Je veux t’aimer

PRATIQUES SOLITAIRES

« Que le lit conjugal soit honoré de tous et exempt de souillures … »

Hébreux 13.14

Une épouse en larmes m’avoue :

– Je suis déçue du mariage. Mon mari ne me prend jamais dans ses bras et nous n’avons jamais de relations sexuelles. Mais, plusieurs fois par semaine, le dos tourné, je l’entends « se satisfaire » tout seul. C’est éprouvant pour une femme. J’ai beau le supplier, il ne tient pas compte de mes plaintes.

Hélas ! Ce comportement n’est pas aussi rare qu’on pourrait le croire puisque une chrétienne, qui reçoit de nombreuses confidences d’épouses, m’écrit justement : « Je rencontre de plus en plus de pratiques solitaires ». Ces pratiques sont certainement le fait d’époux qui ne reçoivent rien de leur conjoint sur le plan charnel ou qui, bien avant le mariage, dès l’adolescence, se sont laissés aller à de fréquentes masturbations, subissant maintenant une habitude qui les détourne de « l’usage naturel » de la femme (ou du mari – Romains 1.26-27).

Disons-le avec force : toute déviation ou perversion de la sexualité doit être stoppée. Sans la moindre hésitation. Ce sont des « passions infâmes » qui attristent l’Esprit de sainteté.

Avez-vous cédé à de telles pratiques ? Reconnaissez-le maintenant devant votre femme, conscient que cette fâcheuse habitude l’a fait souffrir et vous déshonore à ses yeux. Elle doit savoir que vous êtes résolu à changer. C’est pourquoi, à haute voix et devant elle, demandez pardon à Dieu avec la ferme résolution d’en finir avec ce péché (ne redoutez pas ce terme). Le Seigneur vous accordera le pardon demandé ainsi que la purification de tout désir malsain, selon 1 Jean 1.9. Croyez-le. Il ne manquera pas de vous secourir pour le bonheur du couple que vous devez former. Pas sans lutte ni recul peut-être. N’attendez pas la victoire sur vos instincts comme on attend un colis des mains du facteur mais préoccupez-vous réellement et activement du bonheur de l’autre. Persévérez et tenez bon. Poursuivez sa joie et les choses en seront facilitées. Apportez ensemble votre lutte au Seigneur et si, décidément la tentation vous submerge, partagez votre problème avec des amis sûrs de votre église. Leurs conseils et leur intercession vous aideront certainement. Ne méprisez pas cette démarche, difficile parce qu’humiliante : Après tout, il vaut mieux devenir un bon chrétien que de faire semblant de l’être.


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D’autres épouses se disent irritées parce que leur mari connaît quelque défaillance sur le plan sexuel. Lui, qui a franchi le cap de la cinquantaine, n’ose avouer son impuissance et, pour cacher sa faiblesse, exhorte sa femme à plus de sobriété et, sous prétexte de sanctification, évite ou espace les relations intimes. La femme est alors doublement déçue. D’abord d’avoir un mari hypocrite qui fait le pieux et fournit des alibis mensongers au lieu de reconnaître sa déficience. Et puis déçue de se voir refuser des joies légitimes. Bien entendu, que l’épouse ne gourmande pas son compagnon ni ne le ridiculise en ironisant sur le thème de l’impuissance. Cette attitude n’arrangerait rien. Qu’elle l’aide plutôt, avec tact et affection, à reconnaître sa faiblesse physique – elle n’a rien de honteux en soi – et l’encourage vivement à consulter un bon médecin. Il y a des traitements efficaces qui lui redonneront – au moins en partie – sa vigueur d’autrefois.

Si tel est votre cas, vous le mari, acceptez de parler librement de vos défaillances avec votre femme au lieu de lui proposer des explications fumeuses qui ne la convainquent pas. Demandez-vous pourquoi vous hésitez à consulter un médecin ? Est-ce la fausse honte qui vous retient ? Sachez que vous n’êtes pas un cas d’espèce car il est reconnu qu’à votre âge la plupart des hommes connaissent ce problème.


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Enfin, il y a des maris qui ne peuvent admettre qu’une femme soit passablement perturbée lors de la ménopause et donc se montre avec raison peu désireuse de s’unir à son compagnon. C’est une période difficile pour elle et tout époux devrait, non seulement le savoir, mais en tenir compte. N’accablez pas votre femme si elle ne se donne pas. Ne soyez pas injuste en l’accusant. Priez plutôt pour elle et comblez-la de tendresse. Là encore, l’amour facilite les choses. Si vous avez été brusque et exigeant reconnaissez-le humblement devant votre compagne qui ne pourra vous en tenir rigueur car de tels aveux font plaisir à entendre.

Le conseil de l’Écriture est utile ici : « Si quelqu’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement » (Colossiens 3.13).

DIALOGUE

1. – LUI : Vous reconnaissez-vous parmi les époux décrits plus haut ? Que dit votre femme après la lecture de ces lignes ? Acceptez ses remarques et laissez-vous remettre en question. Soyez décidé à changer et donnez-en la preuve aujourd’hui.

2. – ELLE : Etes-vous irritée contre votre mari ? L’accablez-vous de reproches à vos yeux justifiés ? Reconnaissez votre manque d’amour et de patience et courbez-vous devant Dieu à cause de cela.

3. — ELLE et LUI : Veillez l’un sur l’autre et encouragez-vous à tenir bon. Bénissez le Dieu qui pardonne. Relisez la belle promesse de 1 Jean 1.9.

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