Merci pour la paix et le pardon, pour la famille spirituelle, la Bible, la santé … et même pour les épreuves. Balayons de nos demeures les murmures et les revendications qui empoisonnent l’atmosphère de nos foyers, et préférons chanter en temps et hors de temps les louanges du Seigneur.

Récemment, après l’une de nos réunions sur « le devoir d’être heureux », deux dames vêtues de noir, éprouvées par des deuils successifs, décidèrent de ne plus parler de leurs malheurs lorsqu’elles se rencontreraient. Et pour tenir parole, elles résolurent de placer entre elles une boîte munie d’un trou : « Chaque fois que nous nous surprendrons à gémir, dirent-elles, nous verserons un franc dans la boîte. Et, à la fin de l’année, son contenu sera versé à la mission ».

Puisque le diable utilise nos pensées, confions-les au Seigneur.

4. Cherchez la joie des autres.

La solitude fabrique des dépressifs et les gens à problèmes sont ceux qui tournent autour d’eux-mêmes. Au lieu de vous plaindre des autres qui « ne viennent pas à votre devant », ayez la joie de faire, vous, le premier pas. Sortez de chez vous, de votre salon, de votre cadre – il faut en changer – pour aller partager votre bonheur avec des vieillards ou des malades. Je lisais l’histoire d’un ouvrier qui souffrait de dépression. Travaillant dans une grande usine, il côtoyait des milliers de collègues à qui il n’adressait jamais la parole. Repris dans sa conscience, il décida de s’approcher tous les jours de trois ou quatre personnes pour s’entretenir avec elles de leur famille et de leur activité … Il en éprouva une telle joie que sa tristesse fut bientôt vaincue.

5. Regardez toute chose par le bon bout.

Le philosophe Alain compare les événements de la vie à des amphores, ces vases antiques munis de deux anses. Si l’une des anses est brisée, le bon sens commandera de saisir l’amphore par l’autre afin de ne pas être blessé à la main. Ainsi sont les événements de la vie. Ils ont un côté pénible – c’est l’anse brisée – et une face agréable. Il faut les « saisir » par ce bout-là. Paul l’avait appris qui prêchait d’exemple. En prison, considérant ses chaînes, il s’exclamait : « Alléluia ! Les frères seront encouragés par mes liens ». Discrédité par des croyants qui prêchaient Christ pour lui faire du tort, il s’écriait encore : « Alléluia ! De toute manière, Christ est annoncé ». Était-il dans la perspective d’un prochain jugement, du martyre peut-être ? Il avouait alors : « Pour moi, partir, c’est le meilleur ! ». Connaissait-il la détresse et le dénûment ? Loin de gémir il disait sa joie d’avoir pu apprécier le geste de ses amis de Philippes qui, par deux fois, « lui avaient fait parvenir de quoi pourvoir à ses besoins » (Philippiens 1.14, 18, 21 et 4.16). Imitons l’apôtre et nous nous en trouverons bien.

6. Préparez votre sommeil.

Avant de vous endormir, débarrassez-vous des choses désagréables vécues dans la journée comme d’un manteau humide et froid que l’on quitte en rentrant chez soi. Déposez vos soucis et vos craintes aux pieds du Seigneur. On conseille généralement, pour produire un sommeil qui ne vient pas, de compter patiemment des moutons … « Moi, disait un chrétien heureux, je préfère compter sur le Berger ». Et il avait raison. Si le sommeil tarde à venir, acceptons la chose sans nous agiter avec humeur, tournant dans notre lit comme truite sur sable. L’essentiel est de vivre sa vie, l’âme paisible. C’est pourquoi, conversons avec le Seigneur. Confessons-lui les fautes de la journée qui nous attristent et bénissons Dieu pour son merveilleux pardon. Si vous pensez à tel ou tel bienfait, rendez-en grâces immédiatement. Intercédez pour les vôtres, pour vos amis, pour vos voisins. Pensez à ce missionnaire dont le nom vous revient en mémoire, à telle personne oubliée depuis longtemps. Pensez aux gens que Dieu a placés hier sur votre route. En évoquant Jacob qui avait lutté toute la nuit, persuadez-vous que Dieu peut faire de vos heures d’insomnies des heures de bénédictions. Remettez-les entre ses mains.

7. Détendez-vous.

Un frère ressentait depuis des mois de violentes douleurs à l’estomac. On le soigna pour un ulcère mais sans succès. Les douleurs persistaient. Enfin, un médecin comprit l’origine du mal. Il ordonna au malade de s’allonger sur un divan et, tandis qu’il était à l’horizontale, lui dit : « Voulez-vous réaliser que dans cette position de détente vous avez les poings serrés, preuve que vous êtes encore crispé de la tête aux pieds. Vous ne savez pas vous reposer et ne parvenez pas à vous relaxer vraiment. Voulez-vous maintenant ouvrir les mains toutes grandes et vous laisser aller ? ». Le médecin lui recommanda de répéter tous les jours après le repas, et pendant une demi-heure au moins, cet exercice de relaxation. Les effets de cette thérapeutique peu coûteuse ne se firent pas attendre. Deux ou trois semaines suffirent pour que ce frère soit débarrassé de ses douleurs. Dans un monde survolté, il est important de savoir se détendre réellement.

Il y aurait une foule de bons conseils à donner mais le plus efficace est celui que nous fournit l’Écriture : « Rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, courons, les regards sur Jésus ». Que Dieu nous accorde de ne jamais l’oublier et d’en vivre constamment.

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